Matthieu Vachon, du CEPEO, et Philippe Lods, de l’Académie de Versailles, en France.

La France s’inspire des écoles francophones de l’Ontario

L’académie de Versailles, en France, s’inspire des pratiques de l’Ontario en matière de climat scolaire afin de lutter contre l’intimidation, la discrimination ou encore prévenir les abus sexuels. Le bien-être des élèves est au cœur de ce partenariat avec le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO).

Une délégation française visite les écoles du CEPEO cette semaine et participe à plusieurs ateliers afin de prendre le pouls des méthodes d’enseignement ontariennes.

« Le CEPEO est bien connu en France pour être très novateur sur la question du climat scolaire », soutient Philippe Lods, conseiller pour le recteur de l’académie de Versailles.

Il a été témoin de l’approche proactive des écoles ontariennes où l’élève est inclus dans le processus. Il donne en exemple une activité à l’école Mauril-Bélanger en lien avec la pédiatrie sociale et le climat scolaire.

« On part du principe que pour bien enseigner c’est important pour un enseignant de savoir dans quel milieu vit son élève. Alors, on a parcouru le quartier. Nous nous prenons au jeu d’être comme un enseignant avant son premier jour d’école, explique M. Lods, qui n’écarte pas l’idée d’introduire les expérimentations terrain en France. Quand l’enseignant arrive à mieux comprendre comment vivent ses élèves, il est en mesure de mieux identifier les besoins. »

Inclure les élèves dans la discussion
Les deux entités veulent développer un projet de jumelage qui permettrait non seulement au personnel d’échanger des deux côtés de l’Atlantique, mais aussi aux élèves de partager entre eux.

« Qu’on soit à Paris ou à Ottawa, les jeunes ont souvent les mêmes préoccupations. On veut trouver un moyen pour que cette collaboration soit profitable à tout le monde », confie Matthieu Vachon, surintendant de l’éducation au CEPEO.

Une équipe du CEPEO s’est rendue à l’académie de Versailles en novembre dernier afin de signer l’entente de collaboration. Ce qui a frappé l’équipe ontarienne c’est l’immensité de l’académie française. Alors que l’on compte 15 500 élèves dans 43 écoles au CEPEO, l’académie de Versailles dénombre 1,3 million d’élèves répartis dans 5000 établissements.

« Ils ont une énorme capacité, relate M. Vachon. Évidemment, le CEPEO est un conseil en croissance. On veut travailler avec eux pour élaborer des structures qui nous permettent de garder l’appui individuel à l’élève à l’intérieur d’un système grandissant. »