La Commission scolaire des Draveurs (CSD) a annoncé que la construction de l’édifice pourra débuter dans les prochaines semaines.

La fin d’une saga à Val-des-Monts

Après plus de deux ans et demi de rebondissements, on peut dire que la saga entourant la construction d’une nouvelle école primaire à Val-des-Monts est terminée.

Mais ce n’est pas avant la rentrée scolaire 2019 que les premiers élèves y feront leur entrée, soit un an plus tard qu’initialement anticipé et six ans après l’octroi du financement par Québec.

La Commission scolaire des Draveurs (CSD) a annoncé plus tôt cette semaine que les travaux relatifs à la préparation du site ainsi que son déboisement sont enclenchés, ce qui fait que la construction de l’édifice pourra débuter dans les prochaines semaines. 

Les tant attendus certificats d’autorisation du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ayant été reçus au début novembre, la CSD avait le feu vert pour lancer l’appel d’offres, qui a été remporté par l’entrepreneur Boless au montant de 12 072 000 $. 

Si tout se passe comme prévu, l’école d’une capacité de 450 élèves sera livrée à la commission scolaire au printemps 2019, mais ce n’est qu’à la rentrée de la fin août que les écoliers seront accueillis. L’établissement situé sur le montée Paiement comprendra également un local qui servira de centre communautaire pour la municipalité. 

En attendant l’ouverture de l’école, le scénario qui plaît à la majorité des parents pour l’année scolaire précédente (2018-2019) consistera à ce que les élèves de maternelle à la 3e année demeurent à l’école de l’Équipage tandis que ceux de la 4e à la 6e année seront relocalisés temporairement à l’édifice Brébeuf, dans le secteur Gatineau. 

C’est d’ailleurs à cet endroit que sont actuellement relocalisés les élèves de 6e année de certaines écoles primaires du secteur de l’Aéroport en attendant l’ouverture de la nouvelle école dans le parc du Cheval-Blanc en 2018. 

Le conseil des commissaires tranchera sur la question en janvier. 

« Je suis bien heureux qu’on puisse aller de l’avant. Ç’a été un dossier assez difficile. Il aura fallu faire de la prospection pour beaucoup de terrains. C’est plus complexe avec le schéma d’aménagement et des règlements de zonage en territoire rural. C’est sans compter les défis architecturaux et la composition des sols », de dire le président de la CSD, Claude Beaulieu.

Ce dernier affirme ce dossier, qui a fait couler passablement d’encre, est la preuve « que toute la communauté doit travailler ensemble pour faire avancer les projets ». 

L’un des responsables du comité de mobilisation pour la nouvelle école, Benjamin Campin, se dit très satisfait que la page puisse enfin se tourner sur cette histoire et espère qu’il n’y aura aucun autre retard.

« Ce je retiens de tout cela, c’est qu’il devait y avoir de la planification plus en amont. Les règles du ministère de l’Éducation qui imposent qu’une école soit pleine avant qu’on puisse faire la demande pour une autre ne sont pas efficaces. Avec les technologies d’aujourd’hui, on se doit d’être plus proactifs ».