La FAE est l'une des rares organisations syndicales à ne pas s'être entendue avec Québec.

La FAE reprend les négociations

Après avoir tenu plusieurs manifestations, la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) a repris les négociations avec le gouvernement dans le but de conclure une entente contractuelle.
La FAE est l'une des rares organisations syndicales à ne pas s'être entendue avec Québec.
Son président Sylvain Mallette rappelle qu'il y a cinq ans, la FAE avait été la dernière organisation dans le secteur de l'éducation à parapher une entente, ce qui lui avait permis de «faire certains gains».
M. Mallette ne blâme pas les autres syndicats qui ont accepté des ententes de principe, précisant que la FAE doit répondre à des mandats différents qui lui ont été confiés par les enseignants.
Il souligne que la Fédération représente des enseignants qui oeuvrent dans des milieux où il y a une présence importante d'enfants issus de l'immigration, ou qui subissent la pauvreté. Il ajoute que cette situation «joue» grandement sur les revendications de la FAE.
Selon lui, les offres gouvernementales actuelles sont inacceptables parce qu'elles sont le statu quo, autant dans les conditions de travail que dans les conditions d'apprentissage des élèves.
Sylvain Mallette admet que les négociations ne «sont pas faciles ni simples». Mais il ajoute que la FAE ne veut pas «jouer dans la pièce de théâtre actuelle», qu'elle veut plutôt «en modifier le scénario».