Comment accompagner les élèves doués, comment les encadrer? La Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) s’est penchée sur la douance dans le cadre d’un colloque, lundi.

La douance sous la loupe des écoles privées

Comment accompagner les élèves doués, comment les encadrer? La Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) s’est penchée sur la douance dans le cadre d’un colloque, lundi, un sujet dont on entend de plus en plus parler dans le monde de l’éducation.

La Fédération a mis sur pied il y a quelques années un comité pour les élèves à besoin particulier, dont les élèves doués font partie.

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« L’idée, c’était de se donner des outils de base. Que peut-on faire pour ne pas qu’ils décrochent? » indique la directrice générale de la Fédération, Nancy Brousseau. Les enfants doués sont souvent vus comme des enfants qui ont beaucoup de potentiel, très curieux, qui apprennent vite. Or, il est difficile d’avoir une définition claire et nette, note Mme Brousseau. Certains pays le précisent par le quotient intellectuel. « C’est assez large, comme spectre. Ce qu’on voit, c’est la facilité d’apprentissage, un enfant qui apprend très vite, auquel on n’a pas besoin de répéter et si on répète, on le perd et il s’ennuie. C’est un beau cadeau de la vie, mais ça peut venir avec toutes sortes de problématiques », note Mme Brousseau, en énumérant notamment certains troubles d’apprentissage.

Les données varient selon les sources, mais la Fédération avance une proportion de 2,5 % des enfants qui présenteraient une douance.

Ces profils entraînent des besoins différents, et pas un élève n’est pareil. Le colloque a justement abordé le thème de la différenciation pédagogique, une approche utilisée pour travailler avec ces élèves. « Chaque fois, il faut s’asseoir avec les élèves et voir ce qui est le mieux. La solution n’est pas la même pour un que pour l’autre. Une des approches, c’est l’accélération scolaire; aller plus vite, comme faire deux ans dans la même année ou encore sauter une année. On peut aussi faire de l’enrichissement, des projets que l’on anime. »

Une formation sera créée à la suite du colloque qui se déroulait à Drummondville et qui a réuni environ 225 personnes. « Je trouve ça triste qu’on ne se soit pas occupé davantage de ces enfants-là avant. On est dans un monde où on se dirige de plus en plus vers une personnalisation de l’enseignement et de l’apprentissage », souligne Mme Brousseau.