Vue aérienne de l'école secondaire Mont-Bleu au lendemain du passage des tornades, en septembre dernier.

La CSPO préfère la rénovation pour l'école secondaire Mont-Bleu

La Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) privilégie le scénario d’une rénovation pour l’école secondaire Mont-Bleu.

Le directeur général de la CSPO a envoyé une lettre au gouvernement du Québec à la mi-mai pour lui signifier cette préférence.

Le contenu de cette missive a été dévoilé mercredi matin par Radio-Canada. Interrogés par Le Droit, le président de la CSPO, Mario Crevier et le commissaire Alain Gauthier ont confirmé que l’option de la rénovation est plutôt unanime au sein de la CSPO, tant chez les élus scolaires que dans l’administration.

Rappelons qu’un incendie a ravagé l’école secondaire Mont-Bleu après le passage des tornades en septembre dernier et que les activités de l’établissement ont été relocalisées temporairement au centre Asticou.

Au début de l’hiver, la commission scolaire a entrepris une évaluation des coûts et des avantages de différents scénarios pour l’avenir de l’école secondaire. La démolition et la reconstruction de l’école, ainsi que l’achat des locaux au centre Asticou étaient notamment à l’étude.

Le directeur général de la CSPO, Jean-Claude Bouchard, ne souhaitait pas commenter le contenu de sa lettre, mercredi. Selon lui, il aurait été préférable d’attendre avant de parler publiquement de la position de la CSPO dans ce dossier.

« Depuis le début, nous avons une belle collaboration et on travaille en synergie de façon soutenue, explique M. Bouchard. On ne veut pas mettre de la pression publiquement parce que ça ne ferait pas avancer le dossier, même que ça pourrait avoir l’effet contraire. »

Avantages multiples

Sans dévoiler de chiffres, le commissaire Alain Gauthier soutient que la rénovation serait « moins cher, de façon flagrante » que les autres scénarios analysés.

Au-delà du coût, l’avantage pour la CSPO est que l’école serait prête plus rapidement, ce qui ferait le bonheur du personnel et du corps étudiant de l’établissement qui doit parcourir de longues distances entre les différentes classes aménagées au centre Asticou.

Le délai nécessaire plus court pour rouvrir l’école aurait comme bénéfice secondaire d’aider la commission scolaire dans sa gestion des bassins d’élèves, alors que la population étudiante sur son territoire est en croissance constante, selon M. Gauthier.

Le président Mario Crevier a indiqué au Droit que, si le ministère de l’Éducation choisit la rénovation, les élèves pourraient très bien retrouver leur école au début de l’année scolaire 2020-2021. Pour ce faire, la décision du gouvernement provincial devrait toutefois être annoncée rapidement puisque la première étape d’éventuels travaux de rénovation serait la réfection du toit ce qui peut difficilement être réalisé durant l’hiver.

Éducation

Le CPNC refuse la main tendue du syndicat du Cégep de l’Outaouais

Le Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep de l’Outaouais (SEECO) s’est vu refuser une proposition cherchant à procéder à un dépôt simultané des cahiers de demandes syndicales et patronales.

Le SEECO a déposé, au cours des derniers jours, une proposition de dépôt simultané des demandes syndicales et patronales afin de commencer la négociation sur une base plus « juste et égalitaire dans une optique de collaboration des partis », selon le SEECO. Cette demande a été refusée par le Comité patronal de négociation des collèges (CPNC).

Les centrales syndicales ont normalement jusqu’en octobre pour déposer leurs demandes auprès du CPNC. La loi actuelle stipule que ce sont les syndicats qui doivent déposer leurs demandes en premier. Le patronat a ensuite 60 jours pour y répondre.

« Cette façon de faire laisse les coudées franches aux patrons pour, souvent, étirer les négos et faire monter la pression. Ils ont le temps de lire ce qu’on leur offre, de penser à une contre-offre et de se bâtir une stratégie pour les négociations », explique le président du SEECO, Christian Bernier.

« On n’accepte pas la réponse. Les patrons nous disent qu’ils sont prêts à collaborer et à écouter nos demandes, alors on ne voit pas pourquoi ils garderaient l’avantage en termes de temps de réaction à nos propositions. S’ils sont ouverts à la collaboration, qu’on collabore pour vrai », déplore M. Bernier signalant du même coup que ce refus est « basé sur un rapport de force plutôt que sur une réelle volonté de collaborer. »

M. Bernier souligne que le syndicat ne connaît pas la raison officielle du refus. « On entend dire qu’une des raisons est que le CPNC doit déposer tous les contrats en même temps et ce ne sont pas toutes les centrales syndicales qui n’ont pas la même démarche que nous. 

Ça empêcherait le CPNC d’accepter de déposer les propositions en même temps que les nôtres, ce que nous remettons en question comme argument. »

Pour l’instant, le SEECO indique qu’il cherche l’appui de ses patrons locaux afin de les soutenir dans les négociations nationales. Le syndicat a d’ailleurs demandé à la direction du Cégep de l’Outaouais de faire connaître sa position sur le sujet.

« On demande l’aide de nos administrations locales au Cégep de l’Outaouais. On a d’ailleurs envoyé une lettre [vendredi] au directeur général du Cégep pour lui demander de prendre position. On lui demande concrètement “est-ce que vous nous appuyez dans nos démarches ou non ?” », explique M. Bernier, en ajoutant qu’une rencontre avec le DG à cet effet est prévue la semaine prochaine.

M. Bernier est optimiste que cette rencontre aura des retombées positives sur les négociations avec le CPNC. 

« Les relations sont bonnes entre les syndicats et la direction au Cégep de l’Outaouais, donc on espère une réponse positive. On a un plan qu’on a préparé avec notre fédération, mais on n’est pas encore rendus-là », conclut-il.

Politique

Les libéraux réclament un moratoire sur les «esports» dans les écoles du Québec

QUÉBEC - Les libéraux réclament un moratoire dans le dossier des sports électroniques («esports») à l’école.

Les députés André Fortin et Enrico Ciccone demandent au gouvernement caquiste de stopper le déploiement de ce type de programmes, le temps qu’on évalue leurs impacts sur la santé des jeunes.

Contrairement aux programmes de sports-études et d’arts-études, les «esports» peuvent créer une dépendance chez les jeunes, ont-ils soutenu en point de presse à l’Assemblée nationale, jeudi.

«Je pense qu’on devrait mettre une halte à ça immédiatement, a déclaré M. Ciccone, porte-parole libéral en matière de sport et de saines habitudes de vie, et ex-hockeyeur. On devrait arrêter, tout simplement, dire: «Regardez, on est peut-être allé trop vite».»

«Une dépendance en baseball, ça n’existe pas, a renchéri son collègue, le député de Pontiac, André Fortin. Une dépendance en musique, ce n’est pas un problème.»

Ils se sont par ailleurs indignés du refus du gouvernement d’autoriser un mandat d’initiative qui aurait permis à la Commission de la santé et des services sociaux d’étudier l’impact des technologies chez les jeunes.

Les libéraux craignent l’accroissement de la cyberdépendance et de la sédentarité chez les jeunes. Ils disent constater que pour bien des parents, la gestion du temps d’écran autorisé à leurs enfants est devenue un combat de tous les instants.

En outre, ils abhorrent le terme «esports», car les sports électroniques ne sont pas un sport à proprement dit.

Plusieurs écoles québécoises ont commencé à se doter de programmes en «esport». C’est le cas entre autres de l’école secondaire Édouard-Montpetit, du Collège du Mont-Saint-Anne et de la polyvalente Arvida.

Un programme à Québec

À Québec, l’Académie Sainte-Marie dit être fière d’accueillir la première cohorte d’élèves dans la ville de Québec au niveau secondaire en «esport» dès 2020-2021.

Le programme permettrait aux jeunes de développer des compétences en stratégies de jeu, en communication et travail d’équipe, de suivre un programme d’entraînement physique et de saines habitudes de vie ainsi qu’être sensibilisés à la cyberdépendance.

Dans le cadre de référence de la compétence numérique qu’il a présenté en avril, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, s’est montré ouvert aux jeux vidéo à l’école.

Interrogé lundi, en marge d’un point de presse sur la prévention des dépendances, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a toutefois reconnu que le gouvernement manquait de données.

Il a dit vouloir tenir un forum sur cet enjeu en 2020, et rappelé que le ministère de l’Éducation a déjà créé une chaire de recherche pour évaluer l’impact de ces nouveaux programmes sur les jeunes. Pour les libéraux, un forum n’empêche pas la tenue d’une commission parlementaire.

«Ça confirme ce que le premier ministre disait il y a quelques mois, que, pour lui, les commissions parlementaires, ce n’est pas à elles de décider, ce n’est pas à elles de recommander, le gouvernement est capable et devrait faire cet exercice-là lui-même», a déclaré M. Fortin, en déplorant avoir très peu de détails au sujet du forum qui sera organisé par le gouvernement.

«On ne connaît pas le mandat, on ne sait pas qui sera présent, on ne sait pas si les parlementaires vont avoir la chance, un, d’y participer, deux, de poser des questions et, trois, de décider un peu du format de ce forum-là.»

Éducation

La CSPO propose un bassin vide pour l’école 036

La commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) propose de créer un bassin de fréquentation complètement vide pour sa future école primaire 036, afin qu’elle puisse servir, au moins pendant un an, à accueillir les centaines d’élèves en surplus dans les territoires des autres établissements du quartier du Plateau.

Au printemps dernier, la CSPO a suspendu le processus de consultation visant à définir le nouveau bassin de fréquentation de l’école 036, qui doit ouvrir ses portes dès la prochaine rentrée, à l’angle des boulevards du Plateau et d’Amsterdam. Il avait à l’époque été proposé que les quatre bassins du secteur (du Plateau, des Deux-Ruisseaux, de l’Amérique-Française et du Marais) soient touchés par la création du territoire de fréquentation de l’école 036.

Actualités

Le terrain synthétique de Grande-Rivière «enfin» inauguré

Le terrain synthétique et la piste d’athlétisme de l’école secondaire Grande-Rivière (ESGR), qui devaient initialement être prêts il y a un an, ont été inaugurés mercredi en présence de toute la communauté de l’établissement.

Ces nouvelles infrastructures ont pu être aménagées grâce à des investissements totalisant près de 3,5 millions $ de la part de la commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), de la Ville de Gatineau et du gouvernement du Québec.

Le partenariat avec la Ville de Gatineau fait en sorte qu’en plus de servir aux activités scolaires et parascolaires, les citoyens auront aussi accès aux infrastructures situées sur le terrain de l’école secondaire de la rue Broad, dans le secteur Aylmer.

Le directeur de l’ESGR, Serge Guitard, a souligné à quel point les élèves et les membres du personnel sont heureux de pouvoir « enfin » avoir accès au terrain synthétique et à la piste d’athlétisme, après avoir fait preuve de créativité au cours de la dernière année pour permettre la tenue d’activités physiques.

L’annonce de la subvention du gouvernement du Québec pour ce projet remontait à février 2016.

Éducation

Coût de construction d’une seule classe: jusqu’à 2 millions$, dit Legault

QUÉBEC - L’éducation a son prix, un prix qui peut donner le tournis quand on tente de savoir à combien revient la construction d’une classe au Québec.

Ainsi, construire une seule classe peut coûter jusqu’à 2 millions $ de fonds publics, a soutenu le premier ministre François Legault, mercredi, en Chambre.

En moyenne, cependant, il devrait en coûter moins de la moitié de cette somme, soit 800 000 $, a-t-il nuancé.

L’an dernier, en campagne électorale, il affirmait toutefois que le prix moyen de construction d’une classe ne dépasserait pas 122 400 $, s’il était élu.

Au bas mot, une nouvelle classe pourrait en fait coûter aussi peu que 100 000 $, calculait le premier ministre mercredi.

La variation de prix vaut pour tous les niveaux, qu’il s’agisse d’une classe de maternelle 4 ans, d’une maternelle 5 ans ou d’une classe du primaire, a-t-il fait valoir, durant la période de questions, en réponse à une interrogation de l’opposition.

La veille, on apprenait aussi que la Commission scolaire de Montréal (CSDM) allait construire quatre classes de maternelles 4 ans pour un montant total de 5,4 millions $, soit 1,3 million $ par classe.

«Une classe, en moyenne, au Québec, ça peut partir de 100 000 $ par classe, puis ça peut aller jusqu’à 2 millions $ par classe. La moyenne, c’est 800 000 $ par classe», a résumé le premier ministre mercredi.

Il a précisé qu’il fallait éventuellement tenir compte de différentes variantes, comme la disponibilité de locaux, la construction de casiers ou l’agrandissement d’un corridor menant à la classe.

M. Legault a ajouté que le montant moyen de 800 000 $ par classe était le même lors du règne libéral.

Les partis d’opposition n’ont pas tardé à sortir leur calculatrice.

L’opposition libérale a dit que «chaque nouvelle classe pourrait maintenant coûter jusqu’à 1,3 million $, jusqu’à 10 fois l’estimé du premier ministre», a fait valoir la députée Marwah Rizqy.

«Au diable la dépense!», a conclu la députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon, porte-parole en ce domaine, en constatant le «dérapage» financier parrainé par le gouvernement pour construire son réseau de maternelles 4 ans, à n’importe quel prix.

En comparaison, elle a calculé que le coût de construction d’un Centre de la petite enfance (CPE), pouvant accueillir 10 groupes d’enfants, était de 1,2 million $, soit «moins cher qu’une seule classe de maternelle 4 ans».

«Comment justifier un tel dérapage?», a demandé en point de presse Mme Hivon, qualifiant l’engagement du gouvernement en ce domaine de véritable «obsession».

La députée libérale Marwah Rizqy a renchéri pour affirmer qu’en calculant un coût de «1,3 million $ par classe de maternelle 4 ans pour six élèves, ça commence à coûter très cher le pied carré. Il y a clairement des entrepreneurs en construction qui aujourd’hui sont très, très, très heureux de la promesse de M. Legault».

Selon elle, le premier ministre «a trompé les Québécois, en sachant très bien que son estimation était irréaliste», quand il parlait en campagne électorale d’un coût moyen par classe de 122 400 $.

Éducation

Jour du climat: pas de pédago en Outaouais et à Ottawa

Les commissions scolaires de l’Outaouais n’emboîtent pas le pas à la Commission scolaire de Montréal, qui a annoncé mardi qu’elle décrétait une journée pédagogique le 27 septembre à l’occasion de la Journée de mobilisation pour le climat.

À la Commission scolaire des Draveurs, bien qu’il s’agira d’une journée de classe comme le calendrier le prévoyait, chaque école pourra organiser des activités si elle le souhaite. 

«Certaines écoles ont déjà mentionné qu’elles organiseraient des activités de sensibilisation pour le climat. La décision revient à chaque établissement. Il y aura certainement des initiatives. Les écoles secondaires ont par exemple prévu des activités», de dire la porte-parole, Mélissa Fortin, qui précise que les deux journées pédagogiques flottantes sont normalement utilisées en cas de tempête ou de force majeure. 

Idem à la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées, où les cours sont maintenus.

«Il pourra y avoir des activités liées à cette journée-là, mais ça va se dérouler entre les murs de l’école. C’est à la discrétion de chaque direction et de son équipe. On est tout à fait conscients qu’il s’agit d’une journée spéciale», de dire le secrétaire général, Jasmin Bellavance. 

Pour sa part, la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) indique que les écoles primaires et secondaires «ont été autorisées à organiser des choses avec leurs élèves dans le respect des règles qui les régissent». 

Les absences «pour participation autonome à la manifestation» ne seront pas autorisées. Le même scénario s’appliquera pour les centres de formation générale aux adultes et pour les cours de formation professionnelle de la CSPO.

À la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais, aucune suspension de cours n’est prévue, mais des activités liées au climat sont à l’horaire dans les écoles secondaires du territoire, indique-t-on.

Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, sur la rive ontarienne, souligne de son côté qu’il «n’accordera pas de congé spécial à ses élèves, mais invitera les parents à motiver l’absence de leur enfant souhaitant prendre part, le 27 septembre prochain, à la mobilisation mondiale pour le climat».

Le Droit est en attente d’une réponse de la part du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario.

Rappelons que de son côté, l’Université du Québec en Outaouais (UQO) encourage sa communauté à participer à la marche pour le climat, sans toutefois décréter officiellement une levée de cours. Quant au Cégep de l’Outaouais, il  y aura ce jour-là suspension des cours de la formation régulière.

Éducation

Des intervenants en dépendance dans toutes les écoles secondaires

Toutes les écoles secondaires du Québec verront bientôt circuler dans leurs couloirs des intervenants qui tenteront de prévenir la dépendance aux drogues, à la cigarette, à l’alcool et la cyberdépendance.

Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, a annoncé lundi un investissement de 7,5 millions $ pour que toutes les écoles secondaires publiques et privées aient droit à la présence d’un intervenant en dépendance en leurs murs, au minimum 18 heures par semaine, d’ici la fin de la présente année scolaire. Cet intervenant, qui pourra être un éducateur spécialisé ou un travailleur social par exemple, devra avoir à sa charge un maximum de 1000 élèves.

Le ministre Carmant indique que leur rôle sera de repérer tous les adolescents «qui sont à risque» de développer une dépendance, pour leur offrir un accompagnement personnalisé, les référer au système de santé ou les envoyer en maison de thérapie, au besoin. 

Un premier pas

M. Carmant indique que cette annonce est un premier pas, et que ce type de service pourrait être élargi aux écoles primaires dans le futur. 

C’est l’Association québécoise des centres d’intervention en dépendance (AQCID) qui assurera la coordination de ce nouveau projet. Vincent Marcoux, directeur général de l’AQCID, aurait aimé que ces intervenants soient présents dans les écoles 35 heures par semaine, mais se réjouit de l’annonce du ministre, qui constitue tout de même un grand pas en avant. «C’est déjà 400 fois plus que ce que les élèves ont actuellement», indique-t-il. 

M. Marcoux explique que les intervenants pourront faire des ateliers de prévention en classe, mais aussi de la détection des dépendances sur l’heure du midi ou dans les pauses. Il souhaite que le Fonds de prévention et de recherche en matière de cannabis puisse contribuer à rendre ce programme récurrent d’une année à l’autre. 

Au cours des prochaines semaines, M. Carmant souhaite faire adopter le projet de loi 2, qui fera passer l’âge légal pour consommer du cannabis de 18 à 21 ans au Québec. M. Carmant répète que l’on doit agir tôt et faire de la prévention auprès des jeunes avant qu’ils ne consomment pour une première fois du cannabis. «C’était selon moi le plus grand manquement au niveau de la loi encadrant le cannabis», indique-t-il. 

Pourtant, M. Carmant n’a pas profité de son projet de loi 2 pour ajouter des exigences en matière de prévention. Il explique que d’agir directement dans la loi encadrant le cannabis «ça nous limitait beaucoup» et que son gouvernement souhaitait plutôt prévenir toutes sortes de dépendances. 

Éducation

Esport: Carmant reconnaît manquer de données

QUÉBEC — Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, accepte que les programmes de sport électronique (esport) prolifèrent même s’il reconnaît manquer de données sur cet enjeu.

«On a besoin de plus d’information», a-t-il concédé, lundi, lors d’un point de presse à Québec concernant la prévention des dépendances chez les jeunes.

Éducation

Étudiants et enseignants marcheront pour la planète

Sans décréter officiellement une levée de cours, l’Université du Québec en Outaouais (UQO) encourage sa communauté à participer à la marche pour le climat du 27 septembre. Le Cégep de l’Outaouais a pour sa part opté pour une suspension des cours de la formation régulière.

L’UQO a indiqué dans un communiqué vouloir «se joindre à ce mouvement mondial d’appel à l’action initié par les étudiants et les étudiantes, qui rallie maintenant aussi les citoyens et citoyennes ainsi que les divers organismes préoccupés par les changements climatiques».

Actualités

La fin approche pour les commissions scolaires

La rentrée parlementaire à Québec, mardi, sonnera le début de la fin pour les commissions scolaires. Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) entend donner suite à l’une de ses promesses importantes en déposant, cet automne, le projet de loi qui transformera les commissions scolaires en centres de service et abolira les élections scolaires.

Québec souhaite ainsi réduire la lourdeur bureaucratique dans le milieu de l’éducation et donner plus de pouvoir aux écoles. Pour le président de la Commission scolaire des Draveurs (CSD), Claude Beaulieu, il s’agit surtout d’un écran de fumée pour permettre au gouvernement de centraliser les pouvoirs à Québec.

Éducation

Un programme d'études sur le cannabis à La Cité

Un nouveau programme dans le domaine de la production de cannabis sera offert par le collège La Cité dès septembre 2020.

La formation de deux ans, intitulée Techniques agricoles - production de cannabis, pourra accueillir une première cohorte de 15 à 20 étudiants, indique l’établissement, qui vient d’obtenir le feu vert du ministère de la Formation et des Collèges et Universités de l’Ontario.

Le programme sera offert à l’intérieur des murs de l’Institut de formation et de recherche agroalimentaire de La Cité (IFRA), au campus principal d’Ottawa, en collaboration avec des joueurs-clés de l’industrie. Il permettra aux étudiants «de découvrir toutes les facettes de cette production, de la planification et du suivi des cultures à la gestion des ressources et la récolte», mentionne-t-on. 

«L’ouverture du marché du cannabis, à la suite de la légalisation en octobre 2018, et la demande croissante pour des produits médicinaux offrent de vastes possibilités d’emploi dans le domaine de la production. L’industrie connaissant des besoins grandissants de main-d’œuvre hautement qualifiée et spécialisée, nos étudiants seront très bien préparés pour répondre à la demande», soutient la présidente-directrice générale de La Cité, Lise Bourgeois.

Les étudiants auront entre autres l’occasion d’apprendre à distinguer les nombreuses variétés de cannabis et leurs propriétés; à implanter des méthodes de prévention et de contrôle des ravageurs agricoles; ainsi qu’à mettre en place un programme de contrôle de la qualité. Mises en situation et études de cas feront partie du cursus. 

«Nos étudiants auront l’occasion d’explorer les nouvelles tendances en agroalimentaire, les sols et la fertilisation, la législation en place entourant le cannabis, la gestion d’une entreprise agricole; tout pour qu’ils deviennent des experts dans leur domaine et qu’ils contribuent à cette industrie en pleine expansion», d’ajouter ajouté le doyen à l’enseignement, Frédéric Thibault-Chabot.

Les intéressés à ce nouveau programme pourront s’inscrire dès le 28 septembre. 

Rappelons que de son côté, le Cégep de l’Outaouais offrira dès cet automne une attestation d’études collégiales en production et transformation du cannabis, une première pour une institution d’enseignement au Québec. En principe, la première cohorte sera accueillie dès la mi-octobre. 

Éducation

Rectorat de l’UQO: la position du syndicat surprend

L’enthousiasme partagé par la présidente du syndicat des professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Stéphanie Demers, pour une éventuelle candidature de Frédéric Poulin au poste de recteur agace certains de ses membres qui voient dans cette précipitation un accroc au processus démocratique qui mènera à la nomination du successeur de Denis Harrisson.

C’est le cas, entre autres, du professeur au département de sciences sociales, Mario Gauthier, qui est intervenu sur la page Facebook de la présidente pour lui faire connaître son étonnement face à une prise de position aussi rapide de sa part. Mme Demers a précisé au Droit, jeudi, qu’elle n’appuie pas concrètement une éventuelle candidature du directeur général du Cégep de l’Outaouais, mais qu’elle souhaite plutôt le plus grand nombre de candidatures de qualité possible pour remplacer l’actuel recteur. Elle maintient qu’une candidature de M. Poulin susciterait énormément d’enthousiasme et d’intérêt au sein de la communauté universitaire.

Doctorat : une exigence des profs

Mme Demers rappelle qu’elle est d’avis que l’exigence de détenir un doctorat pour devenir recteur de l’UQO ne doit pas disqualifier une éventuelle candidature de M. Poulin, qui détient un diplôme de 2e cycle. La direction de l’UQO précise que cette exigence vient pourtant directement du corps professoral. « Ce syndicat, par le biais de ses représentants, a convenu des conditions d’embauche du prochain recteur avec une résolution de la plus haute instance de l’université ; le conseil d’administration, note le directeur des communications de l’UQO, Gilles Mailloux. Trois mois plus tard, la présidente veut revenir sur l’entente sans toutefois en parler à l’autre partie avec qui elle l’a conclue. On s’explique très mal aujourd’hui la position de la présidente du syndicat des professeurs. »

Interpellée à ce sujet, Mme Demers affirme qu’elle « peut comprendre que les professeurs souhaitent avoir un recteur qui a un doctorat, qui connaît bien la réalité universitaire et la fonction de professeur, mais à mon avis ça ne doit pas être disqualifiant pour des candidatures de qualité ». 

M. Gauthier mentionne lui aussi que l’exigence du doctorat vient des professeurs. « À mon avis, ça fait l’unanimité dans le corps professoral, dit-il. Comme M. Harrisson, le prochain recteur doit connaître les réalités des professeurs. On a besoin d’un recteur qui sera bien ancré dans le milieu et capable de défendre des enjeux bien particuliers d’une université en milieu frontalier, loin de Québec. »

Éducation

Une commissaire irritée par les retards dans les contrats à la CSPO

Les retards dans les octrois de différents contrats de construction à la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) irritent la doyenne du Conseil des commissaires de la CSPO, Francine Lorange.

« Tous les jours, on apprend des grands retards. Il y a plein de choses qui se passent, et il faut que ça change à un moment donné », a pesté Mme Lorange en point de presse mercredi soir, ciblant la direction de la CSPO.

Éducation

Un obstacle potentiel au rectorat de l'UQO pour Poulin

Si le directeur général du Cégep de l’Outaouais, Frédéric Poulin, souhaite devenir le successeur du recteur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Denis Harrisson, en janvier prochain, il devra convaincre le comité de sélection de passer outre sa toute première exigence qui est de détenir un doctorat. M. Poulin détient une maîtrise en enseignement et un baccalauréat en criminologie, mais n’a pas de diplôme universitaire de troisième cycle.

L’Assemblée des gouverneurs du réseau de l’Université du Québec a fait connaître, mercredi, les exigences sur lesquelles il se basera pour formuler une recommandation au gouvernement.

Éducation

Le patron du Cégep pas fermé au poste de recteur de l'UQO

Le nom de Frédéric Poulin, directeur général du Cégep de l’Outaouais, se retrouve au centre de bien des discussions depuis quelques semaines comme candidat potentiel à la succession de Denis Harrisson comme recteur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), a appris Le Droit.

Interpellé à ce sujet, mardi, le principal intéressé avoue qu’il ne « ferme pas la porte » à une telle éventualité, mais il ajoute qu’une sérieuse réflexion sera nécessaire avant d’envisager un passage à la direction de l’université. M. Harrisson a annoncé, il y a quelques mois, qu’il ne souhaitait pas renouveler son mandat à la tête de l’UQO. Il quittera son poste en janvier prochain.

Éducation

Violence omniprésente envers les enseignants ontariens

Environ 54 % d’enseignants du niveau primaire ontariens auraient été victimes d’actes de violence durant l’année scolaire 2017-18. Un pourcentage « alarmant », affirment les chercheurs de l’Université d’Ottawa à qui se sont confiés près de 1700 professionnels du milieu.

Cette violence serait en croissance constante depuis quelques années, selon les professeurs responsables de l’étude Chris Bruckert et Darcy Santor. En 2005, un sondage de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO) nous apprenait que 36 % des enseignants disaient avoir subi de l’intimidation par un élève – et 22 % par un parent – au moins une fois durant leur carrière.

Francophonie

Université de l'Ontario français: l’entente est signée

Après des mois de tractations pour faire revivre le projet de l’Université de l’Ontario français (UOF), le gouvernement fédéral et le gouvernement de l’Ontario ont signé une entente de principe samedi pour financer le projet.

La nouvelle a été annoncée conjointement par la ministre des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, et la ministre des Affaires francophones de l’Ontario, Caroline Mulroney.

Cette entente de collaboration permettra de financer l’université à hauteur de 126 millions $ au cours des huit prochaines années. Les deux paliers de gouvernement s’engagent d’ailleurs à mettre en place un comité qui travaillera à la mise sur pied de l’UOF ainsi que sur les négociations concernant son financement. 

L’entente comprend notamment une clause qui permet au gouvernement fédéral d’être protégé dans l'éventualité où le gouvernement ontarien «ne soit pas en mesure de fournir le financement dans les délais prévus». Cette clause constituait une pomme de discorde entre Ottawa et Queen's Park.

«Je suis ravie que nous ayons conclu aujourd’hui, date du 50e anniversaire de la Loi sur les langues officielles, une entente qui permet au gouvernement fédéral d’aider les gouvernements provinciaux et territoriaux à répondre aux besoins des minorités de langue officielle partout au pays. En cette journée d’anniversaire, nous avons une raison de plus de célébrer», a lancé la ministre Joly.

Éducation

Québec annonce plus d'argent pour l'achat de livres dans les écoles [VIDÉO]

François Legault a confirmé, jeudi, un investissement additionnel de 5 millions $ pour l’achat de livres dans les bibliothèques scolaires. Concrètement, cela permettra l’achat d’environ deux livres de plus par élève à chaque année.

Le premier ministre s’est déplacé à l’école du Boisé, à Charlesbourg, pour témoigner de son affection pour les livres. Il s’est ensuite entretenu avec une dizaine d’élèves du primaire qui assistaient à l’annonce.

Cette somme se greffe aux 15 millions $ déjà prévus, pour un investissement total de 20 millions $, qui sera récurrent pour au moins les quatre prochaines années, a-t-il déclaré. Cela portera le financement total des bibliothèques scolaires à 80 millions $.

M. Legault, qui était accompagné pour l’occasion du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, et de la ministre de la Culture, Nathalie Roy, a dit espérer rendre les bibliothèques plus attrayantes auprès des jeunes et susciter leur intérêt pour les arts et la culture.

D’ailleurs, il encourage les autorités scolaires à privilégier l’achat de livres québécois. «Je pense que c’est important, pour la fierté des Québécois, de vivre notre culture et d’être capable de voir davantage nos artistes», a-t-il affirmé.

«Je veux, quand je vais me présenter devant l’électorat en 2022, que les Québécois disent: «Ce gouvernement-là a investi en culture»», a-t-il ajouté.

Jeudi, la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE) a réagi en qualifiant l’annonce d’»excellente nouvelle pour les bibliothèques et les élèves».

Cependant, dans un échange de courriels, son président Jacques Landry a tenu à rappeler que plusieurs bibliothèques scolaires sont actuellement en «piteux état».

Par ailleurs, selon lui, davantage de bibliothécaires devraient être embauchées, car elles sont les mieux placées pour conseiller les commissions scolaires et les écoles dans l’achat de livres et de ressources numériques.

À l’heure actuelle, le Québec compte seulement 102 bibliothécaires scolaires réparties dans 72 commissions scolaires. Dans 18 commissions scolaires, il n’y a aucune bibliothécaire.

«Les bibliothèques scolaires du Québec sont parfois en piteux état, le manque d’espace et la vétusté des bâtiments font en sorte que les bibliothèques se retrouvent parfois dans le corridor, dans des salles de classe exiguës ou carrément abolies. Il faut absolument redresser cette situation», a déclaré M. Landry.

Éducation

École 036: des travaux prévus dès octobre

L’appel d’offres pour la construction d’une nouvelle école primaire dans le Plateau a officiellement été relancé par la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), qui souhaite que les travaux commencent en octobre afin de pouvoir y accueillir des élèves dès la prochaine rentrée.

Le premier appel d’offres pour trouver un entrepreneur pouvant ériger l’école primaire 036 avait été lancé le 11 juin dernier. La CSPO prévoyait alors que le début des travaux s’effectuerait le 7 juillet, pour en arriver à une « acceptation définitive des travaux » le 20 août 2020.

Éducation

Fuite de gaz: un établissement de la CSPO fermé pour la journée

Une fuite de gaz force la fermeture d’un établissement de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO).

L’immeuble Saint-Paul de l’école internationale du Village — sur le chemin Eardley, dans le secteur Aylmer — doit fermer ses portes pour la journée, annonce la CSPO.

On invite les parents à garder leurs enfants à la maison. Les classes, le service de garde et le transport scolaire ont été annulés pour ces élèves.

Du personnel se trouve sur le terrain de l’immeuble Saint-Paul pour accueillir et rediriger les élèves marcheurs ou ceux qui auraient pris l’autobus avant la fermeture de l’établissement pour la journée. Ils seront transportés à l’immeuble Limoges de l’école du Village — 19, rue Symmes.

Éducation

Les droits de scolarité moyens sont en hausse au pays sauf en Ontario

MONTRÉAL - Les droits de scolarité moyens des étudiants à l’université ont augmenté pour l’année 2019-2020 dans la majorité des provinces canadiennes, notamment au Québec.

Mais pas en Ontario: dans cette province, ce qu’un étudiant doit débourser comme droits de scolarité a chuté de près de 10 pour cent. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ont plus d’argent dans leurs poches à la fin de l’année scolaire: l’aide financière gouvernementale de la province a aussi été réduite.

Au Québec, les droits de scolarité ont augmenté en moyenne de 3,7 pour cent.

Statistique Canada a analysé les droits de scolarité des programmes de premier cycle et des cycles supérieurs pour l’année scolaire 2019-2020 dans un rapport dévoilé mercredi. L’organisme a comparé principalement les frais des universités canadiennes qui offrent des programmes menant à l’obtention d’un grade comme un baccalauréat, une maîtrise ou un doctorat, mais l’analyse inclut certains collèges - hors Québec - qui les offrent aussi. Les cégeps ne sont pas inclus.

L’organisme fédéral de statistiques a déterminé que ceux qui étudient en Ontario payeront des droits de scolarité moins élevés cette année que l’an dernier. On parle ici d’une diminution de 9,9 pour cent pour les programmes de premier cycle et de 9,1 pour cent pour les cycles supérieurs.

Pourquoi? Statistique Canada explique que cela est l’effet d’une réduction des droits de scolarité touchant l’ensemble des établissements d’enseignement postsecondaire subventionnés par des fonds publics, réduction décrétée par le gouvernement provincial ontarien et entrée en vigueur à l’échelle de la province en 2019-2020.

Ailleurs au pays, on constate que les droits demeurent inchangés en Alberta, mais qu’ils ont augmenté dans les huit autres provinces. Ces hausses variaient de 2,0 pour cent à l’Île-du-Prince-Édouard et en Colombie-Britannique pour atteindre 7,3 pour cent au Nouveau-Brunswick.

Statistique Canada tient à souligner qu’il s’agit ici de moyennes. Les coûts réels que les étudiants doivent payer peuvent varier en fonction de l’aide financière qu’ils peuvent recevoir, comme des bourses d’études, des subventions gouvernementales et des crédits d’impôt, qui peuvent aussi varier selon les établissements et les provinces.

Avec cette mise en garde, l’organisme calcule qu’à l’échelle nationale, les étudiants inscrits à temps plein à des programmes de premier cycle payeront - en moyenne - 6463 $ en 2019-2020, en baisse de 5,3 pour cent par rapport à l’année précédente. Les coûts moyens des programmes de cycles supérieurs diminueront de 4,5 pour cent pour s’établir à 7056 $. Ces baisses sont générées par la situation qui prévaut en Ontario.

Les droits de scolarité moyens les plus élevés pour les étudiants canadiens de premier cycle en 2019-2020 ont été ceux de quatre programmes menant à un grade professionnel, soit les programmes de dentisterie (21 717 $), de médecine (14 162 $), de droit (12 388 $) et d’optométrie (11 236 $).

Les résultats récents de la «Plateforme longitudinale entre l’éducation et le marché du travail» de Statistique Canada ont toutefois révélé que les diplômés de ces programmes avaient le revenu d’emploi médian le plus élevé deux ans après l’obtention de leur diplôme.

Mais les programmes de premier cycle ne coûtent pas tous aussi chers: au Québec par exemple, le site de l’Université Laval indique qu’une année de 30 crédits coûte 2544 $, somme à laquelle s’ajoutent 912 $ de frais obligatoires.

Pour les étudiants venus de l’étranger, les droits de scolarité ont augmenté de 7,6 pour cent pour le premier cycle pour se chiffrer à 29 714 $ par année. Aux cycles supérieurs, ils ont augmenté de 4,4 pour cent.

Éducation

Nouveau processus pour traiter les plaintes de violence sexuelle à l’UQO

L’Université du Québec en Outaouais (UQO) a officiellement ouvert son Bureau d’intervention en matière d’inconduite (BIMI) mardi.

Le service permettra notamment de faciliter la réception et le suivi des plaintes soumises en lien avec les violences à caractère sexuel, le plagiat, la fraude et l’incivilité.

Éducation

Rentrée scolaire pour 36 000 élèves de l’Outaouais

Il y avait de la fébrilité dans l’air mardi alors qu’a retenti la cloche de la fin des vacances pour plus de 36 000 élèves des deux plus grosses commissions scolaires de l’Outaouais.

C’était jour de rentrée scolaire pour les 18 500 écoliers de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), où on observe une croissance de la clientèle de 4 % ; ainsi que pour les 17 800 élèves fréquentant les établissements de la Commission scolaire des Draveurs (CSD), où on dénote une hausse de 3 %.

Le retour en classe était plus singulier à Val-des-Monts, où une nouvelle école primaire attendue impatiemment depuis plusieurs années a ouvert ses portes. Au total, l’édifice sis au 2197, montée Paiement accueille 386 écoliers pour son inauguration, mais a une capacité avoisinant les 450 élèves. 

À la suite d’un vote des élèves et des parents, l’institution a été baptisée École du Sommet, en référence à sa situation géographique.

« Pour les élèves, ce nom ressortira l’importance de viser le sommet, c’est-à-dire le dépassement de soi ainsi que l’atteinte des objectifs », a souligné la CSD, précisant que trois autres propositions avaient été retenues (de la Cascade, des Pionniers et du Belvédère) à la suite de l’analyse.

Pour le président de la CSD, Claude Beaulieu, c’est l’heureux aboutissement d’un long processus pour la communauté montvaloise.

« C’est grâce à un partenariat entre le comité de parents, le conseil municipal et le conseil des commissaires qu’on a réussi. Si on n’avait pas travaillé main dans la main, on n’aurait jamais eu d’école. Ç’a aura pris du temps, mais aujourd’hui, c’est l’ouverture et on peut être fiers de cette magnifique école. Les gens n’auront plus à se déplacer à Gatineau », a-t-il dit.

Si ce dossier est réglé, un autre ne l’est pas encore, indique M. Beaulieu, faisant référence aux classes de maternelle 4 ans. 

« De notre côté, on a seulement pu en ouvrir deux cette année (écoles de l’Odyssée et de la Traversée), car il n’y avait que deux locaux disponibles. Toutes nos classes sont occupées. Le problème, c’est que si on (Québec) ne nous accorde pas notre demande de nouvelle école dans le secteur de Bellevue, on ne pourra pas en ouvrir d’autres. Il faut absolument qu’on nous l’autorise. Ça prend 13 mois de construction, alors ça urge. On a déjà le terrain, on n’a pas besoin de se battre, le promoteur nous l’offre gratuitement. On refuse les demandes (maternelle 4 ans), il y a une liste d’attente », plaide-t-il. 

Face à la demande de certains parents, la CSD a aussi dans ses cartons un projet d’implantation d’école alternative, une approche pédagogique qui offre aux enfants des outils afin de les guider vers l’autonomie, la responsabilité et l’engagement dans leur réussite scolaire et sociale.

« On va voir comment ce projet-là peut se réaliser, on va analyser la planification de la clientèle », lance M. Beaulieu.

Rappelons qu’une longue saga de plus de cinq ans a précédé l’ouverture de cette école primaire, dont le financement de 12 millions $ avait été accordé par Québec en 2013. Les retards se sont ensuite accumulés pour le choix d’un emplacement, si bien que son ouverture a été retardée à trois reprises. Par conséquent, de nombreux élèves de l’école de l’Équipage, à quelques centaines de mètres de là, ont été forcés de fréquenter l’école polyvalente Le Carrefour et l’édifice Brébeuf, dans le secteur Gatineau.

Du côté de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), les quelque 6300 élèves ont entamé leur nouvelle année vendredi dernier, au même titre que les 2500 écoliers du territoire de la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais (CSHBO). 

À la Commission scolaire Western Quebec (CSWQ), les cours ont repris jeudi dernier dans la majorité des établissements.

Éducation

Examen de conscience nécessaire pour les parents, dit la FAE

MONTRÉAL — Le président de la FAE, qui regroupe plusieurs syndicats d’enseignants, invite les parents qui demandent à ce que leurs enfants puissent avoir un enseignant qui ne porte pas de signe religieux en classe à « faire un examen de conscience ».

« Ça veut dire quoi ? La prochaine fois, parce qu’un prof est homosexuel, certains parents, parce que ça ne correspond pas à leurs valeurs, exigeront que le prof soit changé ? Parce que ce sera une femme ? Parce que ce sera un homme ? C’est grave ce qui s’est passé ! Je pense que les gens n’en prennent pas la mesure », s’est exclamé en entrevue avec La Presse canadienne, vendredi, le président de la Fédération autonome de l’enseignement, Sylvain Mallette.

Éducation

Le cellulaire sera interdit dans les classes de l’Ontario dès novembre

TORONTO — L’Ontario interdira l’usage du cellulaire dans les salles de classe à compter du mois de novembre.

Le gouvernement Ford avait déjà procédé, plus tôt cette année, à une telle annonce, précisant à l’époque que l’interdiction entrerait en vigueur dès le début de l’année scolaire.

Selon une porte-parole du ministre de l’Éducation Stephen Lecce, ce délai donnera aux conseils scolaires le temps nécessaire pour mettre la mesure en vigueur.

Il y aura des exceptions à la règle, notamment «si le téléphone cellulaire est nécessaire pour des raisons de santé ou médicales, pour appuyer les élèves ayant des besoins particuliers ou à des fins éducatives selon les directives du personnel enseignant», peut-on lire dans le communiqué du ministère.

Des écoles avaient déjà adopté des politiques semblables, mais cette directive établit une norme provinciale.

Les progressistes-conservateurs avaient promis d’interdire l’usage de cellulaire dans les salles de classe au cours de la campagne électorale de l’an dernier.

Politique

Ottawa versera 1,5 M$ pour lutter contre la violence sexuelle sur les campus

OTTAWA — Le gouvernement libéral s'est engagé à verser jusqu'à 1,5 million $ pour aider les collèges et universités à mieux lutter contre la violence sexuelle sur les campus.

La ministre des Femmes et de l'Égalité des genres, Maryam Monsef, a précisé jeudi que cet argent sera investi au cours des deux prochaines années.

«Le début des études supérieures est une période très exaltante, a-t-elle déclaré devant des experts et des étudiant de l'Université Ryerson, de Toronto. Pourtant, 41 pour cent des cas de violence sexuelle signalés à la police impliquent des victimes se trouvant dans un établissement d'enseignement postsecondaire.»

Plus tôt cette année, Mme Monsef avait demandé à un comité consultatif d'établir des normes nationales afin d'obliger les universités et collèges de rendre des comptes en matière de lutte contre la violence sexuelle. Ce comité, qui regroupait divers membres de la communauté universitaire, a consulté plus de 300 éducateurs et publié un rapport.

Le rapport intitulé «Courage d'agir» identifie certaines lacunes dans la prévention contre la violence sexiste sur les campus et formule un certain nombre de recommandations sur l'accès aux services d'aide, le matériel pédagogique, la formation dans les établissements en matière de violence sexuelle ou la création d'une stratégie à long terme pour promouvoir l'équité entre les sexes sur les campus.

Selon Mme Monsef, le financement de 1,5 million $ contribuera à développer des outils et des ressources. Cet argent permettra aussi de financer un portail web servant à faciliter l'accès aux outils élaborés et de les adapter aux campus du pays.

«Nous savons que le soutien aux familles et aux victimes doit être au c?ur de tout ce que nous faisons. Nous savons également que la promotion de systèmes de justice adaptés aux besoins des citoyens doit être un élément essentiel du progrès», a-t-elle déclaré.

Des groupes d'étudiants ont salué les efforts déployés tout en soulignant que des ressources et une certaine supervision seront nécessaires pour réaliser ces mesures.

Étudiante de quatrième année à l'Université Ryerson, Charmaine Reid dit espérer que ce nouveau financement aidera à offrir un meilleur soutien aux victimes de violence sexuelle.

«Il est important que les étudiantes se sentent en sécurité sur le campus, a-t-elle affirmé. On ne peut pas se dépasser et s'éduquer si on ne peut pas prendre soin de soi.»

Éducation

Le gouvernement mettra des années avant de régler la pénurie d’enseignants [VIDÉO]

Le gouvernement Legault mettra des années avant de régler la pénurie d’enseignants dans les écoles.

En cette journée de rentrée des classes pour un grand nombre d’élèves mercredi, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a appelé les parents à la patience.

En mêlée de presse avant de se rendre à la séance du conseil des ministres, il a laissé entendre que ce ne sera pas la dernière rentrée avec des classes qui ne sont toujours pas pourvues en enseignants.

M. Roberge a accusé le précédent gouvernement libéral d’avoir légué un lourd héritage en matière d’attraction et de rétention de personnel.

«Il y a trois legs du dernier gouvernement qu’on va être obligé de traîner comme un boulet pendant quelques années: la pénurie de personnel, ils n’ont pas attiré et garder les gens qui faisaient le choix de l’enseignement longtemps, et ça va nous prendre un certain temps pour passer à travers; les écoles qui sont vétustes; et carrément la pénurie de locaux aussi.»

Le ministre a admis que cela allait prendre «un certain temps» au gouvernement Legault pour «pouvoir passer au travers».

Il a reconnu qu’il y avait une «inquiétude» dans les écoles et les commissions scolaires en cette rentrée liée à la dotation de personnel dans les classes.

M. Roberge a indiqué que son ministère offrait son assistance pour trouver toutes les solutions, par exemple dans les voies d’accès à la profession et les «tolérances d’enseignement».

Éducation

Enseignantes voilées: Québec dit non aux parents voulant changer leur enfant de classe

QUÉBEC - Le gouvernement Legault dit non aux parents qui voudraient changer leur enfant de classe si l’enseignante porte le voile.

Le premier ministre François Legault et son ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, ont ainsi réagi à une lettre ouverte publiée dans le quotidien Le Devoir mercredi.

Les signataires demandent, si l’enseignant porte un signe religieux, de pouvoir changer leur enfant de classe, au nom du «droit à des institutions et des services publics laïques», tel qu’inscrit dans la Loi sur la laïcité de l’État adoptée en juin.

Ils exigent que le ministère de l’Éducation informe les commissions scolaires sur les droits des parents. «Il n’est pas normal que chaque parent ait à effectuer sa propre démarche, au risque de faire face à des responsables scolaires mal informés», écrivent les signataires, qui réclament une procédure pour garantir aux parents demandeurs des services éducatifs laïques.

«Un simple changement de classe permet de répondre à de telles demandes», expliquent-ils.

En mêlée de presse mercredi après-midi, M. Legault a rappelé que la loi sur la laïcité prévoit un droit acquis pour les enseignants déjà en fonction, mais que les futurs profs, eux, devront s’abstenir de porter des signes religieux. Il y aura donc une période de transition qu’il faut accepter, a tranché le premier ministre.

«Éventuellement, étant donné que tous les nouveaux (enseignants) ne pourront en porter, il y aura un changement, c’est quelque chose qui se fait graduellement, c’est ce qu’on a proposé et les parents doivent accepter cette proposition.»

En mêlée de presse mercredi matin avant de se rendre à la séance du cabinet Legault, le ministre Roberge a également fermé la porte à leur requête.

«Cela n’appartient pas aux parents de choisir ou de magasiner leur enseignant. Ce n’est pas prévu dans la loi sur la laïcité et on n’a pas l’intention d’aller dans cette direction.»

Éducation

Un coup de pouce financier plus petit qu'espéré à l'UQO

L’Université du Québec en Outaouais (UQO) «aurait aimé» obtenir davantage que la somme de 1,5 million$ que vient de lui octroyer le gouvernement du Québec pour «renforcer son rôle de pôle de développement économique, social et culturel».

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, a annoncé mercredi que les universités en région ont désormais accès à une somme additionnelle de 15 millions$ par année. Dans le réseau de l'Université du Québec, les établissements de l’Abitibi-Témiscamingue, de Chicoutimi et de Rimouski obtiennent chacun 3,3 millions$, tandis que l’UQO et l’Université du Québec à Trois-Rivières reçoivent chacune 1,5 million$. L’Université de Sherbrooke et l'Université Bishop’s, en Estrie, ont pour leur part obtenu 1 million$ chacune.

«C’est sûr qu’on aurait aimé avoir plus, a réagi le directeur des communications de l’UQO, Gilles Mailloux. Nous sommes contents d’avoir cette nouvelle enveloppe-là, mais on s’attendait à obtenir davantage, surtout quand on regarde les autres universités comparables. Mais on comprend qu’il y a aussi une question du nombre de points de services. Nous avons Gatineau, les Laurentides et Ripon, alors que d’autres universités ont plus de ramifications dans leur région.»

M. Mailloux a précisé que l’UQO «espère que ça pourra être corrigé pour les prochaines fois» afin que davantage d’argent soit octroyé à la région.

Le communiqué gouvernemental souligne pour sa part que l’annonce de mercredi permet de pérenniser une aide d’urgence accordée à la fin 2018 après que l’ancien gouvernement eut «supprimé l’enveloppe destinée à soutenir le rôle de moteur des universités en région».

L’argent alloué doit notamment servir à attirer des étudiants canadiens et étrangers et à contribuer au «développement de créneaux de recherche particuliers et de zones d’innovation au service des entreprises».

Éducation

Des amendes deux fois plus salées dans les zones scolaires

Les automobilistes québécois qui ont le pied trop pesant en circulant dans une zone scolaire s’exposent désormais à des amendes deux fois plus salées qu’avant.

À l’aube de la rentrée dans les différentes écoles de son territoire, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) rappelle aux usagers de la route que « s’il est vrai que la prudence et la vigilance sont de mises tout au long de l’année, cela l’est d’autant plus en cette période frénétique ».