Le directeur général de la CSCV, Daniel Bellemare, le président de la CSCV, Éric Antoine, et le vice-président du conseil des commissaires, Sylvain Tremblay.

La CSCV refait une demande à Québec

Des élus de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) ont visiblement de la difficulté à digérer la décision de Québec de ne pas accorder de financement pour la construction d’une nouvelle école primaire dans le secteur Buckingham.

À peine dix jours après l’annonce par le député de Papineau Alexandre Iracà d’un investissement de 4 millions de dollars pour l’agrandissement prochain de l’école primaire Maria-Goretti à Thurso, des commissaires de la CSCV sont montés aux barricades, mercredi soir, pour dénoncer la décision de Québec de ne pas donner suite au projet de construction d’un nouvel établissement dans l’ouest du territoire.

Dans une demande logée en août 2017, la CSCV réclamait la construction d’une nouvelle école primaire à deux classes préscolaires et 12 classes de niveau primaire sur le même terrain que l’école secondaire Hormisdas-Gamelin, un projet estimé à 13 millions de dollars.

Selon les projections démographiques du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, ce sont 450 nouveaux élèves qui sont attendus ces prochaines années sur le territoire de la CSCV.

Cette dernière soutient que plusieurs établissements du secteur ouest du territoire atteignent actuellement ou atteindront ces prochaines années leur niveau de saturation.

Alors que la requête pour élargir l’école Maria-Goretti de Thurso a obtenu le sceau d’approbation du ministère, la demande de construction d’établissement pour Buckingham a finalement essuyé un refus.

Les élus de la CSCV ont procédé à une nouvelle demande d’ajout d’espaces, hier, lors de la dernière séance des commissaires avant le congé estival.

Certains élus ont profité de l’assemblée pour critiquer vivement le gouvernement en place.

« Quatre-cent cinquante élèves qui arrivent au cours des cinq prochaines années, on ne peut pas mettre ça n’importe où », a lancé le commissaire-parent, Stéphane Mongeon, à la suite de l’adoption de la résolution.

Son collègue Daniel Cooke a été moins tendre dans ses propos. Celui-ci a de la difficulté à comprendre la décision du gouvernement de bonifier la demande d’agrandissement de l’école Maria-Goretti qui est passée de 1,9 à 4 millions de dollars pour l’ajout de quatre classes.

Le commissaire déplore également le fait que le ministère de l’Éducationa a récupéré cette année la totalité des quelque 800 000 $ de surplus liés au transport scolaire.

« C’est aberrant de voir à quel point notre gouvernement se fout de notre commission scolaire et de notre région. C’est de l’incohérence totale quand on vient chercher 800 000 $ dans le transport scolaire et qu’on nous fait miroiter de l’autre côté qu’on ne peut pas construire une nouvelle école, mais on va bonifier votre demande d’agrandissement [pour l’école Maria-Goretti] de deux millions. C’est quoi, ils veulent mettre de la céramique en marbre sur les planchers pour deux millions de plus ? [...] Pendant ce temps-là, la Mauricie et le Centre-du-Québec se font octroyer 71 millions pour des nouvelles constructions, des rénovations et des agrandissements », a-t-il déclaré.

Lors de son annonce à Thurso, la semaine dernière, Alexandre Iracà a souligné, lorsque questionné sur le dossier de la nouvelle école à Buckingham, qu’il y avait quatre fois plus de demandes d’aide financière que d’argent disponible qui ont été soumises cette année pour les projets de rénovation, construction et agrandissement d’établissements scolaires au Québec.

Le président de la CSCV, Éric Antoine, a indiqué mercredi que le temps pressait et que son organisation était « prête à tout faire » pour convaincre Québec du bien-fondé de ce projet de construction.

« Chaque année qu’on perd, on creuse notre trou », a renchéri le vice-président de la commission scolaire, Sylvain Tremblay.