Le vice-président de la CSCV, Michel Parenteau, a démissionné de son siège.

La CSCV perd un autre commissaire

La Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) vient de perdre un autre élu. Après Maxime Hupé-Labelle au début du mois de janvier, voilà que le vice-président Michel Parenteau démissionne à son tour de son siège.
M. Parenteau a informé ses collègues qu'il quittait la barque du gouvernement scolaire mercredi dernier, lors d'une rencontre de travail. Son avis de démission a pris effet samedi soir.
Le principal concerné a occupé le rôle de commissaire de 2007 à 2013 à la Commission scolaire des Draveurs. Il avait été nommé par le conseil de la CSCV au printemps 2014 avant de remporter l'élection dans la circonscription de Buckingham-Centre, en novembre de la même année. Il s'était présenté sous la bannière de l'équipe de l'ancien président de la commission scolaire, Sylvain Léger.
En entrevue téléphonique avec LeDroit, M. Parenteau a mentionné qu'il souhaitait consacrer plus de temps à sa famille et que le projet de loi 86 sur la réforme des commissions scolaires avait pesé dans sa décision de partir. 
«Même en respectant les contraintes budgétaires du gouvernement, notre pouvoir de décision est limité. C'est la fin d'une démocratie et ça, ça vient me chercher. Ce n'est pas envers un ministre ou un comité provisoire que j'ai à défendre mon bilan, mais c'est envers la population et je ne pourrai pas le faire avec les changements qui s'en viennent», a-t-il expliqué.
Problème d'éthique
Il soutient par ailleurs avoir pris connaissance ces dernières semaines d'informations relatives au financement de la dernière campagne électorale scolaire. 
Selon le registre des donateurs disponible sur le site Web du Directeur général des élections du Québec, la commissaire Cécile Gauthier et des membres de sa famille ont contribué financièrement à la campagne du président actuel, Jocelyn Fréchette, pour un total de 1200 $. M. Parenteau se dit mal à l'aise avec cette situation puisque M. Fréchette s'était présenté comme candidat indépendant au moment de la campagne.
«Je me questionne sur les sommes et mon éthique me disait que je ne pouvais plus siéger autour de la même table que certaines personnes. En prenant connaissance de ça, j'ai décidé que l'autobus s'arrêtait là pour moi», a-t-il dit.
Jocelyn Fréchette n'avait pas retourné nos appels en fin de journée, lundi.
Rappelons qu'un autre élu scolaire, Maxime Hupé-Labelle, a aussi démissionné de son poste au début de l'année. L'élu de Rivière-Blanche avait évoqué des motifs familiaux pour expliquer son départ. M. Parenteau affirme que les deux démissions n'ont aucun lien. 
La CSCV doit statuer mercredi soir, à Papineauville, sur la tenue ou non d'une élection partielle.