Lawrence Cannon (au centre) reçoit son doctorat honorifique, samedi à Gatineau.

La carrière de Lawrence Cannon soulignée par l’UQO

Après une carrière bien remplie, Lawrence Cannon a été récompensé samedi en recevant un doctorat honorifique durant la Collation des grades de l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

«C’est un fier citoyen de l’Outaouais. Il a eu une carrière internationale au cours des dernières années comme ambassadeur à Paris et ministre des Affaires étrangères. Il a également été député et ministre au provincial, puis conseiller municipal», a résumé le recteur de l’UQO, Denis Harrisson, après la cérémonie.

Le principal intéressé s’est dit «profondément touché», après la cérémonie, d’avoir été choisi pour recevoir cette distinction.

«Au cours de ma carrière, j’ai eu la chance d’occuper des postes prestigieux. J’ai rencontré des personnes importantes. J’ai même reçu d’autres distinctions que celle qui m’est donnée aujourd’hui, mais je dois vous dire que rien ne fait plus plaisir que de voir ses actions reconnues par ses concitoyens et concitoyennes », a indiqué M. Cannon durant son discours aux finissants de l’UQO.

Lawrence Cannon a par ailleurs invité ces derniers à demeurer fiers de leurs racines et a soutenu qu’ils ont le potentiel d’accomplir de grandes choses, au même titre que des diplômés d’universités plus prestigieuses partout dans le monde.

« Sans l’estime et l’aide de sa communauté, de ses voisins, de ses amis et de sa famille, rien n’est possible en politique, a mentionné M. Cannon. La même vérité s’applique à nos institutions. La mission que remplit l’Université du Québec en Outaouais, et toutes ses autres composantes, en fait comme chaque université au monde, a la même valeur, la même importance dans la vie de ses diplômés qu’ont les Harvard, Oxford ou Sorbonne dans la vie des leurs. »

Record au doctorat

La Collation des grades 2018 de l’UQO est celle des étudiants aux cycles supérieurs. L’Université a remis un diplôme à un nombre record d’étudiants au doctorat, soit 31.

« Mes premières années à l’UQO il y a sept ans, on en avait 5 ou 6. On est rendus à 30, souligne M. Harrisson. C’est le résultat de quelques années de travail. Quand on dit qu’on veut continuer à développer l’université et obtenir plus de diplômes de deuxième et de troisième cycle, et bien là, on a une application concrète qu’on est capable de faire si on continue dans cette voie-là. »

Le recteur a également souligné, pour la première, la fin du parcours pour des étudiants en sciences infirmières. Il rappelle que l’UQO s’est donné la mission d’accroître son offre de programmes dans le domaine de la santé.

« On a aussi des diplômées, des infirmières praticiennes spécialisées. Ce n’est pas un grand nombre, c’est quatre ou cinq par année, mais ce sont de petites cohortes. C’est un programme contingenté. C’est un franc succès pour nous cette année et on sent que la tendance qu’on veut donner, ça va fonctionner. »