Une délégation belge a visité l’école secondaire Garneau, à Orléans. Le modèle scolaire ontarien intéresse beaucoup la Belgique, surtout en raison de son taux d’obtention d’un diplôme.

La Belgique s’inspire de l’Ontario

La Belgique fait face à de grands défis au niveau du décrochage scolaire et pour y remédier 13 représentants belges sont venus visiter le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) cette semaine.

Le modèle ontarien intéresse le système scolaire de l’autre côté de l’océan. Le taux d’obtention du diplôme d’étude secondaire se situe à 96 % au sein du CECCE. Différents programmes existent dans les écoles du conseil scolaire afin de lutter contre le décrochage scolaire, comme le sport-étude et les programmes spécialisés.

« On est devant un gros défi. Il faudrait donner de l’homogénéité au système pour régler le problème de la réussite scolaire. Au niveau de l’Ontario, ils sont dix ans en avance sur nous. On vient se nourrir, pas reproduire tel quel, mais essayer de trouver des pistes et des outils pour adapter nos institutions », explique Patrick Dekelver, directeur de l’Institut Sacré-Cœur de Waterloo.

La délégation belge est emballée par les pratiques mises en place dans les écoles francophones catholiques de l’Ontario. Plusieurs de ces pratiques pourraient être appliquées de l’autre côté de l’Atlantique, ou encore servir de base pour élaborer de nouveaux modèles d’enseignements.

« Le gros mouvement de va-et-vient entre le conseil et les écoles c’est une grosse découverte. On ne fait pas ça chez nous. Je crains qu’on aille à contre-courant de ce modèle-là, mais je pense que ça pourrait être une bonne avenue », soutient M. Dekelver.

Sa collègue, Anne-Françoise Deleixhe, directrice diocésaine pour Bruxelles et Brabant-Wallon, constate que le travail en silo est très présent dans les écoles belges et qu’il serait temps de revoir la formule et privilégier le travail d’équipe comme c’est le cas en Ontario.

« Nous avons des enseignants avec des pratiques innovantes, mais ce n’est pas systémique. Ce n’est pas partagé avec les autres collègues. On doit les encourager à relayer tout ça », mentionne Mme Deleixhe.

Partager des stratégies
La visite en Ontario est aussi l’occasion d’observer la mise en place d’un climat scolaire positif dans les écoles.

Les 13 représentants de la Belgique ont eu l’occasion de visiter les bureaux du CECCE. Ils ont aussi participé à des rencontres dans les établissements scolaires.

« C’est une expérience valorisante, soutient Réjean Sirois, directeur de l’éducation au CECCE. Le Conseil veut être reconnu pour sa transformation d’expérience d’apprentissage. De plus en plus d’institutions européennes s’associent avec nous par des conventions de collaboration. »

Dès la semaine prochaine, ce sera au tour des représentants du CECCE de se rendre en Belgique pour observer les méthodes d’enseignement, mais aussi aller chercher des stratégies d’enseignement nouvelles.