Dans la foulée des journées de grève des étudiants initiées par la Suédoise Greta Thunberg, une Journée de mobilisation pour le climat aura lieu le 27 septembre, mais les commissions scolaires de l’Outaouais ne suivront pas l’exemple de celle de Montréal qui a annoncé une journée pédagogique.

Jour du climat: pas de pédago en Outaouais et à Ottawa

Les commissions scolaires de l’Outaouais n’emboîtent pas le pas à la Commission scolaire de Montréal, qui a annoncé mardi qu’elle décrétait une journée pédagogique le 27 septembre à l’occasion de la Journée de mobilisation pour le climat.

À la Commission scolaire des Draveurs, bien qu’il s’agira d’une journée de classe comme le calendrier le prévoyait, chaque école pourra organiser des activités si elle le souhaite. 

«Certaines écoles ont déjà mentionné qu’elles organiseraient des activités de sensibilisation pour le climat. La décision revient à chaque établissement. Il y aura certainement des initiatives. Les écoles secondaires ont par exemple prévu des activités», de dire la porte-parole, Mélissa Fortin, qui précise que les deux journées pédagogiques flottantes sont normalement utilisées en cas de tempête ou de force majeure. 

Idem à la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées, où les cours sont maintenus.

«Il pourra y avoir des activités liées à cette journée-là, mais ça va se dérouler entre les murs de l’école. C’est à la discrétion de chaque direction et de son équipe. On est tout à fait conscients qu’il s’agit d’une journée spéciale», de dire le secrétaire général, Jasmin Bellavance. 

Pour sa part, la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) indique que les écoles primaires et secondaires «ont été autorisées à organiser des choses avec leurs élèves dans le respect des règles qui les régissent». 

Les absences «pour participation autonome à la manifestation» ne seront pas autorisées. Le même scénario s’appliquera pour les centres de formation générale aux adultes et pour les cours de formation professionnelle de la CSPO.

À la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais, aucune suspension de cours n’est prévue, mais des activités liées au climat sont à l’horaire dans les écoles secondaires du territoire, indique-t-on.

Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, sur la rive ontarienne, souligne de son côté qu’il «n’accordera pas de congé spécial à ses élèves, mais invitera les parents à motiver l’absence de leur enfant souhaitant prendre part, le 27 septembre prochain, à la mobilisation mondiale pour le climat».

Le Droit est en attente d’une réponse de la part du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario.

Rappelons que de son côté, l’Université du Québec en Outaouais (UQO) encourage sa communauté à participer à la marche pour le climat, sans toutefois décréter officiellement une levée de cours. Quant au Cégep de l’Outaouais, il  y aura ce jour-là suspension des cours de la formation régulière.

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LE MAIRE DE GATINEAU MARCHERA POUR LE CLIMAT

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin et plusieurs membres du conseil municipal participeront à la marche pour le climat qui se tiendra simultanément dans près d’un millier de villes, dont Gatineau, le 27 septembre.

«J’invite tous les citoyens à marcher, a lancé le maire Pedneaud-Jobin. C’est important. Il y a des niveaux de gouvernement qui ne semblent pas comprendre les messages par rapport à l’urgence environnementale. Ça reste une décision personnelle, mais c’est important que les citoyens envoient un message fort. J’espère la plus grande participation possible.» Le conseil municipal a d’ailleurs appuyé à l’unanimité, mardi, la tenue de la marche pour le climat.

La Ville n’a pas encore de prévision quant au nombre de participants attendus au départ de la marche, à 11h30 à l’angle des rues Portages et Laval. La présence, le jour même, à Montréal, de la jeune écologiste suédoise Greta Thunberg pourrait provoquer un engouement difficile à évaluer à l’heure actuelle. 

Le maire Pedneaud-Jobin a d’ailleurs salué l’action politique de l’adolescente de 16 ans. «C’est un acteur politique important qui porte un message auquel je crois, a-t-il dit. Elle a des idées claires et elle les défend avec force. Ça provoque une réaction que j’ai du mal à comprendre. On peut être en désaccord avec certaines mesures environnementales qui vont trop loin, mais si on croit en la science, c’est assez difficile de prétendre qu’il n’y a pas de problème environnemental majeur et immédiat. À Gatineau, on le sait, on vit des choses qu’on n’a jamais vécues et une grande part de ça vient des changements climatiques.» Avec Mathieu Bélanger, Le Droit