Grève généralisée des enseignants ontariens le 21 février

La grogne des enseignants ontariens envers le gouvernement Ford monte d’un autre cran et prend une tournure jamais vue depuis presque 23 ans alors que les quelque 200 000 membres des quatre grands syndicats de l’éducation, francophones comme anglophones, seront en grève simultanée le 21 février.

Les élèves ontariens seront donc en congé forcé, car les 5000 écoles de la province, qui font partie de 72 conseils scolaires, seront donc fermées pour la journée. Pour les écoles francophones d’Ottawa et de l’Est ontarien, il s’agira d’un deuxième débrayage en huit jours, les portes étant closes ce jeudi en raison du débrayage des membres de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO). 

Pour protester contre les négociations qui sont au point mort et les compressions imposées dans le système d’éducation, les membres de l’AEFO, de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO/ETFO), de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) et de l’Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA) n’entreront pas en classe et érigeront des piquets de grève.

Selon les syndicats, une telle mobilisation est une première depuis octobre 1997, alors que 125 000 enseignants et autres travailleurs en éducation avaient débrayé en même temps. La grève avait duré dix jours, avant que les membres soient forcés de retourner au travail. 

«Il est évident pour chacun des quatre syndicats en éducation et pour nos membres que le gouvernement Ford et le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, se soucient seulement de soutirer des fonds du système d’éducation financé par les deniers publics, et non pas des élèves ou des enseignants. Par leurs coupes, ils ont délibérément plongé les élèves, les familles, le personnel enseignant et le système d’éducation dans le chaos», de dire le président de l’AEFO, Rémi Sabourin.

La convention collective est échue depuis le 31 août.