Les négociations entre les enseignants et le ministère de l’Éducation de l’Ontario sont rompues.

Grève d'un jour: les écoles d'Ottawa et de l'Est ontarien fermées

TORONTO — Les négociations entre le gouvernement de l’Ontario et le syndicat représentant les enseignants du secondaire de la province sont point mort, si bien qu'une grève d’un jour entraîne mercredi la fermeture de nombreuses écoles dans la province, dont celles de la capitale nationale et de l'Est ontarien.

Les établissements du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) et du Conseil scolaire du district catholique de l'Est ontarien (CSDCEO) sont touchés. Les services de garde sont aussi fermés et le transport scolaire est annulé. 

Les écoles publiques anglophones d'Ottawa sont également fermées, tandis que celles du côté catholique demeurent ouvertes car aucun employé n'y est représenté par la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEÉSO). 

Notons que la FEÉSO ne représente pas les enseignants des conseils scolaires francophones, ceux-ci étant plutôt représentés par l'Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO), syndicat qui tiendra un vote sur un mandat de grève du 18 au 20 décembre. 

Dans les conseils scolaires francophones de la région, par exemple, ce sont plutôt des éducateurs de la petite enfance, des techniciens en éducation spécialisée, des techniciens responsables en petite enfance (TRPE), des travailleurs sociaux,  les psychologues, des orthophonistes, les aides-enseignants, les intervenants scolaires et communautaires et des agents en animation culturelle qui sont représentés par la FEÉSO.

Les cours reprendront jeudi.

Le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, a déclaré mardi que son équipe de négociation avait présenté un nouveau « cadre » aux négociateurs de la Fédération des enseignantes et des enseignants du secondaire de l’Ontario pour tenter de maintenir toutes les parties à la table.

Cependant, le président du syndicat, Harvey Bischof, a soutenu que le médiateur n’avait rien accordé de nouveau aux enseignants et qu’aucun progrès n’avait été accompli depuis des jours.

« Bien que nous restions ici jusqu’à la fin et que nous faisons de notre mieux, les signes sont très décourageants à ce stade, a déclaré M. Bischof. Le ministre est soit délibérément trompeur, soit complètement mal informé. Je l’invite à venir à l’hôtel et je pourrais peut-être le mettre au diapason. »

Les enseignantes et enseignants des écoles secondaires publiques de l’Ontario sont sans contrat de travail depuis le mois d’août et ont déclaré qu’ils quitteraient leur emploi pendant une journée si aucune entente n’était conclue d’ici mardi à minuit.

Certains des plus grands conseils scolaires de la province — y compris le conseil scolaire du district de Toronto et le conseil scolaire du district de Peel, à l’ouest de Toronto — ont déclaré qu’ils seraient obligés de fermer leurs écoles secondaires si des mesures étaient prises.

Les enseignants mènent déjà une grève du zèle et affirment qu’ils s’opposent aux projets du gouvernement d’augmenter la taille des classes et de mettre en place des cours obligatoires de formation en ligne.

M. Bischof a déclaré qu’il sympathisait avec les parents qui seraient dérangés par la fermeture possible de certaines écoles, tout en ajoutant que le syndicat s’opposait aux coupes gouvernementales qui vont affecter la qualité de l’éducation dans la province.

Le ministre Lecce a fait valoir que le principal problème dans les négociations était la rémunération, le gouvernement ayant récemment adopté une loi visant à limiter les augmentations de salaire annuelles de tous les travailleurs du secteur public à un pour cent pendant trois ans. Le syndicat demande des augmentations au niveau de l’inflation, qui s’élèveraient à environ 2 %.

Le ministre a déclaré que le gouvernement restait prêt à négocier, mais n’a pas fourni plus de détails sur le nouveau cadre apparemment offert mardi.

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DES CAMPS DE JOUR EN CAS DE GRÈVE À OTTAWA

La Ville d’Ottawa offre des camps de jour mercredi en raison de la journée de grève.

Pour les élèves francophones, les camps seront situés au complexe récréatif Bob-MacQuarrie à Orléans, au complexe St-Laurent et au centre communautaire de la Côte-de-Sable. 

Les parents devront débourser une somme de 40 $ pour envoyer leurs enfants dans ces camps de jour offerts par la municipalité. Moyennant des frais supplémentaires, un service de garde est également disponible de 7 h 30 à 8 h et de 17 à 17 h 30, mais uniquement au complexe Bob-McQuarrie, au complexe St-Laurent et au centre communautaire de Greenboro où le service en anglais sera offert. 

Les personnes intéressées peuvent inscrire leurs enfants en ligne au ottawa.ca/loisir

Avec Julien Paquette, Le Droit