Des parents de la Cité de Clarence-Rockland demandent au conseil municipal d’agir afin de faire cesser l’augmentation continue des frais de garderie.

Garderies: des parents demandent de cesser l'augmentation des frais

Des parents de la Cité de Clarence-Rockland demandent au conseil municipal d’agir afin de faire cesser l’augmentation continue des frais de garderie.

Clarence-Rockland est la seule municipalité de Prescott-Russell qui assume les frais pour les congés fériés au cours d’une année. Dorénavant, ce ne sera toutefois plus le cas. Lors de la dernière réunion du conseil municipal de Clarence-Rockland, les élus ont voté en faveur de l’élimination de cette facture et de la remettre aux parents.

L’administration de la Cité a recommandé d’éliminer les 11 jours fériés sur une période de deux ans et d’éliminer une journée d’absence ou de congé allouée chaque année. Cette réduction permettra à la municipalité de maintenir les mêmes taux et de récupérer un profit de près de 50 000 $. Papa de deux enfants de la première et de la deuxième année, Roman Nowak a dû abandonner l’idée d’inscrire ses enfants à des activités sportives en raison des coûts qu’il a à assumer pour la garde de ses enfants. Pour M. Nowak, ces frais additionnels pour les jours fériés représenteront 183 $ par année, soit 0,92 $ pour tous les jours où il fait appel aux services de garde. C’est presque 6 % d’augmentation de ses frais pour les deux prochaines années, estime-t-il.

M. Nowak est catégorique, « il faut une évaluation des coûts. » Présent lors de la période de questions de la réunion du conseil, ce dernier a demandé aux élus de « ne pas prendre une décision tout de suite, mais de réévaluer les frais, regarder ce qu’on peut changer. »

Plus cher qu’ailleurs

Clarence-Rockland est la municipalité des Comtés unis de Prescott-Russell où il en coûte le plus cher pour faire garder ses enfants. En 2018, les frais de garde ont augmenté de 11 %. Selon le maire Guy Desjardins, cette augmentation était nécessaire, puisqu’il n’y en avait pas eu depuis certaines années. « Éventuellement, le déficit était trop haut », fait-il remarquer.

M. Desjardins affirme que depuis, la municipalité vise une augmentation des frais de services de garde d’environ 2 % chaque année. Ce dernier justifie ces augmentations par les demandes syndicales des employés. « À Russell, par exemple, oui c’est moins cher, mais les garderies ne sont pas syndiquées. Nous, on doit négocier et donner les salaires. »

Selon le directeur des services de garde de la municipalité, Pierre Boucher, près de 85 % des frais servent à payer les employés. « La municipalité ne fait pas un sou avec ça. On n’est pas là pour faire de l’argent, on est là pour accommoder nos résidents », défend le maire.

Par ailleurs, les 42 éducateurs qui œuvrent à temps plein dans la municipalité sont des employés diplômés reconnus par le ministère de l’Éducation, ou sont en voie de l’être. Selon M. Desjardins, les qualifications de ces éducateurs sont plus élevées, ce qui fait en sorte que leurs salaires le sont également.

Un argument qui n’est pas tout à fait juste, croit M. Nowak. Puisque le service est offert 60 heures par semaine, 72 employés travaillent à temps partiel. Parmi ceux-ci, 55 ne sont pas certifiés.

« Dans le service de garde pour mes enfants, qui est après l’école, ce sont des employés à temps partiel, donc pour la plupart, ils ne sont pas qualifiés. »

Selon ce dernier, certains parents songent même à déménager. « Beaucoup de jeunes familles pensent à s’établir à Wendover, entre autres, ou déménagent plus loin parce que les garderies sont plus abordables. On paye des garderies pendant des périodes de 12 ans pour nos enfants, alors 500 à 1200 $ par mois, c’est cher payé. »

M. Nowak enverra prochainement au conseil une lettre au nom des parents pour revendiquer une étude plus approfondie des coûts liés aux services de garde.