Les faits reprochés à Christiane Gourde-Bureau n'ont jamais été rendus publics.

Entente entre la CSPO et la commissaire Gourde-Bureau

Quinze mois après avoir suspendu la commissaire Christiane Gourde-Bureau en vertu du Code d'éthique et de déontologie, décision inusitée à laquelle la principale intéressée avait répliqué en s'adressant aux tribunaux pour obtenir un sursis, la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) a annoncé jeudi que les deux parties ont conclu une entente dans le dossier les opposant.
« Les parties en sont venues à une entente de règlement en vertu de laquelle les décisions contestées en éthique et en déontologie ont été annulées et le  dossier est clos. Le tout sans admission de part et d'autre », a indiqué la CSPO par voie de communiqué, précisant que les parties ne feraient aucune autre déclaration publique.  
La CSPO affirme également qu'elle a accepté de rembourser les honoraires professionnels raisonnables de Mme Gourde-Bureau pour une somme totale de 57 000 $. De plus, les deux clans ont décidé d'un commun accord qu'ils renonçaient à tout autre recours l'un contre l'autre concernant les plaintes déposées contre la demanderesse et des décisions annulées. 
Rappelons qu'en octobre 2015, après l'examen de plusieurs plaintes par la responsable de l'application du code de déontologie, Me Manon Chénier, la commissaire élue un an plus tôt avait reçu à la suite d'un vote de ses collègues une sanction l'écartant durant quatre mois de toutes les séances du conseil des commissaires et des comités.
Voulant faire casser cette suspension et souhaitant participer à la réunion suivante, la conjointe de l'ex-maire de Gatineau, Marc Bureau, avait déposé deux semaines plus tard en Cour supérieure une requête en nullité de la décision de la CSPO, accompagnée d'une demande de sursis, jugeant la décision illégale et affirmant entre autres ne pas avoir reçu toute l'information lui assurant une « défense pleine et entière ».
Elle avait finalement retrouvé son siège autour de la table quelques jours plus tard lorsque la juge Carole Therrien a ordonné le sursis en attendant une décision finale sur la légalité de cette suspension.
Les faits reprochés et la nature des plaintes n'ont jamais été rendus publics, la loi n'obligeant pas la commission scolaire à le faire, mais l'une des deux parties plaignantes dans ce dossier était la section outaouaise de l'Association québécoise des cadres scolaires (AQCS), avait appris Le Droit à l'époque.
La prochaine réunion des commissaires de la CSPO aura lieu le 8 février.