Marie-Josée Bourget, présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO, a annoncé dimanche la signature d’une entente de principe.

Entente de principe entre l’UQO et ses chargés de cours

Les étudiants de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) peuvent souffler un peu alors qu’une entente de principe est intervenue samedi entre le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO) et l’employeur pour un nouveau contrat de travail. Toutefois, l’impasse persiste toujours entre la direction de l’université et ses professeurs.

Pas moins de 21 rencontres de négociations auront été nécessaires entre le SCCC-UQO et la direction de l’université au cours de la dernière année, dont trois accompagnées de la conciliatrice du ministère de l’Emploi, pour en venir à un accord.

« Pour nous, c’est clair que son travail a été aidant et qu’il nous a permis d’en arriver à une entente. Aussi, le recteur a compris qu’il était minuit moins une », a indiqué dimanche la présidente du SCCC-UQO, Marie-Josée Bourget.

« Cette entente améliore nos conditions de travail, tant sur le plan monétaire que normatif, a-t-elle précisé. L’UQO a offert ce qu’elle pouvait, et nous, nous avons été responsables dans nos demandes ».

Les quelque 700 chargés de cours de l’UQO à Gatineau et Saint-Jérôme seront appelés à entériner l’entente de principe le dimanche, 4 février. L’exécutif syndical recommande aux membres d’accepter l’accord. 

Le SCCC-UQO a refusé de dévoiler les détails de l’entente, dimanche. Les principaux points en litige portaient sur les salaires, l’évaluation de l’enseignement et les exigences de qualification pour l’enseignement. Présentement, un chargé de cours empoche 9716 $ par charge de cours de 45 heures.

Le syndicat avait obtenu de ses membres le mandat d’exécuter des moyens de pression allant jusqu’à la grève générale illimitée.

Le porte-parole de l’UQO, Gilles Mailloux, a indiqué que l’université est « très satisfaite » de l’entente de principe avec les chargés de cours.

« La conciliation a permis le rapprochement. Tout le monde a salué que ça se soit déroulé dans le bon ordre et de façon respectueuse, a indiqué M. Mailloux. Nous sommes heureux aussi pour les étudiants ».

Les profs

Du côté des négociations avec les professeurs, le conciliateur a informé les parties qu’il souhaite la tenue d’une rencontre dans la semaine du 5 février. Aucune date n’a toutefois été déterminée.

Au terme de la dernière rencontre de conciliation le 22 janvier, le conciliateur avait suggéré aux parties de prendre une période de réflexion afin d’envisager comment allait se dérouler la suite des choses.

Les quelque 250 membres du Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO) sont sans contrat de travail depuis le printemps 2015. 

Les professeurs ont tenu deux débrayages la semaine dernière. 

Une assemblée générale des membres est prévue dans la semaine du 12 février.