La nouvelle convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 août 2022 si elle est ratifiée.
La nouvelle convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 août 2022 si elle est ratifiée.

Entente de principe avec les enseignants franco-ontariens

Charles-Antoine Gagnon
Charles-Antoine Gagnon
Le Droit
Même si les classes sont suspendues en Ontario en raison de la pandémie de COVID-19, les négociations entre la province, les associations de conseils scolaires et le syndicat qui représente les enseignants franco-ontariens se sont poursuivies au cours des dernières semaines et un terrain d’entente a été conclu mardi.

«Cet accord est une bonne nouvelle qui survient au milieu de l’épidémie de COVID-19. C’est ensemble que nous arriverons le mieux à poursuivre l’instruction de nos élèves et à assurer leur sécurité», a déclaré le président de l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO), Denis Chartrand.

Les détails de l’accord de principe entre l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO), le gouvernement, l’ACÉPO et l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC) seront rendus publics après la ratification des termes de l’entente par les enseignants et les conseils scolaires. 

La date du vote sera connue prochainement. Si acceptée, la nouvelle convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 août 2022. Les contrats de travail des enseignants étaient échus depuis le 31 août 2019.

«La nouvelle entente permettra de continuer à offrir une éducation de grande qualité à tous les élèves et des conditions de travail satisfaisantes au personnel enseignant des écoles de langue française», a ajouté M. Chartrand.

La conclusion de l’entente de principe suspend les mouvements de grève et les moyens de pression, bien que ceux-ci ont été arrêtés en raison de la situation actuelle de confinement et de distanciation sociale en lien avec le nouveau coronavirus.

«L’AEFO tient avant tout à remercier les 12 000 membres du personnel enseignant et suppléant. Leur appui et leur solidarité ont soutenu nos efforts tout au long d’une ronde de négociation particulièrement laborieuse. Nous remercions également les parents et celles et ceux qui se sont joints à la lutte pour assurer le succès de nos élèves franco-ontariens et l’excellence du système d’éducation public en Ontario», a partagé le président de l’AEFO, Rémi Sabourin.

Il s’agissait du quatrième accord de principe conclu entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants en éducation. La province doit maintenant s’entendre avec les enseignants anglophones des écoles publiques secondaires (Ontario Secondary School Teacher’s Federation (OSSTF) qui compte quelque 60 000 membres.

«En cette période sans précédent, nous sommes résolus à offrir de la stabilité à nos élèves et à notre personnel grâce à cet accord conclu avec les enseignants des écoles de langue française», a déclaré le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce. 

«Toutes les parties ont travaillé d’arrache-pied à la table des négociations pour en arriver à une entente juste et raisonnable», a renchéri la présidente de l’AFOCSC, Johanne Lacombe.

Les salaires, le nombre d’élèves par classe et les cours en ligne obligatoires étaient notamment au coeur du litige entre le gouvernement et ses enseignants.