Éric Antoine, président de la CSCV

Employés absents, déficit important à la CSCV

La Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) a bouclé son année 2018-2019 avec un gouffre financier de 1 018 589 $ causé principalement la hausse de l’absentéisme de ses employés.

C’est ce qui ressort des états financiers 2018-2019 adoptés la semaine dernière par les commissaires de la CSCV. La commission scolaire a terminé la plus récente année scolaire avec des dépenses de 86,7 millions $ et des revenus d’environ 85,7 millions $.

Ce déficit d’exercice résulte essentiellement du fait que la CSCV a dû éponger 1 138 000 $ en coûts afférents à des absences d’employés. Ce n’est pas le nombre d’employés absents qui est à la hausse à la CSCV, mais plutôt « la durée des absences », confirme son président, Éric Antoine. Selon ce dernier, les congés de maladie sur de longues périodes sont de plus en plus fréquents.

« On a un petit déficit d’environ 70 000 $ qui s’explique par des élèves qui ont quitté notre commission scolaire. L’argent dans les écoles, on a un surplus de 261 000 $. C’est similaire aux années passées. Là où le bât blesse, c’est au niveau de l’absentéisme. On ne parle pas de rhumes ou de grippes, mais d’absences prolongées. C’est le poste budgétaire qui est le plus affecté. C’est vraiment ça qui ne nous permet pas de fermer les livres à zéro », explique M. Antoine.

Le budget prévu aux dépenses en matière d’absentéisme a ainsi augmenté de 10,5 % depuis la dernière année. Ce poste de dépense permet de rembourser les coûts liés à l’assurance maladie, aux avantages sociaux et au remplacement des employés en question.

Ce sombre résultat démontre, selon le président de la CSCV, que Québec doit faire des efforts pour pallier à la tendance.

Constatant l’augmentation graduelle du taux d’absentéisme au fil des dernières années, la commission scolaire a tenté d’améliorer les conditions de travail de ses ressources humaines en permettant notamment le télétravail, en garantissant la protection des journées pédagogiques mensuelles et en reconnaissant au cahier de tâches le temps des employés siégeant sur des conseils d’établissement, souligne M. Antoine, qui ajoute que le gouvernement provincial doit maintenant faire sa part.

« Nous sommes rendus à la limite de ce qu’on peut faire. Le gouvernement doit vraiment prendre des mesures concrètes pour valoriser les professions en éducation, que ce soit les enseignants, les TES, les professionnels ou les gestionnaires, parce qu’à tous les niveaux, les gens ne se sentent plus valorisés, il y a du surmenage et c’est ce qui mène à des absences prolongées », affirme-t-il.

Afin d’éponger son déficit budgétaire, la CSCV a dû piger dans son surplus accumulé qui se chiffre désormais à 1,3 million $.