«Si on ne s’intéresse pas à des éléments tels que le manque de soutien dans une école, on ne règlera pas la violence à court terme» affirme Mylène Leroux.

Élèves violents: des questions à se poser en amont

Qu’est-ce que cette violence des écoliers envers les enseignants peut bien cacher et que peut-on faire en amont pour l’atténuer? Voilà l’une des questions cruciales à se poser, selon la professeure au Département de l’éducation de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Mylène Leroux.

«Il faudrait creuser plus loin. C’est un sujet qui doit susciter un questionnement au niveau de la société et du système en général. Qu’est-ce qu’on peut faire pour la diminuer (la violence) à la source? Si on ne s’intéresse pas à des éléments tels que le manque de soutien dans une école, on ne règlera pas la violence à court terme», affirme celle qui se spécialise entre autres dans la résilience des enseignants.

Même si elle n’a pas étudié spécifiquement la problématique, la professeure soutient que selon une étude qu’elle a menée auprès d’enseignants qui amorcent leur carrière, «les difficultés vécues avec les élèves» font partie des facteurs de risque fréquemment identifiés.

La professeure rappelle qu’à l’autre bout du spectre, l’un des facteurs de protection identifiés par les enseignants s’avère la relation développée avec leurs élèves.

«Ces relations-là sont primordiales. Les élèves qui ont besoin de nous ne sont pas toujours les plus faciles d’approche, alors ça devient une importante source de satisfaction pour eux (les enseignants) quand il y a un beau lien», dit-elle.