Plus de 1700 élèves de la région ont été sensibilisés sur la sexualité par l’organisme BRAS Outaouais.

Éducation sexuelle: les organismes communautaires veulent partager leur expertise

À quelques semaines de la rentrée scolaire, BRAS Outaouais interpelle les écoles, les commissions scolaires et le ministre de l’Éducation pour leur signifier l’importance d’inclure encore cette année le milieu communautaire dans les cours d’éducation à la sexualité.

Trois écoles secondaires de la région ont fait appel l’année dernière à l’expertise du sexologue et intervenant à BRAS (Bureau régional d’action sida) Outaouais, Alexandre Albert, pour des ateliers portant sur les infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) et le VIH (virus de l’immunodéficience humaine).

Plus de 1700 élèves ont été sensibilisés par les ateliers, et près de 5600 condoms ont été distribués par l’organisme communautaire de prévention et d’intervention en matière de maladies transmissibles sexuellement, a souligné BRAS Outaouais.

« Notre but principal est que les jeunes aient une éducation à la sexualité basée sur les faits scientifiques, sur les données probantes, et qui est aussi dans un climat de non-jugement qui va les rendre à l’aise », a expliqué M. Albert.

Le cours d’éducation sexuelle est entré en vigueur à l’automne 2018.

Il est de 15 heures par année au secondaire.

M. Albert a indiqué que le BRAS a été en mesure, avec le canevas du ministère, de créer des ateliers spécifiques qui répondent aux objectifs ministériels.

M. Albert a mentionné que des enseignants peuvent parfois se sentir mal à l’aise dans les cours d’éducation à la sexualité. Selon lui, le recours « à une personne de l’externe qui est en mesure de mettre les jeunes en confiance rapidement permet d’avoir des échanges fructueux qui permettent à l’ensemble de la classe à poser un regard critique sur la sexualité ».

D’autres organismes communautaires en Outaouais, comme Jeunesse Idem qui possède une expertise sur la diversité sexuelle et l’identité de genres, ont été invités à quelques reprises, a signalé M. Albert. Le problème, selon le sexologue, est que les écoles ne connaissent pas tous les organismes qui ont une expertise en matière de sexualité.

« Nous voulons partager cette expertise et aider les professeurs qui sont d’une part débordés, et d’autre part qui ne sont pas toujours à l’aise de parler de sexualité », a précisé M. Albert.

BRAS Outaouais a indiqué que les jeunes de 14 à 25 ans sont surreprésentés dans les statistiques de chlamydia et de gonorrhée au Québec.