Le premier ministre Doug Ford

Éducation sexuelle: la Commission des droits de la personne conteste elle aussi

TORONTO — La Commission ontarienne des droits de la personne a annoncé mardi qu’elle se joindra à la contestation judiciaire du programme provisoire d’éducation sexuelle mis en place par le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford.

La commission estime que le programme provisoire établit une discrimination fondée sur le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité de genre et l’expression de genre. 

Les familles de six élèves ont déposé en août dernier une plainte auprès du Tribunal des droits de la personne de l’Ontario, affirmant que le programme retenu pour l’instant par les conservateurs ne fait aucune mention d’enjeux tels que la diversité sexuelle ou les droits des élèves LGBTQ. 

En annonçant qu’elle se joignait à la contestation judiciaire, la Commission des droits de la personne ajoute mardi que le programme élimine également des informations essentielles sur le consentement, ce qui exposerait davantage les élèves à la violence sexuelle. 

En campagne électorale, au printemps, le premier ministre Ford avait promis d’abroger et de remplacer le programme d’éducation sexuelle mis en place par le précédent gouvernement libéral de Kathleen Wynne. 

Il a tenu sa promesse immédiatement après sa prise de fonction l’été dernier. 

L’Association canadienne des libertés civiles et le syndicat représentant les enseignants des écoles élémentaires de l’Ontario ont également déposé une contestation judiciaire.