Depuis que les conventions sont échues le 31 août, le ministère de l’Éducation et les quatre syndicats d’enseignants n’ont toujours pas réussi à s’entendre.

Écoles ontariennes: la grève de plus en plus probable

TORONTO — On saura dans les prochaines heures si l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) a obtenu gain de cause du gouvernement. Mais cette deuxième journée de négociations a peu de chances d’aboutir sur une entente, estiment deux spécialistes.

« Il y a des positions arrêtées des deux côtés », estime l’ancienne vice-présidente de l’AEFO, Lise Routhier Boudeau.

« En fait, il ne semble pas avoir une volonté du gouvernement de revenir sur l’augmentation de la taille des salles de classe, mais les syndicats vont maintenir leurs moyens de pression. L’appui du public est de leurs côtés », analyse celle qui était au cœur de la grève 1997, considéré comme le dernier conflit de grande ampleur entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants.

Le président de l’AEFO, Rémi Sabourin.

« On est rendu à un moment où la seule solution va être l’arbitrage. C’est une décision difficile, car il y a toujours un côté de la table insatisfait et cela laisse des cicatrices. »

Et d’ajouter : « J’ai l’impression qu’on ne va pas pouvoir être capable d’éviter les grèves. »