Si tout se passe bien, une école alternative pourrait ouvrir à temps pour l’année scolaire 2021-2022 sur le territoire de la CSD.

École alternative: la CSD favorable au projet

Si l’intérêt de la population pour le projet se confirme lors d’un processus de consultation sur divers sujets cet automne, la commission scolaire des Draveurs (CSD) se dit prête à accueillir une école alternative sur son territoire. Si on va de l’avant, l’enjeu numéro un sera de lui trouver un toit.

Le président Claude Beaulieu confirme que « plusieurs rencontres » ont eu lieu avec le groupe Projet alternatif Gatineau au fil des derniers mois.

« Actuellement, on veut répondre aux besoins exprimés par des parents et on sait que le groupe de gens qui s’occupe de ce programme-là est très sérieux. Ils ont fait leurs devoirs et le projet a du sens. Ça fera partie de nos consultations dans les différents secteurs, on va demander aux gens ce qu’ils en pensent. Nous sommes favorables à ce projet-là, mais il y aura toute la question de l’espace à étudier. Il va falloir trouver un établissement pour accueillir les élèves, ça signifiera un déplacement de clientèle. En fait, il s’agit de trouver une école primaire qui pourrait héberger ce projet-là tout en n’affectant pas sa clientèle régulière. Il faut s’assurer d’avoir une répartition équitable. Il y aura un effet domino. Si on met en place un tel projet, il y aura des conséquences ailleurs », affirme-t-il.

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Depuis le début octobre, et ce jusqu’au 25 novembre, la CSD consulte le public sur le développement d’une vision sur la gestion des territoires et des projets pédagogiques particuliers. L’école publique alternative est entre autres au menu des discussions.

M. Beaulieu affirme que si tout se passe bien, il serait réaliste de croire à une ouverture d’un tel établissement à temps pour l’année scolaire 2021-2022.

Par contre, il précise que même si la Commission scolaire tend la main, « beaucoup d’éléments complexes » sont à considérer avant qu’une décision soit prise dans ce dossier.

« Parmi les scénarios à regarder, il y a la venue de la maternelle 4 ans et aussi notre demande pour une nouvelle école primaire dans le secteur Bellevue. Mais c’est un autre projet qui va compléter notre offre de services, qui va répondre à un besoin, comme les programmes international ou santé plein air, l’entrepreneurship, etc », note-t-il.

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LE SYNDICAT DE L'ENSEIGNEMENT DE L'OUTAOUAIS OUVERT AU CONCEPT

La création possible d’une école publique alternative à Gatineau est pour l’instant perçue d’un bon œil par le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais (SEO), qui spécifie toutefois ne pas avoir encore en main toutes les informations nécessaires.

«C’est encore embryonnaire de notre côté. Le groupe nous a rencontrés et on nous a posé des questions en lien avec la convention collective. C’était en lien avec le contrat de travail, qui s’applique aussi aux écoles alternatives, alors on a pu les aider à cheminer. Mais on n’en sait pas tellement plus, il n’y a pas encore eu de discussions avec la CSD. Il va falloir voir par exemple comment on va cibler les enseignants qui vont aller y enseigner. Il faudra en parler, car on espère que le choix sera fait sur une base volontaire», lance la présidente Suzanne Tremblay.

Cette dernière ajoute que «certainement qu’il pourrait y avoir des enseignants intéressés à joindre cette équipe».

Le SEO représente plus de 5100 membres dans la région.