Deux syndicats de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) affirment que la direction de l’établissement fait preuve d’«incohérence» dans sa politique salariale.

Deux syndicats attaquent l’UQO

Deux syndicats de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) affirment que la direction de l’établissement fait preuve d’«incohérence» dans sa politique salariale.

Le Syndicat des professeurs (SPUQO) et le Syndicat du personnel de soutien (SPSUQO) ont uni leurs voix pour dénoncer le contenu d’un bulletin « Info négo » publié par la partie patronale à la mi-février.

Alors que l’offre de l’UQO pour ses professeurs prévoit un gel salarial pour 2019, le SPUQO et le SPSUQO déplorent que l’université affirme que cela respecte « l’esprit de la politique salariale gouvernementale qui a préalablement été acceptée par tous les autres groupes d’employés de l’UQO ».

La présidente du SPSUQO, Lynda Thibault, note que la convention de ses membres se termine à la fin avril 2019 et que rien n’est encore déterminé pour le reste de l’année. « L’université nous dit qu’on a accepté un gel de salaire alors que c’est totalement faux, lance-t-elle. C’est de la fabulation. Pour nous, c’est comme s’ils nous peinturaient dans le mur. »

Au SPUQO, la présidente Louise Briand ajoute que la politique salariale gouvernementale prévoit un gel en 2019, « mais c’est l’année où le gouvernement fait un exercice de relativité salariale [...] qui va faire augmenter de 2,4 % la masse salariale ».

L’UQO, dans son bulletin Info négo, faisait valoir que l’offre présentée à ses professeurs représente une hausse de 11,25 % sur sept ans, jusqu’en 2021. Selon le syndicat, les négociations salariales achoppent seulement pour 2019, année pour laquelle les professeurs réclament une hausse de 2,4 %.

Le SPUQO attend par ailleurs toujours une réponse à sa demande d’arbitrage, alors que son mandat prévoit qu’à défaut d’une entente ou d’une réponse favorable pour soumettre le dossier à un arbitre, une grève générale sera déclenchée samedi.

La partie patronale estime pour sa part qu’un tel débrayage « aurait des conséquences importantes, et ce, tant pour les étudiants et les étudiantes que pour l’ensemble de la communauté universitaire ».