Malgré des négociations que l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) n’hésite pas à qualifier « d’encore pénibles et très lentes », deux autres journées de pourparlers se sont ajoutées au calendrier la semaine prochaine.

Deux autres jours de négociations pour les enseignants franco-ontariens

Malgré des négociations que l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) n’hésite pas à qualifier « d’encore pénibles et très lentes », deux autres journées de pourparlers se sont ajoutées au calendrier la semaine prochaine.

Alors que la seconde phase de la grève du zèle est enclenchée depuis mardi dernier pour les 12 000 enseignants franco-ontariens, les parties ont convenu de revenir à la table des négociations les 5 et 6 février à Toronto. En présence d’un médiateur, ils ont négocié mercredi et jeudi, sans toutefois parvenir à s’entendre. 

« On a quand même réussi à faire quelques petites choses. Ce que je dirais, c’est qu’on s’est surtout concentré sur des points qui concernent les conseils scolaires. On a avancé un petit peu, mais ça demeure quand même très pénible et lent. Le conseil d’administration se réunira mardi (le 4 février) et devra possiblement prendre certaines décisions », lance le président du syndicat, Rémi Sabourin. 

Ces séances de négociations pourraient bien être celles de la dernière chance avant le déclenchement de grèves rotatives, voire d’une grève illimitée. 

« Rien n’est exclu, mais encore une fois il faut se rappeler qu’il doit y avoir un préavis, un intervalle de cinq jours avant qu’il y ait un arrêt de travail, comme le veut la loi. En espérant que les prochaines de séances de négociation permettront d’améliorer les choses, mais encore faut-il qu’il y ait un momentum », note-t-il. 

C’est donc dire que les enseignants pourraient en principe débrayer au cours de la semaine du 10 février, même si rien n’est encore joué, précise l’AEFO. 

« Chaos administratif »

En attendant, le syndicat affirme que la grève du zèle a des conséquences loin d’être minimes et dérange, comme il le souhaitait. 

« On reçoit énormément de questions de la part des conseils scolaires. Le système est embourbé en ce moment, c’est le chaos administratif. Il y a quatre ou cinq conseils (scolaires) qui ont eux-mêmes décidé d’annuler les activités parascolaires, même si de notre côté la consigne n’était pas de ne plus y participer systématiquement. Il y a aussi, par exemple, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est qui a décidé de repousser la remise des bulletins pour la maternelle et le jardin. Ils seront remis lorsque le conflit sera terminé. Nos membres avaient écrit de courts commentaires », indique M. Sabourin. 

Les relevés des apprentissages seront remis lorsque les moyens de pression seront terminés.

Rappelons que la convention collective est échue depuis le 31 août. 

La hausse du nombre d’élèves par classe, la rémunération et l’obligation de suivre des cours en ligne pour l’obtention du diplôme d’études secondaires sont parmi les principaux points en litige dans les négociations.