Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a ordonné aux écoles de faire des tests d’eau potable pour s’assurer qu’elle ne contient pas une trop forte teneur en plomb.

Détection de plomb: la CSD et la CSPO testeront leur eau

Des commissions scolaires de l’Outaouais comptent se conformer dans les plus brefs délais à la directive ministérielle qui ordonne de faire des tests d’eau potable dans toutes les écoles de la province pour s’assurer qu’elle ne contient pas une trop forte teneur en plomb.

Mardi, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a enjoint les écoles de procéder à un examen exhaustif de leurs abreuvoirs à la suite de la publication ces dernières heures d’articles qui font état d’analyses troublantes dans Le Soleil et La Presse.

Dans le premier cas, on signale que des tests d’eau potable effectués par la Ville de Québec ont permis de déceler des concentrations de plomb « significativement élevées » dans les abreuvoirs des écoles de la capitale ; tandis que dans le second cas, une enquête réalisée avec l’Université de Montréal a conclu que 4 des 24 échantillons d’eau récoltés dans des écoles primaires de la région montréalaise dépassaient le taux recommandé par Santé Canada (5 microgrammes par litre). Dans l’un des établissements testés, l’eau contenait sept fois plus de plomb que la norme.

La commission scolaire des Draveurs (CSD) affirme qu’elle va respecter la demande que Québec va lui faire parvenir mais souligne que dans ses six écoles situées en milieu rural et dont l’eau provient d’un puits artésien, les tests annuels n’ont jamais révélé un taux anormal de plomb.

« Pour le reste des écoles de notre territoire, l’eau provient du service d’aqueduc de la Ville de Gatineau, alors on se plie à ce que la Ville nous dit, par exemple quand il y a des avis d’ébullition », de dire la porte-parole Mélissa Fortin.

À la commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), on indique que quatre règlements distincts établissent les obligations en matière de distribution d’eau potable, y compris le Règlement sur la qualité de l’eau potable découlant de la Loi sur la qualité de l’environnement.

La CSPO indique que conformément à ces exigences, elle effectue des tests de qualité de l’eau à la suite d’un bris d’équipement, lors de travaux de plomberie ou lorsqu’un problème lui est signifié.

« Ainsi, la date des derniers tests varie d’une école à l’autre. Toutefois, à la suite de l’annonce du ministre, des tests seront effectués dans tous les établissements, incluant le centre administratif », a-t-on dit.

Appelée à réagir, la Ville de Gatineau n’avait pas retourné nos appels au moment d’écrire ces lignes.

Le plomb est reconnu pour avoir des effets néfastes sur la santé humaine. À de faibles concentrations, il affecte surtout le système nerveux et peut entraîner des effets mineurs sur le développement intellectuel des nourrissons et des enfants de moins de 6 ans, selon les autorités.