Josée Scalabrini estime que les services professionnels et de soutien ne sont plus au rendez-vous dans les écoles.

Des syndicats de l’enseignement réclament des engagements avant les élections

QUÉBEC — La Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) entend s’impliquer dans la prochaine campagne électorale québécoise.

Des membres de la fédération, qui regroupe 35 syndicats d’enseignants de commissions scolaires au Québec, ont livré une carte de souhaits géante aux élus, mercredi, devant l’Assemblée nationale à Québec, pour leur souhaiter de passer de belles vacances avant un automne rempli. La fédération compte faire prendre des engagements aux candidats qui se présenteront en vue des élections du 1er octobre, qu’elle pourra ensuite rappeler au parti qui formera le gouvernement.

La présidente de la FSE, Josée Scalabrini, demande aux différents partis des engagements visant à favoriser l’école publique. Elle réclame une vision globale et des gestes concrets, déplorant que de l’argent ait été dégagé en raison de l’arrivée des élections pour venir répondre à des besoins à la pièce.

Mme Scalabrini estime que les services professionnels et de soutien ne sont plus au rendez-vous dans les écoles. À son avis, on a apporté depuis des années des changements qui retombent toujours sur les épaules des enseignants qui doivent donner certains cours sans préparation, formation ou soutien.

La fédération n’entend pas prendre position en faveur d’un parti dans la campagne. Mme Scalabrini dit faire confiance aux enseignants qui pourront se faire une idée après avoir écouté chacun des partis en évaluant ce qui répond aux besoins dans le milieu.

La FSE et l’Association provinciale des enseignantes et des enseignants du Québec (APEQ-QPAT) lanceront en septembre le mouvement Pour l’École Publique (PEP). Ce mouvement portera la voix du personnel enseignant qu’elles représentent durant la période électorale et les mois qui suivront.

La Presse canadienne