Plusieurs questions restent sans réponse après un incident qui a impliqué un autobus scolaire à la Commission scolaire des Draveurs.

Des précisions réclamées auprès des autorités scolaires

Un père de famille cherche à obtenir des réponses précises de la Commission scolaire des Draveurs (CSD) après qu’un chauffeur d’autobus scolaire eut perdu la maîtrise de son véhicule à la suite d’un malaise lors de son trajet de fin d’après-midi, mardi.

L’événement s’est produit vers 16 h 15 sur la route 307 à l’angle de la rue de Bouchette à Cantley. Le véhicule s’est retrouvé en travers de l’artère très achalandée, s’immobilisant dans le fossé.

Selon les premières informations obtenues par Martin Caron, le chauffeur aurait été victime d’une crise d’épilepsie. Les autorités scolaires et policières n’ont cependant pas confirmé officiellement le malaise qui a frappé le chauffeur.

Heureusement, personne n’a été blessé dans l’autobus, et aucun véhicule n’est entré en collision avec le mastodonte jaune.

Martin Caron a appris la nouvelle de l’accident par son fils lorsque ce dernier est rentré à la maison, quelque 45 minutes plus tard. M. Caron a déploré l’absence de communication du transporteur et de la CSD après l’accident.

« Est-ce qu’on vérifie les antécédents médicaux de cette nature ? Est-ce sécuritaire ? », s’est aussi interrogé M. Caron, se demandant si quelqu’un qui a des antécédents en matière d’épilepsie peut se trouver derrière le volant d’un transporteur public.

« Certains disent que je m’emballe pour rien, mais je suis d’avis qu’une tragédie a été évitée de justesse, a indiqué M. Caron. C’est une route très passante, il y a beaucoup de transporteurs routiers, beaucoup de camions. Les chances étaient élevées pour une collision ».

Dans une lettre adressée aux parents des élèves de l’autobus 259 mercredi, la CDS a indiqué qu’un nouveau chauffeur a été attitré au circuit.

« Bien que nous comprenions vos inquiétudes, nous réitérons que diverses mesures de contrôle sont actuellement mises en place pour minimiser ce type d’événements. À cet effet, non seulement des vérifications sont effectuées par la commission scolaire via ses transporteurs, mais des contrôles peuvent également être exigés par la Société de l’assurance automobile du Québec. Par conséquent, la commission scolaire n’avait aucun motif de croire que la sécurité des élèves transportés était compromise au moment de l’événement », a expliqué la CSD.

M. Caron croit qu’il « manque de la matière » dans la réponse de la CSD.

« On ignore quelle était la condition médicale du chauffeur, si le transporteur était fautif en laissant conduire une personne avec une condition médicale. On ne connaît pas ces détails », a-t-il réagi.