Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, a annoncé lundi un investissement de 7,5 millions $ pour que toutes les écoles secondaires publiques et privées aient droit à la présence d’un intervenant en dépendance en leurs murs, au minimum 18 heures par semaine, d’ici la fin de la présente année scolaire.

Des intervenants en dépendance dans toutes les écoles secondaires

Toutes les écoles secondaires du Québec verront bientôt circuler dans leurs couloirs des intervenants qui tenteront de prévenir la dépendance aux drogues, à la cigarette, à l’alcool et la cyberdépendance.

Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, a annoncé lundi un investissement de 7,5 millions $ pour que toutes les écoles secondaires publiques et privées aient droit à la présence d’un intervenant en dépendance en leurs murs, au minimum 18 heures par semaine, d’ici la fin de la présente année scolaire. Cet intervenant, qui pourra être un éducateur spécialisé ou un travailleur social par exemple, devra avoir à sa charge un maximum de 1000 élèves.

Le ministre Carmant indique que leur rôle sera de repérer tous les adolescents «qui sont à risque» de développer une dépendance, pour leur offrir un accompagnement personnalisé, les référer au système de santé ou les envoyer en maison de thérapie, au besoin. 

Un premier pas

M. Carmant indique que cette annonce est un premier pas, et que ce type de service pourrait être élargi aux écoles primaires dans le futur. 

C’est l’Association québécoise des centres d’intervention en dépendance (AQCID) qui assurera la coordination de ce nouveau projet. Vincent Marcoux, directeur général de l’AQCID, aurait aimé que ces intervenants soient présents dans les écoles 35 heures par semaine, mais se réjouit de l’annonce du ministre, qui constitue tout de même un grand pas en avant. «C’est déjà 400 fois plus que ce que les élèves ont actuellement», indique-t-il. 

M. Marcoux explique que les intervenants pourront faire des ateliers de prévention en classe, mais aussi de la détection des dépendances sur l’heure du midi ou dans les pauses. Il souhaite que le Fonds de prévention et de recherche en matière de cannabis puisse contribuer à rendre ce programme récurrent d’une année à l’autre. 

Au cours des prochaines semaines, M. Carmant souhaite faire adopter le projet de loi 2, qui fera passer l’âge légal pour consommer du cannabis de 18 à 21 ans au Québec. M. Carmant répète que l’on doit agir tôt et faire de la prévention auprès des jeunes avant qu’ils ne consomment pour une première fois du cannabis. «C’était selon moi le plus grand manquement au niveau de la loi encadrant le cannabis», indique-t-il. 

Pourtant, M. Carmant n’a pas profité de son projet de loi 2 pour ajouter des exigences en matière de prévention. Il explique que d’agir directement dans la loi encadrant le cannabis «ça nous limitait beaucoup» et que son gouvernement souhaitait plutôt prévenir toutes sortes de dépendances.