Au total, quatre locaux modulaires seront aménagés dans la cour de l’école du Boisé, dans le secteur Buckingham.

Des classes modulaires à l’école du Boisé

Aux prises avec un manque criant d’espace dans ses écoles primaires, la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) devra se tourner vers l’utilisation de locaux modulaires dès la prochaine année scolaire.

Le conseil des commissaires de la CSCV vient d’accorder un contrat de 1,1 million de dollars à la firme AMB Tresec Inc. pour la location de locaux temporaires. Au total, quatre locaux modulaires seront aménagés dans la cour de l’école du Boisé, dans le secteur Buckingham, à temps pour la prochaine rentrée. Ces « classes préfabriquées » pourront accueillir une centaine d’élèves. Le contrat de location sera en vigueur pour une durée de cinq ans.

Selon la direction de la CSCV, il ne reste qu’un seul local libre parmi tous les établissements primaires des secteurs Buckingham et Masson-Angers et cette « solution tampon » est devenue inévitable.

Après avoir essuyé un refus de la part de l’ancien gouvernement libéral pour obtenir le financement pour la construction d’une nouvelle école primaire à Buckingham, au printemps 2018, la CSCV a déposé un second projet l’été dernier pour accueillir une première école primaire de quelque 300 places dans les prochaines années à L’Ange-Gardien. Le projet, estimé à 13 millions de dollars, est actuellement à l’étude à Québec.

« On n’a pas le choix d’aller avec des modulaires. Pour la rentrée scolaire 2019-2020, nous sommes déjà en manque d’espace », affirme le président de la CSCV, Éric Antoine.

Ce dernier indique que les infrastructures mobiles seront mises en évidence aux yeux de tous, à l’arrière de l’école du Boisé. Le choix de l’emplacement a été fait en fonction de l’espace de la cour d’école et du fait que les circuits d’autobus du secteur convergent en majorité vers cet établissement. Il y avait aussi une visée stratégique, souligne M. Antoine, afin de lancer un message à la population et au gouvernement provincial que la construction à court terme d’une nouvelle école est nécessaire.

« Quand même bien qu’il y a l’air conditionné, que c’est fraîchement peinturé, que c’est confortable et que c’est au goût du jour, ce n’est pas la volonté première d’enseigner dans un local modulaire quand tu es enseignant. Les salles de bain ne sont pas à même les infrastructures et ça implique certaines contraintes. On veut que ces classes modulaires soient à la vue de tous, que les gens passent devant l’école, qu’ils se disent “wow nous sommes rendus là” et qu’ils se rendent compte du travail qu’on met pour avoir une nouvelle école », a mentionné M. Antoine.

La pétition lancée le mois dernier sur le site de l’Assemblée nationale du Québec et demandant la construction d’un établissement primaire à L’Ange-Gardien avait récolté 579 signatures en fin de journée, jeudi.