La première pelletée de terre de l'école secondaire 040 de la CSPO a eu lieu lundi sur le chemin Fraser, dans le secteur Aylmer.
La première pelletée de terre de l'école secondaire 040 de la CSPO a eu lieu lundi sur le chemin Fraser, dans le secteur Aylmer.

Début des travaux de construction de l’école 040 à Aylmer

Les travaux de construction de la nouvelle école secondaire 040 dans le secteur Aylmer, à Gatineau, ont officiellement débuté lundi, plus de trois ans après l’octroi du financement en 2016.

L’école de 10 900 mètres carrés comptera 43 classes, un gymnase double, une bibliothèque et un atrium s’échelonnant sur trois étages et aura une capacité d’accueil de 810 élèves. Le contrat de construction du projet de 31 984 800 $ a été accordé à l’entreprise Boless en octobre dernier.

Marquée par de nombreux délais au fil des ans, l’école, située au 400 chemin Fraser, devrait normalement être prête à temps pour la rentrée 2021.

«On peut dire “enfin”, une première pelletée de terre a été faite ce matin. Les travaux vont durer près de deux ans, mais on est fier aujourd’hui d’annoncer que les travaux sont commencés et que ça avance», indique le président de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), Mario Crevier, soulignant qu’il s’attend à ce que la date d’ouverture de septembre 2021 soit respectée.

«Je pense que les pressions qui ont été faites au cours des derniers mois ont fait en sorte qu’on croit encore que ça va être prêt pour la rentrée 2021. C’est à cette date-là que le constructeur s’est engagé, c’est aussi la seule date que la commission scolaire avance actuellement. Tous les plans sont faits en fonction de 2021, donc on est confiant aujourd’hui, mais disons qu’on va rester très attentifs à la situation», indique pour sa part le député libéral provincial de Pontiac, André Fortin.

«Cette nouvelle école-là va répondre à un besoin important du secteur Aylmer», lance de son côté le conseiller du district de Lucerne, Gilles Chagnon. «Le secteur est en pleine croissance démographique et cette nouvelle école est grandement attendue par les parents et les élèves du secteur.»

Soulagement pour Grande-Rivière

Selon M. Fortin, l’arrivée de l’école 040 dans le secteur Aylmer viendra soulager l’achalandage à l’école secondaire Grande-Rivière, qui accueille cette année 1938 élèves, malgré une capacité de 1750.

«C’est un peu pour ça que ça pressait. On voit en ce moment à Grande-Rivière qu’il y a des classes modulaires qui s’ajoutent chaque année et il va y en avoir davantage l’an prochain. On a parlé de toute sorte de scénarios au cas où l’école ne pourrait pas ouvrir en 2021. On regardait pour des espaces à Hull ou ailleurs, mais personne à Aylmer ne voulait ça, ni la commission scolaire, ni moi, ni les parents. Le problème ce n’est pas les salles de classe modulaire, c’est plutôt l’espace commun comme les gymnases, les corridors et la cafétéria où il y a trop de monde en ce moment.»

«Ça déborde beaucoup actuellement à Grande-Rivière, ça, c’est certain. En 2021 on va prendre les mesures qui s’imposent pour essayer de relocaliser des élèves dans une autre école, mais c’est certain que c’est 810 élèves de plus qui pourront être logés dans cette école, donc ça va assurément soulager Grande-Rivière», précise de son côté M. Crevier, en ajoutant que cela permettra d’enlever les classes modulaires à Grande-Rivière.

M. Crevier souligne d’ailleurs que la CSPO étudie plusieurs scénarios pour contrer l’achalandage élevé à l’école secondaire Grande-Rivière. Parmi les scénarios envisagés, on retrouve notamment l’option de loger des élèves de première secondaire à l’école primaire des Tournesols. La CSPO consulte présentement les parents et les conseils d’établissement. Une décision à cet effet devrait être prise au conseil des commissaires du 15 janvier prochain.

Une esquisse de la future école secondaire 040, qui doit ouvrir ses portes en septembre 2021.

+

UNE COORDINATION «À RÉPARER», SELON ANDRÉ FORTIN

Même s’il est optimiste quant au respect de la date d’ouverture actuelle de l’école 040 dans le secteur Aylmer, le député provincial de Pontiac, André Fortin, ne cache pas sa déception face aux nombreux délais qui ont retardé le début des travaux.

«Il y a eu toute sorte d’imprévus dans ce dossiers-là, dont des enjeux avec le ministère de l’Environnement, l’enjeu avec le site, l’apport financier de la Ville de Gatineau, les dépassements de coût lors de l’appel d’offres et toute sorte d’autres enjeux qui ont retarder le projet.»

M. Fortin s’explique mal comment un si long laps de temps a pu s’écouler avant le début officiel des travaux de la nouvelle école.

«Il y a quelque chose à réparer au niveau de la coordination. Ce n’est pas normal qu’il y ait trois ans qui se sont écoulés entre l’octroi du financement et le début des travaux. On dirait par moment qu’on attend de franchir une étape avant de se rendre à l’autre. Les partenaires ne savent pas toujours où ils en sont rendus. Il y a un manque évident de coordination qui fait en sorte que ça repousse le projet.»

M. Fortin indique qu’il espère que les différents partis impliqués auront retenu la leçon en vue des futurs projets de construction d’école dans la région.

«J’espère qu’avec tous les imprévus qu’on a connu, on va être capable à la commission scolaire ou au ministère [de l’Éducation], de mieux organiser les travaux pour que de tels délais ne se reproduisent plus. Les besoins ont été identifiés en 2014, l’argent était au rendez-vous en 2016, mais à partir de ce moment-là, ce n’est pas normal que ça prenne trois ans avant que les travaux commencent.»