Caroline Andrew

Culture du viol: Caroline Andrew présidera le groupe de travail

La professeure Caroline Andrew présidera le Groupe de travail sur le respect et l'égalité annoncé par le recteur de l'Université d'Ottawa, Allan Rock, le 6 mars dernier. La création de ce groupe de travail est la réponse de l'institution à la crise qui secoue le campus, alors que certains y dénoncent la culture du viol.
Dans la même semaine, l'équipe de hockey des Gee Gees a été éclaboussée par une allégation d'agression sexuelle en groupe sur une jeune femme, à Thunder Bay, et la présidente de la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa, Anne-Marie Roy, a été la cible de propos à connotation sexuelle sur Facebook. Les auteurs de ces propos étaient aussi des représentants étudiants.
Caroline Andrew est professeure depuis plus de 30 ans. Elle a également occupé le poste de doyenne de la Faculté des sciences sociales de 1997 à 2005. Sa carrière de chercheuse en études urbaines, féministes, et en diversité culturelle a fait sa renommée.
«Je suis convaincue que l'ensemble de la communauté universitaire doit participer à de vastes et sérieuses discussions sur ce qui doit être fait, a-t-elle mentionné, lundi. À la suite de ces discussions, nous devrons adopter des propositions concrètes pour apporter de véritables changements.»
Le groupe de travail a le mandat d'évaluer les politiques, les pratiques, et l'éthique visant à lutter contre toute forme de violence sexuelle. D'autres groupes ont cependant dénoncé, depuis le début de la crise, que la direction de l'université n'utilisait pas le terme «culture du viol», et choisissait plutôt l'expression «violence sexuelle».
Le groupe mis en place par l'université doit déposer un rapport sur le bureau du recteur l'automne prochain.
Les autres membres du groupe sont: Véronika Bernard, de la Faculté des arts, Lacy Caron, étudiante du premier cycle en génie mécanique et technologie de l'informatique, Eugene Celac, étudiant de premier cycle, Kelly Gordon, étudiante au doctorat en sciences politiques, Shari Graydon, auteure et militante, Karin Hinzer, professeure agrégée à l'École de génie électrique et d'informatique, Pam Hrick, ex-présidente de la FÉUO, Holly Johnson, professeure agrégée au département de criminologie, Miroslav Kljajic, étudiant à la maîtrise en science économique, Simon Lapierre, professeur agrégé à l'École de service social, Sunny Marriner, directrice générale du Ottawa Rape Crisis Centre, Sonya Nigam, directrice du Bureau des droits de la personne de l'Université d'Ottawa, Michael Orsini, directeur de l'Institut d'études des femmes, et Elizabeth A. Sheehy, titulaire de la Chaire Shirley-Greenberg pour les femmes et la profession juridique, à la Faculté de droit.