Karine Lauriault a pu réunir 636 signatures sur une pétition qu’elle a remis aux commissaires de la CSPO.

CSPO: prioriser la fratrie avant le lieu de résidence

Un total de 636 citoyens ont apposé leur signature sur une pétition visant à prioriser la fratrie lorsque la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) doit déplacer des élèves dans une autre école en raison de surplus.

La pétition a officiellement été déposée au conseil des commissaires de la CSPO mercredi soir, au centre Mgr-Lucien-Beaudoin, dans le secteur Hull. Les signataires exigent que la fratrie soit priorisée avant le lieu de résidence afin que les enfants d’une même famille côtoient la même école.

Comme le mentionnait Le Droit le mois dernier, une mère de famille de Gatineau, Karine Lauriault, a lancé la pétition lorsqu’elle a appris que ses deux jeunes enfants allaient devoir fréquenter deux écoles différentes pour cause d’un manque de place dans les établissements scolaires. L’aîné devra faire sa première année à l’école de la Forêt, à Aylmer, alors que son petit frère entrera en maternelle à l’immeuble de la Petite-Ourse de l’école des Tournesols.

Ce problème cause des maux de tête à Mme Lauriault et aux autres parents qui vivent une situation semblable, eux qui doivent jongler avec des horaires différents pour chaque école.

Mme Lauriault se réjouit du soutien qu’elle a reçu depuis le lancement de la pétition. « Ça me touche profondément et ça démontre que le sentiment que j’avais est partagé. C’est certain qu’on n’a pas pu rejoindre tout le monde, ce n’est pas tout le monde qui a vu la pétition passée sur les réseaux sociaux, mais ça montre que les gens veulent voir un changement. »

Mme Lauriault s’était donné un objectif de 500 signatures. Selon elle, le fait qu’elle ait dépassé son objectif initial prouve qu’il y a « définitivement » un problème à la CSPO. « Dès que j’ai mis la pétition en ligne, j’ai reçu tellement de commentaires des gens. Je pense qu’une politique s’est mise en place il y a plusieurs années, mais il est temps qu’ils la révisent et qu’ils se rendent compte que les gens veulent de la stabilité pour leur famille et leurs enfants. »

La position de la CSPO inchangée

De son côté, la CSPO réitère son engagement à revoir sa politique de gestion de surplus.

« C’est sûr qu’avec le dépôt de la pétition ce soir, ça va se discuter au conseil. La pétition est importante, j’en tiens compte et je vais demander à mes collègues qu’ils se penchent là-dessus », explique le président de la CSPO, Mario Crevier, en entrevue avec Le Droit.

Malgré tout, M. Crevier précise qu’il ne faut pas s’attendre à ce que les éventuelles modifications entrent en fonction avant la rentrée de 2021.

Mme Lauriault déplore cependant ce délai qu’elle juge « trop long », mais elle comprend que « ça ne peut pas être fait pour septembre prochain. Par contre, s’il y a un changement qui est prévu à leur agenda, c’est déjà un grand pas vers l’avant ».