Des parents ont manifesté devant les bureaux de la CSPO dans le but de dénoncer la séparation des élèves par cycle.

CSPO: des parents ne veulent pas voir leurs enfants séparés

Des parents ont manifesté mardi matin devant les bureaux de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) pour dénoncer la séparation par cycles des élèves de l’école des Tournesols et de la nouvelle école 035 à compter de l’an prochain.

Ils n’étaient que quatre, mais tenaient à se faire entendre devant les journalistes, puisqu’ils estiment ne pas obtenir d’écoute de la part des commissaires de la CSPO.

Ces parents du secteur Aylmer, qui ont manifesté pendant une heure en bordure de la rue Saint-Rédempteur, appréhendent les défis qui les attendent dès l’automne prochain, alors que les plus jeunes élèves (de la maternelle à la 2e année) et ceux plus âgés (de la 3e à la 6e année) seront séparés entre la nouvelle école 035 de la rue du Raton-Laveur et l’école des Tournesols, située sur la rue de la Fabrique. La CSPO dit avoir pris cette décision sur une base « transitoire », le temps que le bassin de la nouvelle école compte plus d’élèves.

Pierre Parent, père de trois enfants, anticipe des problèmes logistiques, tout en ayant des craintes pour l’adaptation de ses deux plus jeunes, « énormément » dérangés par les changements en raison de leur trouble du spectre de l’autisme.

« Ma plus grande s’en va au secondaire, ce qui fait qu’avec la décision qu’ils ont prise, moi j’aurais trois écoles à faire le matin pour aller porter mes enfants », dénonce M. Parent.

Amélie Choquette, mère de trois enfants âgés d’un à cinq ans, s’inquiète aussi de l’anxiété déjà ressentie par son aînée, actuellement en maternelle. « Elle trouve le changement garderie/maternelle déjà difficile, donc l’année prochaine, ça implique qu’elle va changer d’école, et [elle] vit une anxiété par rapport à ça. [...] Quand mon garçon va rentrer à l’école, moi je vais me retrouver à faire deux écoles [...] et je vais avoir ma petite fille qui va être à la garderie. »

Les parents qui s’opposent à la décision de la CSPO se sentent pris dans une lutte à la « David contre Goliath », soutient Mme Choquette. « Je sens qu’on n’a pas beaucoup d’écoles [...] j’ai vraiment l’impression qu’on prend la solution la plus simple et qu’on met un gros diachylon sur une plaie ouverte le temps que l’erreur de la commission scolaire soit corrigée », a-t-elle mentionné.

Selon ce qu’avait indiqué la CSPO avant les Fêtes, 17 % des familles touchées verront leurs enfants fréquenter deux écoles différentes, situées à environ 1,5 kilomètre l’une de l’autre. 

Une pétition circulant sur Internet pour dénoncer la séparation des élèves par cycle a jusqu’à présent permis d’amasser plus de 160 signatures.

La CSPO invite les parents des écoles concernées à une rencontre ce mercredi à 18 h 30, à l’agora de l’école secondaire Grande-Rivière, dans le but d’« expliquer la décision » et d’« écouter » les commentaires. 

Des parents organisent eux aussi une rencontre, jeudi soir à 19 h 30, à l’école des Tournesols.