Éric Brousseau, directeur général du Droit, et Lise Bourgeois, présidente de La Cité, ont scellé un accord de collaboration pour la création d’un laboratoire dans les murs du collège francophone.

Création du Lab Le Droit à La Cité

Le quotidien Le Droit et La Cité ont signé mardi un accord de collaboration pour la création d’un laboratoire qui contribuera à la mission éducative du collège ottavien et qui permettra au journal de maintenir une présence physique en Ontario français.

Le Lab Le Droit deviendra un espace où étudiants, professeurs, chercheurs et artisans du Droit se côtoieront quotidiennement pour partager, apprendre et développer de nouvelles connaissances liées au milieu de l’information. 

Le laboratoire qui doit ouvrir ses portes ce printemps abordera divers thèmes pour les étudiants en journalisme dont, notamment, la diffusion d’articles, la création de reportages vidéo, du mentorat ainsi que des collaborations à des enquêtes journalistiques.

« Ce sont des alliances comme celle que nous annonçons aujourd’hui (mardi) qui témoignent de notre engagement envers nos communautés et surtout qui enrichissent nos institutions en mettant en commun nos forces respectives », a expliqué la présidente-directrice générale de La Cité, Lise Bourgeois, en conférence de presse.

Une personne sera embauchée pour coordonner les différentes tâches au Lab Le Droit. Le directeur général du journal Le Droit, Éric Brousseau, a précisé que le laboratoire est important pour former la relève de demain.

« L’expérience ultime pour les étudiants en journalisme sera de voir certains de leurs textes rédigés dans le cadre du Lab Le Droit à La Cité être publiés dans le journal Le Droit ou sur nos plateformes numériques. Cette expérience précieuse et valorisante sera sans doute un élément marquant dans leur cheminement ici à La Cité », a-t-il expliqué.

Outre le journalisme, le doyen à l’enseignement à La Cité, Frédéric Thibault-Chabot, a précisé que les professionnels au laboratoire entreront en interaction avec les étudiants de différents programmes, dont ceux en publicité et marketing, en relations publiques, en design graphique, en photographie et en animation 3D, notamment.

Déménagement

Les conditions économiques difficiles qui touchent les médias d’information forcent Le Droit à déménager sa salle de rédaction du marché By à Gatineau en 2020 afin de pouvoir bénéficier de programmes d’aide gouvernementaux de la province de Québec. Ce déménagement était aussi une exigence de bâilleurs de fonds. 

« Ça n’a pas été de gaieté de cœur d’envisager ça. Au contraire, personne au Droit souhaitait ça », a expliqué le président du conseil d’administration de la Coopérative des travailleurs et travailleuses du journal Le Droit, Patrick Duquette

M. Duquette a précisé que le quotidien pose des gestes concrets pour maintenir une importante présence en Ontario avec la création d’un poste de courriériste parlementaire à Queen’s Park qui viendra bonifier la couverture de la ville d’Ottawa, de l’Est ontarien, des grandes équipes sportives ottaviennes et des principales institutions franco-ontariennes. La création du laboratoire s’inscrit dans ces gestes.

« Il ne faut pas oublier d’où on vient », a-t-il spécifié.

Le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin, s’est dit déçu du déménagement à venir du quotidien ottavien, mais il dit comprendre la situation.

« Nous aurions aimé pouvoir garder Le Droit de notre côté de la rivière, mais on connaît le contexte et ce que ça représente sur le plan du financement puisqu’il y a de l’argent disponible du côté du Québec. C’est important que Le Droit puisse aller chercher ces sommes-là pour continuer à nous servir. Pour ce qui est de l’entente avec La Cité, c’est une super bonne nouvelle. Ça a beaucoup de potentiel. Les jeunes sont très dynamiques. De voir des jeunes en relations publiques, en publicité et en marketing qui pourront travailler avec des professionnels du Droit, c’est une belle occasion pour eux d’apprendre et de voir comment ça fonctionne dans le vrai monde. Pour les gens qui vont travailler avec ces jeunes, c’est très énergisant », a partagé M. Jolin.