Le CPE au pays de Cornemuse, sur le boulevard Saint-Raymond à Gatineau
Le CPE au pays de Cornemuse, sur le boulevard Saint-Raymond à Gatineau

CPE au pays de Cornemuse: l’employeur réagit

Alors que la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) a fait le point publiquement sur l’état des négociations avec l’employeur du Centre de la petite enfance (CPE) au pays de Cornemuse en début de semaine, ce dernier a tenu à « rectifier certaines informations ».

Dans un communiqué de presse transmis aux médias lundi dernier, le syndicat reprochait notamment à l’employeur de maintenir « volontairement » et « injustement » son personnel au salaire qui prévalait en 2015, ce qui selon le syndicat, nuirait au propre financement de l’employeur.

« La FSSS a choisi d’étaler sur la place publique l’état des négociations sans jamais passer par l’employeur. C’est son choix. Mêler pénurie de main-d’œuvre et respect, c’est son choix. Salir publiquement l’employeur, c’est aussi son choix, affirme Line Kelly, directrice générale pour le comité patronal de négociation au CPE au pays de Cornemuse. Nous aimerions comprendre ce que la FSSS-CSN veut dire par le fait que les agissements de l’employeur nuisent à son propre financement. »

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« Le syndicat peut bien reprocher à l’employeur de maintenir “volontairement” et “injustement” son personnel au salaire qui prévalait en 2015, mais questionnons-nous sur le pourquoi, car il doit surement y avoir une raison, poursuit-elle. Et cette raison est toute simple. L’employeur est toujours en négociation avec le syndicat et tant qu’il n’y aura pas la signature d’une convention collective, la rétroactivité ne sera pas versée. C’est une pratique courante lors de négociations et il n’y a rien d’indignant à cela. »

Mme Kelly rappelle par ailleurs que les parties avaient conclu une entente le 22 mars 2019 « qui aurait permis la signature d’une nouvelle convention collective et le versement de la rétroactivité. »

« Malheureusement, suite à l’entente, le syndicat a tenté d’insérer des ajouts ce qui a remis en cause toute la négociation effectuée auparavant », mentionne-t-elle.

En terminant, Line Kelly insiste sur le fait que le conseil d’administration et la direction ont l’intérêt du CPE « au cœur de leurs décisions et s’assurent de la saine gestion des fonds publics. »