Le Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO) a annoncé mercredi l’ajout de nouvelles mesures sanitaires à son plan de rentrée scolaire.
Le Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO) a annoncé mercredi l’ajout de nouvelles mesures sanitaires à son plan de rentrée scolaire.

COVID-19: le CEPEO resserre ses mesures

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
Le Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO) a annoncé mercredi l’ajout de nouvelles mesures sanitaires à son plan de rentrée scolaire. Ces nouvelles règles sont un pas dans la bonne direction, mais davantage peut être fait, croit une médecin et parent d’élèves qui fréquentent le CEPEO.

Parmi les nouvelles mesures, le CEPEO impose dorénavant le port du masque chez les élèves de la 3e année de l’élémentaire qui se trouvent dans des classes mixtes de 3e-4e année. Rappelons que selon la réglementation officielle du gouvernement ontarien, le port du masque n’est obligatoire que dès la quatrième année. Pour la Dre Shoshanah Deaton, médecin de famille de Rockland et parent d’enfants qui fréquentent le CEPEO, cette mesure est de bon augure, mais plus d’efforts doivent être faits au conseil. Par courriel, le CEPEO affirme suivre les recommandations des autorités de santé publique, y compris sur le port du masque.

Questionné sur la décision d’imposer les masques dans les classes de niveaux mixtes, le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) croit que cette nouvelle réglementation servirait entre autres à uniformiser le port du couvre visage dans un même groupe. Même s’il dit comprendre la décision du CEPEO, le BSEO n’entend pas imposer cette réglementation aux autres conseils scolaires.  


« Je m’attends à un compromis pour les classes de taille plus petite. Je ne m’attends pas à des miracles, mais le reste est complètement faisable. »
Dre Shoshanah Deaton

D’autres mesures demandées

Dans une présentation devant l’administration du CEPEO mardi dernier, la Dre Deaton demandait aussi des classes plus petites, davantage de distanciation et un meilleur système de ventilation dans les écoles. «La Santé publique fait des recommandations qui sont certaines, mais la littérature émerge et ça vaut la peine de faire des choses qui sont potentiellement utiles et qu’on sait qu’elles ne seront pas néfastes», souligne la médecin. 

Dans son plan ajusté, le CEPEO indique, entre autres, que «les systèmes de ventilation sont vérifiés selon un calendrier d’inspection établi et sont conformes aux normes provinciales.» Le conseil ajoute que les filtres seront changés régulièrement et que l’ouverture des fenêtres sera priorisée. 

Devant ces explications, la Dre Deaton se garde une certaine réserve. «Ça va marcher pour quelques mois, mais ensuite à l’hiver il va faire très froid. Dire que ça va augmenter la ventilation de manière satisfaisante, c’est plus imaginatif que réel». 

Consciente que le CEPEO ne pourra sans doute pas adhérer à toutes les demandes d’ajustement, la Dre Deaton espère tout de même des concessions. «Je m’attends à un compromis pour les classes de taille plus petite. Je ne m’attends pas à des miracles, mais le reste est complètement faisable.» À cet effet, le CEPEO réitère que «des ajustements sont réalisés régulièrement en fonction des consignes du gouvernement et des autorités de santé publique pour assurer un retour à l’école sécuritaire, bienveillant et accueillant.»

Le CEPEO assure que ses équipes sont mobilisées et «demeurent à la disposition et à l’écoute de [ses] communautés scolaires.»