La direction de l’école secondaire de l’Île à Gatineau veut se faire rassurante après que des parents et au moins une ancienne commissaire scolaire eurent exprimé des inquiétudes sur la décision de l’école de permettre à un membre de son personnel enseignant récemment revenu d’Italie de poursuivre ses tâches en classe.

COVID-19: des inquiétudes à l’école secondaire de l’Île 

La direction de l’école secondaire de l’Île à Gatineau veut se faire rassurante après que des parents et au moins une ancienne commissaire scolaire eurent exprimé des inquiétudes sur la décision de l’école de permettre à un membre de son personnel enseignant récemment revenu d’Italie de poursuivre ses tâches en classe.

«Après vérification auprès des autorités de la santé publique du Québec, cette personne peut poursuivre ses activités professionnelles puisqu’elle n’a pas de symptôme», a écrit le directeur de l’école, Michel Letang, dans une lettre aux parents.

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La personne en question a voyagé en Italie durant la semaine de relâche. L’Italie est le deuxième pays le plus touché par la pandémie de la COVID-19 après la Chine avec plus de 10 000 cas et plus de 630 décès. Air Canada a annulé ses vols vers ce pays. Le gouvernement du Canada a demandé aux Canadiens plus tôt cette semaine d’éviter tout voyage non essentiel en Italie.

L’ancienne commissaire scolaire Francine Lorange s’est dite «fâchée» par la décision de la direction de l’école.

«Ça [la COVID-19] vient d’être déclarée une pandémie, a pesté Mme Lorange. On aurait pu lui dire de rester à la maison pendant deux semaines. Ça n’a pas d’allure.»

Dans sa lettre, M. Letang a indiqué que la direction de l’école a demandé au membre du personnel enseignant d’appliquer les mesures d’hygiène recommandée pour l’ensemble de la population.

«S’il y a apparition de symptômes, la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais suivra les mesures prévues par les autorités de la santé publique du Québec, soit son retrait temporaire de son lieu de travail», a-t-il spécifié.
Par mesure préventive, Mme Lorange croit toutefois que l’école aurait dû demander à la personne de s’auto-isoler.

«Ils auraient pu la payer au moins pendant 14 jours», a argumenté Mme Lorange.

Le gouvernement du Québec recommande d’ailleurs aux élèves qui sont de retour d’un voyage scolaire effectué dans un pays à risque de s’imposer une quarantaine de deux semaines, qu’ils aient des symptômes ou non. De plus, les directions d’écoles seront invitées à annuler les voyages scolaires prévus dans les pays à risque, dont l’Italie et la Chine. 

Avec La Presse canadienne