Une coalition composée d’associations de professeurs, d’étudiants et d’employés de l’Université d’Ottawa affirme que l’augmentation de la taille des classes et la fusion de sections de cours pour la formation à distance en raison de la pandémie de COVID-19 alourdiront la charge de travail des profs et des employés, et nuira à leur capacité de répondre aux besoins et aux attentes des étudiants cet automne.
Une coalition composée d’associations de professeurs, d’étudiants et d’employés de l’Université d’Ottawa affirme que l’augmentation de la taille des classes et la fusion de sections de cours pour la formation à distance en raison de la pandémie de COVID-19 alourdiront la charge de travail des profs et des employés, et nuira à leur capacité de répondre aux besoins et aux attentes des étudiants cet automne.

COVID-19 à l’Université d’Ottawa : inquiétudes sur une charge de travail plus lourde

Une coalition composée d’associations de professeurs, d’étudiants et d’employés de l’Université d’Ottawa (Ud’O) affirme que l’augmentation de la taille des classes et la fusion de sections de cours pour la formation à distance en raison de la pandémie de COVID-19 alourdiront la charge de travail des profs et des employés, et nuira à leur capacité de répondre aux besoins et aux attentes des étudiants cet automne.

Dans une lettre adressée au recteur de l’Ud’O, Jacques Frémont, la Coalition intersyndicale de l’Université d’Ottawa (CIUO) avance que ces contraintes risquent «d’avoir de graves répercussions sur la rétention de nos étudiants».

«L’enseignement et l’apprentissage à distance entraînent des iniquités ainsi que des obstacles à l’accessibilité et aux accommodements, tant pour les étudiants que pour les professeurs. À la lumière de recherches sur l’apprentissage à distance et des problèmes découlant de l’augmentation de la taille des classes, la CIUO exhorte l’administration centrale à revenir sur sa décision d’augmenter la taille des classes en vue de la session d’automne», précise la lettre.

Le recteur de l’Université d’Ottawa, Jacques Frémont

Le CIUO affirme que certaines facultés profitent de la transition vers l’apprentissage en ligne pour combiner des sections de cours afin de créer des cours où le nombre d’étudiants inscrits est doublé, triplé ou quadruplé.

«Alors que nous travaillons sans relâche à retenir nos étudiants et à leur offrir la meilleure éducation possible, nous souhaitons que l’administration centrale travaille avec nous en évitant de succomber aux mesures de réduction des coûts telles que la fusion de sections de cours et l’augmentation de la taille des classes», a continué le CIUO, tout en précisant que l’Ud’O «est dans une situation financière très solide», et qu’elle est en mesure d’investir «afin d’offrir l’éducation de qualité à laquelle les étudiants s’attendent».

L’Université d’Ottawa n’a pas voulu réagir aux demandes du CIUO pour l’article du Droit, préférant plutôt communiquer sous peu avec sa communauté universitaire à ce sujet.