Au lendemain de la tempête médiatique provoquée par le Toronto District School Board (TDSB) concernant l’avenir de ses programmes d’instruction en français, le conseil scolaire tempère les craintes et assure chercher une solution « innovante », sans complètement rassurer.
Au lendemain de la tempête médiatique provoquée par le Toronto District School Board (TDSB) concernant l’avenir de ses programmes d’instruction en français, le conseil scolaire tempère les craintes et assure chercher une solution « innovante », sans complètement rassurer.

Cours en français: le conseil scolaire anglophone de Toronto calme le jeu

Benjamin Vachet
Collaboration spéciale - #ONfr
TORONTO – Au lendemain de la tempête médiatique provoquée par le Toronto District School Board (TDSB) concernant l’avenir de ses programmes d’instruction en français, le conseil scolaire tempère les craintes et assure chercher une solution « innovante », sans complètement rassurer.

Peut-être à cause du tollé provoqué, la directrice adjointe du TDSB, Manon Gardner aurait tenté de calmer le jeu, mercredi soir.

Selon ce qui a été rapporté à ONFR+, lorsque le plan préliminaire de réouverture post-COVID-19 a été présenté, la conseillère scolaire Rachel Chernos-Lin aurait demandé s’il était dans l’intention du conseil scolaire de supprimer ses programmes d’immersion, de français intensifs et de base. Et c’est un « Non » sans équivoque que lui a fourni Mme Gardner.

« Nous avons reçu beaucoup d’appels de parents et d’enseignants, hier. Ils étaient énervés et inquiets en regardant le plan préliminaire du conseil scolaire. Pour nous, tel que c’est présenté, c’est inacceptable ! », affirme pour sa part la directrice générale de Canadian Parents for French Ontario, Betty Gormley.

Cette dernière ne peut envisager une seconde la possibilité que le plus grand conseil scolaire de l’Ontario supprime ses programmes d’instruction en français.

« Il y a plus de 200 000 parents qui placent leurs enfants en immersion française et qui veulent les voir poursuivre jusqu’en 12e année pour avoir l’opportunité de devenir bilingues. C’est essentiel que ce soit maintenu. »

Selon les différents modèles envisagés dans son plan préliminaire pour la rentrée de septembre, le TDSB explique qu’un retour en classe hybride ou adapté, avec des effectifs limités en classe, obligerait à recruter entre 988 et près de 2 500 enseignants supplémentaires, pour un coût compris entre 98,85 et 248,9 millions de dollars.

La difficulté de recruter des enseignants qualifiés en français rendrait alors difficile le maintien de l’offre de programmes en français, soulignait le conseil scolaire, semblant ainsi ouvrir la porte à une éventuelle suppression, au niveau élémentaire, de ses programmes d’immersion, de français intensifs et de base.

Le TDSB compte 247 000 élèves répartis dans 583 écoles, dont 29 600 élèves qui fréquentent les programmes d’immersion et de français intensif.

Pour lire le texte dans son intégralité, rendez-vous sur le site web d'#ONfr.