Le commissaire François Boileau avait déjà souligné que la structure de gouvernance du Centre Jules-Léger ne tient pas la route.

Centre Jules-Léger: la recommandation du CSF n'a pas été respectée

Le Commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau le dit sans détour: le ministère de l'Éducation n'a pas respecté sa recommandation de doter le Centre Jules-Léger de son propre conseil scolaire francophone en 2016. Il doute toutefois que le gouvernement fermera Jules-Léger.
«Non, j'avais prévu que tout soit en place pour 2016 de façon ordonnée», a-t-il expliqué lundi. Mais puisqu'un comité de transition n'a pas encore été formé, ce ne sera sûrement pas possible avant 2017, croit M. Boileau. «On a perdu une année [...] les changements à la gouvernance exigent des changements législatifs.»
La bonne nouvelle, s'est exprimé le commissaire, c'est que les inscriptions pour l'école provinciale et l'école d'application de Jules-Léger ont repris. Donc, ce sera le statu quo pour 2016-2017.
«Les deux écoles peuvent reprendre les inscriptions, a-t-il affirmé. [... ] Il n'y a pas de programmes qui seront coupés. C'est rassurant.»
M. Boileau a bon espoir que le Centre Jules-Léger puisse continuer à exister. Dans ses échanges avec le ministère de l'Éducation, «personne ne mentionne l'option de fermer Jules-Léger», a-t-il indiqué, bien qu'il ne puisse en avoir la certitude.
Le ministère a entrepris des consultations au sujet des écoles provinciales et d'application. Le Centre Jules-Léger, qui comprend une école provinciale et une école d'application pour les sourds, les malentendants, les aveugles et les personnes à basse vision, fait l'objet de cet examen. Pendant la durée des consultations, les inscriptions étaient gelées, ce qui a fait craindre le pire. Mais la semaine dernière, la ministre de l'Éducation, Liz Sandals, a annoncé la reprise des inscriptions pour l'automne. La province a également lancé une consultation en ligne sur les avantages et désavantages de doter Jules-Léger d'un conseil scolaire francophone.
M. Boileau estime que les prochains mois seront consacrés à la mise sur pied d'un comité de transition chargé de mettre en place une nouvelle structure de gouvernance francophone pour Jules-Léger. 
Du côté du ministère, une porte-parole a souligné qu'on était encore en train de revoir tout le dossier.