Avec la chaleur, plusieurs élèves se sont prévalus du droit de s'absenter, mardi.

Canicule : plusieurs absents dans les classes de la région

Plusieurs chaises sont demeurées vides dans les salles de classe de l'Outaouais, mardi, en raison de la chaleur accablante qui sévit dans la région. Un scénario qui risque de se répéter mercredi.
De nombreux parents ont visiblement bien pris connaissance des messages envoyés lundi par les commissions scolaires des Portages-de-l'Outaouais (CSPO), des Draveurs (CSD), au Coeur-des-Vallées (CSCV) et Western Québec (CSWQ), qui ont décidé de garder leurs établissements ouverts tout en soulignant que les absences ne seraient pas inscrites au dossier des élèves qui ne se présenteraient pas en classe. Cette mesure reste en vigueur mercredi pour les écoles non climatisées. Les parents doivent tout de même communiquer avec le secrétariat de leur école pour signaler les absences.
En début d'après-midi, mardi, la CSCV évoquait un taux d'absentéisme tournant autour de 20 à 25 % dans certaines de ses écoles primaires. À la CSPO, on rapportait un taux d'absentéisme moyen de 10 %, « comparativement à un taux de  5 % habituellement ». À l'école secondaire des Lacs, la proportion d'élèves absents a atteint 44 %.
Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) ont eux aussi constaté qu'il manquait « beaucoup d'élèves ». « Entre huit et dix élèves par classe au primaire » sont restés à la maison mardi, a indiqué la présidente du syndicat, Suzanne Tremblay.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs parents ont expliqué pourquoi ils ont choisi de ne pas envoyer leurs enfants en classe. Au moins trois parents ont écrit sur la page de la CSPO que leur enfant avait été malade après avoir passé la journée de lundi à l'école. D'autres ont décrié que des activités physiques aient été organisées à l'extérieur malgré l'avertissement de chaleur en vigueur.
Au SEO, qui couvre la CSPO, la CSD et la CSCV, Suzanne Tremblay a rapporté que la situation restait « très difficile », mardi, dans les établissements non climatisés. « Les professeurs ont chaud, et ils n'ont pas la possibilité de quitter la classe parce qu'ils sont en présence d'un groupe d'élèves dont ils ont la responsabilité », a souligné la présidente du syndicat.
Cette dernière déplore que les commissaires scolaires n'aient pas retenu certaines solutions leur ayant été proposées. « Il y aurait eu la possibilité de placer une journée pédagogique flottante, comme ça se fait lors d'une journée de tempête, a mentionné Mme Tremblay. [...] On avait aussi suggéré de fermer les écoles une heure plus tôt ou encore tout l'après-midi, mais nous n'avons pas été entendus. »
La présidente du SEO note que les enseignants qui présentent une condition physique les rendant à risque de souffrir davantage de la chaleur, comme l'asthme ou une grossesse, pouvaient prendre congé mardi, mais qu'ils devaient dans un tel cas puiser dans leur banque personnelle de congés.
Pour la journée de lundi, le syndicat a entendu parler de classes où la température a atteint 32 ou 33 degrés Celsius, « avant l'humidité ». « C'est sûr que l'enseignement ne se fait pas comme habituellement, a souligné Mme Tremblay. Il y a beaucoup d'absences, donc c'est surtout des exercices et de la révision. [...] Ce ne sont pas des conditions d'apprentissage. »
À 14 h, mardi, le mercure indiquait 30 °C dans la région, avec une température ressentie de 36. 
Pour mercredi, Environnement Canada prévoit un maximum de 29 °C, avec un humidex à 35. La vague de chaleur prendra fin jeudi, alors que la température maximale prévue est de 18 °C.
«C'est juillet en septembre»
MONTRÉAL - Le Québec et l'Ontario sont aux prises, en ce début d'automne, avec de la chaleur comparable aux périodes de canicules estivales.
Le temps demeure exceptionnellement chaud et humide sur les régions du sud-ouest et du centre du Québec.
Bien qu'il n'y ait pas vraiment de définition scientifique du mot canicule, on affirme dans la société en général qu'il faut trois jours où l'on atteint 30 degrés. Or, c'est ce que l'on a observé depuis dimanche à certains endroits.
Les températures restent élevées même la nuit, comme le souligne le météorologue Alexandre Parent, d'Environnement Canada. Selon lui, quand on atteint 30 degrés dans le jour l'été, il n'est pas rare que, durant la nuit, on tourne autour de 19, 20 ou 21 degrés comme minimum. Or, c'est en plein ce que l'on vit en ce moment.
Cette séquence de temps chaud sans aucune précipitation est exceptionnelle, selon lui. En effet, le nombre de journées consécutives durant lesquelles les températures ont dépassé les normales saisonnières est inédit en cette période de l'année. À Montréal, comme à Gatineau et Ottawa, depuis le 10 septembre, jour après jour, on est au-dessus des normales saisonnières sans précipitation. 
Une séquence comme celle-ci n'est pas rare durant l'été, mais ça ne s'est jamais vu en septembre. Selon M. Parent, on vit ainsi juillet en septembre présentement.