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Karianne Romain, 17 ans, a récemment réussi à remporter la palme régionale d'Exposciences en Outaouais.
Karianne Romain, 17 ans, a récemment réussi à remporter la palme régionale d'Exposciences en Outaouais.

Briller en vulgarisant la fabrication d'organes en 3D

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
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C'est grâce à sa vulgarisation de quatre techniques d'utilisation de cellules souches pour «construire» des organes humains, lesquelles permettent de pallier au manque de donneurs d'organes et de tissus, que Karianne Romain, 17 ans, a récemment réussi à remporter la palme régionale d'Exposciences en Outaouais.

Avec son projet intitulé à juste titre «Organes sur commande», qui a décroché le premier prix en Outaouais, la finissante du Collège Saint-Alexandre de la Gatineau a obtenu son convoité billet pour la Super Expo-sciences Hydro-Québec, qui réunira les meilleurs scientifiques en herbe de la province. L'événement aura lieu virtuellement du 22 au 25 avril. 

Pour l'adolescente qui en était à sa quatrième participation à cet événement et qui a disposé d'une année supplémentaire pour élaborer son concept puisque la pandémie a forcé l'annulation de la compétition l'an dernier, l'accomplissement est une source de fierté.

«Je n'ai toujours pas réalisé ce qui se passe, on dirait que je suis encore dans le déni. Quand j'ai entendu mon nom, j'étais pas mal surprise. C'était déjà pour moi un grand exploit de me rendre à la finale provinciale», dit celle qui est passionnée par la biologie.


« Je suis tombée là-dessus par hasard en lisant un article qui parlait de la bio-impression 3D, du principe de fabrication de tissus par le principe de l'imprimante 3D. Je n'en avais jamais entendu parler »
Karianne Romain

Plusieurs personnes mourant avant même d'avoir pu être greffées encore de nos jours, son projet scientifique aborde la question de la fabrication d'organes et de tissus en laboratoire à l'aide de cellules souches. Quatre techniques, soit bio-impression 3D, la bio-impression volumétrique, Badylax et l'organogenèse expérimentale, ont été scrutées à la loupe par l'élève de cinquième secondaire, qui en présente les avantages et les inconvénients.

Avant l'Exposciences, elle avoue qu'elle ne connaissait rien de cette nouvelle réalité. 

«Je suis tombée là-dessus par hasard en lisant un article qui parlait de la bio-impression 3D, du principe de fabrication de tissus par le principe de l'imprimante 3D. Je n'en avais jamais entendu parler», dit-elle.

Elle ne cache pas que de présenter un projet en mode virtuel représentait un certain défi.

«Je ne pouvais pas autant le présenter qu'en présentiel, car nous n'avions qu'une heure et demie avec le public. Par contre, l'un des avantages, c'est que mes présentations étaient sur PowerPoint et non sur des pancartes, alors ça me permettait d'avoir plus d'images, de mieux vulgariser, d'être plus claire», lance-t-elle.

Récipendaire du Premier Prix Hydro-Québec remis au meilleur projet de l'événement, toutes catégories confondues, Karianne Romain a aussi raflé quelques autres honneurs. Au total, elle a mis la main sur plus de 2000$ en prix et bourses.

Elle-même se disant sensibilisée au don d'organes et de tissus, Karianne confie que l'endos de sa carte d'assurance maladie est signé depuis son enfance. 

L'an prochain, elle est inscrite en sciences naturelles au Cégep de l'Outaouais et prévoit s'inscrire à plus long terme dans une faculté de médecine. 

En 2020 au Québec, 802 personnes étaient inscrites sur la liste d’attente en vue d'une transplantation, selon Transplant-Québec. Durant l'année, 390 personnes ont pu être transplantées, alors que 143 donneurs décédés ont permis de transplanter 487 organes.

Des élèves de la région qui ont conçu huit autres projets représenteront aussi la délégation de l'Outaouais lors de la finale provinciale dans trois semaines, soit Thomas Pronovost (polyvalente Le Carrefour); Katia Girouard et Maxim Renaud (polyvalente Nicolas-Gatineau); Alexis Tassé (Nicolas-Gatineau); Imogene Chapman et Emma Côté (école secondaire Grande-Rivière); Charlotte Roy et Elia Viot (Collège Saint-Joseph de Hull); Diana Mansour (Grande-Rivière); Raphaël Caron et Thomas Lafontaine (Nicolas-Gatineau); ainsi que Laurianne Chartrand-Bongono (Grande-Rivière).