L'Université du Québec en Outaouais

Bilan de l'année 2016

Le Droit vous a préparé un bilan de la dernière année dans le milieu de la santé, dans la région de la capitale nationale.
Un personnage: Denis Harrisson
À sa deuxième année à la tête de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), le recteur Denis Harrisson a martelé à de nombreuses reprises le besoin pour la région de développer de nouveaux programmes de formation postsecondaire. L'UQO a d'ailleurs obtenu, le printemps dernier, une aide financière de 250 000$ de la part du gouvernement du Québec pour réaliser une étude d'opportunité sur le démarrage de programmes en sciences de la santé. En rencontre éditoriale avec Le Droit en mars dernier, le recteur avait évoqué son ambition de voir apparaître à l'UQO des programmes de physiothérapie, de nutrition, de kinésiologie, d'écologie, voire même de pharmacie et de droit civil. M. Harrisson s'est également fait entendre en décembre, en apprenant que son établissement ne toucherait pas un sou du Fonds d'investissement stratégique pour les établissements postsecondaires du gouvernement fédéral. «Je m'explique très mal cette décision», a réagi celui qui souhaitait obtenir du financement afin de construire un nouveau pavillon sur le campus Alexandre-Taché, ce qui aurait permis de fermer le pavillon Lucien-Brault. M. Harrisson est par ailleurs récemment devenu le président de l'Alliance pour la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais, succédant ainsi au directeur général du Cégep de l'Outaouais, Frédéric Poulin.
Un lieu: L'école Saint-Paul
L'école primaire Saint-Paul, située dans le secteur Hull, a dû fermer ses portes pendant près de deux semaines, cet automne, en raison d'un écoulement d'isolant de vermiculite contenant de l'amiante dans le gymnase. C'est une travailleuse qui avait signalé la situation à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST), qui a décrété une interdiction d'accès à l'établissement de la rue Isabelle pendant la durée des travaux et des analyses de la qualité de l'air. Après quelques jours de congé forcé, les élèves et le personnel ont été accueillis dans un centre communautaire des environs, afin de ne pas trop accumuler de retard sur le plan académique, avant de finalement pouvoir réintégrer l'école.
Une expression: Culture du viol
Deux scandales liés à la culture du viol ont éclaté tour à tour, cet automne, à l'Université du Québec en Outaouais (UQO) et à l'Université d'Ottawa (UdO). À l'UQO, une activité suggérant des actes à caractère sexuel proposée par des membres de l'équipe locale des Jeux de la communication a été vivement dénoncée, tant par le recteur, Denis Harrisson, que par des membres de la communauté universitaire. L'activité baptisée «les 12 travaux d'Hercule» suggérait l'obtention de «points» pour divers actes, comme embrasser une fille, participer à un concours de wet t-shirt ou prendre une photo de seins. À l'UdO, c'est le journal étudiant La Rotonde qui a dévoilé les coulisses du «tour des Anciens», lors duquel les participants  étaient invités à prendre part à des activités, parfois à caractère sexuel, afin de récolter des points. L'administration de l'UdO a rappelé, suite à la médiatisation de l'histoire, qu'elle a une approche de tolérance zéro à l'égard de la violence sexuelle.
Un chiffre: 80 millions$
Tel est le montant reçu par la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) pour lui permettre de faire face à l'importante croissance démographique observée dans l'ouest de Gatineau. Cette somme permettra la construction de deux écoles secondaires de 810 places chacune, probablement d'ici 2020, de même que la construction d'une nouvelle école primaire comprenant quatre classes préscolaires et 24 classes du primaire, qui devrait être érigée dans l'ouest du Plateau pour l'automne 2018. Les 80 millions$ reçus par la CSPO représentent près de 15% de l'enveloppe provinciale de 553 millions$ pour l'ajout d'espaces aux quatre coins du Québec.
Une résolution: Vers une université franco-ontarienne
Une étape de plus a été franchie vers la création d'une université franco-ontarienne, cet automne, avec la mise sur pied d'un conseil de planification. Le conseil, dont la présidence a été confiée à l'ex-commissaire aux langues officielles du Canada, Dyane Adam, aura pour mission d'examiner les options pour la création d'une université de langue française et de présenter un rapport au gouvernement au printemps 2017. «Nous sommes dans la phase de planification de l'université elle-même, expliquait Mme Adam en septembre. Quelle forme elle prendrait, quel modèle serait utilisé et quels seraient les programmes et services de démarrage. [...] Ceci dit, on parle d'une location physique dans le mandat. » Le conseil doit donc trouver un emplacement physique pour la future université dans le centre-sud-ouest. Il doit aussi fournir un modèle de gouvernance et explorer les affiliations possibles avec les universités existantes. Le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) a pour sa part clamé haut et fort son indignation de voir qu'aucun représentant de la jeunesse franco-ontarienne n'a été nommé pour siéger au sein du conseil de planification.