Même si un grand nombre de parents ontariens dépendent des autobus scolaires, le gouvernement ontarien leur a demandé de trouver des moyens pour que leurs enfants n’aient pas recours au transport scolaire, comme la marche, le vélo ou la voiture.
Même si un grand nombre de parents ontariens dépendent des autobus scolaires, le gouvernement ontarien leur a demandé de trouver des moyens pour que leurs enfants n’aient pas recours au transport scolaire, comme la marche, le vélo ou la voiture.

Autobus scolaires en Ontario: trouvez des alternatives, si possible

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
TORONTO — Même si un grand nombre de parents ontariens dépendent des autobus scolaires, le gouvernement ontarien leur a demandé de trouver des moyens pour que leurs enfants n’aient pas recours au transport scolaire, comme la marche, le vélo ou la voiture.

Le ministère de l’Éducation a indiqué, dans son plan pour la rentrée scolaire à l’automne, que les autobus scolaires pourront accueillir un nombre d’élèves s’approchant de leur capacité, ce qui pourrait représenter jusqu’à 70 enfants dans un seul autobus.

Le syndicat Unifor, qui représente la majorité des chauffeurs d’autobus scolaires, a demandé au gouvernement Ford de mettre en place des protocoles standardisés pour la COVID-19 afin de protéger les chauffeurs et les élèves à bord de leurs véhicules.

« Les chauffeurs sont très inquiets du manque de mesures de sécurité (pour) la pandémie, a indiqué une porte-parole du syndicat, Debbie Montgomery, dans un communiqué de presse envoyé mercredi. En ce moment, plusieurs de ces chauffeurs ne reçoivent pas l’information pour assurer leur sécurité. »

Selon le syndicat Unifor, les mesures de sécurité diffèrent d’un conseil scolaire à l’autre, notamment quant à la limite des passagers, à la distanciation sociale, aux masques et aux procédures de désinfection des autobus.

Rappelons que comme à l’école, les élèves de la maternelle à la troisième année ne devront pas porter de masque dans l’autobus, mais ils seront encouragés à le faire, alors que les plus vieux seront obligés de le porter.

Les élèves ne devraient pas aller à l’école s’ils ne se sentent pas en pleine forme, et c’est la même chose pour les autobus scolaires.


« Les chauffeurs sont très inquiets du manque de mesures de sécurité (pour) la pandémie. En ce moment, plusieurs de ces chauffeurs ne reçoivent pas l’information pour assurer leur sécurité. »
Debbie Montgomery

Chaque élève sera assigné à un siège tout au long de l’année scolaire, et une liste avec les sièges assignés devra être mise en place par le personnel.

Les élèves qui viennent du même ménage devront s’asseoir ensemble.

Les chauffeurs seront équipés de matériel de protection individuelle, et le ministère de l’Éducation a demandé à ce que le siège situé derrière les chauffeurs soit laissé libre, dans la mesure du possible.

Le gouvernement de l’Ontario a débloqué un financement de 70 millions $ qui permettra de fournir plus d’équipement de protection et d’améliorer la désinfection des surfaces communes.

Ce financement servira aussi à maintenir les circuits, à retenir les chauffeurs en poste et à réduire le nombre d’élèves par autobus.

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LE CECCE REPORTE LA RENTRÉE POUR CERTAINS DE SES ÉLÈVES

Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) a annoncé vendredi le report de la rentrée scolaire pour certains élèves qui fréquentent ses établissements à Ottawa. 

Les élèves de la 9e à la 12e année qui devaient assister aux cours en personne ou de façon virtuelle entreront en salle de classe cinq jours plus tard, soit le 8 septembre. Les élèves de maternelle à la 8e année, hormis ceux inscrits à l’Académie d’apprentissage virtuel (AAV), ne sont pas touchés par cette annonce. «Le report de la rentrée scolaire de l’AAV permettra à l’administration de bien se préparer à accueillir les premiers élèves de ce tout nouveau programme, qui comporte désormais le plus grand nombre d’élèves francophones du palier élémentaire au pays», a précisé le directeur de l’éducation au CECCE, Réjean Sirois. L’administration du conseil juge cependant que les écoles de l’élémentaire sont prêtes à accueillir les élèves en personne.  

Le CECCE indique que la décision de reporter la rentrée dans certains cas a été prise à la suite de l’annonce du ministère de l’Éducation de l’Ontario permettant une certaine flexibilité quant à la date du début des classes. Les principaux enjeux mis en cause par le CECCE dans ce report sont la dotation du personnel enseignant et la confirmation des élèves dans les différents modes d’apprentissage «qui nécessitent une réorganisation pour être en mesure de mettre en place les services requis afin de bien répondre à la demande», indique le conseil. En effet, près de 3 400 élèves suivront l’école à distance à la rentrée, rapporte le CECCE. «Soyez assuré que l’administration, les directions et directions adjointes ainsi que l’ensemble du personnel scolaire ont déployé au cours des dernières semaines des efforts colossaux pour parvenir à accueillir l’ensemble des élèves à la date initialement prévue du 3 septembre. Il reste toutefois encore quelques détails à ficeler avant une rentrée sécuritaire, harmonieuse et en douceur», ajoute M. Sirois.

Par ailleurs, le CECCE précise que la date de la rentrée demeure le 3 septembre pour les élèves de la 9e à la 12e année des écoles secondaires de Brockville, Kingston, Kemptville et Pembroke.

Avec Ani-Rose Deschatelets, Le Droit