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Éducation

Détecteurs de monoxyde de carbone: les commissions scolaires de l’Outaouais conformes

Un an après qu’un incident survenu dans une école de Montréal ait amené le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge à demander à ce que toutes les écoles se dotent de détecteurs monoxyde de carbone, les quatre commissions scolaires francophones de l’Outaouais se sont conformées aux directives gouvernementales.

Les commissions scolaires des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) et des Draveurs (CSD) indiquent que de tels appareils étaient installés dans tous leurs établissements avant même que Québec n’en fasse la demande. 

À la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais (CSHBO), on affirme que tous les bâtiments sont conformes depuis novembre dernier. 

Quant à la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), tous les établissements étaient minimalement dotés d’un appareil de type résidentiel à la fin de l’année scolaire en juin dernier, mais au cours de la saison estivale, des travaux ont été réalisés afin que chaque bâtiment ait des appareils liés au panneau d’alarme incendie. 

Rappelons que le 14 janvier 2019, des dizaines d’enfants et d’adultes ont été transportés à l’hôpital à la suite d’une fuite de monoxyde de carbone dans une école primaire de la métropole. 

Une directive provinciale stipule maintenant que « tout établissement d’enseignement des commissions scolaires où un appareil à combustion (appareil de chauffage ou de refroidissement, cuisinières au gaz propane, génératrice, chauffe-eau au gaz naturel ou au gaz propane) est installé doit, [dès le] 15 novembre 2019, être pourvu de détecteurs de monoxyde de carbone [...] ». 

Éducation

Un objectif de 15 millions $ sur cinq ans pour la Fondation de l'UQO

La Fondation de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) s’est fixé un objectif de 15 millions $ à amasser pour les cinq prochaines années.

La campagne quinquennale annoncée mardi permettra de prioriser le développement de cinq axes précis. Un montant de 7 millions $ sera attribué à la construction du campus unifié, tandis que 3 millions $ serviront à mettre de l’avant la recherche et la création. Le développement du programme de bourses recevra 2 millions $ alors que le développement des programmes d’étude et l’enrichissement de l’expérience étudiante seront bonifiés à l’aide d’un montant de 1,5 million $.

« C’est un objectif ambitieux, mais je pense qu’on va être capable de le réaliser. On a plusieurs projets en place. On cherche à obtenir l’appui de notre communauté de l’Outaouais pour développer l’ensemble de ces projets-là », a lancé le recteur de l’UQO, Denis Harrisson.

La somme de 15 millions $ qui sera amassée servira majoritairement à contribuer à mettre sur pied le projet de campus unifié qui permettra de concentrer les activités de l’UQO dans son pavillon du boulevard Alexandre-Taché. 

Le campus Lucien-Brault serait ensuite cédé à la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais. Ce projet, évalué à 90 millions $, devrait normalement être achevé pour 2023.

« On va construire un nouveau bâtiment au campus Alexandre-Taché pour accueillir les étudiants qui sont actuellement à Lucien-Brault afin d’accueillir de nouveaux programmes qui seront développés au cours des prochaines années », détaille M. Harrisson ajoutant que le lancement de la campagne de la Fondation vise à lancer un message clair au gouvernement, « à l’effet que notre région se mobilise derrière ce projet de campus unifié ».

L’UQO planifie d’ailleurs introduire graduellement 18 nouveaux programmes d’étude d’ici les 10 prochaines années.

Éducation

Le Centre de la vue Lumiris voit le jour à La Cité

Le collège La Cité a inauguré lundi son tout nouveau Centre de la vue Lumiris, un lieu conçu pour permettre aux étudiants des programmes d’optique de vivre des expériences d’apprentissage authentiques.

Le Centre comprend une lunetterie, une salle de contactologie pour l’ajustement de lentilles cornéennes, un laboratoire de taillage et de montage ainsi que des salles de tests ophtalmiques et d’optométrie.

«L’aménagement de Lumiris de même que l’équipement et le matériel de très grande qualité qui s’y trouvent reflètent avec réalisme les centres de la vue les plus en vogue sur le marché présentement», a indiqué la présidente-directrice générale de La Cité, Lise Bourgeois.

Les étudiants des programmes d’Orthèses visuelles et d’assistance en Orthèses visuelles rencontreront des patients et pourront les accompagner du premier rendez-vous jusqu’au choix de leur orthèse, a ajouté le directeur de l’Institut des sciences et de la vie, Michaël Dumoulin.

Actualités

Des bourses en l’honneur des victimes de l'écrasement d'avion en Iran

TORONTO — L’Ontario annonce la création de 57 nouvelles bourses d’études postsecondaires pour honorer les victimes de l’accident d’avion en Iran qui n’a fait aucun survivant la semaine dernière.

Le premier ministre Doug Ford a déclaré dans un communiqué qu’un nouveau fonds gouvernemental distribuerait des bourses de 10 000 $ à la mémoire de chacune des 57 victimes canadiennes de l’accident de l’avion d’Ukraine International Airlines.

Plus d’une dizaine d’établissements postsecondaires de l’Ontario ont perdu des étudiants ou des professeurs lorsque l’avion a été abattu par erreur près de Téhéran, mercredi dernier.

M. Ford indique que les bourses seront offertes pour le début de l’année universitaire 2021-2022.

La province affirme que les critères pour les bourses seront basés sur le mérite scolaire et les besoins financiers des étudiants sélectionnés, et les bénéficiaires seront déterminés en consultation avec les écoles et les familles des victimes.

Éducation

Surpopulation à l'école secondaire Grande-Rivière: la CSPO tranche pour 2020

La Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) a choisi le scénario qu’elle qualifie de «moins dommageable de tous»: 230 élèves de la formation générale de la première secondaire de l’école secondaire Grande-Rivière seront logés dès septembre 2020 à l’école des Tournesols.

Cette situation, mise de l’avant en raison de la surpopulation à Grande-Rivière, perdurera le temps d’une seule année scolaire, en attendant l’ouverture de la future école secondaire 040, dans le secteur Aylmer. 

La capacité d’accueil (1750 écoliers) de l’établissement de la rue Broad, construit au milieu des années 70, a largement été dépassée. Au total, on y compte 1938 élèves cette année, un nombre qui passera à 2116 l’an prochain.

L’arrivée temporaire d’élèves du secondaire à l’immeuble des Tournesols de l’école primaire du même nom aura un effet domino: 95 écoliers de troisième et quatrième année seront relocalisés l’an prochain à l’édifice de la Petite-Ourse, situé à l’angle du chemin Antoine-Boucher et de la rue du Raton-Laveur, près de trois kilomètres plus loin. 

La décision a été prise et les actes d’établissement des écoles Grande-Rivière et des Tournesols ont été modifiés en conséquence lors d’une réunion spéciale des commissaires mercredi.

Le président de la CSPO, Mario Crevier, affirme que parmi la quinzaine de scénarios qui ont été étudiés, celui qui a été retenu était «le plus viable, le plus plausible». 

«Des 15 scénarios, il y en a sept qui étaient issus des rencontres (d’information). Finalement, on a retenu ceux qui causaient le moins de dommages possible, qui touchaient le moins grand nombre d’élèves. C’est certain que les parents voudraient bien que ce soit différent, mais on ne peut pas vider une école complète pour en faire une autre à côté. Il y a trop de monde à Grande-Rivière, surtout dans les aires communes comme la cafétéria et les plateaux sportifs. Il fallait faire quelque chose», note-t-il. 

Ce dernier précise que d’autres alternatives étaient possibles pour remédier à cette problématique de surplus d’élèves, mais que celles-ci présentaient «trop de contraintes et aucun avantage». 

«On a réfléchi à savoir si on pouvait faire deux dîners ou encore deux horaires. On a vérifié ces scénarios-là. La réponse est oui, c’était possible, sauf que ça impliquait trop de contraintes, entre autres avec le transport scolaire», indique M. Crevier. 

Il ajoute que les travaux de construction de l’école 040, lancés officiellement en décembre dernier sur un terrain adjacent au Centre aquatique Paul-Pelletier, vont bon train. Il assure que l’institution ouvrira ses portes tel que prévu à la rentrée 2021. 

«Cette situation-là sera en vigueur pour un an seulement. De toute façon, l’année suivante, l’école des Tournesols va aussi être remplie», lance-t-il. 

Un pas de plus vers deux agrandissements

D’autre part, la CSPO a profité de la rencontre des commissaires pour faire un pas de plus vers la concrétisation des projets d’agrandissement des écoles du Parc-de-la-Montagne, à Gatineau; et au Coeur-des-Collines, à La Pêche. Dans le premier cas, on ajoutera 12 locaux et un gymnase, alors que dans le second, dix classes et un gymnase se grefferont au bâtiment actuel. Des firmes d’architectures ont entre autres été embauchées pour ces projets dont le coût avoisine 12 millions $ chacun.  

M. Crevier anticipe que ces deux agrandissements seront complétés en 2022. 

Éducation

Pas de transport scolaire dans l'Est ontarien

Il n'y a pas de transport scolaire jeudi matin dans l'Est ontarien en raison des accumulations de neige.

Le Consortium de transport scolaire de l'Est a annoncé vers 6h30 qu'il annulait le service de transport en raison des mauvaises conditions météo, et ce, sur l'ensemble du territoire qu'il dessert.

Les écoles demeurent toutefois ouvertes. 

Le transport scolaire fonctionne normalement à Ottawa et en Outaouais.

Éducation

Le PLQ s’inquiète de l’impact des stages en entreprise

QUÉBEC — Les libéraux craignent que les jeunes Québécois ne cèdent au chant des sirènes et abandonnent leurs études après avoir fait un stage en entreprise, dans un contexte de rareté de main-d’œuvre.

De son côté, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a reconnu la « problématique » mercredi et suggéré une campagne de sensibilisation pour inciter tous les élèves à poursuivre leurs études, même si l’offre d’emploi qu’on leur fait est alléchante.

Éducation

Des services de garde en milieu familial ouvriront plus tard les vendredis

MONTRÉAL — Les responsables de services de garde en milieu familial syndiquées à la CSQ ont voté à 96,3 % en faveur d’un moyen de pression qui réduira les heures de service les vendredis.

Ainsi, durant la première semaine de leur campagne de pression, leurs services de garde en milieu familial ouvriront leurs portes 15 minutes plus tard le vendredi. Durant la deuxième semaine, ils ouvriront 30 minutes plus tard le vendredi et ainsi de suite, jusqu’à deux heures plus tard au bout de huit semaines.

Politique

Manque d’enseignants: Roberge se défend de «négliger la pénurie»

Si le plus gros défi en éducation au Québec est le manque de profs, comme le ministre le dit lui-même, pourquoi passer tout son temps sur un autre sujet?

C’est la question à 100 $ posée par la députée de Québec solidaire Christine Labrie, mercredi après-midi, dans le cadre de la commission parlementaire sur l’étude détaillée du projet de loi 40, qui se penche sur l’organisation et la gouvernance scolaires. Le projet de loi abolit les commissions scolaires, entre autres.

Le gouvernement de François Legault venait de renoncer à rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans, promesse de longue date de la Coalition avenir Québec (CAQ). La loi maintient l’âge à 16 ans.

Le matin même, le ministre Jean-François Roberge avait amendé la composition et le mode d’élection des conseils d’administration des futurs centres de services qui chapeauteront les écoles, établissant une représentation paritaire entre parents (5), membres de la communauté (5) et membres du personnel des écoles (5).

Le ratio initial proposait des C.A. formés à moitié de parents, avec huit représentants, quatre personnes issues de la communauté et quatre des écoles. Modification qui démontre son écoute à l’endroit des partenaires du réseau, souligne le ministre.

Mais dès mardi, lors d’une mêlée de presse à l’amorce des travaux sur le projet de loi 40, M. Roberge avait allumé la mèche en constatant lui-même que la pénurie d’enseignants constituait son plus grand défi pour l’année 2020 et au-delà.

Il n’en fallait pas plus pour que la solidaire Labrie, appuyée par les deux autres oppositions, Partis libéral et québécois, réclame la suspension sur-le-champ de l’étude du projet de loi 40.

Ne retenez pas votre souffle : avec la CAQ majoritaire aussi en commission, la motion d’ajournement des travaux a été rejetée.

Faire tout à la fois

«Ça n’a aucun sens dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre dans le milieu de l’éducation reconnue par tout le monde, reconnue par le milieu, par tous les partis politiques, par le ministre lui-même. Tout le monde partage cette préoccupation-là et reconnaît que c’est le principal défi», a affirmé Mme Labrie, dans une conférence de presse tenue avant le dépôt de sa motion.

«Là, en ce moment, lui, il consacre son énergie à réfléchir sur qui devrait être sur un conseil d’administration de commission scolaire ou de centre de services. En aucun temps, ces débats-là ne nous aident à contrer la pénurie dans le réseau et à offrir de meilleurs services aux élèves», a tranché la députée de Sherbrooke.

Le ministre ne s’est pas montré réceptif à suspendre l’étude de son projet de loi. «Un pas de recul, un pas de côté, un moratoire, une suspension, y’a rien de mieux mon vieux si tu veux rien faire!» a-t-il rétorqué aux médias, sur un air connu du groupe Mes Aïeux.

«Si je n’étudiais pas le projet de loi ici ce matin, je ne serais pas dans la rue [en ce moment] à passer des tracts pour recruter des enseignants. On peut faire les deux choses en même temps», poursuit M. Roberge.

«Il y a plein de problèmes dans le réseau scolaire. Si on répare les écoles, ils vont dire : “Ouin, mais avez-vous pensé aux professionnels?” On embauche des professionnels? “Mmmm, il y a une pénurie d’enseignants.” On s’occupe des enseignants? “Pensez-vous qu’il y an un problème de gouvernance?”

«On est en train de faire tout ça à la fois. On n’est pas en train de négliger la pénurie de main-d’œuvre parce qu’on s’occupe d’une bonne gouvernance, c’est ridicule! Si on ne faisait qu’une seule chose, on se ferait dire, probablement par Québec solidaire, qu’on néglige d’autres priorités», a-t-il conclu.

Pas de bâillon à l’horizon

Il faut dire que le temps presse. Le projet de loi parle d’adopter les 312 articles au plus tard le 29 février, dans six semaines. Le spectre d’un quatrième bâillon de la part du gouvernement Legault pour le faire adopter a été évoqué.

Le ministre Roberge s’est par contre dit doté d’une «légère flexibilité» sur la question et qu’«il est possible qu’on doive changer cette date du 29 février». «C’est possible que ce soit un des amendements apportés. Le bâillon, ce n’est pas notre intention», a-t-il révélé.

«Les travaux sur la maternelle quatre ans se sont étirés, ce qui a fait qu’on a commencé à travailler notre projet de loi 40 plus tard que prévu. Mais on ne peut pas repousser ça des mois et des mois. La transition vers les nouveaux conseils d’administration doit se faire pour le 1er juillet», a-t-il indiqué, sans préciser combien de temps cette passation des pouvoirs prendra.

Éducation

Redécoupage à la CSD: des parents inquiets

La nouvelle voulant que des centaines d’élèves de quatre écoles primaires de la Commission scolaire des Draveurs (CSD) changent d’école lors de la prochaine rentrée scolaire ne laisse pas les parents indifférents.

Comme le rapportait Le Droit la semaine dernière, jusqu’à 300 élèves qui fréquentent les écoles Carle, du Cheval-Blanc, des Cépages et de l’Odyssée pourraient se retrouver dans l’obligation de se faire des nouveaux amis pour l’année scolaire 2020-2021.

Éducation

FEESO : grève dans certains conseils scolaires mardi

Les enseignants et les travailleurs en éducation membres de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO) participeront le mardi 21 janvier à une autre journée de grève en raison de l’impasse dans les négociations avec le gouvernement Ford.

Aucune école d’Ottawa ne serait incluse lors de cette grève. Aussi, des moyens de pression additionnels seront amorcés à compter du 20 janvier. 

Notamment, le personnel enseignant suppléant n’effectuera plus de tâches sur appel, les membres n’assumeront aucune responsabilité/tâche additionnelle en raison de l’absence d’un membre de l’unité de négociation, les membres ne prendront aucune responsabilité pour vérifier ou trouver des remplaçants en cas d’absences d’autres employés. 

«Tout au long de ce conflit, nous n’avons ménagé aucun effort pour nous assurer que nos moyens de pression créent un minimum de perturbations aux élèves. Dans cette optique, les membres ne participeront pas à des arrêts de travail pendant la période cruciale des examens», a précisé le président de la FEESO, Harvey Bischof.

Éducation

Grève en éducation en Ontario: un programme d’aide financière pour les parents

Le gouvernement Ford a dévoilé mercredi un programme d’aide financière pour aider les parents à éponger les coûts des dépenses additionnelles pour les services de garde en raison des actuelles grèves d’un jour en éducation.

L’aide financière ira de 25 $ à 60 $ par jour pour chaque enfant pour les familles admissibles lorsque les grèves syndicales entraînent la fermeture des écoles et des centres de garde d’enfants en milieu scolaire, a indiqué le ministre de l’Éducation de l’Ontario, Stephen Lecce, lors d’une conférence de presse à Toronto. 

Les coûts pour le gouvernement sont évalués à 48 millions $ par jour de grève, si tous les syndicats sortent dans la rue en même temps. L’aide financière pourra être versée rétroactivement.

« Nous comprenons que les moyens de pression employés par les syndicats ont de réelles conséquences sur les familles et il semble que ces derniers s’attendent à ce que les familles ontariennes qui travaillent dur absorbent les coûts de leurs grèves cycliques », a indiqué le ministre Lecce dans un communiqué.

« Nous n’en serions pas là aujourd’hui si les syndicats d’enseignants et leurs patrons n’avaient pas décidé de laisser tomber les élèves sur une base hebdomadaire », a ajouté le ministre de l’Éducation lors de sa conférence de presse, ajoutant que lui et son équipe de négociations sont prêts à s’asseoir avec le médiateur pour continuer les pourparlers avec les syndicats. 

Aucune date de retour à la table des négociations n’est prévue pour l’instant avec la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO) et avec la Fédération des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), entre autres.

La FEEO a accusé le gouvernement de chercher à soudoyer les parents avec son programme d’aide financière. Le syndicat a averti le gouvernement qu’il tiendra une journée de grève lundi prochain dans trois conseils scolaires à moins d’un déblocage dans les négociations.

« Mettez ce 50 millions $ dans le système pour aujourd’hui, pour demain et pour l’avenir plutôt que de chercher à acheter les parents », a lancé le président de la FEEO, Sam Hammond, tout en précisant que le syndicat veut et qu’il est prêt à négocier pour éviter une grève dans les écoles élémentaires. 

« Allons à la table. Donnez-nous une date, M. le ministre », a suggéré le syndicat.

Le syndicat des enseignants des écoles secondaires a tenu des journées de grèves depuis le début de décembre 2019, incluant mercredi.

Le ministre Lecce a affirmé que les propositions gouvernementales sont raisonnables, « mais nous n’avons vu aucun mouvement important chez les syndicats d’enseignants » depuis le dépôt de « leur seule proposition à la fin de l’été/début de l’automne ».

Les points en litige portent sur les hausses salariales, l’augmentation du nombre d’élèves par classe et les cours obligatoires de formation en ligne pour les élèves.

Les parents peuvent accéder aux renseignements et aux inscriptions pour l’aide financière à l’adresse web www.ontario.ca/SoutienAuxParents ou en appelant à l’Infocentre du Programme de soutien aux parents au 888-444-3770.

Le programme d’aide en bref : les parents admissibles dont les enfants sont âgés de 12 ans ou moins, ou de 21 ans ou moins pour les jeunes ayant des besoins particuliers pourraient recevoir les sommes suivantes :

-60 $ par jour pour chaque enfant de 0 à 6 ans qui n’est pas encore inscrit à l’école, mais qui fréquente un centre de services de garde en milieu scolaire qui doit fermer à cause de la grève ;

-40 $ par jour pour chaque enfant qui va à la maternelle ou au jardin d’enfants ;

-25 $ par jour pour chaque enfant qui est de la 1re à la 7e année ;

-40 $ par jour pour chaque enfant ayant des besoins particuliers qui fréquente une école élémentaire ou secondaire

Éducation

Les enseignants franco-ontariens entament une grève du zèle

Les enseignants franco-ontariens augmentent d’un cran la pression sur le gouvernement Ford en déclenchant une grève du zèle dès jeudi. Une première étape qui ouvrira la voie à d’autres moyens de pression plus musclés si les négociations continuent de faire du surplace.

Les 12 000 membres de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), qui ont voté pour un mandat de grève dans une forte proportion de 97 % avant Noël, boycotteront plusieurs tâches administratives en guise de protestation. Un préavis de grève de cinq jours avait été acheminé samedi dernier au ministère de l’Éducation. 

« Ça fait déjà plus de 20 ans qu’il n’y a pas eu une telle mobilisation, que ce soit une grève générale ou du zèle. C’est du jamais vu, c’est la preuve que quelque chose ne tourne pas rond. [...] Nos membres ont parlé, ils en ont long à dire, et l’AEFO les a écoutés et entendus. Le gouvernement a tenté de faire croire à la population que les dirigeants syndicaux ne parlent pas à leurs membres, qu’il y aurait les enseignants d’un côté et le syndicat de l’autre. C’est faux, cette séparation n’existe pas » a lancé le président Rémi Sabourin, lors d’un point de presse tenu mardi matin à Toronto. 

Plusieurs tâches boycottées

Concrètement, les enseignants ne feront qu’attribuer une note aux élèves dans les bulletins scolaires qui seront produits dans les jours à venir, sans toutefois y ajouter de commentaires ou leur signature comme à l’habitude. De plus, ils refuseront de colliger ces données dans les logiciels, forçant ainsi la direction de l’école à effectuer ce travail. 

Ils ont aussi reçu comme consigne de n’effectuer aucune tâche reliée aux évaluations de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE), incluant les activités de préparation aux tests provinciaux, l’administration et la correction des tests.

D’autre part, les membres ne prendront part à aucune activité de formation ou de perfectionnement professionnel, en plus de ne remettre à la direction « aucune nouvelle planification annuelle, semestrielle ou hebdomadaire ». 

Aucune rencontre avec les parents n’aura lieu en dehors des heures de classe et aucune communication provenant de l’école ou du conseil scolaire ne sera distribuée aux élèves.

Éducation

Grève à Ottawa et dans l’Est ontarien : portes closes dans les écoles francophones

À moins d’un revirement de toute dernière minute dans les négociations avec le gouvernement Ford, plus d’une centaine d’écoles francophones d’Ottawa et de l’Est ontarien seront fermées mercredi en raison d’une grève d’une journée de certains travailleurs en éducation représentés par la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO).

Les classes sont annulées dans la quasi-totalité des établissements des trois conseils scolaires francophones de la région (CECCE, CEPEO et CSDCEO). Il y a toutefois certaines rares exceptions, par exemple l’École des adultes Le Carrefour, qui demeure ouverte. 

Les cours reprendront jeudi selon l’horaire habituel. 

La FEESO représente quelque 60 000 membres à travers la province. Dans les écoles francophones de la région, il ne s’agit pas d’enseignants puisque ceux-ci sont représentés par l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO), mais plutôt d’éducateurs de la petite enfance, de psychologues, de secrétaires, de travailleurs sociaux ou de concierges, par exemple. 

Par ailleurs, dans un autre chapitre dans ce conflit avec les quatre syndicats ontariens en éducation, c’est mardi que l’on saura de quelle façon l’AEFO compte utiliser le mandat de grève que ses membres ont voté dans une proportion de 97 % avant Noël. Selon le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, le syndicat déclencherait une grève du zèle dès la fin de la semaine. 

La convention collective est échue depuis le 31 août dernier. 

Éducation

Le nouveau cours d’éthique accueilli tièdement

La révision en profondeur du cours d’Éthique et culture religieuse dans les écoles québécoises par le biais d’une consultation annoncée par le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge est accueillie tièdement par le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais.

« Nous sommes un peu surpris, ce sont les médias qui nous l’ont appris. C’est la façon de faire qu’on dénonce, pourquoi le ministre n’en a pas d’abord discuté avec les premiers acteurs du milieu, c’est-à-dire les profs ? Oui, ceux qui l’enseignent souhaitent des changements, par exemple au primaire, où les enseignants voudraient ne plus avoir à aborder la religion, la tâche étant déjà volumineuse et ils ne sont pas toujours à l’aise avec ce volet. Mais aujourd’hui, ce qu’on déplore, c’est que le ministre semble déjà avoir son plan en tête. Il consulte sur sa propre idée, il fait les choses à l’envers », dit la présidente Suzanne Tremblay. Cette dernière ajoute que huit thèmes sont ciblés par le gouvernement, mais qu’il ne faudrait pas non plus en faire une sorte de cours « fourre-tout ».

« Il faut que ce soit cohérent. On doit prendre le temps de consulter les profs. Quand M. Roberge a été nommé, il a dit qu’il nous écouterait, mais plus les choses avancent, plus on s’aperçoit qu’il répète les erreurs de ses prédécesseurs », lance-t-elle.

Le nouveau cours serait offert dès la rentrée scolaire 2022-2023.

Éducation

Grève en Ontario: des écoles d’Ottawa fermées mercredi

TORONTO — Les enseignants de plus d’une douzaine de conseils scolaires de l’Ontario devraient faire grève mercredi, tandis que tous les principaux syndicats d’enseignants intensifient la pression sur le gouvernement dans la foulée des pourparlers entourant le renouvellement de leur convention collective.

Des écoles des conseils scolaires francophones seront aussi touchées par la grève d’un jour. 

Il s’agit du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien, du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario et du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est.

Les membres de la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario organiseront une grève d’une journée dans les conseils scolaires, notamment le conseil scolaire du district d’Ottawa-Carleton, le conseil scolaire du district de Hamilton-Wentworth, le conseil scolaire du district d’Upper Grand, le conseil scolaire du district de Durham et plusieurs autres dans le nord.

Le président du syndicat, Harvey Bischof, a déclaré qu’il annulerait la grève si le gouvernement recule sur sa décision d’augmenter la taille des classes.

«Il est temps que le gouvernement Ford vienne à la table avec des réponses sérieuses à nos propositions afin que nous puissions travailler à un accord qui protège la qualité de l’éducation en Ontario», a déclaré M. Bischof dans un communiqué.

Le débrayage sera le dernier d’une série de grèves tournantes de la Fédération et l’un des nombreux moyens de pression que les enseignants exerceront la semaine prochaine.

Les enseignants du primaire feront pour leur part une grève du zèle lundi en ne supervisant plus les activités parascolaires en dehors des heures normales de classe, en participant aux sorties scolaires ou en participant aux assemblées, sauf pour superviser les élèves. Ils prévoient également de commencer les grèves tournantes le 20 janvier.

Les enseignants du système catholique anglais commenceront leur propre grève du zèle lundi, notamment en ne participant pas à des tests standardisés, en préparant des commentaires sur le bulletin ou en participant aux initiatives du ministère de l’Éducation.

Les conseils scolaires de la province ont reporté le test de mathématiques de 9e année normalisé de l’OQRE prévu lundi, et les enseignants du secondaire ont également renoncé à la préparation de l’OQRE dans le cadre de leur propre grève du zèle depuis novembre.

Les syndicats d’enseignants présentent un front uni contre le gouvernement. Ils condamnent la décision des conservateurs d’augmenter la taille des classes, des cours en ligne obligatoires et des plafonds législatifs aux augmentations salariales.

Une pleine page de publicité samedi dans 16 journaux de la province, affirmant que les changements proposés par le premier ministre Doug Ford en matière d’éducation ont «un impact profondément négatif sur le système d’éducation de classe mondiale de l’Ontario».

Éducation

Révision du cours d’Éthique et culture religieuse lancée par le gouvernement

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, lance une consultation pour la révision en profondeur du programme d’études Éthique et culture religieuse implanté dans les écoles du Québec il y a un peu plus de dix ans.

Le ministre dit avoir observé que le cours d’Éthique et culture religieuse a fait l’objet de nombreuses critiques d’experts et dans le milieu scolaire, ce qui rend nécessaire une actualisation des contenus du programme, à son avis.

La participation citoyenne et la démocratie, l’éducation juridique, l’écocitoyenneté, l’éducation à la sexualité, le développement de soi et des relations interpersonnelles, l’éthique, la citoyenneté numérique et la culture des sociétés sont les thèmes qui seront soumis aux consultations.

La consultation citoyenne en ligne débute ce vendredi, jusqu’au 21 février à l’adresse www.education.gouv.qc.ca/consultationsecr : http://www.education.gouv.qc.ca/consultationsecr. Trois forums se tiendront les 7, 14 et 21 février, respectivement à Trois-Rivières, Québec et Montréal, auxquels seront invités différents partenaires du milieu de l’éducation, qui pourront y exprimer leurs opinions et échanger avec différents experts.

Un rapport faisant la synthèse de ces consultations sera soumis au ministre Roberge au printemps prochain. Ce rapport servira de base pour l’ébauche d’un projet de programme, qui sera par la suite soumis à une validation auprès de divers comités et des partenaires du réseau de l’éducation.

Le nouveau cours qui en découlera devrait être donné dans les écoles québécoises lors de la rentrée scolaire 2022-2023 après avoir été mis à l’essai dans certaines écoles lors de l’année scolaire précédente.

Éducation

Début des travaux d’agrandissement de l’école primaire Maria-Goretti

Les travaux d’agrandissement de l’école primaire Maria-Goretti, à Thurso, ont débuté jeudi.

La commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) affirme que le chantier devrait être terminé au courant de l’été prochain, si bien que les élèves pourront intégrer les nouveaux locaux à temps pour la rentrée 2020.

La CSCV en a fait l’annonce jeudi matin, sur sa page Facebook, dévoilant du même coup des esquisses de la nouvelle aile de l’établissement de la rue Victoria qui logera quatre nouvelles classes permettant d’accueillir 80 élèves supplémentaires.

Construite en 1956, l’école primaire Maria-Goretti accueille en ce moment 268 élèves provenant de la ville de Thurso, mais aussi des villages voisins de Lochaber-Ouest et Lochaber-Canton.

Depuis déjà quelques années, l’établissement est au maximum de sa capacité, ce qui force de nombreuses familles de Thurso à envoyer leur enfant fréquenter des écoles de municipalités voisines.

Le ministère de l’Éducation avait accordé un budget de 3,8 millions pour ce projet, à l’été 2018.

L’agrandissement permettra l’ajout d’une superficie de 773 mètres carrés aux locaux existants.

Éducation

Redécoupage à la CSD: 300 élèves pourraient changer d’école

Jusqu’à 300 élèves de quatre écoles primaires de la Commission scolaire des Draveurs (CSD) pourraient bien être forcés de changer d’école lors de la rentrée de septembre prochain en raison d’un redécoupage des bassins.

Les enfants concernés, qui habitent sur une soixantaine de rues situées à Gatineau et Val-des-Monts, fréquentent à l’heure actuelle les écoles Carle, du Cheval-Blanc, des Cépages et de l’Odyssée.

Éducation

Une école de la CSPO fermée à cause de coquerelles

La présence de coquerelles force la fermeture temporaire de l’École du Parc-de-la-Montagne, à Gatineau, vendredi.

La Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais en a informé les parents d’élèves, mercredi.

La fermeture de l'école qui accueille 340 élèves doit permettre aux exterminateurs d’enrayer le problème.

Un service de dépannage gratuit est disponible pour les parents incapables de faire garder leur enfant pendant la journée. Le service sera offert au sous-sol de l’église Notre-Dame-de-la-Guadeloupe, au 14, rue de la Guadeloupe, de 8h à 16h.

Le transport scolaire sera maintenu pour ces élèves.

Éducation

Les enseignants franco-ontariens en position légale de grève dans 10 jours

Que les parents se le tiennent pour dit : les enseignants franco-ontariens pourraient bien être en position légale de grève dès la fin de la semaine prochaine.

C’est à l’issue d’une importante réunion du conseil d’administration de l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO), prévue ce samedi, que le syndicat tranchera sur la suite des choses pour ses quelque 12 000 membres, qui se sont prononcés pour un débrayage dans une proportion de 97 % tout juste avant Noël. 

Même si une dernière ronde de négociations avec l’employeur est toujours à l’agenda du 14 au 16 janvier, le président Rémi Sabourin affirme que le feu vert au sujet des mesures qui seront déployées dans les écoles sera donné ce week-end. 

Éducation

Vote de grève dans le milieu de la petite enfance

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) a lancé lundi un vote de grève à l’échelle provinciale auprès de ses membres œuvrant en milieu familial régi et subventionné.

La période du vote s’échelonne du 6 au 14 janvier et permettra notamment à 450 responsables de l’Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM) de l’Outaouais de se prononcer sur les moyens de pression qui seront utilisés lors d’une éventuelle grève de la FIPEQ-CSQ.

Éducation

Possible grève des enseignants du secondaire mercredi en Ontario

Les enseignants de certaines écoles secondaires de l’Ontario menacent de faire la grève, mercredi prochain, si aucune entente pour un nouveau contrat de travail n’est convenue avec le gouvernement et les conseils scolaires d’ici là. La grève ne toucherait toutefois pas les institutions situées à Ottawa.

Si un tel scénario se produisait, il s’agirait d’une quatrième journée de grève par les membres de la Fédération des enseignantes-enseignants du secondaire de l’Ontario (FEESO). 

« Les moyens de pression prévus pour mercredi prochain occasionneront des dérangements dans certains conseils scolaires pendant une journée, mais les politiques du gouvernement Ford, si nous ne réussissons pas à y mettre fin, continueront de semer le chaos dans le système d’éducation durant des années à venir », a déploré le président de la FEESO Harvey Bischof. 

Pour sa part, le ministre de l’Éducation ontarien Stephen Lecce a réagi en déclarant que « les parents nous ont clairement dit que les grèves menées par les syndicats font du tort à leurs enfants et que les investissements devraient être consacrés à la réussite des élèves plutôt qu’à l’amélioration de la rémunération ». 

Les membres de la FEESO se trouvent sans contrat de travail depuis le 31 août 2019.

Actualités

Tarifs en garderie: des parents maintiennent la pression sur le gouvernement

TROIS-RIVIÈRES — Malgré le congé du temps des Fêtes, les parents d’enfants qui fréquentent des garderies non subventionnées n’abandonnent pas leur combat et maintiennent la pression sur le gouvernement. La pétition présente sur le site de l’Assemblée nationale qui demande que le tarif journalier soit de 8,25 $ pour tous les services de garde a recueilli plus de 13 185 signatures.

Lancée il y a près de deux semaines par le Regroupement des parents utilisateurs de garderies non subventionnées, cette pétition nommée «Tarif journalier à 8,25 $ pour tous les services de garde» demande «au gouvernement du Québec le remboursement intégral de tout montant excédentaire à 8,25 $ pour frais de garde d’enfants aux parents utilisateurs du milieu non subventionné, et ce, rétroactivement au 1er janvier 2019». Le Regroupement demande donc que les frais de garde soient les mêmes pour les enfants qui fréquentent le réseau public des Centres de la petite enfance (CPE) et pour ceux qui sont en garderies privées non subventionnées.

Éducation

Automatisation, climat, IA: les universités doivent s’adapter rapidement

TORONTO - Alors que l’automatisation et l’intelligence artificielle continuent de transformer les environnements de travail au Canada, les établissements postsecondaires assurent qu’ils travaillent à préparer les étudiants à des emplois qui parfois n’existent même pas encore.

Le changement climatique, les mégadonnées et la cybersécurité sont de plus en plus à l’honneur dans les universités canadiennes, qui adaptent leurs offres pour répondre «non seulement aux besoins d’un marché en mutation, mais d’une société en pleine évolution», a résumé Paul Davidson, président de l’association Universités Canada, dans une entrevue récente.

La prospective peut toutefois s’avérer difficile. «Il circule des chiffres comme «50 % des emplois (de l’avenir) n’ont pas encore été définis», alors comment une organisation (...) peut-elle se préparer à ce genre de changements?», admet M. Davidson.

Un document de recherche publié en 2018 estimait que la moitié des emplois au Canada seraient touchés par l’automatisation au cours de la prochaine décennie. Les compétences dites «humaines», telles que la pensée critique et la résolution de problèmes, seraient alors essentielles pour demeurer compétitif et résilient en cette ère de perturbations et d’intelligence artificielle.

L’étude, menée par Économique RBC, révélait toutefois que le système d’éducation au Canada n’était pas conçu pour aider les jeunes à naviguer dans cette nouvelle économie des compétences. Les chercheurs recommandaient de veiller à ce que chaque étudiant de premier cycle ait la possibilité, avant d’obtenir son diplôme, de suivre un stage, un programme coopératif ou une autre formation qui lui donnerait de l’expérience.

Les universités, de leur côté, affirment qu’elles travaillent quotidiennement avec les professeurs, les experts et les leaders de l’industrie pour s’assurer que les étudiants seront préparés à cette évolution du paysage économique et du monde du travail.

Susan McCahan, vice-doyenne aux programmes à l’Université de Toronto, explique que la pérennisation des formations demeure un processus complexe, qui implique plus que la simple création de nouveaux programmes. Il faut aussi repenser les programmes existants en fonction des futures tendances de l’emploi, en particulier dans les secteurs fortement exposés à l’intelligence artificielle - par exemple la pharmacie.

«On estime que dans un avenir assez proche, le travail du pharmacien sera vraiment très différent», a déclaré Mme McCahan. «Comment on doit alors former les pharmaciens à offrir des soins efficaces aux clients, et qu’est-ce que cela signifie dans un monde où les ordonnances sont livrées à domicile et où vous ne vous rendez pas (à la pharmacie) pour trouver un pharmacien? Ou peut-être y a-t-il une machine distributrice où l’ordonnance vous attend.»

Nouveaux programmes

Alors que certains programmes traditionnels font l’objet d’une révision, un grand nombre de nouveaux programmes sont également apparus ces dernières années, pour répondre à des besoins importants et émergents dans la société et la main-d’?uvre.

L’Université York de Toronto, par exemple, a récemment dévoilé un nouveau programme de gestion des catastrophes et des urgences, qui serait le premier du genre au Canada.

L’Université de Toronto, quant à elle, a commencé à offrir ce qu’elle appelle le premier programme de génie de premier cycle au pays en «apprentissage machine», spécialisé dans l’étude, le développement et l’application d’algorithmes qui aident les systèmes à analyser des données.

L’Université du Nouveau-Brunswick a ouvert en 2017 un nouvel institut de cybersécurité, dans l’espoir de créer une plaque tournante pour cette question cruciale en cette ère numérique. Au Collège d’agriculture de l’Université de Guelph, en Ontario, on constate un regain d’intérêt pour l’»agriculture de précision» - l’utilisation des données pour exploiter les ressources de façon plus efficace et écologique -, a souligné le doyen, René Van Acker.

De nombreuses facultés disent se concentrer sur les compétences sous-jacentes qui permettront aux étudiants de naviguer dans les changements technologiques de leur secteur - en particulier le travail d’équipe, la communication et la gestion de projet, qui seraient de plus en plus prisées par les employeurs.

«L’université est particulièrement bien placée pour offrir (ces compétences sous-jacentes), parce que nous ne pensons pas à la formation professionnelle: nous pensons au développement des compétences et des intérêts des gens», a soutenu Alice Pitt, vice-doyenne des programmes à l’Université York.

Une collaboration interdisciplinaire est souvent nécessaire, par ailleurs, pour proposer de nouveaux cours afin de préparer les étudiants aux problèmes auxquels ils seront confrontés en milieu de travail, a ajouté Mme Pitt. Par exemple, «le département de philosophie crée le cours d’éthique pour les gens d’affaires et les ingénieurs qui pratiquent l’intelligence artificielle».

Éducation

Les garderies en milieu familial vont se prononcer sur divers moyens de pression

MONTRÉAL — Affirmant avoir été insultées par l’offre monétaire du gouvernement, les intervenantes en petite enfance en milieu familial régi et subventionné vont tenir des votes de grève du 6 au 14 janvier.

Dans un communiqué de presse publié vendredi matin, la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (FIPEQ-CSQ) soutient avoir reçu quelques heures plus tôt une offre salariale sous le seuil du salaire minimum.

Éducation

Vote de grève à 97% pour les enseignants franco-ontariens

Les enseignants franco-ontariens emboîtent le pas à leurs collègues des autres syndicats de l’éducation de la province alors qu’ils se sont prononcés dans les 48 dernières heures en faveur d’un mandat de grève dans une forte proportion de 97 %.

« Ce vote retentissant en faveur du oui démontre hors de tout doute que les enseignantes et enseignants franco-ontariens ont l’intention de repousser les offensives du gouvernement conservateur et celles du Conseil des associations d’employeurs (CAE), qui, entre autres, s’attaquent à leurs acquis et cherchent à leur retirer des droits. Ce résultat de 97 % nous place dans une position de force à la table de négociation pour défendre les droits et les conditions de travail de nos membres », a indiqué le président de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Rémi Sabourin. 

Le vote s’est déroulé de mercredi à vendredi.

Le syndicat représente quelque 12 000 membres. Du nombre, presque la moitié œuvrent dans les établissements du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario et du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien.

La convention collective est échue depuis le 31 août.

L’augmentation du nombre d’élèves par classe, les conditions de travail, l’obligation de suivre des cours en ligne pour l’obtention du diplôme d’études secondaires et le projet de loi 124 limitant à 1 % les hausses salariales dans le secteur public sont au nombre des points d’achoppement dans les pourparlers entre les parties. 

« Nous ne luttons pas seulement pour nos droits, nous avons aussi des revendications qui touchent directement l’apprentissage des élèves. Il est clair que pour le gouvernement, c’est une question d’argent. Mais réduire le choix des cours offerts à nos élèves, les forcer à suivre des cours en ligne et supprimer des postes n’est vraiment pas la solution. Le gouvernement et, à notre grande consternation, le CAE semble se désintéresser des répercussions que cela aurait sur l’apprentissage des élèves. Nos membres, nos élèves, notre système d’éducation méritent mieux que cela », affirme M. Sabourin. 

Les cours reprendront le 6 janvier après la pause des Fêtes, et si débrayage il y a, celui-ci ne pourrait être déclenché que plus tard durant le mois. Selon la législation, le syndicat a l’obligation d’informer le gouvernement et les conseils scolaires au moins cinq jours civils avant de recourir à des mesures de grève. D’autres moyens de pression pourraient également être envisagés.

L’AEFO précise que le mandat de grève ne signale pas non plus l’arrêt des négociations. Des rencontres entre les trois parties sont toujours prévues du 14 au 16 janvier. 

La semaine dernière, l’AEFO a annoncé qu’elle faisait front commun avec les trois autres syndicats en éducation de la province en déposant un recours judiciaire pour contester le projet de loi 124, adopté le 8 novembre par le gouvernement Ford. 

« Comme syndicat, on doit être en mesure de mener des négociations sans entrave, sans interférence. C’est de l’ingérence du gouvernement », a lancé M. Sabourin au Droit il y a quelques jours. 

L'employeur se dit « entre l'arbre et l'écorce »

Le président de l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO), Denis Chartrand, dit respecter la décision des syndiqués.

« Le message est clair, oui, mais ça ne change rien aux négociations comme telles. Ce qui se passe est normal dans un processus démocratique, ils sont allés chercher un mandat de grève et ils l’ont obtenu. C’est la position de leur syndicat, qui va tenir tête au gouvernement sur certains points. Quant à nous, on est un peu pris entre l’arbre et l’écorce. L’AÉFO se dit surprise de notre position (celle de l’ensemble des employeurs), mais dans le cas de l’ACÉPO, on a fait plusieurs représentations auprès du gouvernement pour leur dire qu’il y a un côté inéquitable avec la hausse du nombre d’élèves par classe ou encore les cours en ligne. Selon les élèves et selon nous, ce n’est pas une bonne idée. Sauf qu’on a le mandat de négocier et on est pris avec l’encadrement du ministère », dit-il. 

Confiant, M. Chatrand affirme que pour la suite des choses, « du moment où il y a du progrès, aussi lent soit-il », une entente pourra éventuellement être conclue. 

Éducation

Les travaux d’agrandissement s’amorcent pour l'école De La Salle et le CEAO

Le coup d’envoi des travaux d’agrandissement de l’école secondaire publique De La Salle et du Centre d’excellence artistique de l’Ontario (CEAO), un projet de plus de 13 millions $, a été donné.

Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) a procédé jeudi à Ottawa à la première pelletée de terre aux abords de l’établissement sis sur la rue Old St Patrick en présence de plusieurs dignitaires.

Actualités

Le CEPEO s’attend à une entente

C’est vendredi que seront dévoilés les résultats du vote sur un mandat de grève à l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) face à l’impasse dans les négociations avec le gouvernement Ford et le Conseil des associations d’employeurs. Le président du syndicat, Rémi Sabourin, répète depuis plusieurs jours que dans les circonstances, il s’attend à un vote fort en faveur d’un débrayage.

Que les membres votent en faveur de la grève ou non, le président du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et de l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO), Denis Chartrand, croit pour sa part que les parties en viendront à un accord.

Éducation

Kathy Tremblay lance sa propre fondation

Sept ans se sont déjà écoulés depuis sa dernière sortie en Coupe du monde de triathlon. Mais Kathy Tremblay déborde toujours d’énergie.

Il fallait voir l’ancienne double Olympienne bouger jeudi à l’école primaire Pierre Elliott Trudeau de Gatineau. Sourire aux lèvres, elle courait avec une vingtaine d’élèves dans une des cages d’escalier.

Quelques minutes auparavant, la femme âgée de 37 ans venait de leur annoncer dans le gymnase la création de la Fondation Kathy Tremblay. « Pour contrer le décrochage physique chez les jeunes de milieux à risque », a-t-elle expliqué.

La nouvelle entité travaillera en concert avec des écoles en les motivant et en les soutenant dans la création d’un club de course et multisports. Elle offrira aussi un « kit du débutant » à des élèves.

« Une paire d’espadrilles et des vêtements comme un short et un t-shirt », a énuméré Tremblay, qui a attiré l’entreprise Décathlon Canada en tant que partenaire.

Une inscription à une course BougeBouge, une autre initiative de l’ancienne championne canadienne, sera aussi offerte.

Une épreuve de 5 KM de cette série aura justement lieu à Ottawa le 16 février prochain. Plus précisément sur un parcours intérieur au centre Rideau et le centre Shaw.

La Société de transport de l’Outaouais (STO) s’est aussi jointe à la Fondation Kathy Tremblay en offrant des passages gratuits sur ses autobus. Des billets seront distribués à des parents qui accompagneront leurs enfants à la course BougeBouge.

Une douzaine d’écoles devraient être soutenues dans la prochaine année par la Fondation Kathy Tremblay, dont trois en Outaouais. En plus de l’école Pierre Elliott Trudeau, on retrouve l’école Saint-Jean de Bosco de même que l’école secondaire de l’Île.

« Nous voulons rendre l’activité physique plus accessible et inclusive », a noté Tremblay, qui veut faire tomber les barrières à l’adoption des saines habitudes de vie afin de donner une chance égale à tous de grandir et vieillir en santé.