Actualités régionales

Possible grève à venir dans 17 CPE de l'Outaouais

Les éducatrices de 17 centres de la petite enfance (CPE) de l’Outaouais se préparent à tenir une deuxième journée de grève, fort possiblement la semaine prochaine.

Après une première journée de grève l’automne dernier, les travailleurs syndiqués avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN) oeuvrant dans quelque 400 CPE en province avaient annulé d’autres journées de débrayage après qu’une entente soit intervenue avec le gouvernement.

Certains aspects doivent toutefois faire l’objet de négociations locales, un processus qui est actuellement dans «un cul-de-sac» en Outaouais, selon la partie syndicale. Quelques centaines de syndiqués de la région envisagent donc d’aller puiser - sous peu - une deuxième journée de grève dans leur banque qui en compte six. Cela toucherait 17 des 23 CPE de la région où les employés sont syndiqués avec la CSN.

«C’est fort possible qu’on tombe en grève bientôt, bientôt», a fait savoir mercredi la vice-présidente à la négociation et aux griefs du Syndicat des travailleurs (euses) en centre de la petite enfance de l’Outaouais (STCPEO), Najoua Zitouni.

Cette dernière précise que les parents seront avisés suffisamment en avance pour se prévoir un plan B, mais n’a pas voulu faire connaître la date visée pour la journée de grève car les salariés concernés n’ont pas encore tous été avisés. Mme Zitouni a tout de même indiqué qu’il est «fort possible» que la journée de grève ait lieu la semaine prochaine. Des syndiqués ont même déjà affiché des informations à cet égard devant le lieu de travail.

Najoua Zitouni a indiqué que les horaires de travail, le choix des groupes et les périodes de repos sont au nombre des éléments qui achoppent en ce moment dans les négociations locales, qui s’effectuent avec une association patronale représentant les 17 CPE concernés.

Les syndiqués aimeraient notamment que chaque CPE puisse avoir ses propres clauses adaptées à «leur réalité», au lieu de clauses régionales s’appliquant dans toutes les installations.

Éducation

En grève pour des stages payés

Des centaines d’étudiants de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) étaient en grève, mardi, pour revendiquer des stages rémunérés.

La cafétéria du pavillon Alexandre-Taché a accueilli mardi midi des dizaines de grévistes issus des programmes d’enseignement, de travail social et de sciences sociales.

Tous avaient un message à lancer, que ce soit oralement ou par le biais d’affiches confectionnées pour exprimer leur désarroi.

« Quand esclavage rime avec stage », « tannée d’être exploitée pour combler le manque de personnel occasionné par les coupures du gouvernement libéral » ou encore « être stagiaire c’t’un calvaire » font partie des messages lus sur place.

Des piquets de grève ont aussi été tenus pour que les cours des programmes concernés ne soient pas tenus.

En début d’après-midi, les étudiants en grève ont pris part à une marche sous la pluie vers le bureau de la députée de Hull, Maryse Gaudreault, sur le boulevard Saint-Joseph.

La porte-parole des étudiants en grève, Audrey-Ann Chicoine, s’est dite consciente que « ce n’est pas une journée de grève qui va tout changer ». Elle estime toutefois qu’avec le mouvement qui s’étend un peu partout au Québec et les moyens de pression à venir, les étudiants réclamant une rémunération pendant leurs stages vont « se faire entendre ».

La jeune femme, qui étudie en travail social, devra elle-même consacrer beaucoup de temps à ses stages l’an prochain.

« C’est 735 heures en deux sessions, plus les cours obligatoires, plus les séminaires, plus l’emploi qu’on doit avoir pour subvenir à nos besoins, plus une petite vie sociale pour ventiler aussi, […] parce qu’en ce moment, il y a beaucoup d’étudiants en burn-out », a mentionné la porte-parole des grévistes.

Éducation

747 écoles passées au crible en Ontario

L’école secondaire publique De La Salle à Ottawa est l’établissement académique francophone qui obtient la meilleure note dans l’Est ontarien dans le cadre du plus récent classement des écoles secondaires publiques et catholiques ontariennes publié par l’Institut Fraser.

Pas moins de 747 écoles ontariennes y sont classées selon leurs performances, dont 74 établissements francophones. L’étude inclut également six écoles privées indépendantes et quatre écoles autochtones.

Éducation

UQO: spectre de grève générale le 10 mars

Après pas moins de 41 rencontres et sessions de négociation, les membres du Syndicat des professeurs de l’Université du Québec en Outaouais–CSN (SPUQO) ont rejeté à 71 %, la contre-offre de l’administration de l’UQO déposée le 10 février dernier.

Dans un communiqué émis dans l’heure suivant le rejet des offres, le syndicat parlait même d’un « traitement salarial méprisant qui ferait de nous, les professeurs les moins bien payés du réseau de l’Université du Québec. Nous considérons cette dernière offre dérisoire, irrespectueuse du travail des professeurs et de la réalité de la communauté universitaire tout entière ».

Éducation

Guerre de mots et de chiffres

Les relations ne sont pas au beau fixe entre l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO) et l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC) depuis la publication d’un article cette semaine dans les pages du quotidien Globe and Mail.

Dans ce dernier, on indiquait qu’afin d’obtenir une plus grande part du financement gouvernemental, les conseils scolaires catholiques acceptaient de plus en plus d’élèves non catholiques entre les murs de leurs écoles. Selon des chiffres obtenus par le journal torontois, le nombre d’écoliers non catholiques fréquentant ces écoles aurait bondi de 18 % depuis quatre ans.

Éducation

Notes gonflées: le ministre Proulx sévira si les directions ont «triché»

MONTRÉAL — Alors que des voix s'élèvent dénonçant le fait que les notes d'étudiants auraient été gonflées, le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, laisse entendre qu'il pourrait sévir contre les directions d'écoles ou les commissions scolaires qui auraient «triché».

Le ministre Proulx a lancé ce message, vendredi, alors qu'il rencontrait les médias, après avoir prononcé une allocution devant quelque 400 convives réunis par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Jeudi, le ministère a publié le rapport sur la diplomation et la qualification par commission scolaire au secondaire pour l'année 2017. Celui-ci démontrait que le taux de diplomation et de qualification continue de grimper. Il a atteint 80,1 pour cent, après sept ans. Et l'écart entre garçons et filles, bien que toujours existant, a rétréci.

Au même moment toutefois, un débat a été lancé sur le fait que des notes d'élèves, en certains endroits, avaient été gonflées pour les faire passer ou pour faire mieux paraître dans les statistiques.

Interrogé à ce sujet, le ministre de l'Éducation a rappelé qu'il avait déjà émis une directive rappelant que les notes devaient refléter la réalité.

«J'ai émis une directive dans le milieu scolaire en disant il y a une politique d'évaluation, il y a une Loi sur l'instruction publique, il y a une note de passage au Québec - qui, en pensant, est plus exigeante qu'en Ontario. Bien voilà: il faut respecter les règles, parce que si vous trichez, c'est la société qui perd», a lancé le ministre, qui a été interrogé à ce sujet même par le président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc.

Plus tard, interrogé sur le même sujet par les journalistes, le ministre a renchéri: «si on avait des directions d'écoles ou une commission scolaire qui ne respectait pas la loi, vous savez, le gouvernement du Québec parle par des règles budgétaires. On envoie des sommes considérables, année après année, pour donner ces services éducatifs. S'il y avait, un jour, la confirmation que des services ne sont pas donnés correctement, je pourrais intervenir via les règles budgétaires et sanctionner un milieu», a-t-il prévenu.

Le ministre «ne croit pas» que les cibles de réussite à atteindre, édictées par le ministère, mettent trop de pression sur les directions d'écoles ou de commissions scolaires, les poussant à gonfler ainsi des notes d'élèves.

«Je ne crois pas qu'il ne faut pas y avoir de cible. On a, comme société, des objectifs à atteindre. Il faut rehausser notre niveau de diplomation; il faut avoir une société plus instruite», a-t-il objecté.

Quant à la hausse du taux de diplomation au secondaire, qui a atteint 80,1 pour cent, il s'en est réjoui. «On a fait un bout de chemin extraordinaire, ces dernières années», a-t-il lancé, ajoutant que cet objectif avait été atteint «deux ans avant l'échéancier que nous nous étions donné».

Éducation

Le Cégep de Rivière-du-Loup offre de l’argent et une résidence gratuite

RIVIÈRE-DU-LOUP - Le Cégep de Rivière-du-Loup offre aux étudiants qui s’inscriront à certains de ses programmes d’étude une somme de 500 $ par session et une résidence gratuite pendant neuf mois et demi.

Sur son site web, la direction précise que cette offre ne s’applique pas aux étudiants de la région du Bas-Saint-Laurent et qu’elle n’est valide que pour cinq programmes d’études: graphisme, design d’intérieur et arts visuels, ainsi que pour une option des profils internationaux des sciences de la nature et une option des sciences humaines.

Il semble que ces programmes aient été choisis, car peu d’étudiants y sont actuellement inscrits et parce qu’ils n’entrent pas en conflit avec ceux des autres institutions collégiales de la région.

Le Cégep de Rivière-du-Loup, qui a été fondé en 1969, accueille d’année en année environ 1100 étudiants, dont près des trois quarts au secteur technique. Il offre aussi des programmes destinés à accueillir des étudiants étrangers.

Éducation

Vancouver cherche des enseignants

On parle plus souvent de pénurie d’emplois que de pénurie de travailleurs. La Colombie-Britannique, elle, vit une sorte de crise à l’envers : on y observe un manque flagrant d’enseignants anglophones et francophones au point où on part à leur recherche dans tout le Canada.

Une équipe de recruteurs de la commission scolaire de Vancouver (Vancouver School Board) est même à Ottawa cette semaine pour recruter de futurs professeurs de la maternelle à la douzième année, autant pour le secteur anglais qu’en classes d’immersion française.

Éducation

Les Journées de la persévérance scolaire commencent

Une quinzaine de personnalités publiques s’unissent pour contrer le décrochage scolaire, alors que débutent dimanche les Journées de la persévérance scolaire au Québec.

Perspectives Jeunesse, un organisme de lutte au décrochage, souhaite sensibiliser la population. Pour ce faire, des personnalités ont enregistré des messages d’encouragement «forts et positifs» afin d’inciter les jeunes à persévérer.

Il s’agit de capsules vidéos diffusées sur les réseaux sociaux sous le thème «Je crois en toi». Chaque capsule offre «une vague de confiance et d’encouragements» aux jeunes dans la poursuite de leurs études.

Parmi les personnalités qui ont tenu à participer à l’initiative, on remarque l’acteur, animateur et réalisateur Yan England, les comédiens Éliane Gagnon, Félix-Antoine Tremblay, Karl Walcott et Frédérick Lemay, et l’humoriste Katherine Levac.

Le député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois, le chef péquiste Jean-François Lisée et la mairesse de Montréal Valérie Plante sont également du nombre.

De son coté, la Fédération des comités de parents du Québec souligne l’importance de ces Journées de mobilisation pour la réussite éducative des jeunes qui ont lieu depuis 11 ans.

Sa présidente Corinne Payne estime qu’il s’agit d’une belle occasion pour dire aux jeunes qu’ils sont appuyés autant à la maison, à l’école que dans leur communauté.

Mme Payne rappelle que les parents jouent un rôle important dans la persévérance scolaire. «Il ne suffit souvent que d’un mot d’encouragement ou d’un geste de soutien pour faire toute la différence dans le parcours scolaire des enfants», ajoute-t-elle.

Éducation

«Enfin» l'école s'en vient à Val-des-Monts

Le sol gelé n’aura pas empêché la première pelletée de terre de la future école primaire de Val-des-Monts. Une pelle dorée et deux sacs de terre à jardin auront suffi à ce que tous les gens présents puissent, au terme de longues années d’incertitude, prononcer le mot « enfin ».

Sur toutes les lèvres, « enfin » est revenu à plusieurs reprises, vendredi matin, sur le terrain enneigé du 2197 montée Paiement où sera érigée l’école pour laquelle Québec avait octroyé des fonds il y a cinq ans déjà.

Le président de la Commission scolaire des Draveurs, Claude Beaulieu, a indiqué que la construction devrait s’étaler sur 13 mois. D’ici à l’ouverture de l’école à l’automne 2019, environ 150 élèves de Val-des-Monts devront continuer de prendre l’autobus matin et soir pour fréquenter l’école Brébeuf, dans le secteur Gatineau.

Les citoyens de Val-des-Monts pourront aussi profiter de l’infrastructure, puisque la municipalité consacre 1,2 million $ au projet afin qu’il comprenne un gymnase double au lieu d’un simple. « C’est une infrastructure qui était nécessaire, et ça adonne drôlement bien, parce que la semaine prochaine, c’est la semaine de la persévérance scolaire et c’est avec de la persévérance qu’on est venus à bout d’avoir la réalisation de cette infrastructure-là », a mentionné le maire, Jacques Laurin.

Le gouvernement du Québec a dû accorder 1,7 million $ de plus qu’initialement prévu afin de permettre l’aménagement du terrain choisi. La députée de Gatineau et ministre responsable de l’Outaouais, Stéphanie Vallée, note que la situation vécue à Val-des-Monts permettra de tirer certaines leçons.

« Chaque cas, c’est un cas d’espèce, et on a vécu des situations similaires par le passé, notamment à Cantley, a-t-elle rappelé. [...] C’est certain que ce serait préférable si, avant de soumettre un projet, les commissions scolaires étaient à même d’identifier l’endroit. Ce n’est pas toujours facile, mais dans ce cas-ci, ultimement, il y a eu une belle collaboration avec la municipalité et avec le propriétaire du terrain. Ça a pris du temps, mais on en est venus à une solution qui était gagnante-gagnante pour tout le monde. »

Claude Beaulieu et Jacques Laurin ont abondé dans le même sens, même si tout le monde s’entend pour dire qu’il est complexe de dénicher des terrains en milieu rural pour y construire un établissement scolaire. « On ne veut pas revivre cette aventure-là encore une fois », a insisté le maire Laurin.

Le comité de mobilisation pour la construction d’une nouvelle école à Val-des-Monts s’est aussi réjoui que la première pelletée de terre ait finalement eu lieu, tout en soulignant les « nombreux efforts de tous les acteurs dans le dossier ».