Éducation

Conflit chez Autobus Campeau: «Une tactique odieuse» de l'employeur dénoncée

À quelques jours du déclenchement possible d’une grève générale illimitée, tous les chauffeurs d’Autobus Campeau en Outaouais ont reçu un préavis de mise à pied de la part de leur employeur. Le syndicat fulmine et juge qu’il s’agit « d’une tentative flagrante d’intimidation ».

La lettre, signée par le président de l’entreprise Jacques Campeau et dont Le Droit a pu obtenir copie, a été remise vendredi dernier à la centaine de chauffeurs concernés.

« La présente est pour vous aviser qu’en raison de la possibilité d’une grève générale illimitée qui touche votre accréditation syndicale, nous sommes dans l’obligation de vous présenter votre préavis de mise à pied. En effet, notre contrat avec la commission scolaire prévoit la perte de nos contrats avec eux en cas de grève ou lock-out de plus de sept jours ou d’un deuxième avis de défaut de grève ou de lock-out durant la même année scolaire. Considérez ceci comme votre préavis de mise à pied officiel », est-il écrit dans la missive truffée de fautes d’orthographe. 

La centaine de travailleurs, dont la convention collective est échue depuis le 31 août 2017, se sont dotés d’un mandat de grève dans une proportion de 99 % à la fin mars. La question salariale est au cœur du litige. À moins d’une entente d’ici là, les chauffeurs troqueront le volant pour les piquets de grève dès le 30 avril, privant ainsi de transport scolaire 6700 élèves des commissions scolaires des Draveurs et des Portages-de-l’Outaouais. 

Le directeur des communications du syndicat des Teamsters, Stéphane Lacroix, affirme qu’excluant lors d’un conflit avec le Canadien Pacifique, un tel geste est du jamais vu.

« C’est l’une des tactiques les plus odieuses que j’ai vu dans ma carrière et ça fait 17 ans que je fais ça. Nous ne pensions pas qu’ils [Autobus Campeau] iraient jusque-là, mais nous ne sommes pas très impressionnés. C’est de l’intimidation comme dans une cour d’école, c’est comme dire ‘tu me donnes ton cartable rouge sinon je t’attends à 3h et je te pète la yeule’. Oui, les relations peuvent être acrimonieuses et je comprends qu’on peut partager des valeurs différentes, mais ça, c’est sans précédent », déplore-t-il, ajoutant que la colère des employés a décuplé à la suite de l’envoi de cette lettre. 

Avec « cette huile jetée sur le feu », le syndicat s’attend à ce que le ton monte lors de la dernière séance de négociations prévue ce mardi. 

« Nos membres vont prendre leurs décisions comme bon leur semble sans se laisser déranger. Ils sont très conscients que l’entreprise peut perdre son contrat, c’est du monde intelligent. Sauf qu’ils en ont tellement plein le dos qu’ils sont prêts à faire la grève. Peut-être qu’on aurait eu une chance de sauver les meubles d’ici lundi, mais Autobus Campeau s’est tiré une balle dans le pied avec la lettre. C’est inacceptable », a lancé M. Lacroix.

Éducation

Les cours d’éducation sexuelle obligatoires

QUÉBEC —Les cours d’éducation sexuelle obligatoires seront disponibles comme prévu partout au Québec, dans toutes les écoles primaires et secondaires, dès la rentrée de septembre.

C’est là l’assurance fournie par le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, jeudi, au lendemain d’une sortie des syndicats d’enseignants, venus demander au gouvernement Couillard de reporter l’implantation de l’éducation sexuelle à l’école, en raison des retards trop marqués observés dans le processus de formation des enseignants.

Éducation

École primaire dans le Plateau: la CSPO fait une offre pour un terrain

Ce devrait, en principe, n’être plus qu’une formalité avant que la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) puisse lancer un appel d’offres pour la construction de l’école primaire 036 dans le secteur du Plateau.

Les commissaires ont approuvé mercredi soir une offre d’achat de 4,7 millions $ pour un terrain d’un peu plus de 16 000 mètres carrés situé à l’intersection des boulevards du Plateau et Amsterdam. 

« Ce n’est pas encore officiel, on doit attendre la réponse de la partie adverse (Construction Junic), qui doit faire la demande à la Ville pour son projet résidentiel, mais c’est de bon augure. Ça va très bien. On s’attend à avoir un retour d’ici vendredi », de dire le vice-président de la CSPO, Mario Crevier. 

Ce dernier rappelle que l’objectif demeure toujours que l’établissement d’une capacité de 650 élèves ouvre ses portes à temps pour la rentrée scolaire 2019. 

« On veut que les pelles soient dans la cour en septembre, voire octobre au plus tard. C’est toujours dans la mire. Oui, c’est assez serré, mais au moment où on se parle, c’est faisable. Les classes seront prêtes, peut-être que le gymnase non. Les enfants vont pouvoir aller à l’école », a-t-il commenté. 

En livrant l’école 036 à la fin de l’été 2019 tel qu’initialement appréhendé, la CSPO n’aura pas à faire face à un déficit de 440 places dans le Plateau, un scénario qui se serait traduit par l’accueil de 140 élèves de plus dans ses quatre écoles du secteur (du Marais, de l’Amérique-Française, des Deux-Ruisseaux et du Plateau). Des classes de musique, par exemple, auraient été converties en salles de classe. Un agrandissement par l’intérieur qui n’aurait pas été suffisant pour régler le problème, si bien que 300 écoliers auraient dû être déplacés à l’extérieur du Plateau à la rentrée 2019. 

La CSPO est aussi en attente d’une réponse de Québec pour la construction d’une autre école primaire, toujours dans l’ouest de son territoire. La prochaine vague d’annonces d’investissements est prévue au début de l’été.

Éducation

Éducation sexuelle: sans formation, pas d’enseignement

QUÉBEC — L’implantation des cours obligatoires d’éducation sexuelle, prévue en septembre dans toutes les écoles primaires et secondaires, paraît compromise.

Les syndicats d’enseignants estiment que le ministère de l’Éducation n’a toujours pas fait ses devoirs, ayant négligé de planifier l’offre de formation requise pour bien transmettre la matière.

Actualités

En grève à moins d’un déblocage

À moins d’un inattendu virage à 180 degrés dans les prochains jours, plus de 6500 écoliers élèves des commissions scolaires des Draveurs (CSD) et des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) seront privés de transport scolaire dès le 30 avril.

Qualifiant de « ridicules » les dernières offres patronales d’Autobus Campeau, le syndicat des Teamsters a annoncé mardi que la centaine de chauffeurs d’autobus de l’entreprise dans la région déclencheront une grève générale illimitée, un mandat pour lequel ils avaient voté en faveur dans une proportion de 99 % à la fin mars.

Éducation

Vers une grève du transport scolaire «à moins d'un déblocage»

À moins d’un inattendu virage à 180 degrés dans les prochains jours, plus de 6500 écoliers élèves des commissions scolaires des Draveurs (CSD) et des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) seront privés de transport scolaire dès le 30 avril.

Qualifiant de «ridicules» les dernières offres patronales d’Autobus Campeau, le syndicat des Teamsters a annoncé mardi que la centaine de chauffeurs d’autobus de l’entreprise dans la région déclencheront une grève générale illimitée, un mandat pour lequel ils avaient voté en faveur dans une proportion de 99% à la fin mars.

La rencontre entre les deux parties prévue mardi a été annulée par l’employeur, soutient le syndicat, qui indique qu’une réunion de la dernière chance est pour l’instant à l’agenda le 24 avril.

Le directeur des affaires publiques de Teamsters Canada, Christopher Monette, affirme qu’il y a encore une mince lueur d’espoir, mais que l’employeur et le syndicat sont loin d’être sur la même longueur d’onde.

«On essaie très fort de négocier pour dénouer l’impasse et avoir une entente qui a de l’allure, toutefois les offres qui sont proposées aux chauffeurs sont inacceptables. On demande donc l’appui des parents. Quand des travailleurs qui gagnent si peu sont prêts à aller en grève générale, ça démontre à quel point ils ont le dos au mur et sont en colère. Ils veulent que les choses changent et la grève durera aussi longtemps qu’elle le devra», martèle-t-il.

Comme ailleurs en province, où d’autres chauffeurs d’autobus brandissent la menace d’un débrayage dès lundi prochain, la question de la rémunération est au coeur du litige.

Autobus Campeau propose des hausses salariales d’environ 1% par an, alors que le syndicat demande des augmentations qui «au minimum permettent de compenser le coût de la vie». L’indice des prix à la consommation s’est accru de 1,6% l’an dernier.

Les Teamsters dénonce aussi une mesure que souhaite mettre de l’avant la partie patronale et qui, dit-on, aurait pour effet de priver les chauffeurs d’une somme de 1200$ par année. L’employeur souhaiterait retrancher un supplément monétaire versé aux travailleurs pour le temps de préparation et l’inspection des autobus avant le départ sur les routes. Il s’agit pourtant d’un avantage négocié dans la dernière convention collective, dit le syndicat.

«On fait face à un employeur qui tente activement d’appauvrir des employés qui gagnent déjà peu, entre 20 000 et 25 000$ par an. Nous avons plusieurs négociations et Autobus Campeau est probablement le pire acteur du milieu, car il tente d’en enlever encore plus aux travailleurs. Ça ne s’est pas vu même dans les négociations impliquant d’autres syndicats. C’est particulier», de dire M. Monette.

Les chauffeurs d’autobus concernés sont sans contrat de travail depuis le 31 août 2017.

Le syndicat prétend que plus de 5000 écoliers seraient affectés par une possible grève, mais selon les données fournies par les commissions scolaires, ce nombre est plutôt d’environ 6700. À la CSD, près de 4800 élèves pourraient être privés de transport scolaire, alors qu’on parle de 1900 élèves du côté de la CSPO.

Le Droit n’a pas été en mesure de s’entretenir avec un représentant de l’entreprise Autobus Campeau.

Le président de la CSD, Claude Beaulieu, dit avoir confiance que les autobus ne resteront pas garés dans moins de deux semaines.

«Ils ont jusqu’au 30 avril pour s’entendre. Ce ne serait pas avantageux d’un côté comme de l’autre qu’ils ne réussissent pas à le faire. [...] Mais s’il y a une grève, on va analyser les alternatives possibles, par exemple d’allonger les heures des services de garde pour aider les parents, qui se retrouveront pris en otage», a-t-il commenté.

Éducation

Orléans s’illustre à la Dictée Richelieu Laporte

Trois élèves de deux écoles d’Orléans ont obtenu les meilleures notes dans le cadre de la 14e Dictée du Club Richelieu Laporte, samedi.

Une douzaine d’écoles françaises de la région d’Ottawa participaient cette année à l’exercice qui mettait aux prises 35 élèves de 7e année qui se devaient de déjouer les multiples pièges d’une dictée lue par la ministre des Affaires francophones, Marie-France Lalonde.

La dictée avait pour thème l’environnement ; une thématique chère au conseiller municipal David Chernushenko, président du comité de l’environnement et de la protection climatique, qui était présent à l’événement. Il y a d’ailleurs prononcé une conférence sur le sujet.

Plus d’une dizaine de correcteurs veillaient au grain et c’est finalement deux élèves de l’école secondaire publique Gisèle Lalonde qui ont mérité les première et troisième meilleures notes. Il s’agit de Marianne Turmel (1re) et Mia Ouellette (3e). 

La deuxième place est allée à Kristian Boileau de l’école secondaire catholique Garneau, également d’Orléans.

L’épreuve se déroulait dans les locaux du MIFO, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans.

Éducation

La France s’inspire des écoles francophones de l’Ontario

L’académie de Versailles, en France, s’inspire des pratiques de l’Ontario en matière de climat scolaire afin de lutter contre l’intimidation, la discrimination ou encore prévenir les abus sexuels. Le bien-être des élèves est au cœur de ce partenariat avec le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO).

Une délégation française visite les écoles du CEPEO cette semaine et participe à plusieurs ateliers afin de prendre le pouls des méthodes d’enseignement ontariennes.

Éducation

Le PQ et la CAQ critiquent le règlement encadrant l’école à la maison

Le nouveau règlement qui encadre l’école à la maison n’empêchera pas les parents d’enseigner que la Terre est plate ou que les hommes sont supérieurs aux femmes, a déploré l’opposition à Québec, jeudi.

Le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) ont vivement réagi à la publication du règlement, qui est laxiste, selon eux.

En vertu des nouvelles règles, le français, une deuxième langue et les mathématiques devront être enseignés à la maison, mais sans plus. Les examens du ministère de l’Éducation demeurent optionnels.

En revanche, les parents devront fournir au ministère des plans d’apprentissage et des évaluations de leurs enfants, en plus d’offrir des «activités variées et stimulantes».

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, estime que son règlement respecte le droit des familles d’enseigner à la maison, tout en assurant le respect du «tronc commun» de l’éducation au Québec.

Mais pour la vice-chef du PQ, Véronique Hivon, il est impératif que tous les petits Québécois puissent avoir les mêmes chances de réussite. Cela passe entre autres par l’apprentissage des sciences, de l’histoire et de la géographie, selon elle.

Les nouvelles balises gouvernementales n’empêchent en rien les enfants de continuer à fréquenter pendant toute la journée des écoles religieuses, s’est-elle indignée au Salon bleu.

Le porte-parole caquiste en matière d’éducation, Jean-François Roberge, a plaidé pour sa part que les enfants qui voudraient un jour réintégrer le réseau scolaire ne pourront pas le faire, faute d’acquis. «On les abandonne», a-t-il déclaré.

Trop flexibles, les nouvelles dispositions permettraient aussi aux familles francophones de contourner la loi 101 et de faire l’école à la maison en anglais, se sont par ailleurs inquiétés les partis, qui exigeront des modifications au règlement.

À l’heure actuelle, environ 2000 enfants sont inscrits à une commission scolaire et font l’école à la maison. Il y en a beaucoup plus qui ne sont pas inscrits, selon le ministre, qui s’est dit convaincu jeudi que la loi 144 aidera le gouvernement à reprendre contact avec ces familles.

La loi 144, adoptée le 9 novembre dernier, vise à garantir à tous les enfants, quel que soit leur statut, l’accès au régime pédagogique québécois. Trois groupes d’enfants sont particulièrement visés: les enfants qui étudient dans des écoles religieuses, ceux qui sont scolarisés à la maison et les enfants sans-papiers.

La loi permet aux autorités de croiser les données de l’assurance-maladie avec les inscriptions à l’école. Les enfants qui ont une carte soleil, mais pas de code permanent, seront identifiés et suivis, a promis le ministre.

Il s’était engagé, après l’adoption de la loi, à déterminer par règlement les normes applicables en matière d’enseignement à la maison. M. Proulx doit aussi créer une table de concertation nationale sur l’enseignement à la maison et produire un guide à cette fin d’ici 2019.

Par ailleurs, le ministre a profité du débat sur le règlement jeudi pour annoncer une augmentation des sommes dédiées aux enfants qui font l’école à la maison.

Le budget annuel passera de 3 millions $ à 7 millions $ et sera versé aux commissions scolaires, qui offriront en retour à ces familles des manuels scolaires, des services d’orthopédagogie, d’orthophonie, etc.

De plus, les familles qui font l’école à la maison devront pouvoir avoir accès aux gymnases, aux bibliothèques et aux laboratoires de sciences des commissions scolaires.

«À partir de maintenant on va les connaître, il y aura des obligations pour leurs parents, ces enfants auront l’obligation d’être exposés à un programme éducatif», a affirmé M. Proulx.

«Oui, le projet d’apprentissage sera supervisé par le gouvernement, oui, le projet d’apprentissage pourra les amener à passer les examens du ministère s’ils veulent y aller. (...) C’est ça, protéger les enfants», a-t-il ajouté.