Rentrée scolaire en Ontario: un plan incohérent, selon Collard

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Rentrée scolaire en Ontario: un plan incohérent, selon Collard

Dans quelques semaines, les élèves ontariens seront de retour en classe pour la première fois depuis le mois de mars. Cependant, le plan de rentrée scolaire présenté par le gouvernement Ford ne répondrait pas aux mesures sanitaires imposées par les autorités de santé publique, selon la députée libérale d’Ottawa-Vanier, Lucille Collard.

La députée Collard a par ailleurs signée une lettre ouverte, publiée par Le Droit, pour dénoncer la situation.

La réouverture de Mont-Bleu en 2021 n’est pas encore garantie

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La réouverture de Mont-Bleu en 2021 n’est pas encore garantie

Les 1500 élèves et le personnel de l’école secondaire Mont-Bleu devront s’armer de patience: presque deux ans après l’incendie ayant lourdement endommagé l’édifice du boulevard de la Cité-des-Jeunes, rien ne garantit encore à ce jour qu’ils pourront le réintégrer en septembre 2021.

Alors que l’école est temporairement relocalisée depuis décembre 2018 au Centre Asticou, deux kilomètres plus loin, le Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSSPO) affirme qu’on en saura plus dans quelques semaines au sujet de l’échéancier pour la réouverture des locaux.

Rentrée complexe pour les étudiants internationaux à l'UQO

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Rentrée complexe pour les étudiants internationaux à l'UQO

Avec les frontières canadiennes qui demeurent fermées à la grande majorité des citoyens d’autres pays, l’Université du Québec en Outaouais (UQO) anticipe une rentrée compliquée pour ses étudiants internationaux.

« Pour les étudiants qui étaient déjà inscrits à l’UQO, il ne devrait pas y avoir trop de problèmes, surtout ceux qui sont restés au Canada pendant la pandémie. Ils pourront poursuivre leurs études normalement », indique le directeur des communications de l’UQO, Gilles Mailloux.

Comme la majorité des cours seront offerts virtuellement pour la session d’automne, même les étudiants qui ne peuvent rentrer au Canada pourront poursuivre leur parcours académique. Le décalage horaire risque toutefois d’être un enjeu pour eux puisque l’UQO n’est pas en mesure d’offrir deux fois le même cours à des heures différentes, explique M. Mailloux.

« Cette personne devra suivre ses cours selon notre fuseau horaire. Un étudiant qui se trouve en Afrique, par exemple, si le cours se tient de 19 h à 22 h, c’est très malheureux, mais ce sera au milieu de la nuit », ajoute le directeur des communications de l’UQO.

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> S’accrocher à son rêve, coûte que coûte

L’autre obstacle pour les étudiants qui ne seront pas au Canada lorsque les cours reprendront, c’est que les cours techniques qui nécessitent un enseignement en laboratoire seront offerts en mode distanciation physique dans les locaux de l’UQO.

Les étudiants ont encore plus d’un mois — jusqu’au 15 septembre — pour compléter leur inscription pour la session d’automne et déjà, les signes sont encourageants, dit Gilles Mailloux. Environ 40 % des étudiants internationaux qui ont entamé un programme à l’UQO au cours des dernières années sont déjà inscrits et sont restés au pays pendant la pandémie.

« Là où ça se complexifie, c’est pour les nouveaux étudiants », admet M. Mailloux.

Même si le gouvernement fédéral accordait une exception aux étudiants internationaux au moment de traverser les frontières, le directeur des communications et du recrutement de l’UQO souligne que plusieurs d’entre eux ne pourraient être admis au pays ou encore s’inscrire et suivre les cours en ligne.

Afin d’obtenir un visa et un certificat d’acceptation du Québec (CAQ) pour les études, les étudiants doivent se rendre dans un consulat canadien pour y obtenir une lettre d’introduction, explique Gilles Mailloux.

« Les services consulaires du Canada ont été fermés un bon moment à cause de la pandémie, alors il y a un certain retard dans le traitement des demandes », souligne M. Mailloux.

S’accrocher à son rêve, coûte que coûte

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S’accrocher à son rêve, coûte que coûte

Avant de débarquer au Canada, Kirtan Ashishbhai Shah n’avait jamais mis les pieds hors de son pays. Ni la pandémie, ni la perspective d’une session en ligne n’ont convaincu l’étudiant d’Ottawa de rentrer en Inde et de mettre sur pause sa version du rêve américain. « J’aime vraiment vivre ici ! »

C’est un passage obligé : l’initiation au Canada, Kirtan l’a vécue à la dure, lorsque l’Indien a quitté son Gujarat natal pour atterrir les deux bottes dans la neige d’Ottawa, en plein hiver. C’était en 2018 — le 19 décembre, exactement, se souvient l’étudiant en gestion des entreprises et en finance au Collège algonquin, qui rêve, plus tard, de monter les échelons de la Banque Royale du Canada (RBC).

Rentrée scolaire en Ontario: le CECCE et le CEPEO « presque prêts »

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Rentrée scolaire en Ontario: le CECCE et le CEPEO « presque prêts »

À près d’un mois de la rentrée scolaire, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) se dit à quelques détails près de pouvoir présenter son plan. Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) dévoilera le sien « d’ici quelques jours », mais ne révèle aucun autre détail.

Le CECCE et le CEPEO sont les deux seuls conseils francophones de la province à être parmi la liste des conseils scolaires « désignés ». Une appellation qui, dans le plan du ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, signifie que leurs écoles secondaires devront effectuer une rentrée hybride, contrairement à leurs écoles élémentaires et aux écoles secondaires qui ne font pas partie de cette liste.

Une liste qui concerne majoritairement la grande région de Toronto et les régions de Niagara, London, Hamilton et Windsor, notamment.

Pour les écoles secondaires du CECCE et du CEPEO, qu’elles soient situées à Ottawa ou à l’extérieur de la capitale, cela se traduira par des classes de seulement 15 élèves et 50 % d’enseignement à distance. 

Deux groupes d'élèves

Pour l’instant, les élèves entre la 9e et 12e année seront divisés en deux groupes, explique le directeur de l’éducation du CECCE, Réjean Sirois.

« Un groupe sera présent les lundis et mercredis et l’autre groupe, les mardis et jeudis. Les vendredis seront en alternance, selon un horaire prédéfini », indique le conseil.

Il reste toutefois à déterminer si les élèves devront effectuer deux cours par jour ou suivre l’horaire conventionnel de quatre classes par jour.

« On n’a pas encore pris de décision. On veut voir avec le ministère si le modèle conventionnel, dans un horaire adapté, est un “non” catégorique ou s’il y a une possibilité pour que le CECCE puisse atteindre les objectifs du plan de réouverture avec un contact direct limité à un maximum de 100 personnes au secondaire. On devrait avoir une confirmation du ministère de l’Éducation cette semaine », espère M. Sirois.

Si le format des deux cours est retenu, les élèves effectueraient un cours le matin, tandis que le deuxième serait fait en ligne, avec le professeur qui donnerait le cours à certains élèves à la maison et d’autres, à l’école, devant leurs ordinateurs.

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Vol de données: Québec met des mois à aviser les professeurs

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Vol de données: Québec met des mois à aviser les professeurs

Le ministère de l’Éducation blâme la COVID-19 pour l’envoi tardif d’une lettre destinée aux milliers d’enseignants touchés par un vol de données.

En tout, le ministère aura mis cinq mois avant d’envoyer cette lettre assurant le suivi avec les enseignants dont les renseignements personnels (nom, date de naissance, numéro d’assurance sociale) ont pu être dérobés. 

«Après avoir analysé l’ensemble des données […], le ministère confirme que vos renseignements personnels peuvent être visés par cet évènement», écrit-on dans la missive dont La Presse Canadienne a obtenu copie jeudi. 

«Il importe toutefois de préciser qu’il ne faut pas conclure que vos renseignements personnels ont été utilisés de manière frauduleuse.» 

Le ministère invite désormais les enseignants qui le souhaitent à s’inscrire au service de surveillance du crédit de la firme Equifax, et ce, sans frais, pour une période de cinq ans. 

Une adresse, myservices.equifax.ca/premfr, et un code d’activation ont été fournis. 

On encourage également les personnes croyant avoir été victimes d’une fraude ou d’un vol d’identité à contacter leur service de police municipal. 

En 2019, à titre comparatif, Desjardins avait réagi très rapidement dès les premiers jours en offrant à ses clients une surveillance de crédit de cinq ans chez Equifax. 

Retard à cause de la COVID-19

La responsable des relations de presse au ministère de l’Éducation, Esther Chouinard, soutient que le ministère aurait aimé assurer un suivi avec les enseignants plus tôt ce printemps, mais que cela avait été impossible. 

«La gestion de cet évènement a nécessité la contribution de plusieurs organismes gouvernementaux, dont plusieurs devant gérer prioritairement la crise sans précédent de la COVID-19. C’est ce qui a induit un retard dans l’expédition de cette lettre», a-t-elle déclaré à La Presse Canadienne. 

Le vol de données au ministère de l’Éducation avait fait les manchettes plus tôt cette année avec la publication, le 21 février dernier, d’un communiqué de presse gouvernemental plutôt général. 

Dans le communiqué, le gouvernement confirmait que des fraudeurs avaient accédé à une base de données renfermant les renseignements personnels de près de 360 000 enseignants. 

Il promettait d’envoyer une lettre «sous peu» aux personnes visées, afin de les informer des mesures à prendre et des ressources disponibles. 

La fiabilité des systèmes informatiques du gouvernement n’était pas remise en cause, disait-on, puisque le vol aurait été commis à partir de l’utilisation d’un code d’accès et d’un mot de passe. 

Il y a un an, la Sûreté du Québec avait procédé à l’arrestation de deux hommes de Montréal relativement à plusieurs vols d’identité commis au printemps 2018 dans plusieurs régions du Québec.

Rentrée scolaire en Ontario: grogne et inquiétude

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Rentrée scolaire en Ontario: grogne et inquiétude

Une pétition de plus de 120 000 signatures en quelques jours, des professeurs sans réponses… Le retour en classe continue d’alimenter les discussions des parents et des enseignants. ONFR+ a pu parler à deux enseignants à l’élémentaire qui ne savent pas comment ils vont pouvoir fonctionner dans une classe remplie d’élèves.

Les questions fusent de tous les côtés pour les enseignants, à moins d’un mois de la rentrée scolaire. Certains disent n’avoir reçu aucun détail, à l’exception des annonces publiques du gouvernement Ford sur le retour à l’école.

Des parents tapent du pied à Mont-Bleu

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Des parents tapent du pied à Mont-Bleu

«En temps de crise, les Chinois sont capables de construire un hôpital en 10 jours, alors on doit être capables de trouver 10 locaux de classe en deux mois au Québec».

Plusieurs parents d'élèves de quatrième et cinquième secondaire de l'école Mont-Bleu, dont Nicolas Pedneault, pointent du doigt le CSSPO et jugent que d'autres options auraient pu être étudiées et mises de l'avant avant d'opter pour l'enseignement à la maison à mi-temps pour leurs enfants.

La majorité d'entre eux, qui digèrent toujours bien mal d'avoir été informés du scénario retenu pour la rentrée scolaire au début juillet, tout juste avant les vacances et la fermeture du centre administratif du centre de services scolaire, comptent bien se faire entendre jusqu'à la fin août dans la but d'infléchir la décision. Le groupe Facebook qu'ils ont créé compte une soixantaine de membres. 

À LIRE AUSSI : Centre Asticou: le CSSPO discute avec le fédéral pour avoir plus d'espace

«Je n'apprécie pas qu'on ait lancé la serviette très tôt dans l'été, surtout considérant le fait que les élèves de Mont-Bleu ont eu leur part d'événements malheureux et que le Centre Asticou est plus ou moins adapté à leurs besoins. Ma fille a quand même bien réussi malgré le confinement, mais quand je lui parle de tout ça, elle n'a vraiment pas trouvé ça plaisant. Pour son cercle social, tout se passait en ligne, ça valait ce que ça valait. Et la motivation pour étudier n'était pas toujours là, alors il fallait pousser un peu plus. Ce ne sont pas des conditions optimales pour passer à travers le secondaire», s'exclame le père.

Une plainte a été formulée au Protecteur de l'élève, mais celle-ci ne pourra être traitée qu'ultérieurement. Des lettres ont aussi été envoyées à plusieurs élus dont le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge et au ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, dans l'espoir de renverser la vapeur.

«Si le 3 juillet on nous avait annoncé qu'en ce moment on manque de places pour un retour à temps plein des secondaires 4 et 5 mais qu'on fait tout en notre possible pour trouver des locaux, ça aurait déjà été mieux que de nous mettre devant le fait accompli. [...] Les classes modulaires, on nous dit qu'il n'y en a plus, mais j'ose espérer que des entrepreneurs de la région pourraient en construire dans un délai raisonnable. Même si on nous disait que ce serait prêt en octobre, ce serait déjà un pas dans la bonne direction», lance M. Pedneault.

À son avis, l'enseignement à distance qui se poursuivrait pour les mois à venir pourrait avoir des conséquences néfastes.

«Qu'on m'entende bien, je ne veut pas qu'on trouve une solution au détriment d'autres écoles. Mais la situation socio-démographique de Mont-Bleu est particulière. dans la clientèle, il y a beaucoup de gens moins fortunés ou issus de l'immigration, pour qui en partant le parcours scolaire peut s'avérer plus difficile. Alors en tenant compte de la situation, la voie vers le décrochage pourrait être encore plus attrayante», dit-il. 

Centre Asticou: le CSSPO discute avec le fédéral pour avoir plus d'espace

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Centre Asticou: le CSSPO discute avec le fédéral pour avoir plus d'espace

Dans le but d'agrandir la portion du Centre Asticou réservée depuis un an et demi à l'école secondaire Mont-Bleu, Le Droit a appris que de sérieux pourparlers sont actuellement en cours entre le Centre de services scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSSPO), le ministère de l'Éducation du Québec et Services publics et Approvisionnement Canada.

Si entente est conclue entre les deux parties, les quelque 400 élèves de quatrième et cinquième secondaire de cet établissement pourront aller à l'école à temps complet lors de la prochaine année scolaire, plutôt qu'à mi-temps tel que le plan actuel le prévoit en raison du manque d'espace généré par les nouvelles règles de santé publique liées à la COVID-19.

L'école a besoin de 10 locaux additionnels pour combler ses besoins et ainsi pouvoir accueillir les élèves de ces niveaux à 100% en mode présentiel, comme le réclament de nombreux parents (voir autre texte) depuis que le CSSPO a annoncé, au début juillet, les détails de son plan pour la prochaine rentrée des classes. 

La directrice générale Nadine Peterson confirme que des discussions sont en cours afin de remédier à cette problématique à court terme, mais que rien n'est coulé dans le béton.

«La collaboration est excellente avec nos partenaires du fédéral et les discussions ont lieu comme il le faut pour tenter de trouver une solution. Le dossier semble bien avancer. On envisage des possibles solutions. Reste à savoir si ça va convenir pour accueillir toute la clientèle. [...] On travaille sur le dossier même en vacances. En fait, c'est depuis l'annonce du ministre (Roberge). Nous n'avons pas attendu la réaction des parents avant de trouver d'autres options. Les discussions vont bon train, on est en attente de voir la faisabilité (du projet) des deux côtés, car les locaux doivent être transformables en salles de classe», affirme-t-elle, se disant confiante pour la suite des choses.

Rentrée scolaire: le masque fait jaser, dit le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais

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Rentrée scolaire: le masque fait jaser, dit le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais

À quatre semaines de la prochaine rentrée scolaire, le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) affirme que de multiples questions demeurent sans réponses claires quant aux mesures qui seront mises en place dans les écoles en cette période de pandémie de COVID-19, en particulier au secondaire.

Comme la réglementation provinciale l'exige depuis le 18 juillet dans tous les lieux publics fermés pour les personnes de 12 ans et plus, plusieurs enseignants s'interrogent par exemple à savoir si les élèves du secondaire devront porter un couvre-visage entre les murs des établissements dès septembre. En mai, Québec avait spécifié que le masque serait obligatoire pour ces derniers seulement à bord des autobus scolaires. 

Un mois et demi après l'annonce par le ministre Jean-François Roberge du retour à l'école pour tous à la fin de l'été, le SEO soutient que plusieurs volets sont à clarifier le plus tôt possible par le gouvernement et les centres de services scolaires.

Les enseignants de la région sont encore plus nombreux à se questionner depuis que l'Ontario a annoncé son plan de match la semaine dernière, lequel exige entre autres le port du masque pour les écoliers de la 4e à la 12e année. 

Des facultés de médecine veulent admettre plus d’étudiants noirs

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Des facultés de médecine veulent admettre plus d’étudiants noirs

Le chemin de Jaycie Dalson vers une faculté de médecine a commencé par des doutes sur son appartenance.

Quand elle était étudiante de première année de sciences biomédicales, à l’Université d’Ottawa, elle a vu les photos des finissants d’un prestigieux programme auquel elle voulait s’inscrire. Dans la mer des visages souriants, un seul ressemblait au sien.

«N’avoir qu’un Noir sur 270 étudiants, ce n’est pas bon signe», dit Mme Dalson, aujourd’hui âgée de 21 ans, à propos de la faculté de médecine de l’Université de Toronto.

Elle a tout de même tenu bon. Quand elle a postulé à la faculté dans le cadre du Black Student Application Program, elle a été acceptée, tout comme 25 autres étudiants noirs. Il s’agit du plus fort contingent depuis la création de ce programme en 2017.

Si les exigences universitaires demeurent les mêmes pour tout le monde, ce programme a recours à des examinateurs et des intervieweurs noirs pour vérifier les réalisations et les essais de 250 mots des candidats, explique une porte-parole de la faculté.

Deux autres facultés de médecine, sur les 17 que compte le pays, ont lancé un processus d’admission visant particulièrement les étudiants noirs à partir de cette année : l’Université de l’Alberta et l’Université de Calgary.

Selon le directeur des admissions de la faculté de médecine de l’Université de Calgary, Remo Panaccione, l’arrivée de ces réviseurs noirs ou de couleur vise empêcher tout «biais conscient ou inconscient».

«La création de ce processus n’est qu’une étape dans la bonne direction dans le cadre de notre engagement en faveur de la lutte contre le racisme et l’équité», dit-il.

Un plus grand nombre de médecins noirs sera une bonne nouvelle nouvelle pour les patients noirs, au dire de M. Panaccione.

«Selon la recherche, les patients noirs souffrent d’une mauvaise qualité des soins à cause du manque de médecins noirs. Notre obligation première, en tant que faculté de médecine, est de répondre aux besoins de la population que nous servons. Cela ne peut être réalisé que si notre corps étudiant reflète la diversité de la population.»

La faculté reçoit annuellement environ 1700 demandes d’admission. Environ 150 recevront une réponse positive, mentionne M. Panaccione. La concurrence est rude parce que le financement pour en accueillir plus fait défaut.

Les facultés de médecine ont commencé à se rendre compte de la nécessité d’une plus grande diversité au cours de la dernière décennie. On a accepté des étudiants issus de milieux défavorisés, ruraux et raciaux plutôt que la cohorte habituelle des candidats riches, la plupart du temps blancs, qui avaient la chance de pouvoir engager des tuteurs pour les aider à se préparer au test d’admission CASPer.

«Certaines facultés évaluent des caractéristiques comme l’empathie, le travail d’équipe et le militantisme. Elles ont également toutes créé ce genre de processus d’admission pour les étudiants autochtones également», fait savoir M. Panaccione.

Manque de données

Selon le président de l’Association des étudiants noirs en médecine du Canada, Gbolahan Olarewaju, les facultés de médecine devraient collecter des données raciales sur les candidats à l’admission, pas seulement sur ceux qui sont admis. Il croit que cela pourrait contribuer à éliminer les obstacles à la diversité.

Étudiant de deuxième année à l’Université de la Colombie-Britannique, il signale qu’il est le seul noir parmi les 288 étudiants de sa promotion.

«On essaie d’éviter ce genre de problème en évoquant une sorte de concept d’un monde sans race, mais si on ne collecte pas certaines de ces données essentielles, il est difficile de savoir où est le problème», a-t-il déclaré.

La présidente de l’Association des facultés de médecine du Canada, Geneviève Moineau, signale que dans le cadre d’un projet-pilote, huit facultés demandent aux candidats à l’admission de fournir des informations sur leur appartenance ethnique, leur statut socio-économique et leur état de santé.

L’association lancera également un sondage auprès de tous les candidats dans facultés de médecine, qu’ils soient admis ou non, pour leur demander des informations détaillées sur leurs antécédents, la scolarité des parents et leur statut au Canada, «Nous reconnaissons que sans un bassin de candidats diversifié, nous ne pourrons créer une promotion diversifiée. Nous voulons nous assurer de la diversité et de l’équité dès la mise en candidature.»

La Dre Marjorie Dixon est une spécialiste de la fertilité de Toronto. Tout au long de sa longue formation universitaire, ses collègues noirs étaient peu nombreux.

Selon elle, il est grand temps que les universités commencent à reconnaître les avantages d’avoir des étudiants en médecine noirs qui comprendraient mieux les défis sociaux et sanitaires auxquels sont confrontées des populations noires.

«Nous devons redresser les torts systémiques du passé et proposer des changements fermes et artificiels maintenant et ne pas nous en excuser. Le système devrait se montrer désolé de ne pas avoir mis en place des processus pour corriger les torts du passé plus tôt.»

Tout au long de son passage universitaire, elle a entendu plusieurs de ses collègues ou d’autres personnes mettre en doute son admission à la faculté de médecin, malgré ses excellents résultats scolaires.

«Quand j’étais plus jeune, on me disait que j’étais entrée à la faculté de médecine à cause d’un quota. On me demande tout le temps où j’ai obtenu mon diplôme. C’est une inquisition.»

COVID-19 à l’Université d’Ottawa : inquiétudes sur une charge de travail plus lourde

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COVID-19 à l’Université d’Ottawa : inquiétudes sur une charge de travail plus lourde

Une coalition composée d’associations de professeurs, d’étudiants et d’employés de l’Université d’Ottawa (Ud’O) affirme que l’augmentation de la taille des classes et la fusion de sections de cours pour la formation à distance en raison de la pandémie de COVID-19 alourdiront la charge de travail des profs et des employés, et nuira à leur capacité de répondre aux besoins et aux attentes des étudiants cet automne.

Dans une lettre adressée au recteur de l’Ud’O, Jacques Frémont, la Coalition intersyndicale de l’Université d’Ottawa (CIUO) avance que ces contraintes risquent «d’avoir de graves répercussions sur la rétention de nos étudiants».

«L’enseignement et l’apprentissage à distance entraînent des iniquités ainsi que des obstacles à l’accessibilité et aux accommodements, tant pour les étudiants que pour les professeurs. À la lumière de recherches sur l’apprentissage à distance et des problèmes découlant de l’augmentation de la taille des classes, la CIUO exhorte l’administration centrale à revenir sur sa décision d’augmenter la taille des classes en vue de la session d’automne», précise la lettre.

Plan du gouvernement Ford pour la rentrée: « une insulte », jugent les syndicats

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Plan du gouvernement Ford pour la rentrée: « une insulte », jugent les syndicats

« Ce plan est une insulte pour chaque élève, chaque parent et chaque intervenante en éducation et intervenant en éducation de la province de l'Ontario », juge le président d’un des quatre principaux syndicats de l’enseignement de l’Ontario qui fustigent le plan du gouvernement de Doug Ford pour la rentrée scolaire en septembre.

Les quatre principaux syndicats de l’enseignement de l’Ontario ont signé un communiqué de presse pour partager leur déception face au plan du ministère de l’Éducation pour le retour en classe, à l’automne. 

« Ce plan et son financement sont bien loin du 3 milliards $ qui a été estimé nécessaire pour un retour en classe sécuritaire et sain », a indiqué le président de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Rémi Sabourin. 

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Selon ce dernier, il faut plus de fonds que ceux annoncés jeudi « pour le nettoyage et la désinfection améliorés des écoles, l’embauche de nouveaux concierges, l’achat de masques et d’équipement de protection personnelle, de la formation en santé-sécurité pour le personnel et l’embauche d’autres travailleuses et travailleurs en éducation ».

Le gouvernement a annoncé plus de 300 millions $ en nouveau financement pour les écoles. Cela représente 50 millions $ pour l’embauche de 500 infirmiers-hygiénistes, 50 millions $ en équipement de protection personnelle et 75 millions $ pour l’embauche de plus de 1 200 concierges et pour l’achat de produits de nettoyage et la promotion de l’hygiène des mains. 

« Bien que l’annonce du nouveau financement soit la bienvenue, il est très clair que le gouvernement Ford n’est pas prêt à payer le prix total pour assurer la sécurité des élèves et des travailleuses et travailleurs en éducation en septembre », a pour sa part réitéré le président de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), Sam Hammond. 

Retour à l’école: port du masque obligatoire pour des élèves de l’Ontario

COVID-19

Retour à l’école: port du masque obligatoire pour des élèves de l’Ontario

Les élèves ontariens de la 4e à la 12e année seront obligés de porter le masque quand ils seront à l’école. Les plus jeunes n’auront pas l’obligation de se couvrir le visage, mais le gouvernement Ford le recommande.

Le ministère ontarien de l’Éducation a dévoilé son plan pour le retour à l’école en septembre. 

L’Hôpital torontois Sick Kids, qui offre ses conseils au gouvernement Ford concernant la rentrée scolaire à l’automne, avait déconseillé en juin l’imposition du port du masque chez les élèves. 

Les experts avaient prévenu qu’une mauvaise utilisation du couvre-visage pourrait mener à un plus grand risque d’infection. 

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COVID-19: pas de masque ou de distanciation physique obligés dans les écoles ontariennes?

Toutefois, le ministère de l’Éducation indique avoir confiance en la capacité des élèves ontariens - les moins jeunes - à porter le masque de façon sécuritaire. 

Par ailleurs, aucune restriction précise n’a été émise par le gouvernement quant à la distanciation physique. 

Par contre, les écoles devront mettre en place de nombreuses mesures sanitaires pour assurer que tous aient suffisamment de place pour respecter une certaine distance physique. 

De nouvelles pratiques seront imposées pour l’adaptation des environnements scolaires comme les salles de classe, les cafétérias, les salles de bain, les corridors ainsi que les portes d’entrée et de sortie.

Les élèves ou les membres du personnel qui développent des symptômes de la COVID-19 seront immédiatement mis à l'écart. 

Retour en classe: des parents ontariens réclament plus de détails

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Retour en classe: des parents ontariens réclament plus de détails

Des manifestants se sont attroupés devant le bureau du député provincial d’Ottawa-Ouest—Nepean, Jeremy Roberts, mercredi pour signifier leur inquiétude devant l’absence d’un plan clair pour le retour à l’école en septembre prochain.

«Il n’y a pas de plan clair pour le retour à l’école en septembre, déplore l’organisateur de la manifestation, Mark Chapeskie. Ils essaient de rouvrir l’économie, mais les parents ne peuvent travailler et s’occuper de leurs enfants en même temps.»

M. Chapeskie et son épouse ont deux enfants, dont William, un garçon de six ans ayant un trouble dans le spectre de l’autisme. Les derniers mois de l’année scolaire 2019-2020 ont été très difficiles pour leur fils, explique l’organisateur de la manifestation.

«Un des principaux enjeux pour William, c’est la difficulté à socialiser. Il n’a eu aucune opportunité de progresser au cours des derniers mois», déplore Mark Chapeskie.

Pour l’instant, le gouvernement de l’Ontario a évoqué trois scénarios pour la rentrée scolaire de septembre: réouverture complète des écoles, apprentissages en ligne et une combinaison des deux pour limiter le nombre d’élèves qui se trouvent au même moment dans les différents établissements de la province.

M. Chapeskie invite le gouvernement de Doug Ford à partager le scénario retenu le plus rapidement possible afin que les conseils scolaires et les parents puissent commencer à s’y préparer. Il espère que le ministère de l’Éducation privilégiera un retour à l’école avec des classes plus petites et des ressources accrues, notamment pour les élèves avec des difficultés d’apprentissage.

Nouvelles écoles en Ontario: plus de 80% seront dans des comtés conservateurs

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Nouvelles écoles en Ontario: plus de 80% seront dans des comtés conservateurs

Parmi les 32 nouvelles écoles annoncées par le gouvernement Ford la semaine dernière, 26 seront construites dans des circonscriptions représentées par un élu conservateur. Seules six d’entre elles verront le jour dans des circonscriptions néo-démocrates, et aucune dans des comtés libéraux. 

« C’est anormal et statistiquement impossible à justifier », s’est insurgé le député libéral Michael Coteau, en entrevue avec Le Droit

« Évidemment, les conservateurs jouent de la politique en éducation, ce qu’ils ont toujours fait. »

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M. Coteau a noté que « traditionnellement », les politiciens évitent de « politiser les enfants », mais en promettant une majorité de nouvelles écoles dans des circonscriptions qui ont été remportées par des élus du gouvernement de Doug Ford, le premier ministre fait tout le contraire et « doit prendre un pas de recul pour faire ce qu’il faut ». 

Une coïncidence?

« Les projets sont financés en fonction de multiples considérations, y compris les pressions liées à l’hébergement (...), le remplacement des écoles en mauvais état, l’accueil des étudiants de langue française et l’élargissement de la disponibilité des services de garde en écoles », a fait savoir au Droit une porte-parole du bureau du ministre de l’Éducation. 

Grogne dans les conseils scolaires catholiques francophones en Ontario

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Grogne dans les conseils scolaires catholiques francophones en Ontario

Les conseils scolaires catholiques francophones de l'Ontario déplorent unanimement le fait d'avoir été «ignorés» par le gouvernement Ford dans les nouveaux investissements pour la construction et l'agrandissement d'écoles à travers la province. Dans la région, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), dont plusieurs établissements débordent, se voit contraint de laisser sa douzaine de projets sur la table à dessin.

Des 45 projets d'immobilisation retenus par le ministère de l'Éducation d'un bout à l'autre de la province, lesquels totalisent quelque 500 millions $, seuls cinq concernent des conseils scolaires francophones.

Du nombre, une seule soumission d'un conseil scolaire catholique a été retenue pour passer à l'étape suivante, dans la région de Brampton. 

«Je ne comprends pas, je me pose la question: quelle importance ont les écoles catholiques francophones pour le ministère? Je comprends que la plus grosse capacité (de clientèle) provient des conseils anglophones, mais quand même, il y a des projets d'envergure qui attendent depuis longtemps», déplore la présidente de l'Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC) et du CECCE, Johanne Lacombe.

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Dans la région de la capitale fédérale, seule la construction d'une nouvelle école élémentaire publique dans le quartier Kanata-Sud, un projet du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO), a obtenu le feu vert du gouvernement. 

«Un affront»

Dénonçant la situation en précisant que sept élèves franco-ontariens sur 10 fréquentent une école de langue française catholique, l'AFOCSC affirme que «ce manque de reconnaissance et de respect des priorités des conseils scolaires constitue un affront direct à la gestion autonome des conseils scolaires de langue française».

«Le fait de permettre le maintien de la surpopulation et des conditions inférieures aux normes dans certaines écoles catholiques de langue française va directement à l’encontre d’une décision récente de la Cour suprême du Canada concernant l’accès à des bâtiments scolaires équitable pour la minorité linguistique», mentionne l'organisation, faisant allusion au jugement donnant raison au Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique et à la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique, en juin dernier.

Mme Lacombe affirme qu'elle ne peut accepter sans broncher ces annonces du gouvernement ontarien.

«Le ministre Lecce a été très ouvert avec nous au début de son mandat en disant à quel point les écoles francophones étaient importantes pour lui, qu'il en serait un grand défenseur. Et là, c'est ce que je reçois comme résultat? Ça m'en dit beaucoup. Je souhaite qu'il nous entende, on demande d'ailleurs à le rencontrer en personne pour avoir des réponses et comprendre le raisonnement derrière tout cela», soutient-elle.

Les étudiants américains pourront plus facilement entrer au Canada

COVID-19

Les étudiants américains pourront plus facilement entrer au Canada

WASHINGTON — Ottawa a assoupli certaines restrictions à la frontière canado-américaine qui auraient empêché les étudiants de première année en provenance des États-Unis de venir au Canada.

Une mise à jour des directives du gouvernement pour les étudiants étrangers, publiée discrètement vendredi, indique maintenant que les nouveaux étudiants en provenance des États-Unis n'auront peut-être plus besoin d'un permis d'études délivré avant le 18 mars — jour où les restrictions à la frontière canado-américaine ont été annoncées pour la première fois par Ottawa et Washington.

Les parents de nombreux étudiants américains de première année soutenaient qu'il aurait été impossible pour ces jeunes d'entrer au Canada pour y commencer leurs études parce qu'ils n'ont pas eu le temps de faire approuver leur permis avant le 18 mars, même s'ils ont été acceptés dans une université canadienne.

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada indique maintenant que pour ceux qui arrivent des États-Unis, les agents des services frontaliers accepteront, au lieu du fameux permis délivré avant le 18 mars, une «lettre d'introduction au point d'entrée», qui montre que la demande de permis d'études a été approuvée.

D'autres parents aux États-Unis demeurent méfiants, car les restrictions aux frontières interdisent aux visiteurs étrangers d'entrer au Canada pour des motifs «non essentiels». Or, cette description pourrait inclure les étudiants dont les cours seront offerts entièrement en ligne.

Par ailleurs, l'exception accordée en douce ne s'applique qu'aux étudiants arrivant des États-Unis — où les cas de COVID-19 ne cessent d'augmenter depuis quelques semaines.

Deux Gatinois ont créé un jeu caustique sur Donald Trump

Ludisme

Deux Gatinois ont créé un jeu caustique sur Donald Trump

Deux jeunes entrepreneurs de Gatineau ont lancé à la mi-juillet le jeu de société Trump The World.

Ce jeu d’ambiance humoristique comporte 144 cartes comportant chacune une citation attribuée à l’actuel président des États-Unis. 

L’objectif  des joueurs est de déterminer quelles citations – parmi les propos étonnants ou provocateurs inscrits sur les cartes – ont effectivement été dites, twittées, ou publiées par Donald Trump, et lesquelles sont de pures inventions. 

Les joueurs disposent d’une carte double-face leur permettant de voter, selon qu’ils estiment avoir à faire à une authentique citation ou à une «fake news». Parfois, ils doivent compléter une citation à laquelle il manque un mot. Le premier joueur à donner 10 bonnes réponses remporte la partie.

Lorsqu’il s’agit bel et bien de propos «présidentiels», les cartes identifient alors la source (autobiographie, compte Twitter, allocution ou conférence de presse, etc.) d’où la phrase est tirée. 

«Battre Trump à son propre jeu»

Bref, «les joueurs doivent battre Trump à son propre jeu en identifiant ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas!» résume l’un des deux co-créateurs, Charles-Antoine Hallé, ravi de préciser que le jeu «contient toutes les citations les plus célèbres et ridicules de Trump». Le paquet de cartes contient aussi 10 cartes vierges, où l’on pourra ajouter de futures citations de Trump – ou de fausses citations tout aussi savoureuses.

Le jeu a pour objectif secondaire de «lutter de manière ludique contre la désinformation politique», avance M. Hallé, qui œuvre en milieu scolaire et parascolaire. 

Il dit espérer que Trump the World puisse devenir «un vecteur de changement, afin d’encourager la relève et la jeunesse à se forger leurs propres opinions politiques et de ne pas se contenter de ce qui est dit et écrit sur les réseaux sociaux».

«L’idée nous est venue en regardant les points de presse du président lors de la pandémie, et en réalisant le nombre d’absurdités qui étaient propagées [sur la Toile]. Nous y avons tout de suite vu une opportunité incroyable», retrace Charles-Antoine Hallé.

625 millions $ pour soutenir la réouverture de garderies partout au pays

Éducation

625 millions $ pour soutenir la réouverture de garderies partout au pays

Le gouvernement fédéral offre 625 millions $ aux provinces et territoires pour aider à la réouverture de services de garde durement touchés par la pandémie de COVID-19.

«Nous comprenons que sans un réseau de service de garde et d’apprentissage pour les enfants, il n’y a tout simplement pas de reprise économique viable», affirme le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Ahmed Hussen.

Ces fonds s’ajoutent à 400 millions $ que le fédéral s’était déjà engagé à verser aux provinces et territoires pour soutenir le secteur de l’apprentissage et de la garde des jeunes enfants. Les 625 millions $ promis doivent notamment aider des garderies à éponger les pertes subies durant la pandémie et à se préparer à rouvrir de façon sécuritaire avec l’achat de matériel de protection et l’embauche de personnel supplémentaire.

Avant que ces fonds supplémentaires soient distribués dans la région de la capitale fédérale, le fédéral doit encore conclure une entente bilatérale avec le Québec et l’Ontario sur la façon de dépenser l’argent. M. Hussen se dit confiant que ça viendra plus tôt que tard.

«Tout cet argent est dans une enveloppe qui doit être dépensée dans cette année fiscale. Le plus tôt on s’entend, le plus tôt les provinces et territoires peuvent dépenser et le plus tôt que le secteur peut obtenir l’aide dont il a besoin de façon urgente», explique le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social.

Une nouvelle école franco à Ottawa

Éducation

Une nouvelle école franco à Ottawa

Une nouvelle école élémentaire publique sera construite à Ottawa, dans la région de Kanata Sud. Elle pourra accueillir près d’une cinquantaine de places en services de garde.

Le premier ministre ontarien Doug Ford a annoncé un investissement de 500 millions $ pour la construction et la rénovation de 45 écoles à travers la province, jeudi. Le bureau du ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, a publié la liste des ces établissements.

Parmi les 32 écoles qui seront construites en Ontario, deux d’entre elles seront francophones, soit une à Ottawa et une autre à Brampton, qui sera catholique et de niveau secondaire. 

Quant aux rénovations, deux écoles francophones intermédiaires et secondaires publiques seront agrandies: Gabriel-Dumont, à London, et Jeunes sans frontières, à Brampton. 

Toutes les autres écoles qui seront construites ou rénovées seront anglophones. 

À Ottawa, deux écoles élémentaires anglophones seront construites dans les régions de Kanata et de Nepean. 

En conférence de presse, Doug Ford a fait savoir que 12 milliards seront investis sur une période de dix ans pour construire, rénover et agrandir des écoles en Ontario. 

Des citoyens gatinois mobilisés pour «une construction, deux écoles»

Éducation

Des citoyens gatinois mobilisés pour «une construction, deux écoles»

La pression s'accentue sur le ministère de l'Éducation pour qu'il donne son aval dès cet été à la construction d'une école primaire réclamée depuis quelques années dans le secteur Bellevue Nord, à Gatineau, sachant que le feu vert pourrait se traduire par la concrétisation non pas d'un mais de deux projets.

Après la pétition parrainée par le député Robert Bussière qui avait recueilli près de 1100 signatures sur le site de l'Assemblée nationale, la mobilisation citoyenne prend de l'ampleur avec la création du mouvement appelé «Une construction, deux écoles». C'est que l'approbation de Québec pour le futur établissement de 400 places qui serait érigé dans le secteur du chemin Chambord, au nord de l'autoroute 50 et à l'ouest du boulevard Lorrain, permettrait par le fait même de donner naissance à un autre établissement attendu: la première école publique alternative en sol gatinois.

Avec des affiches de pommes sur lesquelles était inscrit «Je veux mon école», quelques dizaines de personnes se sont d'ailleurs réunies mercredi soir au parc de Roberval pour rappeler à quel point l'heure est venue d'avoir une réponse positive.

«C'est un deux pour un intéressant. Ce sont deux projets interdépendants, qui ont tous deux leur raison d'être. On relance le mouvement pour démontrer que le besoin est réel, autant pour l'école alternative que l'école de quartier. On a jusqu'à la mi-août pour que le sujet fasse jaser à Gatineau», lance la porte-parole du comité exécutif de Projet alternatif Gatineau, Véronique Martin.

La rentrée scolaire sera difficile pour plusieurs jeunes

Éducation

La rentrée scolaire sera difficile pour plusieurs jeunes

La rentrée scolaire sera intense pour des centaines de jeunes élèves vulnérables de l’Outaouais, prévoit la directrice clinique du Centre de pédiatrie sociale de Gatineau, la docteure Anne-Marie Bureau.

Dans ses «nouveaux locaux temporaires» du 360 boulevard Maloney Est, la Dre Anne-Marie Bureau a pu reprendre les activités cliniques en personne, la semaine dernière.

Cours en français: le conseil scolaire anglophone de Toronto calme le jeu

Éducation

Cours en français: le conseil scolaire anglophone de Toronto calme le jeu

TORONTO – Au lendemain de la tempête médiatique provoquée par le Toronto District School Board (TDSB) concernant l’avenir de ses programmes d’instruction en français, le conseil scolaire tempère les craintes et assure chercher une solution « innovante », sans complètement rassurer.

Peut-être à cause du tollé provoqué, la directrice adjointe du TDSB, Manon Gardner aurait tenté de calmer le jeu, mercredi soir.

Selon ce qui a été rapporté à ONFR+, lorsque le plan préliminaire de réouverture post-COVID-19 a été présenté, la conseillère scolaire Rachel Chernos-Lin aurait demandé s’il était dans l’intention du conseil scolaire de supprimer ses programmes d’immersion, de français intensifs et de base. Et c’est un « Non » sans équivoque que lui a fourni Mme Gardner.

« Nous avons reçu beaucoup d’appels de parents et d’enseignants, hier. Ils étaient énervés et inquiets en regardant le plan préliminaire du conseil scolaire. Pour nous, tel que c’est présenté, c’est inacceptable ! », affirme pour sa part la directrice générale de Canadian Parents for French Ontario, Betty Gormley.

Cette dernière ne peut envisager une seconde la possibilité que le plus grand conseil scolaire de l’Ontario supprime ses programmes d’instruction en français.

« Il y a plus de 200 000 parents qui placent leurs enfants en immersion française et qui veulent les voir poursuivre jusqu’en 12e année pour avoir l’opportunité de devenir bilingues. C’est essentiel que ce soit maintenu. »

Selon les différents modèles envisagés dans son plan préliminaire pour la rentrée de septembre, le TDSB explique qu’un retour en classe hybride ou adapté, avec des effectifs limités en classe, obligerait à recruter entre 988 et près de 2 500 enseignants supplémentaires, pour un coût compris entre 98,85 et 248,9 millions de dollars.

La difficulté de recruter des enseignants qualifiés en français rendrait alors difficile le maintien de l’offre de programmes en français, soulignait le conseil scolaire, semblant ainsi ouvrir la porte à une éventuelle suppression, au niveau élémentaire, de ses programmes d’immersion, de français intensifs et de base.

Le TDSB compte 247 000 élèves répartis dans 583 écoles, dont 29 600 élèves qui fréquentent les programmes d’immersion et de français intensif.

Pour lire le texte dans son intégralité, rendez-vous sur le site web d'#ONfr.

Budget de 292 millions $ pour le CEPEO

Éducation

Budget de 292 millions $ pour le CEPEO

Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) a adopté un budget équilibré de 292 millions $ pour l’année scolaire 2020-2021, soit une hausse du budget de 6 % par rapport à 2019-2020.

«Le budget 2020-2021, adopté dans un contexte particulier, prend en compte les enjeux actuels afin de pouvoir continuer d’offrir à nos élèves un apprentissage en langue française de qualité, tout en respectant les directives de santé publique et du ministère de l’Éducation pour la réouverture de nos écoles à la rentrée 2020-2021. Nous sommes heureux de constater que l’éducation francophone publique est toujours en forte demande», a indiqué le président du CEPEO, Denis Chartrand, dans un communiqué publié mercredi.

Le budget du CEPEO pour la prochaine année scolaire tient compte d’une hausse prévue des effectifs de 4,3 %, du maintien de tous les programmes éducatifs, des nouvelles exigences de cours en ligne, de la réduction de taille des classes au secondaire, des dépenses en immobilisations pour cinq projets de construction et de rénovation en cours et des nouvelles conventions collectives négociées.

Le CEPEO compte quelque 17 000 élèves réunis dans 43 écoles.

Rentrée sans cours de français à Toronto: vives réactions des Franco-Ontariens

Francophonie

Rentrée sans cours de français à Toronto: vives réactions des Franco-Ontariens

TORONTO – La possibilité évoquée par le Toronto District School Board (TDSB) de supprimer ses cours de français et d’immersion à la rentrée est vivement dénoncée par plusieurs Franco-Ontariens.

Dans son plan préliminaire pour le retour à l’école en septembre, le plus gros conseil scolaire ontarien a créé l’émoi, ce mercredi.

Expliquant qu’un retour en classe hybride ou adapté, avec des effectifs limités en classe, obligerait à recruter entre 988 et près de 2 500 enseignants supplémentaires, pour un coût compris entre 98,85 et 248,9 millions de dollars, le TDSB envisage de supprimer ses trois options de programmes en français au niveau élémentaire, soit l’immersion et les cours de français intensifs et de base.

« Il faut bien comprendre que nous ne visons pas spécifiquement les programmes en français, mais la réalité est celle-ci dans la région : avant la pandémie, nous avions déjà beaucoup de mal à recruter et conserver des enseignants qualifiés pour offrir ces programmes en français. Ce personnel qualifié est dur à trouver. Si en septembre, on doit réduire la taille des classes, il faudra plus d’enseignants, et ce sera donc encore plus difficile », explique Ryan Bird, directeur des communications du TDSB.

Différents scénarios sont donc évoqués dans le plan consulté par ONFR+, mais sans un retour en classe totalement normal à la rentrée de septembre, les programmes en français risquent d’en payer les conséquences.

« On veut vraiment continuer à offrir des options et on va essayer d’être créatif, peut-être en offrant ces programmes à distance. Nous n’avons pas encore toutes les réponses », précise M. Bird. « Mais on ne veut pas non plus se retrouver à devoir décider quelles écoles ou quels élèves peuvent avoir accès aux programmes en français. On veut trouver une solution pour tout le monde. »

Le TDSB assure ne pas être le seul dans cette situation. Contactés par ONFR+, plusieurs autres conseils scolaires n’ont toutefois pas confirmé étudier un scénario similaire.

Une décision du ministère de l'éducation

La décision finale reviendra au ministère de l’Éducation qui sera chargé de valider les plans de retour en classe proposés par les conseils scolaires de la province, début août.

Interrogé en conférence de presse, le premier ministre Doug Ford a rappelé que tous les scénarios étaient sur la table, tout en insistant sur les efforts financiers faits par la province en matière d’éducation.

« On dépense plus que tout autre gouvernement en éducation. Le TDSB recevra 55 millions de plus qu’auparavant, dont 23 millions de dollars dédiés à l’embauche d’enseignants. Il faut garder à l’esprit que ce conseil scolaire ne fait que regarder différents scénarios. Notre objectif, c’est un retour en classe, cinq jours par semaine, mais qui sait où en sera en septembre ? On travaille avec les conseils scolaires et on aura un plan établi d’ici l’ouverture des écoles. »

Pour lire le texte dans son intégralité, rendez-vous sur le site web d'#ONfr.

Scénarios de la rentrée en Ontario: un vrai casse-tête, dit un enseignant

Éducation

Scénarios de la rentrée en Ontario: un vrai casse-tête, dit un enseignant

Le scénario de la routine écolière modifiée pour la rentrée scolaire ontarienne poserait de sérieux problèmes de logistique aux parents-enseignants, croit un professeur de Rockland.

Le ministre de l’Éducation de l’Ontario, Stephen Lecce, a proposé le 19 juin dernier trois scénarios pour la rentrée scolaire 2020. L’un de ces scénarios, celui de la routine écolière modifiée, consiste entre autres à permettre un maximum de 15 élèves par classe et à établir un horaire en alternance pour ces écoliers. «C’est vraiment celui-là qui pose problème pour nous les enseignants(es)», souligne un professeur de Rockland, qui a accepté d’exprimer son mécontentement sous le couvert de l’anonymat. «Moi qui suis enseignant, je devrais être [à l’école] 100% du temps, mais mes enfants, des élèves, eux devraient être présents 50% du temps. La mathématique ne fonctionne pas.  Qu’est-ce qu’on est supposés faire les journées qu’ils sont à la maison, quand nous on est supposés être à l’école?»

Il ajoute que les enseignants ontariens ayant en moyenne entre 25 et 40 ans ont de grandes chances d’avoir des enfants en bas âge. «On a des jeunes enfants qui ne peuvent pas s’occuper d’eux-mêmes à la maison. Les espaces de garderie, il n’en pleut pas. Je n’ai pas de famille qui peut s’occuper de mes enfants.»

Selon lui, le scénario de la routine modifiée est plausible sur papier, mais la réalité des enseignants n’est pas prise en considération. «Ça n’a pas de sens, ça ne tient pas debout. Sur le plancher des vaches [c’est autre chose].»

Un retour en classe à demi temps pour certains élèves de Mont-Bleu

Éducation

Un retour en classe à demi temps pour certains élèves de Mont-Bleu

Le retour en classe physique se fera à demi temps pour les élèves de la 4e et 5e secondaire de l’école Mont-Bleu. À l’étroit au centre Asticou, ils devront continuer d’apprendre à distance 50 % du temps pour respecter les directives de santé publique, a annoncé jeudi le Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSSPO).

Dans un courriel envoyé aux parents en matinée, la commission scolaire explique qu’à la rentrée, les écoles devront assigner à chaque classe un seul local dans lequel les élèves resteront toute la journée pour éviter les déplacements. Pour faire respecter cette mesure, le ministère québécois de l’Éducation projette « que les élèves de 4e et 5e secondaire pourraient fréquenter minimalement à 50 % du temps si la situation l’exigeait. »

« Les écoles secondaires de l’Île et des Lacs seront en mesure d’accueillir tous leurs élèves à temps plein », continue la missive. Dans le cas des élèves les plus vieux de l’École secondaire Mont-Bleu, « un horaire suivra pour les journées où ils seront à la maison. Ils bénéficieront alors d’un enseignement à distance structuré. »

Depuis les tornades qui ont sérieusement endommagé leur immeuble en 2018, les 1500 élèves de Mont-Bleu ont fait l’école au centre Asticou. Ils y retourneront une troisième année, le temps que la reconstruction se termine. « On est un peu plus serrés à Asticou qu’on l’était à Mont-Bleu, résume le directeur général adjoint du CSSPO, Stéphane Lacasse. Ce n’est pas encore défini si nos élèves de 4e et 5e secondaire viendront une journée sur deux, ou une semaine sur deux, ou si on choisira un autre modèle. Mais on doit avoir moins de groupes à l’école pour permettre d’assigner un local à chaque classe. »

Un logiciel de surveillance pendant les examens à la maison à l'Ud'O

Éducation

Un logiciel de surveillance pendant les examens à la maison à l'Ud'O

L’utilisation par l’Université d’Ottawa d’un logiciel pour surveiller les étudiants durant un examen tenu à distance suscite des inquiétudes en matière de protection de la vie privée, mais aussi d’équité à l’endroit des élèves avec un trouble d’apprentissage.

Dans un message envoyé à la communauté étudiante mardi, la vice-rectrice aux affaires académiques, Jill Scott, annonce que les professeurs auront accès au logiciel Respondus pour les sessions de printemps/été et d’automne «comme outil de surveillance d’examens en ligne».

«Lorsque la pandémie a débuté le printemps dernier, les universités canadiennes et de partout dans le monde ont immédiatement commencé à analyser les différents systèmes permettant de faire les évaluations en ligne tout en maintenant nos standards élevés en matière d’intégrité académique», indique Mme Scott.

Ce logiciel de surveillance nécessite que les étudiants laissent leur webcam allumée et utilise l’intelligence artificielle pour déceler leurs faits et gestes durant l’examen.

«Les étudiants pourraient raisonnablement considérer cela comme une intrusion dans leur vie privée, indique le Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa (SÉUO) dans un communiqué. Nous sommes également préoccupés par la capacité de l’Université de stocker les enregistrements des étudiants […] pendant une période pouvant aller jusqu’à un an.»

«Nous avons procédé à une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée et Respondus répondait à nos exigences strictes en matière de sécurité de l’information et à celles de nos règlements sur la protection des renseignements personnels, rétorque l’institution.

«Les données personnelles ne seront conservées que pendant un an et ne pourront être consultées que par le membre du personnel enseignant de l’Université responsable de l’examen ou la personne à qui cet accès est délégué.»

Éducation à distance: TFO est «ravie» à l'idée que son mandat soit élargi

Éducation

Éducation à distance: TFO est «ravie» à l'idée que son mandat soit élargi

Groupe Média TFO se réjouit du «nouveau mandat» que souhaite lui confier le gouvernement de l’Ontario.

Dans les nombreuses mesures de son projet de loi déposé mercredi pour « favoriser la reprise économique face à la COVID-19», Queen’s Park propose d’élargir les mandats de TFO et de TVO, afin de favoriser et «accroître les possibilités d’apprentissage en ligne» des élèves au niveau secondaire. « Et ce, où qu’ils habitent ou étudient», précise le projet de loi. 

Si elle est adoptée, la «Loi de 2020», modifierait des éléments de la Loi sur l’Office des télécommunications éducatives de langue française de l’Ontario (OTELFO) afin «d’élargir les mandats de TFO ».

Le projet de loi s’appliquerait aussi à TVO, en modifiant la Loi sur l’Office de la télécommunication éducative de l’Ontario. L’objectif est de permettre aux deux diffuseurs ontariens «d’assurer l’administration, la coordination et le soutien centralisés de cours en ligne animés par des enseignants dans le cadre des systèmes d’éducation [...] financés par les fonds publics». Et ce, dans les deux langues parlées à travers la province.

«Nouveau virage pour l’éducation francophone»

Groupe Média TFO a réagi mercredi après-midi à l’annonce de Queen’s Park en remerciant le gouvernement de «la confiance » qu’il lui témoigne et pour l’«opportunité d’enrichir l’enseignement» qu’il lui offre.

«Ce nouveau virage pour l’éducation francophone va stimuler de nombreuses collaborations avec les conseils scolaires et nourrir de nouveaux modèles d’apprentissage», a estimé la présidente du conseil d’administration du Groupe, Carole Beaulieu.

«Nous sommes confiants que l’expertise de Groupe Média TFO en matière de production de contenus éducatifs et culturels et d’innovation technologique saura soutenir ce grand projet de modernisation de l’apprentissage en ligne pour notre communauté», poursuit-elle, dans un communiqué.