Éducation

Journée pour le climat: pas de journée pédagogique pour les écoliers de la région

Les commissions scolaires de l’Outaouais n’emboîtent pas le pas à la Commission scolaire de Montréal, qui a annoncé mardi qu’elle décrétait une journée pédagogique le 27 septembre à l’occasion de la Journée de mobilisation pour le climat.

À la Commission scolaire des Draveurs, bien qu’il s’agira d’une journée de classe comme le calendrier le prévoyait, chaque école pourra organiser des activités si elle le souhaite. 

«Certaines écoles ont déjà mentionné qu’elles organiseraient des activités de sensibilisation pour le climat. La décision revient à chaque établissement. Il y aura certainement des initiatives. Les écoles secondaires ont par exemple prévu des activités», de dire la porte-parole, Mélissa Fortin, qui précise que les deux journées pédagogiques flottantes sont normalement utilisées en cas de tempête ou de force majeure. 

Idem à la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées, où les cours sont maintenus.

«Il pourra y avoir des activités liées à cette journée-là, mais ça va se dérouler entre les murs de l’école. C’est à la discrétion de chaque direction et de son équipe. On est tout à fait conscients qu’il s’agit d’une journée spéciale», de dire le secrétaire général, Jasmin Bellavance. 

Pour sa part, la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), indique que les écoles secondaires «ont été autorisées à organiser des choses avec leurs élèves dans le respect des règles qui les régissent». 

Les absences «pour participation autonome à la manifestation» ne seront pas autorisées. Le même scénario s’appliquera pour les centres de formation générale aux adultes et pour les cours de formation professionnelle de la CSPO.

À la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais, aucune suspension de cours n’est prévue, mais des activités liées au climat sont à l’horaire dans les écoles secondaires du territoire, indique-t-on.

Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, sur la rive ontarienne, souligne de son côté qu’il «n’accordera pas de congé spécial à ses élèves, mais invitera les parents à motiver l’absence de leur enfant souhaitant prendre part, le 27 septembre prochain, à la mobilisation mondiale pour le climat».

Le Droit est en attente d’une réponse de la part du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario.

Rappelons que de son côté, l’Université du Québec en Outaouais (UQO) encourage sa communauté à participer à la marche pour le climat, sans toutefois décréter officiellement une levée de cours. Quant au Cégep de l’Outaouais, il  y aura ce jour-là suspension des cours de la formation régulière.

Éducation

Des intervenants en dépendance dans toutes les écoles secondaires

Toutes les écoles secondaires du Québec verront bientôt circuler dans leurs couloirs des intervenants qui tenteront de prévenir la dépendance aux drogues, à la cigarette, à l’alcool et la cyberdépendance.

Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, a annoncé lundi un investissement de 7,5 millions $ pour que toutes les écoles secondaires publiques et privées aient droit à la présence d’un intervenant en dépendance en leurs murs, au minimum 18 heures par semaine, d’ici la fin de la présente année scolaire. Cet intervenant, qui pourra être un éducateur spécialisé ou un travailleur social par exemple, devra avoir à sa charge un maximum de 1000 élèves.

Le ministre Carmant indique que leur rôle sera de repérer tous les adolescents «qui sont à risque» de développer une dépendance, pour leur offrir un accompagnement personnalisé, les référer au système de santé ou les envoyer en maison de thérapie, au besoin. 

Un premier pas

M. Carmant indique que cette annonce est un premier pas, et que ce type de service pourrait être élargi aux écoles primaires dans le futur. 

C’est l’Association québécoise des centres d’intervention en dépendance (AQCID) qui assurera la coordination de ce nouveau projet. Vincent Marcoux, directeur général de l’AQCID, aurait aimé que ces intervenants soient présents dans les écoles 35 heures par semaine, mais se réjouit de l’annonce du ministre, qui constitue tout de même un grand pas en avant. «C’est déjà 400 fois plus que ce que les élèves ont actuellement», indique-t-il. 

M. Marcoux explique que les intervenants pourront faire des ateliers de prévention en classe, mais aussi de la détection des dépendances sur l’heure du midi ou dans les pauses. Il souhaite que le Fonds de prévention et de recherche en matière de cannabis puisse contribuer à rendre ce programme récurrent d’une année à l’autre. 

Au cours des prochaines semaines, M. Carmant souhaite faire adopter le projet de loi 2, qui fera passer l’âge légal pour consommer du cannabis de 18 à 21 ans au Québec. M. Carmant répète que l’on doit agir tôt et faire de la prévention auprès des jeunes avant qu’ils ne consomment pour une première fois du cannabis. «C’était selon moi le plus grand manquement au niveau de la loi encadrant le cannabis», indique-t-il. 

Pourtant, M. Carmant n’a pas profité de son projet de loi 2 pour ajouter des exigences en matière de prévention. Il explique que d’agir directement dans la loi encadrant le cannabis «ça nous limitait beaucoup» et que son gouvernement souhaitait plutôt prévenir toutes sortes de dépendances. 

Éducation

Esport: Carmant reconnaît manquer de données

QUÉBEC — Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, accepte que les programmes de sport électronique (esport) prolifèrent même s’il reconnaît manquer de données sur cet enjeu.

«On a besoin de plus d’information», a-t-il concédé, lundi, lors d’un point de presse à Québec concernant la prévention des dépendances chez les jeunes.

Éducation

Étudiants et enseignants marcheront pour la planète

Sans décréter officiellement une levée de cours, l’Université du Québec en Outaouais (UQO) encourage sa communauté à participer à la marche pour le climat du 27 septembre. Le Cégep de l’Outaouais a pour sa part opté pour une suspension des cours de la formation régulière.

L’UQO a indiqué dans un communiqué vouloir «se joindre à ce mouvement mondial d’appel à l’action initié par les étudiants et les étudiantes, qui rallie maintenant aussi les citoyens et citoyennes ainsi que les divers organismes préoccupés par les changements climatiques».

Actualités

La fin approche pour les commissions scolaires

La rentrée parlementaire à Québec, mardi, sonnera le début de la fin pour les commissions scolaires. Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) entend donner suite à l’une de ses promesses importantes en déposant, cet automne, le projet de loi qui transformera les commissions scolaires en centres de service et abolira les élections scolaires.

Québec souhaite ainsi réduire la lourdeur bureaucratique dans le milieu de l’éducation et donner plus de pouvoir aux écoles. Pour le président de la Commission scolaire des Draveurs (CSD), Claude Beaulieu, il s’agit surtout d’un écran de fumée pour permettre au gouvernement de centraliser les pouvoirs à Québec.

Éducation

Un programme d'études sur le cannabis à La Cité

Un nouveau programme dans le domaine de la production de cannabis sera offert par le collège La Cité dès septembre 2020.

La formation de deux ans, intitulée Techniques agricoles - production de cannabis, pourra accueillir une première cohorte de 15 à 20 étudiants, indique l’établissement, qui vient d’obtenir le feu vert du ministère de la Formation et des Collèges et Universités de l’Ontario.

Le programme sera offert à l’intérieur des murs de l’Institut de formation et de recherche agroalimentaire de La Cité (IFRA), au campus principal d’Ottawa, en collaboration avec des joueurs-clés de l’industrie. Il permettra aux étudiants «de découvrir toutes les facettes de cette production, de la planification et du suivi des cultures à la gestion des ressources et la récolte», mentionne-t-on. 

«L’ouverture du marché du cannabis, à la suite de la légalisation en octobre 2018, et la demande croissante pour des produits médicinaux offrent de vastes possibilités d’emploi dans le domaine de la production. L’industrie connaissant des besoins grandissants de main-d’œuvre hautement qualifiée et spécialisée, nos étudiants seront très bien préparés pour répondre à la demande», soutient la présidente-directrice générale de La Cité, Lise Bourgeois.

Les étudiants auront entre autres l’occasion d’apprendre à distinguer les nombreuses variétés de cannabis et leurs propriétés; à implanter des méthodes de prévention et de contrôle des ravageurs agricoles; ainsi qu’à mettre en place un programme de contrôle de la qualité. Mises en situation et études de cas feront partie du cursus. 

«Nos étudiants auront l’occasion d’explorer les nouvelles tendances en agroalimentaire, les sols et la fertilisation, la législation en place entourant le cannabis, la gestion d’une entreprise agricole; tout pour qu’ils deviennent des experts dans leur domaine et qu’ils contribuent à cette industrie en pleine expansion», d’ajouter ajouté le doyen à l’enseignement, Frédéric Thibault-Chabot.

Les intéressés à ce nouveau programme pourront s’inscrire dès le 28 septembre. 

Rappelons que de son côté, le Cégep de l’Outaouais offrira dès cet automne une attestation d’études collégiales en production et transformation du cannabis, une première pour une institution d’enseignement au Québec. En principe, la première cohorte sera accueillie dès la mi-octobre. 

Éducation

Rectorat de l’UQO: la position du syndicat surprend

L’enthousiasme partagé par la présidente du syndicat des professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Stéphanie Demers, pour une éventuelle candidature de Frédéric Poulin au poste de recteur agace certains de ses membres qui voient dans cette précipitation un accroc au processus démocratique qui mènera à la nomination du successeur de Denis Harrisson.

C’est le cas, entre autres, du professeur au département de sciences sociales, Mario Gauthier, qui est intervenu sur la page Facebook de la présidente pour lui faire connaître son étonnement face à une prise de position aussi rapide de sa part. Mme Demers a précisé au Droit, jeudi, qu’elle n’appuie pas concrètement une éventuelle candidature du directeur général du Cégep de l’Outaouais, mais qu’elle souhaite plutôt le plus grand nombre de candidatures de qualité possible pour remplacer l’actuel recteur. Elle maintient qu’une candidature de M. Poulin susciterait énormément d’enthousiasme et d’intérêt au sein de la communauté universitaire.

Doctorat : une exigence des profs

Mme Demers rappelle qu’elle est d’avis que l’exigence de détenir un doctorat pour devenir recteur de l’UQO ne doit pas disqualifier une éventuelle candidature de M. Poulin, qui détient un diplôme de 2e cycle. La direction de l’UQO précise que cette exigence vient pourtant directement du corps professoral. « Ce syndicat, par le biais de ses représentants, a convenu des conditions d’embauche du prochain recteur avec une résolution de la plus haute instance de l’université ; le conseil d’administration, note le directeur des communications de l’UQO, Gilles Mailloux. Trois mois plus tard, la présidente veut revenir sur l’entente sans toutefois en parler à l’autre partie avec qui elle l’a conclue. On s’explique très mal aujourd’hui la position de la présidente du syndicat des professeurs. »

Interpellée à ce sujet, Mme Demers affirme qu’elle « peut comprendre que les professeurs souhaitent avoir un recteur qui a un doctorat, qui connaît bien la réalité universitaire et la fonction de professeur, mais à mon avis ça ne doit pas être disqualifiant pour des candidatures de qualité ». 

M. Gauthier mentionne lui aussi que l’exigence du doctorat vient des professeurs. « À mon avis, ça fait l’unanimité dans le corps professoral, dit-il. Comme M. Harrisson, le prochain recteur doit connaître les réalités des professeurs. On a besoin d’un recteur qui sera bien ancré dans le milieu et capable de défendre des enjeux bien particuliers d’une université en milieu frontalier, loin de Québec. »

Éducation

Une commissaire irritée par les retards dans les contrats à la CSPO

Les retards dans les octrois de différents contrats de construction à la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) irritent la doyenne du Conseil des commissaires de la CSPO, Francine Lorange.

« Tous les jours, on apprend des grands retards. Il y a plein de choses qui se passent, et il faut que ça change à un moment donné », a pesté Mme Lorange en point de presse mercredi soir, ciblant la direction de la CSPO.

Éducation

Un obstacle potentiel au rectorat de l'UQO pour Poulin

Si le directeur général du Cégep de l’Outaouais, Frédéric Poulin, souhaite devenir le successeur du recteur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Denis Harrisson, en janvier prochain, il devra convaincre le comité de sélection de passer outre sa toute première exigence qui est de détenir un doctorat. M. Poulin détient une maîtrise en enseignement et un baccalauréat en criminologie, mais n’a pas de diplôme universitaire de troisième cycle.

L’Assemblée des gouverneurs du réseau de l’Université du Québec a fait connaître, mercredi, les exigences sur lesquelles il se basera pour formuler une recommandation au gouvernement.

Éducation

Le patron du Cégep pas fermé au poste de recteur de l'UQO

Le nom de Frédéric Poulin, directeur général du Cégep de l’Outaouais, se retrouve au centre de bien des discussions depuis quelques semaines comme candidat potentiel à la succession de Denis Harrisson comme recteur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), a appris Le Droit.

Interpellé à ce sujet, mardi, le principal intéressé avoue qu’il ne « ferme pas la porte » à une telle éventualité, mais il ajoute qu’une sérieuse réflexion sera nécessaire avant d’envisager un passage à la direction de l’université. M. Harrisson a annoncé, il y a quelques mois, qu’il ne souhaitait pas renouveler son mandat à la tête de l’UQO. Il quittera son poste en janvier prochain.

Éducation

Violence omniprésente envers les enseignants ontariens

Environ 54 % d’enseignants du niveau primaire ontariens auraient été victimes d’actes de violence durant l’année scolaire 2017-18. Un pourcentage « alarmant », affirment les chercheurs de l’Université d’Ottawa à qui se sont confiés près de 1700 professionnels du milieu.

Cette violence serait en croissance constante depuis quelques années, selon les professeurs responsables de l’étude Chris Bruckert et Darcy Santor. En 2005, un sondage de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO) nous apprenait que 36 % des enseignants disaient avoir subi de l’intimidation par un élève – et 22 % par un parent – au moins une fois durant leur carrière.

Francophonie

Université de l'Ontario français: l’entente est signée

Après des mois de tractations pour faire revivre le projet de l’Université de l’Ontario français (UOF), le gouvernement fédéral et le gouvernement de l’Ontario ont signé une entente de principe samedi pour financer le projet.

La nouvelle a été annoncée conjointement par la ministre des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, et la ministre des Affaires francophones de l’Ontario, Caroline Mulroney.

Cette entente de collaboration permettra de financer l’université à hauteur de 126 millions $ au cours des huit prochaines années. Les deux paliers de gouvernement s’engagent d’ailleurs à mettre en place un comité qui travaillera à la mise sur pied de l’UOF ainsi que sur les négociations concernant son financement. 

L’entente comprend notamment une clause qui permet au gouvernement fédéral d’être protégé dans l'éventualité où le gouvernement ontarien «ne soit pas en mesure de fournir le financement dans les délais prévus». Cette clause constituait une pomme de discorde entre Ottawa et Queen's Park.

«Je suis ravie que nous ayons conclu aujourd’hui, date du 50e anniversaire de la Loi sur les langues officielles, une entente qui permet au gouvernement fédéral d’aider les gouvernements provinciaux et territoriaux à répondre aux besoins des minorités de langue officielle partout au pays. En cette journée d’anniversaire, nous avons une raison de plus de célébrer», a lancé la ministre Joly.

Éducation

Québec annonce plus d'argent pour l'achat de livres dans les écoles [VIDÉO]

François Legault a confirmé, jeudi, un investissement additionnel de 5 millions $ pour l’achat de livres dans les bibliothèques scolaires. Concrètement, cela permettra l’achat d’environ deux livres de plus par élève à chaque année.

Le premier ministre s’est déplacé à l’école du Boisé, à Charlesbourg, pour témoigner de son affection pour les livres. Il s’est ensuite entretenu avec une dizaine d’élèves du primaire qui assistaient à l’annonce.

Cette somme se greffe aux 15 millions $ déjà prévus, pour un investissement total de 20 millions $, qui sera récurrent pour au moins les quatre prochaines années, a-t-il déclaré. Cela portera le financement total des bibliothèques scolaires à 80 millions $.

M. Legault, qui était accompagné pour l’occasion du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, et de la ministre de la Culture, Nathalie Roy, a dit espérer rendre les bibliothèques plus attrayantes auprès des jeunes et susciter leur intérêt pour les arts et la culture.

D’ailleurs, il encourage les autorités scolaires à privilégier l’achat de livres québécois. «Je pense que c’est important, pour la fierté des Québécois, de vivre notre culture et d’être capable de voir davantage nos artistes», a-t-il affirmé.

«Je veux, quand je vais me présenter devant l’électorat en 2022, que les Québécois disent: «Ce gouvernement-là a investi en culture»», a-t-il ajouté.

Jeudi, la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE) a réagi en qualifiant l’annonce d’»excellente nouvelle pour les bibliothèques et les élèves».

Cependant, dans un échange de courriels, son président Jacques Landry a tenu à rappeler que plusieurs bibliothèques scolaires sont actuellement en «piteux état».

Par ailleurs, selon lui, davantage de bibliothécaires devraient être embauchées, car elles sont les mieux placées pour conseiller les commissions scolaires et les écoles dans l’achat de livres et de ressources numériques.

À l’heure actuelle, le Québec compte seulement 102 bibliothécaires scolaires réparties dans 72 commissions scolaires. Dans 18 commissions scolaires, il n’y a aucune bibliothécaire.

«Les bibliothèques scolaires du Québec sont parfois en piteux état, le manque d’espace et la vétusté des bâtiments font en sorte que les bibliothèques se retrouvent parfois dans le corridor, dans des salles de classe exiguës ou carrément abolies. Il faut absolument redresser cette situation», a déclaré M. Landry.

Éducation

École 036: des travaux prévus dès octobre

L’appel d’offres pour la construction d’une nouvelle école primaire dans le Plateau a officiellement été relancé par la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), qui souhaite que les travaux commencent en octobre afin de pouvoir y accueillir des élèves dès la prochaine rentrée.

Le premier appel d’offres pour trouver un entrepreneur pouvant ériger l’école primaire 036 avait été lancé le 11 juin dernier. La CSPO prévoyait alors que le début des travaux s’effectuerait le 7 juillet, pour en arriver à une « acceptation définitive des travaux » le 20 août 2020.

Éducation

Fuite de gaz: un établissement de la CSPO fermé pour la journée

Une fuite de gaz force la fermeture d’un établissement de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO).

L’immeuble Saint-Paul de l’école internationale du Village — sur le chemin Eardley, dans le secteur Aylmer — doit fermer ses portes pour la journée, annonce la CSPO.

On invite les parents à garder leurs enfants à la maison. Les classes, le service de garde et le transport scolaire ont été annulés pour ces élèves.

Du personnel se trouve sur le terrain de l’immeuble Saint-Paul pour accueillir et rediriger les élèves marcheurs ou ceux qui auraient pris l’autobus avant la fermeture de l’établissement pour la journée. Ils seront transportés à l’immeuble Limoges de l’école du Village — 19, rue Symmes.

Éducation

Les droits de scolarité moyens sont en hausse au pays sauf en Ontario

MONTRÉAL - Les droits de scolarité moyens des étudiants à l’université ont augmenté pour l’année 2019-2020 dans la majorité des provinces canadiennes, notamment au Québec.

Mais pas en Ontario: dans cette province, ce qu’un étudiant doit débourser comme droits de scolarité a chuté de près de 10 pour cent. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ont plus d’argent dans leurs poches à la fin de l’année scolaire: l’aide financière gouvernementale de la province a aussi été réduite.

Au Québec, les droits de scolarité ont augmenté en moyenne de 3,7 pour cent.

Statistique Canada a analysé les droits de scolarité des programmes de premier cycle et des cycles supérieurs pour l’année scolaire 2019-2020 dans un rapport dévoilé mercredi. L’organisme a comparé principalement les frais des universités canadiennes qui offrent des programmes menant à l’obtention d’un grade comme un baccalauréat, une maîtrise ou un doctorat, mais l’analyse inclut certains collèges - hors Québec - qui les offrent aussi. Les cégeps ne sont pas inclus.

L’organisme fédéral de statistiques a déterminé que ceux qui étudient en Ontario payeront des droits de scolarité moins élevés cette année que l’an dernier. On parle ici d’une diminution de 9,9 pour cent pour les programmes de premier cycle et de 9,1 pour cent pour les cycles supérieurs.

Pourquoi? Statistique Canada explique que cela est l’effet d’une réduction des droits de scolarité touchant l’ensemble des établissements d’enseignement postsecondaire subventionnés par des fonds publics, réduction décrétée par le gouvernement provincial ontarien et entrée en vigueur à l’échelle de la province en 2019-2020.

Ailleurs au pays, on constate que les droits demeurent inchangés en Alberta, mais qu’ils ont augmenté dans les huit autres provinces. Ces hausses variaient de 2,0 pour cent à l’Île-du-Prince-Édouard et en Colombie-Britannique pour atteindre 7,3 pour cent au Nouveau-Brunswick.

Statistique Canada tient à souligner qu’il s’agit ici de moyennes. Les coûts réels que les étudiants doivent payer peuvent varier en fonction de l’aide financière qu’ils peuvent recevoir, comme des bourses d’études, des subventions gouvernementales et des crédits d’impôt, qui peuvent aussi varier selon les établissements et les provinces.

Avec cette mise en garde, l’organisme calcule qu’à l’échelle nationale, les étudiants inscrits à temps plein à des programmes de premier cycle payeront - en moyenne - 6463 $ en 2019-2020, en baisse de 5,3 pour cent par rapport à l’année précédente. Les coûts moyens des programmes de cycles supérieurs diminueront de 4,5 pour cent pour s’établir à 7056 $. Ces baisses sont générées par la situation qui prévaut en Ontario.

Les droits de scolarité moyens les plus élevés pour les étudiants canadiens de premier cycle en 2019-2020 ont été ceux de quatre programmes menant à un grade professionnel, soit les programmes de dentisterie (21 717 $), de médecine (14 162 $), de droit (12 388 $) et d’optométrie (11 236 $).

Les résultats récents de la «Plateforme longitudinale entre l’éducation et le marché du travail» de Statistique Canada ont toutefois révélé que les diplômés de ces programmes avaient le revenu d’emploi médian le plus élevé deux ans après l’obtention de leur diplôme.

Mais les programmes de premier cycle ne coûtent pas tous aussi chers: au Québec par exemple, le site de l’Université Laval indique qu’une année de 30 crédits coûte 2544 $, somme à laquelle s’ajoutent 912 $ de frais obligatoires.

Pour les étudiants venus de l’étranger, les droits de scolarité ont augmenté de 7,6 pour cent pour le premier cycle pour se chiffrer à 29 714 $ par année. Aux cycles supérieurs, ils ont augmenté de 4,4 pour cent.

Éducation

Nouveau processus pour traiter les plaintes de violence sexuelle à l’UQO

L’Université du Québec en Outaouais (UQO) a officiellement ouvert son Bureau d’intervention en matière d’inconduite (BIMI) mardi.

Le service permettra notamment de faciliter la réception et le suivi des plaintes soumises en lien avec les violences à caractère sexuel, le plagiat, la fraude et l’incivilité.

Éducation

Rentrée scolaire pour 36 000 élèves de l’Outaouais

Il y avait de la fébrilité dans l’air mardi alors qu’a retenti la cloche de la fin des vacances pour plus de 36 000 élèves des deux plus grosses commissions scolaires de l’Outaouais.

C’était jour de rentrée scolaire pour les 18 500 écoliers de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), où on observe une croissance de la clientèle de 4 % ; ainsi que pour les 17 800 élèves fréquentant les établissements de la Commission scolaire des Draveurs (CSD), où on dénote une hausse de 3 %.

Le retour en classe était plus singulier à Val-des-Monts, où une nouvelle école primaire attendue impatiemment depuis plusieurs années a ouvert ses portes. Au total, l’édifice sis au 2197, montée Paiement accueille 386 écoliers pour son inauguration, mais a une capacité avoisinant les 450 élèves. 

À la suite d’un vote des élèves et des parents, l’institution a été baptisée École du Sommet, en référence à sa situation géographique.

« Pour les élèves, ce nom ressortira l’importance de viser le sommet, c’est-à-dire le dépassement de soi ainsi que l’atteinte des objectifs », a souligné la CSD, précisant que trois autres propositions avaient été retenues (de la Cascade, des Pionniers et du Belvédère) à la suite de l’analyse.

Pour le président de la CSD, Claude Beaulieu, c’est l’heureux aboutissement d’un long processus pour la communauté montvaloise.

« C’est grâce à un partenariat entre le comité de parents, le conseil municipal et le conseil des commissaires qu’on a réussi. Si on n’avait pas travaillé main dans la main, on n’aurait jamais eu d’école. Ç’a aura pris du temps, mais aujourd’hui, c’est l’ouverture et on peut être fiers de cette magnifique école. Les gens n’auront plus à se déplacer à Gatineau », a-t-il dit.

Si ce dossier est réglé, un autre ne l’est pas encore, indique M. Beaulieu, faisant référence aux classes de maternelle 4 ans. 

« De notre côté, on a seulement pu en ouvrir deux cette année (écoles de l’Odyssée et de la Traversée), car il n’y avait que deux locaux disponibles. Toutes nos classes sont occupées. Le problème, c’est que si on (Québec) ne nous accorde pas notre demande de nouvelle école dans le secteur de Bellevue, on ne pourra pas en ouvrir d’autres. Il faut absolument qu’on nous l’autorise. Ça prend 13 mois de construction, alors ça urge. On a déjà le terrain, on n’a pas besoin de se battre, le promoteur nous l’offre gratuitement. On refuse les demandes (maternelle 4 ans), il y a une liste d’attente », plaide-t-il. 

Face à la demande de certains parents, la CSD a aussi dans ses cartons un projet d’implantation d’école alternative, une approche pédagogique qui offre aux enfants des outils afin de les guider vers l’autonomie, la responsabilité et l’engagement dans leur réussite scolaire et sociale.

« On va voir comment ce projet-là peut se réaliser, on va analyser la planification de la clientèle », lance M. Beaulieu.

Rappelons qu’une longue saga de plus de cinq ans a précédé l’ouverture de cette école primaire, dont le financement de 12 millions $ avait été accordé par Québec en 2013. Les retards se sont ensuite accumulés pour le choix d’un emplacement, si bien que son ouverture a été retardée à trois reprises. Par conséquent, de nombreux élèves de l’école de l’Équipage, à quelques centaines de mètres de là, ont été forcés de fréquenter l’école polyvalente Le Carrefour et l’édifice Brébeuf, dans le secteur Gatineau.

Du côté de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), les quelque 6300 élèves ont entamé leur nouvelle année vendredi dernier, au même titre que les 2500 écoliers du territoire de la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais (CSHBO). 

À la Commission scolaire Western Quebec (CSWQ), les cours ont repris jeudi dernier dans la majorité des établissements.

Éducation

Examen de conscience nécessaire pour les parents, dit la FAE

MONTRÉAL — Le président de la FAE, qui regroupe plusieurs syndicats d’enseignants, invite les parents qui demandent à ce que leurs enfants puissent avoir un enseignant qui ne porte pas de signe religieux en classe à « faire un examen de conscience ».

« Ça veut dire quoi ? La prochaine fois, parce qu’un prof est homosexuel, certains parents, parce que ça ne correspond pas à leurs valeurs, exigeront que le prof soit changé ? Parce que ce sera une femme ? Parce que ce sera un homme ? C’est grave ce qui s’est passé ! Je pense que les gens n’en prennent pas la mesure », s’est exclamé en entrevue avec La Presse canadienne, vendredi, le président de la Fédération autonome de l’enseignement, Sylvain Mallette.

Éducation

Le cellulaire sera interdit dans les classes de l’Ontario dès novembre

TORONTO — L’Ontario interdira l’usage du cellulaire dans les salles de classe à compter du mois de novembre.

Le gouvernement Ford avait déjà procédé, plus tôt cette année, à une telle annonce, précisant à l’époque que l’interdiction entrerait en vigueur dès le début de l’année scolaire.

Selon une porte-parole du ministre de l’Éducation Stephen Lecce, ce délai donnera aux conseils scolaires le temps nécessaire pour mettre la mesure en vigueur.

Il y aura des exceptions à la règle, notamment «si le téléphone cellulaire est nécessaire pour des raisons de santé ou médicales, pour appuyer les élèves ayant des besoins particuliers ou à des fins éducatives selon les directives du personnel enseignant», peut-on lire dans le communiqué du ministère.

Des écoles avaient déjà adopté des politiques semblables, mais cette directive établit une norme provinciale.

Les progressistes-conservateurs avaient promis d’interdire l’usage de cellulaire dans les salles de classe au cours de la campagne électorale de l’an dernier.

Politique

Ottawa versera 1,5 M$ pour lutter contre la violence sexuelle sur les campus

OTTAWA — Le gouvernement libéral s'est engagé à verser jusqu'à 1,5 million $ pour aider les collèges et universités à mieux lutter contre la violence sexuelle sur les campus.

La ministre des Femmes et de l'Égalité des genres, Maryam Monsef, a précisé jeudi que cet argent sera investi au cours des deux prochaines années.

«Le début des études supérieures est une période très exaltante, a-t-elle déclaré devant des experts et des étudiant de l'Université Ryerson, de Toronto. Pourtant, 41 pour cent des cas de violence sexuelle signalés à la police impliquent des victimes se trouvant dans un établissement d'enseignement postsecondaire.»

Plus tôt cette année, Mme Monsef avait demandé à un comité consultatif d'établir des normes nationales afin d'obliger les universités et collèges de rendre des comptes en matière de lutte contre la violence sexuelle. Ce comité, qui regroupait divers membres de la communauté universitaire, a consulté plus de 300 éducateurs et publié un rapport.

Le rapport intitulé «Courage d'agir» identifie certaines lacunes dans la prévention contre la violence sexiste sur les campus et formule un certain nombre de recommandations sur l'accès aux services d'aide, le matériel pédagogique, la formation dans les établissements en matière de violence sexuelle ou la création d'une stratégie à long terme pour promouvoir l'équité entre les sexes sur les campus.

Selon Mme Monsef, le financement de 1,5 million $ contribuera à développer des outils et des ressources. Cet argent permettra aussi de financer un portail web servant à faciliter l'accès aux outils élaborés et de les adapter aux campus du pays.

«Nous savons que le soutien aux familles et aux victimes doit être au c?ur de tout ce que nous faisons. Nous savons également que la promotion de systèmes de justice adaptés aux besoins des citoyens doit être un élément essentiel du progrès», a-t-elle déclaré.

Des groupes d'étudiants ont salué les efforts déployés tout en soulignant que des ressources et une certaine supervision seront nécessaires pour réaliser ces mesures.

Étudiante de quatrième année à l'Université Ryerson, Charmaine Reid dit espérer que ce nouveau financement aidera à offrir un meilleur soutien aux victimes de violence sexuelle.

«Il est important que les étudiantes se sentent en sécurité sur le campus, a-t-elle affirmé. On ne peut pas se dépasser et s'éduquer si on ne peut pas prendre soin de soi.»

Éducation

Le gouvernement mettra des années avant de régler la pénurie d’enseignants [VIDÉO]

Le gouvernement Legault mettra des années avant de régler la pénurie d’enseignants dans les écoles.

En cette journée de rentrée des classes pour un grand nombre d’élèves mercredi, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a appelé les parents à la patience.

En mêlée de presse avant de se rendre à la séance du conseil des ministres, il a laissé entendre que ce ne sera pas la dernière rentrée avec des classes qui ne sont toujours pas pourvues en enseignants.

M. Roberge a accusé le précédent gouvernement libéral d’avoir légué un lourd héritage en matière d’attraction et de rétention de personnel.

«Il y a trois legs du dernier gouvernement qu’on va être obligé de traîner comme un boulet pendant quelques années: la pénurie de personnel, ils n’ont pas attiré et garder les gens qui faisaient le choix de l’enseignement longtemps, et ça va nous prendre un certain temps pour passer à travers; les écoles qui sont vétustes; et carrément la pénurie de locaux aussi.»

Le ministre a admis que cela allait prendre «un certain temps» au gouvernement Legault pour «pouvoir passer au travers».

Il a reconnu qu’il y avait une «inquiétude» dans les écoles et les commissions scolaires en cette rentrée liée à la dotation de personnel dans les classes.

M. Roberge a indiqué que son ministère offrait son assistance pour trouver toutes les solutions, par exemple dans les voies d’accès à la profession et les «tolérances d’enseignement».

Éducation

Enseignantes voilées: Québec dit non aux parents voulant changer leur enfant de classe

QUÉBEC - Le gouvernement Legault dit non aux parents qui voudraient changer leur enfant de classe si l’enseignante porte le voile.

Le premier ministre François Legault et son ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, ont ainsi réagi à une lettre ouverte publiée dans le quotidien Le Devoir mercredi.

Les signataires demandent, si l’enseignant porte un signe religieux, de pouvoir changer leur enfant de classe, au nom du «droit à des institutions et des services publics laïques», tel qu’inscrit dans la Loi sur la laïcité de l’État adoptée en juin.

Ils exigent que le ministère de l’Éducation informe les commissions scolaires sur les droits des parents. «Il n’est pas normal que chaque parent ait à effectuer sa propre démarche, au risque de faire face à des responsables scolaires mal informés», écrivent les signataires, qui réclament une procédure pour garantir aux parents demandeurs des services éducatifs laïques.

«Un simple changement de classe permet de répondre à de telles demandes», expliquent-ils.

En mêlée de presse mercredi après-midi, M. Legault a rappelé que la loi sur la laïcité prévoit un droit acquis pour les enseignants déjà en fonction, mais que les futurs profs, eux, devront s’abstenir de porter des signes religieux. Il y aura donc une période de transition qu’il faut accepter, a tranché le premier ministre.

«Éventuellement, étant donné que tous les nouveaux (enseignants) ne pourront en porter, il y aura un changement, c’est quelque chose qui se fait graduellement, c’est ce qu’on a proposé et les parents doivent accepter cette proposition.»

En mêlée de presse mercredi matin avant de se rendre à la séance du cabinet Legault, le ministre Roberge a également fermé la porte à leur requête.

«Cela n’appartient pas aux parents de choisir ou de magasiner leur enseignant. Ce n’est pas prévu dans la loi sur la laïcité et on n’a pas l’intention d’aller dans cette direction.»

Éducation

Un coup de pouce financier plus petit qu'espéré à l'UQO

L’Université du Québec en Outaouais (UQO) «aurait aimé» obtenir davantage que la somme de 1,5 million$ que vient de lui octroyer le gouvernement du Québec pour «renforcer son rôle de pôle de développement économique, social et culturel».

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, a annoncé mercredi que les universités en région ont désormais accès à une somme additionnelle de 15 millions$ par année. Dans le réseau de l'Université du Québec, les établissements de l’Abitibi-Témiscamingue, de Chicoutimi et de Rimouski obtiennent chacun 3,3 millions$, tandis que l’UQO et l’Université du Québec à Trois-Rivières reçoivent chacune 1,5 million$. L’Université de Sherbrooke et l'Université Bishop’s, en Estrie, ont pour leur part obtenu 1 million$ chacune.

«C’est sûr qu’on aurait aimé avoir plus, a réagi le directeur des communications de l’UQO, Gilles Mailloux. Nous sommes contents d’avoir cette nouvelle enveloppe-là, mais on s’attendait à obtenir davantage, surtout quand on regarde les autres universités comparables. Mais on comprend qu’il y a aussi une question du nombre de points de services. Nous avons Gatineau, les Laurentides et Ripon, alors que d’autres universités ont plus de ramifications dans leur région.»

M. Mailloux a précisé que l’UQO «espère que ça pourra être corrigé pour les prochaines fois» afin que davantage d’argent soit octroyé à la région.

Le communiqué gouvernemental souligne pour sa part que l’annonce de mercredi permet de pérenniser une aide d’urgence accordée à la fin 2018 après que l’ancien gouvernement eut «supprimé l’enveloppe destinée à soutenir le rôle de moteur des universités en région».

L’argent alloué doit notamment servir à attirer des étudiants canadiens et étrangers et à contribuer au «développement de créneaux de recherche particuliers et de zones d’innovation au service des entreprises».

Éducation

Des amendes deux fois plus salées dans les zones scolaires

Les automobilistes québécois qui ont le pied trop pesant en circulant dans une zone scolaire s’exposent désormais à des amendes deux fois plus salées qu’avant.

À l’aube de la rentrée dans les différentes écoles de son territoire, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) rappelle aux usagers de la route que « s’il est vrai que la prudence et la vigilance sont de mises tout au long de l’année, cela l’est d’autant plus en cette période frénétique ».

Éducation

Les enseignants ontariens devront réussir un test de mathématiques

TORONTO — Les nouveaux enseignants en Ontario devront bientôt passer un test de mathématiques et obtenir un score d’au moins 70 %.

Une note de la sous-ministre de l’Éducation, obtenue par La Presse canadienne, indique que ce test sera conçu par l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation — l’agence qui développe les tests standardisés pour tous les élèves du primaire et du secondaire en Ontario.

Éducation

Ottawa et Est ontarien: jour de rentrée dans les conseils scolaires francophones

C’est jour de rentrée mardi pour 52 000 élèves des trois conseils scolaires francophones à Ottawa et dans l’Est ontarien.

Les écoliers du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) ont repris le chemin des classes après deux mois de vacances.

Au CECCE, où on observe une hausse de 4% de la clientèle, quelque 25 500 élèves ont enfilé leur sac à dos. Seuls l’école élémentaire catholique Bernard-Grandmaître et le Centre professionnel et technique Minto ont un calendrier différent, leur année scolaire ayant débuté respectivement les 14 et 20 août. 

Ce conseil scolaire offre entre autres comme nouveautés cette année un programme de sports électroniques (Centre professionnel et technique Minto), une académie de soccer (école élémentaire catholique Jean-Robert-Gauthier) et un programme sport-études (école secondaire catholique Paul-Desmarais).

Dans le cas du CEPEO, la cloche a sonné pour 17 000 élèves mardi, une augmentation de 5% par rapport à l’an dernier. 

Cette rentrée marque l’ouverture de la nouvelle école élémentaire Ottawa Ouest, dans le secteur Nepean. L’institution offrira une pédagogie inspirée de la philosophie Reggio Emilia, qui met l’enfant au cœur du processus d’apprentissage, dit-on. Ouverte depuis 2016, l’école élémentaire publique Michel-Dupuis, dans le sud d’Ottawa, offrira quant à elle dès cette année une classe de neuvième année.

Au CSDCEO, un total d’un peu plus de 10 000 élèves ont débuté une nouvelle année scolaire mardi. 

Notons que l’année scolaire ne s’amorcera que le 30 août ou le 3 septembre pour les élèves de l’Outaouais, selon le calendrier des différentes commissions scolaires de la région.

La prudence est de mise

Le Service de police d’Ottawa profite de la rentrée scolaire pour rappeler que la prudence est de mise aux abords des écoles, et ce, autant pour les piétons que les automobilistes. Le respect des limites de vitesse dans les zones scolaires, le respect des signaux des autobus scolaires et le port du casque à vélo sont au nombre des conseils de sécurité. Les autorités rappellent que le non-respect des feux clignotants d’un autobus scolaire est passible d’un constat d’infraction de 400 à 2000 $, en plus de l’ajout de six points d’inaptitude au dossier de conduite. 

On rappelle également qu’il faut obéir aux indications des brigadiers scolaires, marcher sur les trottoirs et respecter les passages piétonniers.

Santé

Une rentrée avec des lunchs simples, nutritifs et sécuritaires

La rentrée scolaire est fréquemment synonyme d’un rituel qui prend la forme d’un calvaire pour plusieurs parents: la préparation des lunchs.

Comment se simplifier la tâche en concoctant des lunchs qui seront à la fois rapides, nutritifs et sécuritaires?

La Presse canadienne a demandé son avis à Emmanuelle Dubuc-Fortin, une nutritionniste d’Extenso, le centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal.

Pour des lunchs rapides

Une bonne idée est de penser aussi aux lunchs en planifiant les repas de la semaine d’avance. On s’organise pour avoir à la maison tous les aliments dont on prévoit avoir besoin et on prépare les lunchs la veille plutôt que le matin même. On profite de la fin de semaine pour prendre de l’avance, par exemple, en cuisant le riz ou en tranchant les légumes.

Dans un même ordre d’idées, on peut profiter de la fin de semaine pour cuisiner des galettes et des muffins qu’on mettra à congeler.

On prépare une plus grande quantité du repas du soir pour en avoir suffisamment pour le lendemain midi. On a deux options: ou bien on remet le repas comme tel dans le lunch, ou bien on réutilise certaines composantes pour varier, sans remettre le même repas. Par exemple, on peut mettre du reste de riz dans une salade ou du reste de poulet dans un sandwich.

Un restant gardé au frigo peut être bon trois ou quatre jours. Un plat préparé le dimanche pourra dépanner une bonne partie de la semaine. Des fruits et légumes pourront durer toute la semaine, puisqu’ils sont moins fragiles que la viande, par exemple.

Il est utile d’avoir des «aliments dépanneurs» sous la main en tout temps: des fruits, des légumes, du pain au congélateur, des conserves de légumineuses, de thon ou de saumon, des craquelins, des compotes de fruits, des oeufs, du fromage... On peut ensuite compléter avec les ingrédients frais dont on dispose cette semaine-là. Ça permet d’avoir une base pour pouvoir se débrouiller en cas d’imprévu.

On peut faire un lunch en pièces détachées avec ces composantes-là. Par exemple, des craquelins avec une conserve de thon, on ajoute des crudités et une trempette, on complète avec une compote de pommes et ça donne un bon lunch rapide.

Les enfants seront souvent heureux de pouvoir assembler leur lunch à leur guise avec ces composantes-là. Il est d’ailleurs important d’impliquer l’enfant dans la préparation de son lunch dès un très jeune âge. Ce sera plus long au début, mais ça lui permettra de développer son autonomie - et un jour il sera en mesure de préparer son lunch seul. On l’implique dans le choix des recettes, on lui demande de remplir sa boîte à lunch, il prépare ses collations, il met fruits et fromage dans un contenant... L’enfant sera aussi plus enclin à manger son lunch et à goûter à des choses différentes quand il a participé.

Pour des lunchs nutritifs

Pas besoin que ce soit compliqué pour être nutritif.

On commence par cuisiner avec des produits frais et on essaie de varier ce qu’on propose de semaine en semaine.

Avec un lunch en pièces détachées, on peut facilement avoir un lunch complet sans se casser la tête, en assemblant les choses. Un bon point de repère est de se fier à l’image de l’assiette du nouveau Guide alimentaire canadien. C’est très visuel et c’est un bon guide pour préparer de bons lunchs ou n’importe quel repas.

Pour les enfants on peut répartir l’assiette en trois tiers: un tiers de fruits et légumes, un tiers de produits céréaliers et un tiers d’aliments protéinés. Un repas riche en fibres va permettre de minimiser l’impact de la perte d’énergie qui survient parfois après le dîner: on pense à des grains entiers, des légumineuses, des fruits et légumes, etc.

«Les enfants ont de petits estomacs, mais ils ont de grands besoins», dit Mme Dubuc-Fortin. Les collations sont très importantes pour les enfants. Ça complète les repas, on veut donc que ce soit nutritif autant qu’un repas.

Et tout le monde a le droit de se faire plaisir de temps en temps. Une friandise (chocolat, croustilles, bonbons, etc.) de temps en temps n’est donc pas la fin du monde, même si certaines écoles ont des règles à ce sujet. On fait simplement attention à la fréquence, en gardant en tête que ce n’est certainement pas le carburant idéal pour des enfants.

Pour des lunchs sécuritaires

Le froid doit rester froid et le chaud doit rester chaud.

Pour le froid, on se place un bloc réfrigérant dans une boîte à lunch isolante.

Pour le chaud, c’est souvent plus simple d’envoyer un repas à faire chauffer à l’école, mais la gestion des micro-ondes le midi est souvent problématique. Investir dans un bon thermos permet de varier les lunchs et d’avoir des lunchs chauds facilement. On remplit le thermos d’eau bouillante environ dix minutes le matin, avant d’y mettre le repas. Le repas doit être trop chaud pour être mangé, puisque la température descendra un peu avant l’heure du dîner.

Un plat de plastique placé au micro-ondes pourra potentiellement laisser échapper des quantités infimes de BPA et de phtalates, surtout s’il s’agit d’aliments gras. On doit choisir des plats de plastique appropriés pour le micro-ondes, sinon on opte pour la céramique ou le verre. On ne doit jamais utiliser d’anciens contenants de margarine ou de yogourt, par exemple. Les contenants usés, abîmés ou souvent passés au micro-ondes pourront laisser échapper davantage de substances.

On lave la boîte à lunch régulièrement pour empêcher l’accumulation des bactéries. Idéalement on choisit une boîte à lunch qui va dans la machine à laver. On la lance une fois par semaine dans la laveuse, en même temps que la lessive.

Les restes de lunchs n’ont pas besoin d’être automatiquement jetés. Les fruits et légumes pourront être réutilisés dans des soupes ou des compotes (seule exception: le melon qui n’est pas assez acide et sur lequel des bactéries pourront se former; on jette). Les restes de yogourt pourront être incorporés dans des muffins et le fromage réutilisé pour gratiner. En plus, la cuisson détruira d’éventuelles bactéries.

Les restes de viande, de poisson, d’oeufs, de légumineuses et les plats contenant de la mayonnaise seront jetés.

Éducation

Les commissions scolaires s’inquiètent pour Le Droit

Les commissions scolaires de la région ne sont pas insensibles à la crise que traversent présentement les quotidiens de Groupe Capitales Médias, dont Le Droit.

À un point tel qu’à la demande du président de la Commission scolaire des Draveurs (CSD), Claude Beaulieu, le sujet a été ajouté à l’ordre du jour de la première réunion du conseil des commissaires de l’année scolaire 2019-2020, prévue ce lundi soir. La question de la publication des avis publics dans les pages du journal pourrait par exemple être évoquée. « On va discuter de l’aide possible aux journaux locaux. C’est important pour la démocratie, c’est grâce aux journaux que les gens sont bien informés. C’est un bien inestimable. On ne peut pas se permettre de perdre Le Droit, on a déjà perdu La Revue (en 2018) », dit-il.

Éducation

Commissions scolaires: Québec opaque sur ses intentions

Le ministère de l’Éducation refuse de rendre public quelque document que ce soit relatif à son projet visant à transformer à court terme les commissions scolaires en centres de services.

La Presse canadienne a frappé un mur en tentant d’en savoir davantage sur le projet gouvernemental, à l’aide d’une demande d’accès à l’information.

Pourtant, les documents requis existent bel et bien, a confirmé la responsable de l’accès à l’information dans sa décision rendue récemment, mais le ministère refuse de les transmettre.

Cette situation inquiète au plus haut point les dirigeants des commissions scolaires, qui sont dans le noir et craignent de voir le gouvernement Legault s’apprêter à centraliser les pouvoirs à Québec, au mépris de la démocratie scolaire.

Conformément à la promesse électorale de la CAQ, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, doit déposer à court terme, possiblement dès septembre, son projet de loi visant à abolir les élections scolaires et à transformer les commissions scolaires en centres de services.

Baroud d’honneur, la Fédération des commissions scolaires (FCSQ), se faisant le défenseur de la démocratie scolaire, rendait publique vendredi une campagne publicitaire visant à alerter la population sur les dangers du projet gouvernemental.

Le gouvernement Legault a entrepris «un débat stérile de structures» dans le réseau scolaire, a déploré le président de l’organisme, Alain Fortier, en conférence de presse, vendredi.

Le ministre Roberge aime affirmer qu’il n’a rien à cacher, mais demeure toujours vague sur la nature exacte de ses intentions et de l’impact réel de sa future loi sur la gestion du réseau.

Il souffle le chaud et le froid, réclamant une transformation de structure, tout en se montrant rassurant en affirmant que plusieurs services rendus présentement par les commissions scolaires continueront à être offerts par les centres de services, comme le transport scolaire, les embauches et les projets de rénovation d’écoles, notamment.

En principe, le but poursuivi par le gouvernement consiste à donner plus de pouvoirs et d’autonomie aux directions d’écoles.

Pour l’essentiel, la demande d’accès à l’information visait précisément à connaître l’étendue et la limite des nouvelles responsabilités dévolues aux futurs centres de services et aux écoles.

On cherchait aussi à savoir si le ministère avait évalué le coût de toute cette opération.

À la FCSQ, on croit que le gouvernement, tout en affirmant vouloir donner plus de pouvoirs aux écoles, veut en fait s’arroger plus de pouvoirs, par exemple en nommant les personnes qui vont diriger les nouvelles structures.

«C’est évident pour nous : on est dans une démonstration d’un exercice de centralisation des pouvoirs» en matière d’éducation, selon M. Fortier.

Il dit craindre que, dorénavant, les dirigeants du réseau seront redevables au premier ministre, au lieu de rendre des comptes à la population.

D’où l’importance, selon lui, de maintenir les élections scolaires et les commissions scolaires telles qu’on les connaît.

Sinon, on assistera à «une perte de droits démocratiques : ça pour nous c’est fondamental», a-t-il dit.

La campagne publicitaire en cours visera précisément à expliquer à la population «ce qu’on est en train de lui enlever», soit «un pouvoir citoyen».

N’empêche, les élections scolaires sont en général boudées par les citoyens. Le taux de participation n’atteint même pas 5 %.

Le Québec compte 72 commissions scolaires.