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Éducation

L’ONU examine l’école québécoise à trois vitesses après avoir été alertée

QUÉBEC - La crise sanitaire révèle «l’injustice» de l’école à trois vitesses, estime un regroupement de 4000 parents qui se réjouit de l’arrivée de l’Organisation des Nations unies (ONU) dans le dossier.

«Ça nous force à regarder la vérité en face», a déclaré en entrevue mardi le coordonnateur du mouvement L’École ensemble, Stéphane Vigneault.

«C’est un sujet qui est dans notre angle mort collectif. On aime beaucoup mieux regarder ailleurs. Là, de toute évidence, on n’aura plus le choix de le regarder en face», a-t-il ajouté.

L’École ensemble avait demandé à l’ONU plus tôt cette année d’inclure une question sur l’école inégalitaire québécoise dans ses questions au Canada, qui doit rendre des comptes en vertu d’un pacte international.

Le mouvement dénonce la «ségrégation scolaire» au Québec, avec le financement des réseaux public, public sélectif et privé, où les enfants sont séparés dans des écoles différentes en fonction du revenu de leurs parents.

Mardi, il s’est félicité d’avoir remporté une première manche.

L’ONU demande désormais au Canada de l’informer «sur les mesures prises pour assurer aux élèves un accès égal à l’éducation dans le cadre du système scolaire à trois vitesses au Québec».

Elle demande également des explications quant aux «mesures prises pour améliorer la qualité de l’éducation dans les écoles publiques ordinaires».

Il s’agit là d’une victoire, selon M. Vigneault. «Ils reconnaissent le système à trois vitesses, même ils vont parler d’écoles publiques ordinaires, donc ils reprennent exactement notre vocabulaire», s’est-il réjoui.

«Dans ce processus-là, c’est une victoire. Ça vient mettre le Québec face à ses responsabilités.»

La COVID-19 met en lumière les inégalités

En ce temps de pandémie, l’ONU prolonge ses délais et donne au Canada jusqu’au 30 juin 2021 pour répondre.

D’ici là, les mesures prises pour combattre la COVID-19, dont la fermeture des écoles et le confinement des élèves à la maison, continueront de mettre en lumière les inégalités dans le système d’éducation, croit Stéphane Vigneault.

Tandis que les écoles privées organisent des cours à distance, c’est le désordre dans les écoles publiques, selon lui. «Si les gens n’avaient pas encore compris que le système scolaire est injuste, il y a certains enfants qui peuvent continuer à apprendre et d’autres à qui on dit: «Occupez-vous finalement».

«(Le privé subventionné) peut par exemple dire: «Nous, on s’en va en télé-enseignement» sans se soucier du fait que plusieurs familles n’ont pas d’ordinateurs ni d’accès internet, les élèves du privé étant plus riches que les autres», a-t-il déploré.

Au retour des classes, de nombreux élèves seront en rattrapage, désavantagés par rapport aux autres, prévient en outre L’École ensemble. «C’est clair qu’on est en train d’échapper une partie des élèves. C’est très fâchant, très déconcertant. Comment ça se fait qu’au Québec, on en est là», s’exclame M. Vigneault.

Par ailleurs, la crise de la COVID-19 a révélé d’après lui que le système public de santé est «vraiment incroyable», tandis que le système scolaire, qui est basé sur la concurrence, est incapable «de prendre le choc».

Il espère que l’ONU émettra d’ici deux ans des recommandations au gouvernement du Québec, pour qu’il cesse notamment de subventionner avec des fonds publics l’école privée. Le calendrier de l’ONU pourrait coïncider avec le déclenchement des prochaines élections générales au Québec.

Éducation

L’UQO mettrait fin à son trimestre d’hiver et accorderait la note «satisfaisant» à ses étudiants

L’Université du Québec en Outaouais (UQO) devrait annoncer la fin officielle du trimestre d’hiver dans les prochaines heures. Selon ce que Le Droit a appris, tous les étudiants qui étaient en position de réussir leur formation se verraient accorder la note «S» pour «satisfaisant».

Pour les étudiants qui étaient dans une situation d’échec, l’UQO évalue avec les professeurs et chargés de cours la possibilité, d’ici la fin avril, d’offrir des travaux d’apprentissage ou une évaluation en ligne afin de pouvoir leur accorder aussi le note «S». L’objectif est de donner toute la latitude possible aux enseignants pour se prononcer sur les acquis de ces étudiants. 

«C’est coulé dans le béton, mais le béton n’est pas encore sec, a imagé en entrevue avec Le Droit le recteur de l’UQO, Denis Harrisson, en parlant du plan qui se met en place. Il y a encore des trucs à attacher. Le plan a été présenté aux syndicats, lundi, et la réaction a été très bonne. La fin du trimestre d’hiver devrait être acceptée. Il faudra aller devant la Commission des études pour faire adopter cette modification au régime des études. Une résolution du conseil d’administration de l’UQO sera aussi nécessaire pour confirmer tout ça le 30 mars.»

Le recteur Harrisson précise aussi que les étudiants qui pour une raison ou une autre souhaiteraient abandonner le trimestre se verront attribuer la note «I», pour «incomplet», plutôt que de devoir essuyer un échec. «Dans ces cas-là, on va laisser aux étudiants jusqu’au mois d’avril 2021 pour compléter leur formation, note le recteur. Ils pourront poursuivre sans mention d’échec et sans frais de scolarité supplémentaire.»

Quant à la question des stages en milieu d’accueil, les choses sont plus compliquées. L’UQO estime que la formation en stage est «complétée», et ce même si toutes les heures de stages prévues aux différentes formations n’ont pas été complétées. «C’est ce qu’on va recommander, affirme M. Harrisson. Il faudra voir avec les ordres professionnels s’ils reconnaissent que les stages sont complétés. On n’a pas encore de réponse à ce sujet, et c’est partout pareil au pays. Il n’y a aucun stage actuellement dans le milieu de l’éducation et de la santé. Plusieurs entreprises sont carrément fermées. Ça devient impossible pour l’instant de réaliser la totalité des stages prévus.»

Formation en ligne

L’UQO a évalué la possibilité de terminer le trimestre d’hiver en offrant de la formation en ligne, mais il s’est avéré que c’était impossible. «Nous n’avions pas assez de temps pour réagir, note le recteur. On ne peut pas mettre plus de 1000 activités de formation en ligne en seulement deux semaines. Aussi, on ne connaît pas la situation des étudiants et de quel matériel informatique dont ils disposent pour accueillir une formation à distance.»

Actualités

Enfants à la maison: un horaire d’apprentissage adaptable

En cette période où de nombreux citoyens tentent d’aider les autres, l’enseignante Natalie Debrecen propose aux parents un horaire d’apprentissage simple et accessible. Une routine de semaine qui, croit-elle, peut faire toute la différence sur l’attitude des enfants et, par ricochet, sur l’ambiance générale de la maisonnée.

« J’ai beaucoup d’amis qui sont parents, qui sont à la maison en ce moment, et qui ne savent pas trop comment établir un horaire de jour pour leurs enfants. Je suggère une structure qui est adaptable à différents groupes d’âge et différents niveaux d’apprentissage, dit-elle, pour expliquer cette initiative personnelle. C’est ma façon de contribuer à la cause. J’ai dix ans d’expérience en enseignement et je sens que je peux aider. Je veux juste donner un outil aux parents qui en ressentent le besoin », affirme Mme Debrecen, qui est professeur de maternelle depuis quatre ans dans une école de Granby.

Éducation

Un dixième des places occupées dans les services de garde d'urgence de l'Outaouais 

Signe que les travailleurs des services essentiels ont probablement déniché d’autres solutions durant cette crise de la COVID-19, à peine 10 % des places disponibles dans les services de garde d’urgence ouverts dans les écoles primaires des trois principales commissions scolaires de l’Outaouais sont occupées.

En date de lundi matin, une semaine après l’instauration de cette mesure temporaire et exceptionnelle par Québec, un total d’environ 170 enfants d’âge scolaire (4 à 13 ans) se retrouvaient dans les services de garde des 15 établissements concernés sur le territoire des commissions scolaires au Coeur-des-Vallées (CSCV), des Draveurs (CSD) et des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), selon les chiffres obtenus par Le Droit.

Éducation

Convention collective des travailleurs de l’éducation: entente entre la FEEO et l’Ontario

Le gouvernement ontarien et la Fédération des enseignants de l’élémentaire anglais (FEEO) en sont venus à une entente vendredi après des mois de litige concernant le renouvellement de la convention collective des travailleurs de l’éducation.

«Cela a été un processus de négociation très long et difficile», a indiqué le président de la FEEO, Sam Hammond. «Nous sommes très reconnaissants du soutien et de la solidarité inébranlable de nos membres et du public qui a continué à défendre l’éducation publique et les soutiens dont nos élèves et éducateurs ont besoin maintenant et à l’avenir.»

Éducation

Les élèves de l’Ontario poursuivront leurs apprentissages en ligne

TORONTO — Dès la fin de la semaine de relâche, les élèves ontariens auront accès à un portail en ligne pour poursuivre leurs apprentissages à la maison, et ce, même si les écoles sont fermées en raison de la COVID-19.

Le ministre de l’Éducation Stephen Lecce avait annoncé, tout juste avant la semaine de relâche, que les écoles ontariennes seraient fermées jusqu’au 5 avril.

Éducation

Panique chez des enseignants du Québec après l’annonce de conventions collectives suspendues

MONTRÉAL - État de choc et de panique dans le milieu scolaire après l’envoi de certaines informations à des membres du personnel pour les aviser que leurs affectations, horaires et lieux de travail pourraient être modifiés, voire que «leurs conventions collectives ne tenaient plus», pour faire face à la situation actuelle liée à la pandémie de la COVID-19.

C’est ce qu’a raconté la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Sonia Ethier, en entrevue à La Presse canadienne mercredi soir après un entretien téléphonique avec le sous-ministre de l’Éducation, Éric Blackburn, dans l’espoir de clarifier la situation après avoir été inondée d’appels d’enseignants inquiets.

«On comprend que quelqu’un qui reçoit un courriel et qui se fait dire que sa convention collective ne s’applique plus est en situation de panique! On leur dit que l’ensemble de la convention collective ne s’applique plus alors que ce sont certaines dispositions, et seulement en cas de mesures d’urgence», a-t-elle déploré.

La CSQ représente plus de 200 000 membres, dont environ 125 000 font partie du personnel de l’éducation. Sa présidente dit avoir pris connaissance de l’arrêté ministériel en question, qui suspend ainsi certaines dispositions des conventions collectives de ses membres dans le réseau de l’éducation.

«C’est vraiment un arrêté ministériel pour prévoir le pire, mais les organisations syndicales n’ont pas été avisées et des consignes sont parties de tous bords, tous côtés, à l’ensemble du personnel, sans bien expliquer le sens voulu de cet arrêté ministériel. Ç’a alimenté la peur et les gens ont mal réagi», a affirmé Mme Ethier.

Le personnel de soutien aussi visé

Il n’y a pas que les enseignants qui ont reçu de telles directives puisque des avis similaires ont aussi été envoyés au personnel de soutien.

Dans une note interne de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (CSDGS), obtenue par La Presse canadienne, il est indiqué «Afin de permettre à la CSDGS de maintenir ses activités essentielles, les horaires de travail pourraient être modifiés. Selon les besoins, vous pourriez donc être appelés à effectuer des tâches différentes, à l’extérieur des heures habituelles et de votre lieu de travail.»

Dans la Gazette officielle du Québec du 18 mars, il est effectivement indiqué que les conventions collectives ou ententes entre les commissions scolaires et l’ensemble des syndicats sont modifiées, notamment pour «permettre à l’employeur d’affecter le personnel à l’endroit et au moment où les besoins le justifient et que les articles relatifs aux horaires de travail sont modifiés pour permettre à l’employeur de répondre aux besoins.»

Sonia Ethier a dit prendre l’affaire très au sérieux, confiant même aux services juridiques de la CSQ le mandat d’analyser la situation. Elle a aussi eu des discussions avec des représentants de la FTQ et de la CSN à ce sujet.

Mise en garde au gouvernement

La présidente de la CSQ invite d’ailleurs le gouvernement Legault «à éviter d’adopter des mesures extrêmes, sans consultation, qui pourraient avoir l’effet contraire aux objectifs recherchés».

«On ne comprend pas le sens de cet arrêté ministériel étant donné qu’on a toujours dit que notre personnel était prêt à collaborer. Tout le monde est en état de choc. On ne s’attendait pas à ça. Il y a eu vraiment un manquement grave de la part du gouvernement.»

Pour Mme Ethier, il doit y avoir une collaboration étroite entre les employeurs et les organisations syndicales pour que les consignes soient claires et identiques dans tous les milieux afin de ne pas créer de la confusion justement.

Rappelons que toutes les écoles du Québec sont fermées, en principe jusqu’au 30 mars, dans l’espoir de freiner la propagation du nouveau coronavirus. Toutefois, le premier ministre François Legault a laissé entendre récemment que cette fermeture pourrait se prolonger jusqu’à l’automne, voire jusqu’en décembre si nécessaire.

Éducation

Murielle Laberge prochaine rectrice de l’UQO

La nomination de Murielle Laberge à titre de rectrice de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) a été confirmée mercredi. Mme Maberge deviendra la toute première femme à occuper ce poste depuis la fondation de l’institution d’enseignement supérieur en 1981.

Le conseil des ministres du gouvernement Legault a ainsi souscrit mercredi à la recommandation de l’Assemblée des gouverneurs du réseau des universités du Québec pour la nomination de Mme Laberge, recommandation qui avait été annoncée en primeur dans les pages du Droit le mois dernier.

COVID-19

Écoles en Ontario: les «examens du ministère» annulés

Tous les tests standardisés que doivent habituellement passer les élèves du primaire et du secondaire de l’Ontario sont annulés pour le restant de l’année scolaire, a annoncé le ministre ontarien de l’Éducation, mardi.

L’annulation de ces tests standardisés de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE) n’empêchera pas les élèves d’obtenir leur diplôme, a précisé le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, dans un communiqué. 

« Il est clair que pendant la pandémie due à la COVID-19, les élèves font face à d'immenses pressions dans leur parcours scolaire. Compte tenu des circonstances extraordinaires auxquelles les Ontariennes et les Ontariens sont confrontés, le gouvernement prend des mesures pour protéger la santé et la sécurité ainsi que pour réduire le fardeau des élèves. »

Aux dires de M. Lecce, son ministère a consulté des parents, des élèves et des membres du personnel scolaire, et après avoir fait l’annonce aux directions scolaires de la province, « cette annulation a fait l’objet de commentaires très favorables de la part du secteur ».

Le gouvernement Ford devrait apporter des précisions à propos de cette nouvelle mesure lors d'une conférence de presse prévue à Queen's Park mercredi, à 13 h. 

Éducation

COVID-19 : l’Université d’Ottawa évacue ses résidences

L’Université d’Ottawa (Ud’O) se voit dans l’obligation de prendre une décision «difficile et drastique» dans la lutte contre la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus en ordonnant à ses étudiants vivant dans les résidences universitaires de libérer leur logement au plus tard le 22 mars à 16 h.

La mesure ne s’applique toutefois pas aux étudiants internationaux ni à ceux présentant des conditions particulières, a tenu à signaler la direction de l’Ud’O dans un communiqué publié mardi soir, sans définir ce qu’elle considère être ‘des conditions particulières. 

«Il s’agit d’une autre mesure importante pour appuyer nos efforts visant à favoriser la distanciation sociale, une mesure jugée cruciale pour aplatir la courbe de contamination et réduire les impacts du coronavirus», a expliqué la direction de l’institution d’enseignement postsecondaire. 

L’Ud’O demande à ses étudiants qui ne pourront quitter leur résidence dans les délais prescrits de lui en faire part. 

Rappelons que l’Ud’O a récemment annoncé qu’elle se tournait vers l’apprentissage en ligne et à distance pour le reste de la présente session.

Éducation

Coronavirus: cours donnés en ligne à l’Université d'Ottawa

L’Université d’Ottawa (Ud’O) passera en mode à distance et en ligne pour ses cours et ses laboratoires à compter du 18 mars, a annoncé vendredi le recteur et vice-chancelier Jacques Frémont.

« L’éloignement social constitue le meilleur moyen de protéger la population étudiante, le corps professoral et le personnel de l’infection (à la COVID-19) », a souligné M. Frémont dans un message à la communauté universitaire. 

Les cours prévus les lundi 16 mars et mardi 17 mars sont annulés, a aussi indiqué l’université. Des mesures seront mises en place pour la période des examens. Des informations à ce sujet suivront. 

« Notre objectif est de nous assurer que tous les étudiants sont en mesure de terminer, sans interruption, les cours auxquels ils sont inscrits afin d’être évalués et de recevoir leurs crédits. L’intégrité et la continuité des études demeurent primordiales », a précisé M. Frémont. 

Le campus universitaire demeure ouvert, et les stages coop sont maintenus, a-t-on ajouté. Aucun cas d’infection au nouveau coronavirus n’avait été signalé à l’Ud’O, vendredi.

Cours suspendus à La Cité

La Cité suspend tous les cours la semaine prochaine, soit du 16 au 20 mars inclusivement, par mesure préventive contre la propagation du nouveau coronavirus. 

«Bien qu’il n’y ait pas de cas de COVID-19 dans la communauté collégiale de La Cité, le nombre d’individus s’isolant volontairement augmente», a indiqué la présidente-directrice générale de La Cité, 

Lise Bourgeois, dans un message aux membres du personnel. Le collège demeure ouvert et les employés doivent se présenter au travail le 16 mars. 

Les directions rencontreront leurs équipes afin d’établir un plan de travail pour les prochaines semaines. Afin de limiter la circulation sur le campus, la direction facilitera les possibilités de télétravail. 

La Cité a indiqué que les voyages d’affaires à l’extérieur du Canada sont annulés jusqu’au 30 avril 2020 et que les événements prévus au Collège avant le 30 avril seront tous reportés à une date ultérieure. 

Les plans en lien avec la pandémie de la COVID-19 seront réévalués sur une base continue à la lumière des nouvelles informations des autorités de santé publique, a précisé La Cité.

Éducation

Trois commissions scolaires de l'Outaouais ferment leurs écoles vendredi

Trois des quatre commissions scolaires francophones de l'Outaouais ont annoncé jeudi qu'elles fermeront leurs écoles pour la journée de vendredi.

Les écoles des commissions scolaires des Portages-de-l'Outaouais, des Draveurs et au Coeur-des-Vallées seront fermées vendredi afin de prévoir la mise en oeuvre des mesures demandées par le gouvernement.

Plus de détails à venir...

Éducation

Les écoles publiques ontariennes fermées jusqu'au 5 avril 

TORONTO — Les écoles publiques de l’Ontario seront fermées entre le 14 mars et le 5 avril, tout juste après la semaine de relâche, a annoncé le gouvernement Ford, jeudi après-midi. 

« Partez, ayez du plaisir, amusez-vous et nous allons surveiller la situation alors qu’elle évolue », a lancé le premier ministre Doug Ford, s’adressant aux familles ontariennes qui s’apprêtent à quitter pour la semaine de relâche.

Le ministre de l’Éducation Stephen Lecce a émis un arrêté ministériel pour fermer toutes les écoles publiques pendant deux semaines après les vacances de mars, en réponse à l’émergence en Ontario de la COVID-19. 

À LIRE AUSSI : congé forcé d'un jour en Outaouais

Le but de la fermeture est notamment de permettre aux élèves qui voyageront durant la semaine de relâche de s’isoler durant cette période de deux semaines et aux autres d’éviter d’être exposés au virus. 

Le gouvernement progressiste-conservateur a pris sa décision en se basant sur les conseils du médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, le Dr David Williams, et des experts de la table de commandement de la COVID-19. 

Quant à la rémunération des parents qui devront prendre congé, M. Lecce affirme que son ministère travaille actuellement sur un plan. Le programme, qui sera annoncé au cours des prochains jours, devrait aussi comprendre des directives pour que « la continuité de l’éducation des élèves soit assurée ». 

Le ministre affirme que son gouvernement étudie les différentes possibilités de dépenses du programme fédéral d’Assurance emploi pour inclure les individus affectés par le coronavirus. « Il y aura un grand impact sur les familles, je reconnais les difficultés que ça implique. »

M. Lecce rappelle que son gouvernement a mis 100 millions $ de côté pour gérer la crise de la COVID-19. 

17 nouveaux cas en 24 heures

En Ontario, 17 nouveaux cas ont été décelés en 24 heures, portant le total de cas à 59. Les autorités médicales sont toujours en train d’enquêter sur les déplacements de ces nouveaux patients. 

Le médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, le Dr David Williams, affirme que tous ceux qui reviennent de voyage devraient obligatoirement être placés en isolation. 

Il conseille fortement aux organisateurs des grands rassemblements de plus de 1000 personnes, comme les événements culturels ou sportifs, de reporter ou d’annuler. Il applaudit les organismes qui ont déjà pris ce type d’initiative. 

Pour les événements entre 250 et 1000 personnes, le Dr Williams recommande aux organisateurs de consulter avec les agences de santé publique locales. Le gouvernement Ford n’imite pas tout de suite le gouvernement du Québec en interdisant les grands rassemblements. Les experts affirment qu’il est préférable de conserver une bonne collaboration avec les organisateurs, afin d’éviter les rassemblements clandestins. 

Les autorités médicales ont demandé aux résidences de soins de longue durée de passer d’une surveillance passive à une surveillance active. « Si vous êtes malade ou si vous revenez de voyage, vous ne devriez pas visiter ces résidences, indique le Dr Williams. Cette population est vulnérable. »

Même chose pour les garderies : il est recommandé de ne pas amener son enfant à la garderie si l’enfant ou un membre de la famille proche revient de voyage. 

Pour les familles dont les membres sont en isolement, le Dr Williams conseille de ne pas aller dans des endroits publics comme dans les musées. Ils peuvent toutefois faire des activités extérieures, comme des randonnées pédestres. 

Selon la médecin hygiéniste en chef adjointe de l’Ontario, Barbara Yaffe, la situation change extrêmement rapidement. « On recevait des rapports de laboratoires chaque minute. C’est inquiétant. Nous sentons qu’à ce point-ci, il faut agir plus fermement. »

Avec La Presse canadienne

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LES COURS MAINTENUS À LA CITÉ, L'UD'O ANNULE DES ACTIVITÉS

La direction de l’Université d’Ottawa (Ud’O) a pris plusieurs mesures afin de réduire le plus possible les répercussions de la coronavirus sur sa population. 

L’université a décidé d’interdire tous les voyages en lien avec les activités de l’institution pour tous les étudiants, le personnel et les membres du corps professoral jusqu’à nouvel ordre. De même, tous les camps qui devaient avoir lieu à l’université pendant la semaine de relâche du mois de mars sont annulés. La direction de l’université a aussi indiqué que toutes les activités impliquant des visiteurs en provenance de l’extérieur du pays devront être annulées. L’Ud’O rappelle qu’aucun cas d’infection à la COVID-19 n’a été signalé au sein de sa communauté. 

À La Cité, tous les cours et activités sont maintenus. 

La décision d’annuler des cours en salles de classe devrait être prise selon des directives des autorités de santé publique municipale, provinciale et fédérale. 

Si La Cité devait suspendre les cours offerts en salles de classe, elle proposerait des solutions de rechange pour permettre aux étudiants de poursuivre leurs études. L’Université d’Ottawa explore quant à elle la possibilité de continuer les activités d’enseignement en ligne pour le reste de la session en cours. 

Charles-Antoine Gagnon, Le Droit

Éducation

COVID-19: congé forcé d’un jour en Outaouais

Après avoir d’abord annoncé le contraire, trois des quatre commissions scolaires francophones de l’Outaouais ont fait un virage à 180 degrés en choisissant de fermer toutes leurs écoles ainsi que les services de garde vendredi dans le but d’élaborer la mise en œuvre des exigences gouvernementales liées à la pandémie de la COVID-19.

Les élèves de la centaine d’établissements des commissions scolaires des Draveurs (CSD), des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) et au Coeur-des-Vallées (CSCV) seront en congé forcé le temps d’une journée. Le personnel de la CSD et de la CSPO est quant à lui tenu de se présenter au travail, tandis que celui de la CSCV peut rester à la maison. 

À LIRE AUSSI : Les écoles publiques ontariennes fermées jusqu'au 5 avril

Trois écoles secondaires privées de Gatineau, soit les collèges Saint-Alexandre, Saint-Joseph et Nouvelles Frontières, ont également décidé de fermer leurs portes afin de faire point sur la situation. 

Le Collège Saint-Joseph demande aussi à «toutes les personnes ayant voyagé à l’extérieur du pays de se placer en isolement pour une période de 14 jours», à partir de la date de retour au Canada. C’est notamment le cas pour des élèves de 5e secondaire de l’établissement du secteur Hull qui sont revenus d’Europe le 7 mars, qui ne pourront donc pas retourner sur les bancs d’école avant le 21 mars.

La Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais (CSHBO) a quant à elle choisi de garder ses écoles ouvertes vendredi, estimant être en mesure de répondre aux demandes gouvernementales dès maintenant. 

Des mesures strictes sont imposées par Québec aux établissements scolaires, y compris l’interdiction de tenir des rassemblements intérieurs de plus de 250 personnes, entre autres dans une cafétéria, un agora ou un gymnase. 

«Chaque direction aura à modifier les pratiques usuelles à caractère pédagogique, administratif ou récréatif et de les adapter aux nouvelles exigences afin de limiter les rassemblements de plus de 250 personnes, par exemple la modification d’horaire ou la double période de repas», indique le ministère de l’Éducation dans ses directives. 

À la fois le Cégep de l’Outaouais et l’Université du Québec en Outaouais (UQO) seront ouverts comme à l’habitude, mais des mesures particulières seront en vigueur. Par exemple, dans le premier cas, des agents de sécurité contrôleront les accès de la cafétéria et de la bibliothèque au campus Gabrielle-Roy afin de ne pas surpasser les 250 personnes, tel qu’exigé par les autorités. À l’UQO, des employés ayant voyagé à l’extérieur du pays au cours des deux dernières semaines ont déjà été renvoyés chez eux afin de respecter les directives de quarantaine. Les stages à l’étranger ou échanges de mobilité étudiante sont annulés, alors que les colloques ne sont plus autorisés. 

Les commissions scolaires de la région affirment que si un cas de COVID-19 est confirmé dans l’une de leurs écoles, celle-ci sera immédiatement fermée pour minimalement deux semaines. 

Autre directive du ministère de l’Éducation: tous les élèves et les membres du personnel scolaire revenus d’un voyage à l’étranger à partir de jeudi devront se soumettre à une période obligatoire d’isolement d’une durée de 14 jours. Le traitement salarial des employés renvoyés à la maison pour une telle raison devra être maintenu. 

La CSPO parle également de son côté «d’isolement volontaire», indiquant «qu’à compter d’aujourd’hui, toutes les personnes, dont les élèves, qui reviennent d’un pays étranger ou qui présentent des symptômes associés à la grippe ou au rhume doivent se placer en isolement volontaire pour 14 jours». Pour ces élèves, le personnel enseignant préparera des travaux, ajoute-t-on. 

Inquiétudes du syndicat

Même si elles sont invitées à surveiller de près leurs symptômes, il n’est donc pas question d’imposer une quarantaine aux nombreuses personnes qui ont voyagé durant la semaine de relâche qui s’est achevée le 8 mars, par exemple. Une mesure qui, si elle avait été mise de l’avant, allait s’avérer un énorme casse-tête pour les écoles, nous dit-on. Elles auraient été forcées par exemple de trouver de nombreux remplaçants pour prendre la relève dans les salles de classe. 

D’ailleurs, avant que Québec n’envoie son plan de match, tout le monde était tenu dans l’ignorance et c’était le branle-bas de combat dans certaines écoles, selon nos informations. Plusieurs membres du personnel avaient déjà été renvoyés à la maison par mesure préventive. À titre d’exemple, environ 25 enseignants avaient été retirés de leur milieu de travail à l’école polyvalente Nicolas-Gatineau, a indiqué le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais (SEO). 

Précisons par contre que la CSPO, qui avait en premier lieu permis à une enseignante de l’école secondaire de l’Île de retourner en classe même si elle avait voyagé en Italie durant la relâche, a finalement changé son fusil d’épaule à la suite des inquiétudes soulevées par plusieurs personnes. Une lettre a été envoyée aux parents. En mi-journée jeudi, la commission scolaire indiquait que la personne en question travaillait de la maison jusqu’à nouvel ordre et que cette décision, qualifiée de «malhabile» par le syndicat, allait être «réévaluée en tenant compte de l’évolution de la situation». 

Affirmant qu’il aurait salué la décision d’exiger une quarantaine pour les gens ayant voyagé à l’étranger durant la relâche scolaire afin d’apaiser les craintes, le SEO s’étonne de la décision de Québec. 

«On reçoit beaucoup de messages. On a plusieurs enseignants qui sont inquiets, car ils savent bien que des enfants et d’autres collègues ont voyagé et transité par des aéroports pendant cette période et ils ne sont pas placés en isolement. Tout le monde reste au travail. Ils se questionnent sur la décision de fixer la date au 12 mars. Il faut savoir que ces enseignants-là sont aussi des parents, certains ont des bébés, d’autres sont des proches aidants pour des gens jugés vulnérables», lance la présidente Suzanne Tremblay. 

La remise de bulletins est également retardée dans certains cas. De plus, les services d’entretien ménager seront bonifiés dans établissements.

Avec Justine Mercier

Santé

COVID-19: des inquiétudes à l’école secondaire de l’Île 

La direction de l’école secondaire de l’Île à Gatineau veut se faire rassurante après que des parents et au moins une ancienne commissaire scolaire eurent exprimé des inquiétudes sur la décision de l’école de permettre à un membre de son personnel enseignant récemment revenu d’Italie de poursuivre ses tâches en classe.

«Après vérification auprès des autorités de la santé publique du Québec, cette personne peut poursuivre ses activités professionnelles puisqu’elle n’a pas de symptôme», a écrit le directeur de l’école, Michel Letang, dans une lettre aux parents.

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La personne en question a voyagé en Italie durant la semaine de relâche. L’Italie est le deuxième pays le plus touché par la pandémie de la COVID-19 après la Chine avec plus de 10 000 cas et plus de 630 décès. Air Canada a annulé ses vols vers ce pays. Le gouvernement du Canada a demandé aux Canadiens plus tôt cette semaine d’éviter tout voyage non essentiel en Italie.

L’ancienne commissaire scolaire Francine Lorange s’est dite «fâchée» par la décision de la direction de l’école.

«Ça [la COVID-19] vient d’être déclarée une pandémie, a pesté Mme Lorange. On aurait pu lui dire de rester à la maison pendant deux semaines. Ça n’a pas d’allure.»

Dans sa lettre, M. Letang a indiqué que la direction de l’école a demandé au membre du personnel enseignant d’appliquer les mesures d’hygiène recommandée pour l’ensemble de la population.

«S’il y a apparition de symptômes, la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais suivra les mesures prévues par les autorités de la santé publique du Québec, soit son retrait temporaire de son lieu de travail», a-t-il spécifié.
Par mesure préventive, Mme Lorange croit toutefois que l’école aurait dû demander à la personne de s’auto-isoler.

«Ils auraient pu la payer au moins pendant 14 jours», a argumenté Mme Lorange.

Le gouvernement du Québec recommande d’ailleurs aux élèves qui sont de retour d’un voyage scolaire effectué dans un pays à risque de s’imposer une quarantaine de deux semaines, qu’ils aient des symptômes ou non. De plus, les directions d’écoles seront invitées à annuler les voyages scolaires prévus dans les pays à risque, dont l’Italie et la Chine. 

Avec La Presse canadienne

Éducation

Quatorze classes modulaires dans deux écoles du Plateau

C’est maintenant officiel. Quatorze classes modulaires doivent faire leur apparition lors de la prochaine rentrée scolaire dans deux écoles primaires du Plateau, un quartier devant jongler avec des centaines d’enfants en surplus.

La Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) vient de lancer deux appels d’offres pour la location et l’installation de locaux modulaires pour les écoles du Plateau et de l’Amérique-Française. Il est prévu que huit classes seront ajoutées à l’école du Plateau et six à l’école de l’Amérique-Française.

La CSPO souhaite que les travaux débutent dès la fin de l’année scolaire en cours et qu’ils soient terminés pour la mi-août.

À l’heure actuelle, il est prévu que ces classes modulaires soient en place seulement un an, soit jusqu’à l’ouverture de l’école primaire 036, à l’angle des boulevards du Plateau et d’Amsterdam.

La coordonnatrice aux communications de la CSPO, Maude Hébert, a fait savoir que les contrats contiendront toutefois une possibilité de renouvellement d’un an. «Ça pourrait être pour des besoins d’autres écoles» ailleurs sur le territoire, a-t-elle précisé.

Dans le cas de l’école de l’Amérique-Française, les classes modulaires viseront surtout à «désengorger» l’établissement. «Ce n’est pas parce qu’il y aura six modulaires qu’il va nécessairement y avoir six groupes de plus», a expliqué Mme Hébert.

Du côté de l’école du Plateau, l’objectif est d’aider «pour la gestion des surplus dans le secteur».

Les quatre écoles primaires du quartier doivent composer avec d’importants surplus ces dernières années. Avant de prendre la décision d’ajouter des classes modulaires, la CSPO anticipait que quelque 300 élèves seraient en surplus dans le quartier l’automne prochain.

En ouvrant ses portes à l’automne 2021, l’école 036 offrira environ 750 nouvelles places.

Une fois les classes modulaires en place, la CSPO fera une demande à Québec dans le but d'obtenir une aide financière pour les dépenses encourues.

Éducation

Des maternelles 4 ans à Cantley et Val-des-Monts

Deux des quatre nouvelles classes de maternelle 4 ans que le ministère de l’Éducation a octroyées à la Commission scolaire des Draveurs (CSD) pour la prochaine année scolaire seront ouvertes à l’école de la Rose-des-Vents (Cantley) ainsi qu’à l’école de l’Équipage (Val-des-Monts).

Comme l’inscription à l’école avait lieu en janvier mais que l’annonce de Québec n’a été faite qu’en février, la CSD affirme qu’elle souhaite relancer les parents afin de sonder leur intérêt.

L’inscription à ces nouvelles classes de maternelle 4 ans, offertes aux enfants qui auront 4 ans avant le 1er octobre prochain, a lieu jusqu’au 3 avril.

La CSD déterminera au printemps à quels endroits seront offertes les deux autres nouvelles classes de maternelle 4 ans sur son territoire.

Éducation

L’UQO veut un meilleur système d’alerte en cas de situation d'urgence

L’Université du Québec en Outaouais (UQO) cherche à moderniser son système d’alerte en cas d’urgence, qui se limite actuellement à l’envoi de courriels, à des publications sur les réseaux sociaux et à des messages parfois « inaudibles » diffusés par interphone.

La maison d’enseignement a diffusé un avis d’appel d’intérêt, plus tôt cet hiver, pour obtenir des informations sur les solutions existantes dans le domaine des systèmes intégrés de notification d’urgence. « L’Université désire se doter d’une solution personnalisée et accessible » étant déjà « éprouvée et utilisée dans des organisations comparables », est-il précisé.

Éducation

Des responsables de garderies en milieu familial votent une vaste grève

Les 10 000 responsables de services de garde en milieu familial qui sont syndiquées auprès de la CSQ se sont prononcées dimanche en faveur d’une grève générale illimitée partout à travers la province.

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), rapporte que ses membres ont appuyé dans une proportion de 97,5 % le déclenchement de cette vaste grève à compter du 1er avril.

Quelque 60 000 familles seraient touchées par ses moyens de pression, qui comprennent déjà des ouvertures tardives des services de garde les vendredis.

Et les parents ont raison de déplorer qu’ils font les frais des négociations pour le renouvellement de leur convention collective, reconnaît la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon.

«Pour tous les parents qui se sentent pris en otage, on est sincèrement désolées. S’ils ont à être fâchés, celui qui les prend en otage, c’est le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe», a-t-elle lancé en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

Le cabinet du ministre Lacombe a pris acte des résultats du vote en se désolant du «casse-tête supplémentaire» pour les parents.

«Toutefois, nous ne négocierons pas sur la place publique», a-t-on écrit.

Salaires

La rémunération constitue le principal point en litige dans les discussions entre la FIPEQ et le ministère de la Famille.

Les responsables de services éducatifs ne sont pas rémunérées à l’heure; elles touchent plutôt une subvention du ministère pour dispenser le service à leur domicile. Elles ont fait estimer leur rémunération à partir du montant de la subvention et leurs heures de travail et autres dépenses.

Éducation

Grève des enseignants en Ontario: des parents appuient les enseignants

Des dizaines de personnes se sont regroupées dimanche à Ottawa pour démontrer leur soutien envers les membres du personnel des écoles de l’Ontario qui se trouvent au cœur d’un conflit avec le gouvernement Ford depuis déjà plusieurs mois.

Quatre syndicats d’enseignants et d’enseignantes de l’Ontario tiennent tête au gouvernement provincial depuis l’automne dernier dans le cadre des négociations entourant le renouvellement de leur convention collective.

Éducation

Trois semaines sans grève pour les enseignants franco-ontariens

Au coeur d’un litige avec le gouvernement ontarien, les enseignants franco-ontariens ne se prévaudront pas de leur droit de grève pour les trois prochaines semaines.

L’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) a annoncé samedi que ses 12 000 membres n’entreront pas en grève du 9 au 27 mars.

La décision a été prise lors d’une rencontre du conseil d’administration de l’AEFO qui a été tenue vendredi soir.

Dans un communiqué publié samedi, le président de l’AEFO, Rémi Sabourin précise que la décision prise par le syndicat «ne signifie pas que l’AEFO baisse les bras devant les conseils scolaires et le ministre de l’Éducation». 

M. Sabourin poursuit en indiquant que le syndicat «profitera de ce moment de répit pour explorer à fond ses options» afin de mettre en place les prochains moyens de pression qui seront déployés contre le gouvernement Ford.

À cet effet, l’AEFO informe d’ailleurs qu’une «séance de travail avec les 12 présidences d’unités représentant les membres du personnel enseignant et suppléant est prévue pour le 11 mars».

Les prochaines négociations entre l’AEFO, le gouvernement et le Conseil des associations d’employeurs sont prévues pour les 10 et 11 mars prochain.

Rappelons que les enseignants et enseignantes de l’Ontario se trouvent sans convention collective depuis le 31 août 2019.

Depuis, les partis impliqués ont eu des dizaines de journées de négociation sans pouvoir toutefois en arriver à une entente.

Des milliers de travailleurs de trois syndicats en éducation ontarienne ont manifesté massivement jeudi devant l’Assemblée législative de l’Ontario, à Toronto. Des manifestations ont aussi eu lieu aux quatre coins de la province.

Plus tôt cette semaine, le gouvernement ontarien avait annoncé qu’il mettait de l’eau dans son vin et qu’il reculait sur plusieurs enjeux qui étaient au coeur du litige entre les partis impliqués. 

Le gouvernement Ford a notamment fait marche arrière sur la réduction du nombre d’enseignants en Ontario. Il a aussi reculé au sujet de la taille des classes ainsi que sur les cours en ligne obligatoires.

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MANIFESTATION DE PARENTS DIMANCHE À OTTAWA

Par ailleurs, une marche sera organisée par des parents d’élèves dimanche dans les rues d’Ottawa pour appuyer le personnel et les syndicats des écoles de l’Ontario.

«Nous croyons fermement que les actions des travailleurs en éducation ont à coeur le bien-être de nos enfants et nous voulons leur témoigner notre solidarité», peut-on lire dans un communiqué publié par les organisateurs de la manifestation, Parents en solidarité.

Les manifestants se donneront rendez-vous à 14h au Parc de la Confédération. Ils marcheront ensuite jusqu’au marché By avant de terminer leur itinéraire au parc Major.

Éducation

Nouveau don de 500 000$ à l’Université d'Ottawa

La fondation RBC a remis un don de 500 000$ à l’Université d’Ottawa (Ud’O) afin de soutenir l’initiative uOExpérience.

Le programme uOExpérience cherche à implanter chez les étudiants de l’Ud’O «une gamme de savoirs comportementaux, comme le sens des affaires, la collaboration, la communication, la pensée critique, une perspective internationale, la sensibilité interculturelle, l’innovation et l’intelligence émotionnelle».

Le montant octroyé par la fondation RBC contribuera à parfaire l’apprentissage expérientiel des étudiants «au moyen d’activités de proximité, d’apprentissage par l’engagement communautaire, de stages et d’activités en classe».

Ce don, qui s’inscrit dans le prolongement d’un partenariat de 40 ans entre l’Ud’O et l’institution financière RBC, a été fait à l’occasion de la Semaine de la carrière, qui se déroule du 2 au 6 mars à l’Ud’O.

Éducation

Grève des enseignants: manifestation par milliers à Queen’s Park

TORONTO — Sous le son bourdonnant des milliers de manifestants rassemblés à l’extérieur de l’Assemblée législative de l’Ontario, jeudi, le premier ministre Doug Ford continuait de défendre sa position récemment révisée sur la taille des classes et les cours en ligne.

Les tambours et les cris des Ontariens frustrés par les mesures du gouvernement Ford en éducation se faisaient entendre en Chambre, jeudi. Cela n’a pas empêché le premier ministre de rappeler les récentes concessions faites par son gouvernement.

Éducation

Éducation en Ontario: Horwath demande des excuses du gouvernement Ford

TORONTO — La cheffe du Nouveau Parti démocratique (NPD) de l’Ontario, Andrea Horwath, a une fois de plus interpellé le premier ministre Doug Ford à propos de ses décisions en éducation lors de la période de questions à Queen’s Park, mercredi. Elle demande cette fois-ci au gouvernement de s’excuser aux enseignants, aux parents et aux élèves.

À quoi le ministre de l’Éducation Stephen Lecce a répondu, sans grande surprise, que son gouvernement «ne s’excusera jamais d’assurer que ce soit le mérite qui guide les emplois dans cette province». 

Cette demande de Mme Horwath survient au lendemain des concessions du ministre de l’Éducation quant à la taille des classes et de l’éducation en ligne. 

Rappelons que M. Lecce a annoncé mardi que son gouvernement propose de reculer sur certaines de ses décisions, notamment en affirmant que les parents pourront refuser que leur enfant reçoive une éducation en ligne et que les classes du secondaire seront composées d’une moyenne maximale de 23 élèves pour la prochaine année scolaire. 

Par ailleurs, M. Lecce a été accusé par des syndicats d’enseignants de ne pas les avoir informés de ces concessions avant de les annoncer en conférence de presse, mardi. 

Pourtant, il s’est défendu, mercredi, en répétant que les quatre syndicats principaux avaient tous déjà vu les propositions. 

À l’instar de ce pas de recul du gouvernement Ford, les syndicats d’enseignants n’ont tout de même pas annoncé l’annulation des grèves prévues en Ontario, ce jeudi.

Éducation

Aucune modification du calendrier scolaire envisagée

Malgré les cinq journées de grève qui ont forcé la suspension des cours dans les écoles des conseils scolaires francophones d’Ottawa et de l’Est ontarien depuis décembre, il n’est actuellement pas question de modifier le calendrier scolaire 2019-2020.

Autant le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) que le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) ont indiqué au Droit que l’année scolaire des écoliers n’est pas en péril et qu’il n’est pas prévu d’ajouter des journées additionnelles au calendrier.

Éducation

L’AEFO accuse Lecce de négocier en public

À moins d’un revirement de dernière minute, les élèves des écoles francophones de l’Ontario seront en congé forcé jeudi alors que le syndicat qui représente leurs enseignants a dénoncé mardi la sortie publique du ministre de l’Éducation Stephen Lecce sur les dernières offres de la province.

« M. Lecce décide que c’est en public que ça va se faire. D’habitude, ce n’est pas comme ça qu’on négocie », a déploré en entrevue au Droit le président de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Rémi Sabourin.

Éducation

Conflit en éducation: le gouvernement Ford recule sur la taille des classes

Toronto — En plein conflit dans le monde de l’éducation en Ontario, le gouvernement Ford fait un pas de recul sur des enjeux importants.

La moyenne maximale d’élèves du secondaire par classe sera augmentée à 23 pour l’année scolaire 2020-2021, soit un de plus en comparaison à l’année actuelle. Les parents pourront aussi choisir si leur enfant recevra des cours en ligne ou non, et ils ne seront pas requis pour l’obtention du diplôme. 

Le ministre de l’Éducation Stephen Lecce en a fait l’annonce lors d’une conférence de presse surprise, mardi après-midi. 

Le Régime d’aide financière aux étudiants de l’Ontario sera également maintenu. « La différence est que le soutien sera concentré sur les élèves, et pas les syndicats », a déclaré le ministre Lecce.

Avec ces annonces, le gouvernement Ford espère pouvoir conclure une entente avec les syndicats d’enseignants. 

Le ministre reste toutefois ferme sur sa position concernant le salaire des enseignants. Lors de la conférence de presse, M. Lecce a pris soin de répéter l’importance de mettre l’accent sur la réussite des élèves. « Assez, c’est assez. J’ai été consistant, je veux garder les élèves dans les classes, là où ils devraient être. »

La loi que le gouvernement Ford a adoptée pour limiter les augmentations de salaire à 1 % par année ne sera pas modifiée, a-t-il précisé. 

Alors que le conventions collectives des enseignants sont échues depuis le 31 août, les négociations entre le gouvernement Ford et les syndicats d’enseignants étaient à un point mort depuis quelques jours. 

Le ministre Lecce a par ailleurs souligné que les syndicats d’enseignants étaient déjà au courant de ces propositions. 

Furieux par cette affirmation, les chefs des syndicats d’enseignants anglophones, Liz Stuart de l’Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA) et Harvey Bischof de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) ont répondu ne pas avoir été informés de ces propositions, et que les affirmations du ministre Lecce sont fausses. « Ce ne sont pas des propositions, c’est une conférence de presse », ont-ils tous les deux nuancé.  

Dans une déclaration envoyée quelques minutes avant la conférence de presse, Mme Stuart avait indiqué que l’OECTA était prête à accepter le salaire offert par le gouvernement, à condition que la taille des classes demeure la même et que les élèves n’aient pas l’obligation de suivre des cours en ligne. 

Rappelons que l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) prévoit jusqu’à présent tenir une journée de grève jeudi, une troisième en l’espace de trois semaines. Celle du 27 février a été annulée en raison des conditions météo.

Le ministre Lecce a exhorté les syndicats d’annuler les grèves prévues ce jeudi. « C’est une bonne entente », juge-t-il.

Éducation

Éducation: échange houleux entre Horwath et Ford à Queen's Park 

TORONTO — Les attaques verbales des principaux partis ont fusé lors d’un échange houleux sur l’éducation entre la cheffe de l’opposition officielle, Andrea Horwath, et le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, durant la période de questions de l’Assemblée législative, mardi.

Le président de l’Assemblée Ted Arnott a dû rappeler les élus à l’ordre, à la suite de l’échange.

Lorsque la cheffe du Nouveau parti démocratique (NPD) de l’Ontario Andrea Horwath a questionné le premier ministre Ford à propos de son « incapacité à répondre aux questions des médias », des élus conservateurs et néo-démocrates étaient nombreux à se lancer des injures. 

Mme Horwath l’a aussi accusé d’avoir affirmé, lors d’une conférence de presse portant sur une entente conclue avec des Premières Nations du Nord ontarien, lundi, que les enseignants « en demandent trop ». 

« Ce que j’entends des enseignants, c’est qu’ils en ont assez et qu’ils veulent retourner en classe », s’est défendu M. Ford, en ajoutant que ce sont les chefs de syndicats d’enseignants qui en demandent trop, et non les enseignants.  

À ses dires, les ministres conservateurs travaillent « jour et nuit » pour obtenir une entente. 

La cheffe néo-démocrate a aussi demandé que M. Ford « cesse de blâmer tout le monde sauf lui-même », à quoi le Leader parlementaire Paul Calandra a répondu que son gouvernement est fier d’améliorer le système d’éducation de la province. 

Une autre journée de grève est prévue jeudi par les trois syndicats d’enseignement de l’Ontario, après que celle du 28 février ait été annulée en raison du mauvais temps. D’ici là, aucune négociation n’est prévue entre l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) et le gouvernement ontarien. 

Une manifestation à l’Assemblée législative est prévue à partir de 7 h. 15 000 personnes sont attendues à l’Assemblée législative. 

Ne pas poser les bonnes questions

Le premier ministre ontarien Doug Ford a fustigé les journalistes, lors d’une conférence de presse tenue lundi, en les accusant de ne pas poser assez de questions à propos du sujet principal. Le premier ministre n’avait pas été disponible pour les médias depuis plus d’un mois.

L’événement portait sur une entente conclue avec des Premières Nations du Nord ontarien, permettant la construction d’une route d’accès au gisement minier appelé « Cercle de Feu », prisé par le gouvernement ontarien depuis plus d’une décennie. 

Selon M. Ford, les questions posées par les journalistes à propos des plaques d’immatriculation illisibles la nuit ont représenté une insulte pour les membres des Premières Nations qui étaient présents. 

En Chambre mardi, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations et de réconciliation avec les Autochtones, Sol Mamakwa, a d’ailleurs rappelé aux élus que cette annonce ravivait un accord de 2017 par les Libéraux, que le gouvernement Ford avait annulé après son arrivée au pouvoir en 2018.

Éducation

Offres salariales supérieures pour les enseignants: la CSQ attend toujours

MONTRÉAL - Si le gouvernement Legault est bel et bien prêt à offrir des augmentations de salaire plus élevées aux enseignants que celles qu'il a offertes aux autres employés de l'État, il ne l'a pas encore fait savoir aux principaux intéressés.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente la majorité des enseignants du primaire et du secondaire, soit 67 000 d'entre eux, attend toujours de voir ces offres salariales censées être plus généreuses pour les enseignants.

En septembre dernier, le premier ministre François Legault avait prévenu les employés de l'État qu'ils ne devaient pas s'attendre à des hausses supérieures à l'inflation, sauf dans le cas des préposés aux bénéficiaires et des enseignants - pour lesquels le Québec accuse une pénurie. De plus, les enseignants du Québec sont les moins bien payés au Canada, selon Statistique Canada.

En décembre, Québec a offert aux employés de l'État un montant forfaitaire et 7 pour cent d'augmentation sur cinq ans.

«Pour l'instant, les seules offres salariales pour le personnel en éducation, en santé et services sociaux, c'est 7 pour cent sur cinq ans qui ont été déposées en décembre. Il n'y a pas l'ombre du début d'une offre patronale différente de celle-là», a résumé Sonia Éthier, présidente de la CSQ en entrevue avec La Presse canadienne, lundi.

À l'heure actuelle, l'échelle de salaire des enseignants va de 42 431 $ au premier échelon à 82 585 $ au 17e et dernier échelon.

Les échelons non plus

Québec s'était aussi dit prêt à supprimer les premiers échelons de leur échelle salariale, afin d'attirer des candidats dans la profession.

Là encore, Mme Éthier dit attendre que les affirmations publiques prennent forme à la table de négociation.

Même aux tables sectorielles (de l'éducation), «il n'y a pas eu d'offres patronales qui étaient à l'effet, comme il l'avait dit publiquement, de faire disparaître les six premiers échelons de l'échelle salariale. La partie patronale n'a pas bougé du tout, du tout, du tout sur le plan salarial. On est à la même place qu'en décembre», a rapporté Mme Éthier.

«Quand le ministre de l'Éducation annonce ça, je pense qu'il faudrait peut-être qu'il passe un mémo à son collègue du Conseil du trésor, parce que les dernières offres qu'on a reçues sont insultantes, sont appauvrissantes, parce qu'elles sont en bas de l'inflation. Il n'y a aucune discussion là-dessus aux différentes tables», a rapporté la dirigeante syndicale.

Le 25 février, le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, avait réitéré son optimisme, malgré la grogne des syndicats d'enseignants envers sa réforme de la gouvernance scolaire et envers la négociation de la convention collective.

«Il y a eu des dépôts (d'offres patronales). La convention n'est même pas terminée. On est au début de quelque chose. On va s'ajuster, on va négocier, c'est le principe de base de la négociation. Et je suis convaincu qu'à la fin, tout le monde va signer, le sourire aux lèvres. Les conditions d'apprentissage des élèves vont s'améliorer; les conditions d'enseignement vont s'améliorer. Donc, il y a de l'espoir et il y a des jours plus heureux devant nous», avait déclaré le ministre Roberge.

Les conventions collectives des secteurs public et parapublic, dont celle des enseignants, viennent à échéance à la fin du mois.