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Éducation

Pauline Marois honorée par l'UQO

L’ex-première ministre du Québec, Pauline Marois, a été honorée par l’Université du Québec en Outaouais (UQO), samedi soir, alors qu’elle s’est vue remettre un doctorat honorifique.

« À quelque part, ça vient me dire “merci”. Pour moi, c’est ça le sens de ce doctorat. C’est un honneur pour moi de le recevoir et c’est le couronnement d’une carrière où je me suis beaucoup investi », a lancé Mme Marois en entrevue avec Le Droit.

Originaire de Québec, Mme Marois en est maintenant à un deuxième doctorat honorifique alors que l’Université Laval lui en avait remis un l’année dernière. Cependant, celui que l’UQO vient de lui remettre a un « sens particulier », avoue-t-elle.

« J’ai vécu ici pendant presque cinq ans. J’ai été directrice de CLSC, j’ai enseigné au cégep et j’ai été chargée de cours au département des sciences humaines de l’UQO à la fin des années 1980, indique-t-elle. Quand je suis venu habiter ici, je suis tombé en amour avec la région de l’Outaouais. »

Après être devenue la première cheffe d’un parti politique au Québec (Parti québécois) en 2007, Pauline Marois a été la première femme à être élue première ministre du Québec en 2012, et ce, 72 ans après l’obtention du droit de vote des femmes dans la province.

« C’est une grande fierté pour moi que d’avoir été la première femme première ministre, a-t-elle concédé. Je sais que j’y suis arrivé à la suite de luttes qui ont exigé de grands investissements de ma part aux plans humain, personnel, intellectuel et moral. Parce que je suis une femme, j’avais l’impression qu’à chaque fois, je montais une marche et que je devais prouver que j’étais capable de monter la suivante. Il a fallu que je me batte. »

Actualités

Gare aux «éditeurs prédateurs»: grandes promesses, grandes déceptions

Publier gratuitement le fruit de mois, voire d’années de recherche, et obtenir un rayonnement international? C’est ce que proposent plusieurs maisons d’éditions en ligne basées en Europe de l’Est à des universitaires qu’ils sollicitent par courriel. Un stratagème qui fait peu de victimes, mais qui peut leur nuire beaucoup plus que les aider.

«Bonjour Mme Martel. Mon nom est Ana Timbalariiu, et je suis éditeur [sic] aux Éditions Universitaires Européennes. Vos travaux dans le domaine de journalisme a [sic] attiré notre attention. Si vous disposez de recherches qui ne sont pas encore publiées (thèse, monographie, manuel…etc.) autour de la même thématique, auriez-vous l’intérêt de les publier avec nous?»

Un courriel auquel l’auteure de ces lignes n’a pas donné suite, étant donné le français approximatif de l’invitation, dans laquelle les Éditions universitaires européennes proposent de prendre en charge «tous les frais liés à la publication et à la distribution mondiale» de l’oeuvre, dans ce qui est appelé «le processus de publication le plus simple et efficace de toute l’industrie du livre».

Quelques jours plus tard, la fameuse Ana est revenue à la charge. «Cela m’attristerait de ne pas voir votre travail publié chez nous. Je vous prie de prendre le temps de reconsidérer notre offre avant de la refuser trop hâtivement», écrivait-elle, ajoutant que plus de 250 000 auteurs à travers le monde avaient bénéficié d’une publication internationale et gratuite, dont certains seraient devenus des best-sellers

«Une plaie»

Trop beau pour être vrai? Probablement!

Plusieurs universitaires interrogés par La Voix de l’Est ont qualifié de «plaie» la sollicitation des pseudo-éditeurs de ces plateformes, qui essentiellement, publient des copies numériques des thèses et mémoires sur des plateformes numériques comme Amazon, en plus d’en imprimer à la pièce. Tous ont d’ailleurs indiqué avoir été approchés plusieurs fois.

«C’est une arnaque bien connue en milieu universitaire, confirme Colette Brin, professeure titulaire au Département d’information et de communication de l’Université Laval. On est constamment sollicités pour des colloques, des revues et des éditeurs bidon.»

Le Granbyen Marc-François Bernier, auteur et professeur au Département de communications de l’Université d’Ottawa, a lui aussi été sollicité. «Ça doit faire sept ou huit ans que je les connais, se rappelle-t-il. Ils voulaient publier ma maîtrise ou ma thèse; c’est souvent par là qu’ils entrent en contact avec les gens. Ce sont des maisons d’édition sans crédibilité qui publient n’importe quoi. C’est toxique.»

Lui-même met en garde plusieurs de ses étudiants ayant été approchés par ces maisons d’édition. «Je leur ai dit: “sauvez-vous!”, lance l’auteur. Il n’y a rien de scientifique à ces éditeurs, qui en plus te laissent faire tout le travail. C’est plutôt de l’auto-édition assistée qui te demande ensuite d’acheter des exemplaires. Les auteurs sont vraiment les dindons de la farce dans cette histoire.»

Éventuel profit «abyssal»

Selon nos sources, les éditeurs «prédateurs» nuisent souvent beaucoup plus que les bénéfices qu’ils promettent à leurs «proies».

Les probabilités de s’enrichir grâce à ces publications sont d’ailleurs plutôt minces, soulignait déjà Jean-Daniel Bourgault, bibliothécaire responsable à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), dans un texte publié en 2016.

«Les revenus des ventes, s’il y en avait, vont d’abord à eux, et seulement après un nombre significatif de ventes verrez-vous (peut-être) des royautés…», mentionne-t-il, partant du fait que la plupart des recherches sont déjà accessibles gratuitement en ligne dans des répertoires de recherche libres de droits.

«Leur principe est simple : à la manière de ces jeunes orphelines éplorées de Côte d’Ivoire qui demandent votre aide en vous offrant leurs millions, c’est dans le nombre de “cibles”(vous) que se situe leur marge de profits. S’ils contactent disons 20 000 personnes et finalement parviennent à ajouter 500 titres à leur fonds, ils finiront bien par faire leurs frais, et ce, sans trop d’effort puisque le travail sera assumé par ces 500 travailleurs volontaires non payés. Il suffit donc de les recruter», ajoute-t-il.

«Les gens, qui sont derrière cette maison d’édition, ont, je pense, de bons algorithmes pour nous suivre et cherchent dans les bonnes banques de données. Je me rappelle que certains “éditeurs” te demandent d’investir dans le système d’impression pour lancer la production. Donc, tu dois vendre plusieurs copies pour te refaire et l’éventuel profit est minimal, abyssal, même», commente le Gatinois Jean-Sébastien Barbeau, également chercheur associé à l’Institut français de presse de l’Université Panthéon-Assas.

Plus nuisible que bénéfique

Qui plus est, la mention de ces éditeurs dans un curriculum vitae peut nuire à la crédibilité des auteurs, allègue M. Bernier. 

«Pour être reconnu comme un professionnel de recherche, on doit avoir un bon dossier et être publié. Mais les universités ne se contentent pas seulement de regarder combien de fois tu as été publié, mais aussi où. Être publié là n’a aucune valeur; au contraire, quand on voit qu’un candidat est publié par ces plateformes, on comprend qu’il n’a pas fait les vérifications nécessaires», dit-il.

Les «éditeurs prédateurs» misent à la fois sur le besoin d’être publiés des universitaires, mais aussi sur leur désir d’être reconnus par leurs pairs.

«C’est plutôt mal vu pour les chercheurs d’avoir publié dans ces maisons d’édition, mentionne Marie-Ève Carignan, professeure agrégée au Département de communication de l’Université de Sherbrooke. On doit mettre en garde nos étudiants, car ils ne savent généralement pas ce que c’est et certains deviennent très excités à l’idée qu’on veuille les publier.»

«Dans votre CV, la présence d’un “livre” publié aux Éditions universitaires européennes est potentiellement toxique. Les gestionnaires sérieux des agences de financement et les employeurs scientifiques ne s’y laisseront pas prendre. À éviter absolument, surtout pour les jeunes chercheurs qui sont les plus vulnérables parce qu’en début de carrière», soulignait déjà
M. Bourgault en 2016.

«Pour plusieurs, la publication de leur recherche est très nichée, renchérit M. Barbeau. Je ne connais personne qui est tombé dans le panneau, mais si c’était le cas, je ne suis pas certain qu’ils voudraient s’en vanter.»

Éducation

Grande-Rivière déborde: des élèves du secondaire dans une école primaire

La surpopulation à l’école secondaire Grande-Rivière, dans le secteur Aylmer, pourrait bien forcer environ 230 élèves de la sixième année du primaire à faire leur entrée à l’école secondaire en 2020... entre les murs d’une école primaire, faute de place.

L’option privilégiée par le conseil des commissaires de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) est que les élèves de première secondaire inscrits à la formation générale suivent leurs cours à l’école des Tournesols, à un peu plus d’un kilomètre et demi de l’école secondaire Grande-Rivière, qui déborde déjà. L’établissement, dont la capacité d’accueil est de 1750 élèves, est fréquenté cette année par 1938 écoliers, un nombre qui passera à 2116 l’an prochain, un bond de presque 10%. Un surpeuplement causé entre autres par les délais supplémentaires pour l’ouverture de la future école secondaire 040, qui devrait en principe être prête en 2021. 

L’école des Tournesols est actuellement divisée en deux immeubles, soit celui de la Petite-Ourse, situé sur la rue du Raton-Laveur et qui accueille les enfants de la maternelle à la deuxième année; ainsi que celui des Tournesols, sis sur la rue de la Fabrique et qui accueille les écoliers de la troisième à la sixième année. Or, le plan d’héberger temporairement de jeunes adolescents de première secondaire aura pour conséquence de déménager les élèves de troisième et de quatrième année à l’immeuble de la Petite-Ourse. 

Avant d’aller de l’avant avec cette avenue, la CSPO compte consulter les parents et les conseils d’établissements des écoles concernées au cours des semaines à venir. La décision finale doit être prise le 11 décembre. 

Le président Mario Crevier affirme que des quelques scénarios scrutés à la loupe pour pallier à cette situation problématique, celui-ci était jugé «le moins dommageable». 

«C’est le scénario qu’on privilégie en ce moment. Il y avait aussi l’option du double horaire (à Grande-Rivière), mais ça n’aurait pas été très populaire. Si on laisse tout le monde là, on va manquer de plateaux sportifs, d’espace pour la cafétéria, etc. C’est plein partout. C’est ce qu’on a choisi pour l’instant, mais c’est seulement le temps d’une année. On va consulter les parents et on est ouvert aux autres idées, on va les prendre», indique-t-il. 

L’ajout de classes modulaires à Grande-Rivière est une alternative qui n’a pas été retenue étant donné que la cour arrière de l’institution en compte déjà une quinzaine. 

«Il y a encore un peu de place pour en ajouter, mais à un moment donné, il ne faut pas exagérer. L’espace devient très serré», note Mario Crevier. 

L’idée de transférer vers d’autres écoles primaires du territoire tous les élèves de l’école primaire des Trois-Portages, voisine de Grande-Rivière, pour y accueillir des élèves du secondaire, a quant à elle été jugée non viable. 

Vers une autre demande d'école secondaire?

Selon le président de la CSPO, la croissance démographique est telle dans les secteurs Aylmer et du Plateau qu’il est déjà envisagé de faire «d’ici un an ou deux» une demande au ministère de l’Éducation pour la construction d’une autre école secondaire. Il s’agirait de la sixième sur l’ensemble du territoire de la CSPO. 

«La progression de la clientèle est tellement rapide que selon les prévisions, en 2024-2025, l’école secondaire Grande-Rivière sera aussi pleine qu’aujourd’hui, et les deux nouvelles écoles vont être à pleine capacité», dit-il. 

Rappelons que l’école secondaire 040 doit être érigée sur un terrain à proximité du Centre aquatique Paul-Pelletier, dans le secteur Aylmer, tandis que l’école secondaire 041 doit être construite à l’intersection des boulevards du Plateau et de l’Amérique-Française. Toutes deux doivent avoir une capacité de 810 élèves chacune. 

Éducation

Retard pour l'école 036: 12 classes modulaires ajoutées à des écoles primaires de la CSPO

C’est désormais coulé dans le béton: la future école primaire 036, dans le secteur du Plateau, ne pourra ouvrir à temps pour la rentrée scolaire 2020.

La Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) a confirmé mercredi qu’une demande de financement va être acheminée au ministère de l’Éducation pour l’installation pour l’année scolaire 2020-2021 de six classes modulaires à l’école du Plateau et autant à l’école de l’Amérique-Française, pour pallier au manque d’espace temporaire dû au report de l’ouverture de l’école 036. 

Après moult rebondissements dans le dossier, la construction de l’établissement doit débuter dans les jours à venir à l’angle des boulevards d’Amsterdam et du Plateau, dans le secteur Hull. Or, malgré une volte-face des commissaires à la fin de l’été pour tout mettre en oeuvre afin que les écoliers puissent y faire leur entrée en septembre 2020, le temps a joué contre le projet. 

«On s’attend à ce que ça commence (les travaux) incessamment, mais avec la météo actuellement, on n’y arrivera pas, même avec une construction en l’espace de dix mois. L’école ne sera pas prête, à moins d’un miracle. J’avais encore espoir il y a quelque temps, mais là j’ai de moins en moins confiance. La température ne nous aide pas non plus», soutient le président de la CSPO, Mario Crevier. 

Ce dernier affirme que même si l’école est prête durant l’année scolaire, les élèves n’y emménageront pas avant la fin de l’été 2021. 

Le contrat de construction de l’école d’une capacité de 750 enfants a été octroyé en octobre à l’entreprise Industries CAMA pour la somme de 17,3 millions $. La facture a bondi de 30%, ce qui a retardé le projet. 

Les quatre écoles primaires qui existent déjà dans le Plateau doivent déjà gérer d’importants surplus. Un surplus de quelque 300 élèves est projeté dans le quartier l’an prochain. De plus, en fonction de projections présentées le printemps dernier, les écoles du Marais et de l’Amérique-Française continueront de déborder même après l’ouverture de l’école 036. 

Éducation

Employés absents, déficit important à la CSCV

La Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) a bouclé son année 2018-2019 avec un gouffre financier de 1 018 589 $ causé principalement la hausse de l’absentéisme de ses employés.

C’est ce qui ressort des états financiers 2018-2019 adoptés la semaine dernière par les commissaires de la CSCV. La commission scolaire a terminé la plus récente année scolaire avec des dépenses de 86,7 millions $ et des revenus d’environ 85,7 millions $.

Éducation

«Un ministre qui n'a pas une grande écoute» - Claude Beaulieu

Les commissions scolaires de l’Outaouais quittent l’Assemblée nationale déçues par le manque d’écoute du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

«On a un ministre présentement qui n’a pas une grande écoute et qui nous revient toujours avec des exemples, qui favorisent son projet, mais qui sont cités hors contexte», affirme le président de la commission scolaire des Draveurs (CSD) et la concertation des commissions scolaires de l’Outaouais, Claude Beaulieu.

«Ce n’est basé sur aucune recherche, aucun fait scientifique. C’est de l’improvisation. Ça ne favorise pas la réussite des élèves. Pendant qu’on va travailler à changer les structures, qui va travailler à la réussite des élèves?», ajoute ce dernier.

M. Beaulieu et son homologue de la commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais, Mario Crevier, témoignaient en commission parlementaire sur l’étude du projet de loi 40 qui abolirait la démocratie scolaire.

Le président de la CSD dresse également un parallèle entre le projet de loi 40 et la réforme du système de santé entreprise par l’ex-ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

«Avec la réforme Barrette, on a vu que les performances et les économies n’étaient pas au rendez-vous. Le ministre dit que les économies vont être au rendez-vous, mais dans toutes les réformes qu’on a vues par le passé, il n’y a jamais eu d’économies du tout», peste Claude Beaulieu.

Les commissions scolaires de l’Outaouais dénoncent une centralisation des pouvoirs par le ministre de l’Éducation et l’absence d’un contre-pouvoir local aux décisions du ministère. M. Beaulieu donne l’exemple de la réforme de la taxe scolaire pour illustrer le besoin d’une représentation politique au niveau scolaire.

«Les présidents de commissions scolaires et les commissaires, s’ils ne s’étaient pas battus face aux libéraux à l’époque, il n’y aurait jamais eu de changement de taxe et on n’aurait pas réglé le problème d’iniquité où les francophones payaient plus de taxes que les anglophones», soutient le président de la CSD.

«Avez-vous déjà vu quelqu’un au conseil d’administration du CISSSO prendre la parole et dénoncer une décision du ministre? C’est ça qu’on va avoir. Est-ce que c’est ça que les gens de l’Outaouais veulent?»

Éducation

L’UdO conserve sa 9e position au Canada

L’Université d’Ottawa a maintenu en 2019 sa neuvième position parmi les 50 meilleures universités de recherche au Canada, selon le classement Research Infosource publié jeudi.

Les universités de Toronto, de la Colombie-Britannique et de Montréal occupent respectivement les trois premiers échelons.

Le palmarès, qui regroupe les universités offrant une vaste gamme de programmes de doctorat, de recherche et d’écoles de médecine, est publié chaque automne.

La liste classe les universités selon leur revenu de recherche, et elle est construite à l’aide de données de Statistique Canada et de la Base de données des universités canadiennes sur la recherche et le développement.

« Le fait d’être reconnue parmi les meilleures universités de recherche au Canada témoigne de la qualité et de la diversité de la recherche menée à l’Université d’Ottawa », a indiqué le vice-recteur à la recherche de l’UdO, Sylvain Charbonneau.

Éducation

Le projet de loi sur les maternelles 4 ans adopté

Le projet de loi 5 permettant le déploiement de la maternelle 4 ans universelle vient d’être adopté.

Les députés l’ont voté à 69 voix contre 42, mardi après-midi. Le gouvernement n’a pas obtenu l’appui des partis d’opposition, qui ont tous voté contre le projet de loi.

Rappelons que le premier ministre François Legault avait mis son siège en jeu sur cette question lors de la campagne électorale. L’opposition le priait plutôt de prendre un temps d’arrêt avant d’implanter les classes de maternelles 4 ans partout au Québec.

Marwah Rizqy, du Parti libéral du Québec, Christine Labrie, de Québec solidaire, et Véronique Hivon, du Parti québécois, ont réclamé en vain un plan détaillé ainsi qu’une analyse des coûts approfondie et transparente.

Pendant des semaines, elles ont multiplié les amendements et les sous-amendements pour tenter de bonifier le projet de loi, testant ainsi la patience du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui les a accusées de faire de «l’obstruction systématique».

Elles se sont félicitées d’avoir arraché au ministre plusieurs concessions, dont celle de prioriser le déploiement des maternelles 4 ans en milieu défavorisé.

Avec l’ouverture cette année de 250 nouvelles classes, ce sont 644 classes de maternelle 4 ans qui sont présentement offertes en milieu défavorisé. La nette majorité des enfants qui les fréquentent recevaient déjà des services éducatifs avant de s’inscrire.

En campagne électorale, la Coalition avenir Québec (CAQ) avait promis de créer 5000 classes de maternelle 4 ans à temps plein, mais non obligatoire, durant son mandat. Cet engagement a depuis été révisé à 2600 classes. Le coût moyen de chaque nouvelle classe est passé de 120 000 $ en campagne électorale à 800 000 $.

Lors de l’étude du projet de loi, le ministre Roberge a affirmé qu’il n’excluait pas d’augmenter les subventions aux écoles privées pour qu’elles puissent offrir le service de maternelle 4 ans.

Éducation

Exemptions du cours d’éducation à la sexualité: quelques réponses de la CSPO

La commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) a indiqué que les exemptions au cours d’éducation à la sexualité qui ont été accordées à certains de ses élèves reposaient sur des motifs basés sur les torts psychologiques que cela pourrait causer à des enfants et sur la Charte des droits et libertés.

C’est ce qu’a confirmé mardi soir le directeur général adjoint de la CSPO, Stéphane Lacasse, durant une période de questions qui a suivi une soirée d’information pour les parents sur les contenus en éducation à la sexualité.

Éducation

Exemption pour le cours d’éducation à la sexualité: «Les portes auraient dû être fermées»

« Le ministère de l’Éducation aurait dû prévoir qu’il y aurait contestation et trouver un système pour y faire face », estime une professeure en travail social à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) au sujet des demandes d’exemption de parents pour le cours d’éducation à la sexualité.

C’est ainsi qu’a réagi Isabel Côté à la suite des révélations lundi indiquant que près de 200 dérogations auraient été acceptées uniquement à la commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) au cours de la dernière année. Dans les quatre autres commissions scolaires de la région, moins d’une dizaine de demandes ont été reçues.

Éducation

Les travailleurs de l'éducation en Ontario ratifient l’entente de principe

TORONTO — Les travailleurs de l’éducation en Ontario ont ratifié l’entente de principe qui avait permis d’éviter de justesse une grève il y a un mois, a indiqué lundi leur syndicat.

L’équipe de négociation du Syndicat canadien de la fonction publique a annoncé que 79 % des 55 000 membres avaient voté en faveur de l’entente de principe.

En vertu de cet accord, les travailleurs bénéficieront d’une augmentation de salaire de 1,0 % par année pendant trois ans. L’entente ramènera également une enveloppe de 58,3 millions $ utilisée principalement pour les aides-enseignants qui travaillent avec des élèves présentant des besoins particuliers. Laura Walton, chef de l’unité de négociation du SCFP, a déclaré que l’entente incluait aussi une clause de parité garantissant que les hausses de salaire correspondront aux augmentations consenties aux enseignants de la province, qui sont actuellement en négociations.

Si ces 55 000 préposés à l’entretien, éducateurs de la petite enfance, préposés à l’alimentation et autres travailleurs de l’éducation avaient débrayé le 6 octobre dernier, deux douzaines de commissions scolaires auraient dû fermer leurs portes.

Mme Walton a déclaré que les négociations se déplacent maintenant à 109 tables locales, qui se concentreront sur des questions telles que l’équité salariale et les horaires.

Pendant ce temps, les trois syndicats représentant les enseignants de l’élémentaire et du secondaire sont aussi en négociations pour le renouvellement de leur convention collective. Les enseignants et les travailleurs de l’éducation du primaire ont voté à 98 % en faveur d’une grève, bien que le syndicat n’ait pas prévu de calendrier. Les syndicats représentant les enseignants du secondaire et des écoles catholiques tiennent eux aussi des votes de grève cette semaine.

Éducation

Exemptions au cours d’éducation à la sexualité: la CSPO dit oui à 90 % des demandes

D’un bout à l’autre de l’Outaouais, la presque totalité des demandes d’exemption acceptées pour le nouveau cours d’éducation à la sexualité dispensé dans les écoles du Québec proviennent de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO).

Au total, 192 des 197 dérogations accordées dans la région l’ont été pour des écoliers fréquentant des établissements de la CSPO, qui accueille 18 500 élèves. Globalement, 214 exemptions ont été sollicitées par des parents d’élèves fréquentant cette commission scolaire.

Éducation

L'interdiction des téléphones en classe entre en vigueur en Ontario

TORONTO — De nouvelles restrictions sur l'utilisation des téléphones cellulaires dans les salles de classe en Ontario entrent en vigueur aujourd'hui.

Selon la directive, les étudiants ne peuvent utiliser leurs appareils mobiles personnels pendant les heures de cours qu'à des fins éducatives, pour des raisons médicales ou pour répondre à des besoins particuliers.

Certaines écoles ont déjà des politiques similaires, mais la directive établit une norme provinciale.

Le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford a mené des consultations sur l'éducation l'année dernière, et les répondants étaient majoritairement en faveur d'une restriction des téléphones en classe.

Le Conseil scolaire du district de Toronto avait déjà interdit les téléphones cellulaires, mais avait annulé cette décision quatre ans plus tard pour permettre aux enseignants de choisir ce qui fonctionne le mieux pour leurs salles de classe.

Un article publié en 2015 par la London School of Economics and Political Science a révélé que «les performances des étudiants aux examens importants augmentent considérablement» avec l'interdiction des téléphones mobiles.

Éducation

La CSQ craint que la réforme Roberge n'accentue les inégalités entre les écoles

MONTRÉAL — La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), dont 125 000 membres font partie du personnel d'éducation, réclame de nombreuses modifications au projet de loi du ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur sur la réforme du système scolaire. La CSQ craint l'accroissement des inégalités de services entre les écoles et dénonce une attaque directe contre les enseignants.

La présidente de la CSQ, Sonia Éthier, compare la méthode du ministre Jean-François Roberge à celle de l'ex-ministre libéral de la Santé Gaëtan Barrette. Elle lui reproche d'avoir élaboré son imposante réforme sans aucune consultation préalable des enseignants.

«C'est un manque de respect pour celles et ceux qui font l'école de ne pas avoir été consultés», a-t-elle dénoncé en conférence de presse, dimanche.

Un total de 14 recommandations seront présentées par la CSQ en commission parlementaire, lundi, auxquelles s'ajoutent neuf autres recommandations formulées par la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) affiliée à la CSQ.

Ce que craint le plus le syndicat, c'est la philosophie de marchandage de l'éducation qui soutient la réforme du système scolaire. Le fait de permettre aux parents d'inscrire leur enfant dans l'école de leur choix va entraîner une concurrence entre les écoles et l'émergence d'un système d'«école à la carte» que dénonce le syndicat.

«On craint que ça déstabilise le fondement même de l'école publique et que ça accélère les inégalités des chances parce qu'on le sait que ce ne sont pas les enfants des milieux défavorisés qui vont avoir cette possibilité-là», affirme Sonia Éthier.

«On va vider des écoles, et cela va créer une instabilité du personnel, au lieu de s'occuper de chacune de nos écoles», renchérit le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS) Éric Pronovost.

Du côté de la FSE, c'est l'ingérence de l'autonomie professionnelle des enseignants que sa présidente Josée Scalabrini dénonce. Elle s'en prend aux articles du projet de loi 40 qui permettent la manipulation des notes des élèves; qui impose des formations aux enseignants sans tenir compte de leurs besoins particuliers; qui affaiblit la représentation des enseignants au sein des conseils d'établissement.

Des modifications à la Loi sur l'enseignement public qui viennent dévaloriser la profession enseignante aux yeux de Mme Scalabrini.

«Les enseignants ne veulent plus se sentir comme des exécutants. Ils veulent être partie prenante des décisions. Le projet de loi nous amène encore plus à devenir des exécutants que des gens qui font partie des solutions», estime-t-elle.

La présidente de la CSQ, Sonia Éthier, s'interroge sur les véritables motivations du ministre Jean-François Roberge de ne pas consulter les professionnels de l'éducation avant de déposer sa réforme.

«Quand va-t-on s'arrêter une fois pour toutes pour réfléchir ensemble au système d'éducation que l'on veut au Québec ? Il n'est pas trop tard pour le ministre de corriger le tir et d'entendre les préoccupations des différents intervenants du réseau», souligne Mme Éthier qui présente les nombreuses recommandations de son syndicat comme une main tendue au gouvernement.

Le projet de loi 40 sur l'organisation et la gouvernance scolaires a été déposé le 1er octobre. Les auditions publiques devant la Commission de la culture et de l'éducation, permettant de s'exprimer sur le projet de loi, débutent lundi et se poursuivront jusqu'à la mi-novembre.

Éducation

Don de près de 5000$ pour promouvoir les saines habitudes de vie à l’École du Dôme

Grâce à sa participation au Grand défi Pierre Lavoie, en juin dernier, le Dr Jacques Pilon a pu verser un montant de 4 837$ à l’École du Dôme afin de faire la promotion des saines habitudes de vie.

La Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) en a fait l’annonce vendredi. 

Ce don du Dr Pilon permettra de bonifier la mesure À l’école, on bouge au cube, qui a comme mandat de permettre à tous les élèves de l’École du Dôme d’être actifs physiquement pendant au moins 60 minutes, et ce, chaque jour de classe. 

Le Dr Pilon s’était déjà rendu à quelques reprises à l’École du Dôme pour faire la promotion de l’activité physique et d’un mode de vie sain. 

« Le Dr Pilon est un exemple pour nos élèves; [...] la CSPO tient à le remercier pour son apport à la fois humain et financier qui permettra à l’École du Dôme d’instaurer des changements durables pour le bien-être des élèves », a souligné le président de la CSPO, Mario Crevier.

Éducation

Les enseignants du primaire en Ontario donnent un mandat de grève

TORONTO — Les enseignants du primaire en Ontario ont voté à 98 % en faveur d’une grève à déclencher au moment jugé opportun.

La Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario, qui représente 83 000 membres, a demandé la conciliation le mois dernier, affirmant que les négociations avec le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford étaient pratiquement au point mort.

Les enseignants du secondaire et du réseau catholique anglophone tiennent eux aussi présentement des votes de grève, dont les résultats sont attendus d’ici deux semaines. Une grève de 55 000 travailleurs de l’éducation— aides-enseignants, préposés à l’entretien, éducateurs de la petite enfance, préposés à l’alimentation, etc. — avait été évitée à la dernière minute, le 6 octobre, lorsque le gouvernement a conclu une entente de principe avec le Syndicat canadien de la fonction publique.

Cette ronde de négociations est particulièrement tendue avec le gouvernement Ford, qui tente d’imposer des plafonds aux augmentations de salaire pour les travailleurs du secteur public et de hausser le nombre d’élèves par classe, ce qui se traduirait par des milliers d’enseignants en moins dans le système.

Selon Sam Hammond, président de la Fédération de l’élémentaire, le gouvernement a déclaré au syndicat qu’il souhaitait réduire le coût de cette convention collective de 150 millions $.

Les principaux syndicats de l’éducation critiquent l’orientation générale prise par le gouvernement Ford depuis son arrivée au pouvoir l’année dernière, notamment en ce qui concerne l’augmentation du nombre d’élèves des classes du secondaire, de 22 à 28 en moyenne, et le nombre d’élèves par classes de la 4e à la 8e année, de 23 à 24. Ces augmentations du nombre d’élèves par classe sur quatre ans signifieraient la perte de 10 000 emplois, bien que le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, ait récemment annoncé qu’il avait proposé aux enseignants du secondaire d’augmenter à 25, plutôt qu’à 28, le nombre d’élèves par classe.

Le syndicat des enseignants du secondaire qualifie cette proposition de «pilule empoisonnée», car l’offre signifierait également que les limites locales de taille des classes seraient supprimées, ce qui permettrait essentiellement d’augmenter indéfiniment le nombre d’élèves par classe.

Justice et faits divers

L’université Carleton peut réclamer les prestations versées à un professeur disparu

La Cour suprême du Canada a statué que l’université Carleton pouvait réclamer près de 500 000 $ de prestations de retraite versées à un professeur considéré disparu avant que l’on ne retrouve son corps six ans plus tard.

George Roseme, professeur de sciences politiques à l’Université Carleton, avait 77 ans et souffrait de la maladie d’Alzheimer à un stade précoce lorsqu’il a disparu en Outaouais en septembre 2007. Une opération de recherche menée pendant six jours près de chez lui n’avait pas permis alors de le retrouver. Or, à compter de sa disparition, M. Roseme devenait un « absent présumé vivant » en vertu du Code civil du Québec.

Éducation

Salaire des enseignants: la moyenne canadienne et 9 %, demande la FAE

La FAE, qui représente des enseignants du primaire et du secondaire, demande une nouvelle échelle salariale qui porterait le salaire maximal de ses membres de 83 000 $ à 92 000 $, en plus d’augmentations de 3 % pour chacune des trois années de la convention.

De plus, la nouvelle échelle salariale qui est demandée par la Fédération autonome de l’enseignement serait amputée de ses six premiers échelons. Elle en contient actuellement 17.

Après la FTQ, la CSQ et l’alliance FIQ-APTS, c’était au tour de la FAE, mardi, de déposer ses demandes en vue du renouvellement des conventions collectives des secteurs public et parapublic, qui arriveront à échéance le 31 mars prochain.

«Le premier ministre, en novembre 2018, a dit que l’éducation était la priorité du gouvernement. Comment il entend respecter cet engagement-là? Ça ne peut pas n’être qu’un simple discours; il faut qu’il pose des gestes», s’est exclamé le président de la FAE, Sylvain Mallette, en entrevue.

«On a une situation économique enviable; le gouvernement engrange des surplus. Et là, c’est à notre tour; c’est au tour des profs», a-t-il lancé.

Moyenne canadienne

À l’heure actuelle, l’échelle salariale des enseignants va de 42 431 $ au premier échelon à 82 585 $ au 17et dernier échelon. En supprimant les premiers échelons et en portant le salaire au dernier échelon à 91 894 $, le salaire versé aux enseignants du Québec atteindrait celui de la moyenne canadienne, a plaidé la FAE.

«Le fait que les profs québécois soient les moins bien payés au Canada, qu’on soit payé en dessous de la moyenne canadienne, pour un prof qui fait 35 ans dans la profession, c’est 420 000 $ de manque à gagner» à la fin de sa carrière, a déploré M. Mallette.

Dubé: «c’est beaucoup»

En réplique, le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, ne s’est pas montré surpris que les syndicats des secteurs public et parapublic déposent des demandes séparément — à l’exception de la FIQ qui fait alliance avec l’APTS — puisque le premier ministre François Legault avait lui-même évoqué des augmentations différentes selon le titre d’emploi.

Dans les faits, ce sont les trois centrales, CSQ, CSN et FTQ, qui n’ont pas réussi à reconstituer le front commun intersyndical, malgré plusieurs rencontres en ce sens.

Le ministre Dubé a rapporté avoir rencontré «une dizaine» de représentants syndicaux depuis deux semaines. Et, à ce jour, il en conclut que «les demandes, je les trouve très importantes; je trouve que c’est beaucoup».

Il a convenu que les secteurs de la santé et de l’éducation étaient prioritaires, qu’il y aurait «des aménagements différents à faire» pour eux.

«On va revenir avec une façon différente de négocier», a-t-il lancé, avant d’ajouter qu’il «n’y aura pas de jaloux».

Autres demandes

La Fédération autonome de l’enseignement, qui représente 45 000 enseignants, veut aussi bonifier les mécanismes d’octroi de contrats à temps partiel et de contrats à temps plein. À l’heure actuelle, près de 25 % des enseignants à la formation générale ont un statut précaire. À l’éducation des adultes, ce serait 70 %, a noté M. Mallette.

En matière d’autonomie professionnelle, la FAE revendique également que Québec octroie «une pleine et entière liberté de choisir les modalités d’intervention, les approches et les méthodes pédagogiques, ainsi que le matériel didactique et les instruments d’évaluation».

L’organisation syndicale formule aussi des demandes touchant l’intégration des élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage en classe ordinaire, notamment en ce qui a trait à la pondération a priori des élèves, afin qu’on en tienne compte dans la formation des groupes.

Elle veut aussi resserrer les règles de formation de groupes à l’éducation des adultes et à la formation professionnelle, où l’on voit parfois des classes de 40 ou 50 élèves, a précisé M. Mallette.

Éducation

Roberge veut moins de programmes sélectifs

MONTRÉAL — Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, aimerait qu'il y ait moins de programmes particuliers sélectifs dans les écoles publiques, comme c'est le cas pour ceux axés sur les sports ou les sciences, et qui sont souvent assortis d'une facture pour les parents.

Il veut voir de plus en plus d'écoles publiques avec des programmes spéciaux - «des profils, des passions, des couleurs», dit-il - qui seraient ouverts à tous les élèves, peu importe le quartier où ils habitent et peu importe leurs résultats scolaires en français.

«J'ai l'ambition qu'il y en ait moins dans les prochaines années de ces programmes sélectifs», a-t-il déclaré jeudi en marge d'une conférence à laquelle il participait avec le ministre français de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, organisée par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

Les programmes particuliers sont des concentrations ou profils, axés sur les sports, les arts ou les sciences par exemple, qui permettent aux élèves de consacrer un plus grand nombre d'heures à ces disciplines que dans le cadre du programme régulier. Ils requièrent souvent des examens d'entrée. Ces écoles qui offrent de tels programmes s'ajoutent aux écoles publiques qui n'offrent que des programmes réguliers et aux écoles privées subventionnées. Des experts ont dénoncé dans le passé la création de ce système scolaire «à trois vitesses».

Le ministre Roberge dit vouloir offrir un maximum à tous les élèves.

Mais surtout, selon lui, il y a une autre façon d'accéder à cela.

Il mise sur le déploiement du parascolaire gratuit dans toutes les écoles publiques secondaires: il parle de cinq heures par semaine d'arts, de science, de sport et de toutes sortes d'activités culturelles. Cette initiative a commencé à être implantée cette année, et se fera sur trois ans, dit-il.

«Je suis convaincu que ça va être un vrai facteur d'inclusion, a-t-il déclaré. Parce qu'on n'aura plus besoin d'inscrire nos jeunes dans un programme spécifique pour avoir un enrichissement.»

Quant aux programmes particuliers sélectifs, il a indiqué que son ministère est en train de réaliser un portrait de la situation, incluant un relevé des frais facturés aux parents. Cela sera rendu public et sera très transparent, a-t-il promis.

Va-t-il diminuer le financement de ces écoles publiques offrant des programmes spéciaux qui envoient malgré tout des factures aux parents?

«Mon intention n'est pas de m'attaquer à ce qui marche, mais de réparer ce qui ne marche pas», a-t-il répondu.

«Le réseau public non sélectif n'avait pas les moyens de se battre à armes égales, mais là on le finance mieux, on rénove nos écoles, on investit, on va améliorer aussi graduellement les conditions d'emplois de tous ceux qui sont dans nos écoles, c'est certain, et on va déployer notre réseau d'activités parascolaires.

«On est convaincus qu'au fil des années, avec toutes ces actions-là, le public va revenir dans le public non sélectif.»

Éducation

Faux « Code blanc » à Mont-Bleu

Les élèves et le personnel de l’école secondaire Mont-Bleu ont eu toute une frousse vendredi matin, au Centre Asticou.

À 10 h 25, la procédure de confinement « Code blanc » a été activée.

« On était en deuxième période. Ça faisait peut-être une dizaine de minutes que le cours venait de débuter et l’alarme s’est déclenchée, raconte un élève de cinquième secondaire sous le couvert de l’anonymat. On entendait à l’interphone “Code blanc. Lockdown! Code blanc. Lockdown!” et au début, les professeurs ne semblaient pas certains à savoir si c’était une pratique ou non. On nous a dit de nous cacher, de nous coucher par terre et de rester en silence. Ils ont barré les portes et mis des bureaux devant celles-ci. »

« Quand je me suis couché par terre, je ne savais plus trop quoi penser, poursuit-il. Je me demandais si je devais texter à mon père ou à ma mère, mais on nous avait aussi dit de fermer nos téléphones. Il y avait beaucoup d’émotions ! »

Il s’agissait toutefois d’une fausse alerte.

« Heureusement, il s’agissait d’une fausse alarme due à un changement de batterie d’urgence, précise la direction de l’école dans un courriel envoyé aux parents. Soyez assurés, chers parents, que la sécurité de nos élèves et du personnel demeure une priorité. »

Les élèves ont été confinés dans leurs classes barricadées pour une trentaine de minutes.

« Tout le monde était très stressé et plusieurs ont eu des crises de panique, indique l’étudiant. Certains vivaient mieux la situation que d’autres. Je connais des amis qui se sont mis à pleurer et d’autres qui prenaient ça un peu moins au sérieux. »

Le fonctionnement de l’école et revenu à la normale vers 11 h.

La direction de l’établissement scolaire se dit par ailleurs « désolée des inconvénients ».

Éducation

Besoin scolaires dans le Plateau: une meilleure prévision est souhaitée

Certains parents exaspérés par les changements de bassins aux écoles du quartier Plateau à Gatineau auraient souhaité voir une meilleure prévision des besoins scolaires du secteur par les autorités.

Quelque 75 parents ont assisté jeudi soir à une séance d’information publique de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) sur la création du bassin de la nouvelle école primaire 036 qui implique des modifications aux bassins de l’école de l’Amérique-française et de l’école du Marais à compter de l’année scolaire 2020-2021. La nouvelle école doit être construite près de l’intersection des boulevards du Plateau et d’Amsterdam avec une ouverture prévue en 2021.

Éducation

Projet de loi 40: la CSCV souhaite se faire entendre en commission parlementaire

Inquiète des impacts éventuels du projet de loi 40 portant sur la révision de la gouvernance scolaire, la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) demande à être entendue lors des futures consultations de la Commission de la culture et de l’éducation.

À l’instar de plusieurs de ses homologues à l’échelle provinciale, le président de la CSCV, Éric Antoine, a fait parvenir, plus tôt cette semaine, une lettre à la présidente de la Commission de la culture et de l’éducation, Lise Thériault.

Éducation

Autre rebondissement dans le dossier de l’école 036 à la CSPO

La saga entourant l’ouverture de l’école 036 de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), dans le quartier du Plateau, se poursuit.

Après avoir fait volte-face à la fin août en annonçant lors d’une séance extraordinaire du conseil des commissaires que l’établissement de 750 élèves pourrait ouvrir à temps pour la rentrée 2020 plutôt que 2021 tel qu’anticipé, voilà que la CSPO pourrait être forcée de revenir à la case départ. 

La facture pour la construction de l’école primaire a bondi de 30% et la CSPO attend toujours une réponse de la part de Québec pour obtenir le financement manquant. 

On parle d’un montant additionnel d’environ 4,5 millions $. Indiquant que «le temps presse», le président Mario Crevier a confirmé l’information au Droit, vendredi, disant espérer obtenir une réponse du ministère de l’Éducation pas plus tard que lundi. 

«C’est en analyse. Au moment où l’on se parle, on n’a pas encore l’autorisation. Ça retarde encore le projet et l’hiver s’en vient. Si tout avait été sous contrôle, les travaux devaient commencer cette semaine. Mais je ne lance pas la serviette, je suis encore optimiste. J’ai confiance qu’on peut bâtir une école qui ne sera peut-être pas prête à 100% mais qui sera sécuritaire. Par contre, s’il manque plus que le gymnase, ce ne sera pas possible», dit-il, rappelant qu’un établissement a déjà été érigé en l’espace de dix mois. 

Les deux soumissionnaires pour le projet sont les Industries CAMA (17,3 millions $) et Boless (17,7 millions $). M. Crevier rappelle que la clientèle de la CSPO a augmenté de plus de 4000 écoliers en l’espace de sept ans. 

Éducation

Les enseignants demandent 8 % en plus des augmentations du secteur public

Les enseignants du primaire et du secondaire membres de la CSQ demandent une majoration de 8 %, à titre de rattrapage, en plus des augmentations de salaire qui seront éventuellement octroyées aux autres employés de l’État.

Trois fédérations de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représentant les enseignants, les professionnels et le personnel de soutien scolaire ont en effet rencontré la presse, vendredi à Québec, pour présenter leurs demandes appelées « sectorielles ».

Éducation

École alternative: la CSD favorable au projet

Si l’intérêt de la population pour le projet se confirme lors d’un processus de consultation sur divers sujets cet automne, la commission scolaire des Draveurs (CSD) se dit prête à accueillir une école alternative sur son territoire. Si on va de l’avant, l’enjeu numéro un sera de lui trouver un toit.

Le président Claude Beaulieu confirme que « plusieurs rencontres » ont eu lieu avec le groupe Projet alternatif Gatineau au fil des derniers mois.

Éducation

Vers une première école alternative en Outaouais

Dans les cartons depuis plus de trois ans, le projet de création d’une toute première école publique alternative en Outaouais pourrait éclore à moyen terme. Un groupe de parents milite auprès de la commission scolaire des Draveurs (CSD), qui tranchera sur la question dans les mois à venir.

Marja Beauchamp, Valérie Langlais, Véronique Martin et Mélanie Plamondon-Simard, membres du comité exécutif de Projet alternatif Gatineau, caressent l’idée qu’une telle institution ouvre ses portes à Gatineau, alors que la région est l’une des rares à ne pas offrir cette option aux parents et élèves. À la dernière rentrée scolaire, on comptait plus de 45 écoles alternatives à travers la Belle Province.

Éducation

Une ouverture du Cégep pour une demande syndicale

Même si le Cégep de l’Outaouais ne déposera pas ses demandes en vue des prochaines négociations avec ses enseignants en même temps que celles du syndicat, la direction de l’établissement invite le Comité patronal de négociation des collèges (CPNC) à considérer une telle avenue «pour le futur».

À l’initiative de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), le Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de l’Outaouais (SEECO) avait récemment demandé que le dépôt de la partie patronale se fasse au même moment que le dépôt syndical.

Éducation

Qualité de l'air au Cégep de l'Outaouais: des inquiétudes malgré des tests conformes

Le Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de l’Outaouais (SEECO) s’étonne que le nettoyage complet des conduits d’aération du campus Gabrielle-Roy n’ait pas été fait depuis 22 ans, même si des analyses effectuées récemment n’ont permis de déceler aucune problématique de qualité de l’air.

La qualité de l’air au campus du boulevard de la Cité-des-Jeunes a récemment soulevé des préoccupations au SEECO. Dans un courriel envoyé à ses membres dont Le Droit a obtenu copie, le syndicat indique qu’un enseignant a connu un problème de santé « possiblement en lien avec la qualité de l’air » à l’intérieur du campus.

Éducation

Blondin dénonce l’état d’une école primaire de Gatineau

Qu’il s’agisse d’une prise électrique qui pend dans un corridor ou de murs non finis depuis des mois, l’environnement dans lequel se retrouvent chaque jour les élèves et le personnel de l’école primaire Saint-Jean-Bosco est « terrible », déplore le conseiller municipal Jocelyn Blondin, qui demande à la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) de procéder dès que possible aux correctifs nécessaires.

Photos à l’appui, M. Blondin s’est présenté mercredi soir à la réunion du conseil des commissaires de la CSPO pour dénoncer l’état de l’école primaire Saint-Jean-Bosco, qui se trouve dans le district qu’il représente à la table du conseil municipal de Gatineau.

Ex-président de la CSPO, M. Blondin siège maintenant au conseil d’établissement de l’école Saint-Jean-Bosco, à titre de représentant de la communauté. Il a indiqué qu’une visite de l’école lui a permis de constater que les lieux ne sont pas convenablement entretenus depuis un dégât d’eau survenu en janvier 2018. « Les travaux s’étalent, ça ne finit plus », dit-il.

Selon lui, la sécurité des enfants est en jeu, entre autres en raison d’une prise de courant qui pend d’un mur, dans un corridor. « J’ai peur que si un enfant se met les doigts là, qu’il puisse avoir un choc électrique, a-t-il mentionné. C’est inquiétant. »

Il a aussi dénoncé d’autres problèmes, comme l’absence d’eau chaude dans le local du service de garde, des murs non réparés ou encore une porte de la salle de toilettes qui ne ferme plus.

« Je suis juste venu demander aux commissaires de faire avancer les travaux, […] de remettre cette école-là […] comme elle devrait l’être », a-t-il mentionné après son intervention.

Le président de la CSPO, Mario Crevier, a indiqué qu’il n’était « pas au courant » de cette situation et qu’il n’en connaît donc pas les causes. Il entend répondre à M.  Blondin au cours de la prochaine semaine et souhaite que ce dossier se règle rapidement.