Éducation

La fin des relations amoureuses professeurs-élèves à l’UQO ?

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec en Outaouais (SCCC-UQO) considère que les relations amoureuses, intimes ou sexuelles impliquant un professeur et un élève n’ont pas leur place.

D’après le Syndicat, ces types de relations ne peuvent être consenties à 100 % en raison du lien d’autorité qui unit les deux personnes. 

Selon un mémoire présenté au Comité permanent visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel de l’UQO mercredi, la personne en autorité a le devoir de faire une « déclaration obligatoire » sur sa relation et l’UQO se doit de « mettre immédiatement fin au lien d’autorité » entre les deux individus. 

De telles relations entraînent aussi d’autres enjeux selon Marie-Josée Bourget, représentante du SCCC-UQO. 

« En plus de la difficulté à évaluer le consentement, ces relations remettent en question l’intégrité des notes et du cheminement professionnel, indique-t-elle. L’université est un milieu extrêmement hiérarchisé, et les personnes chargées de cours peuvent parfois détenir l’autorité, parfois être dans une position de vulnérabilité. » 

Éducation

Allégations d’activités frauduleuses à la FÉUO

Des membres de l’administration de la Fédération des étudiants de l’Université d’Ottawa (FÉUO) font face à des allégations de « mauvaise gestion financière ».

Un article publié par le journal étudiant La Rotonde, jeudi, révèle que des fonds de la FÉUO auraient été détournés à des fins personnelles, notamment par son président actuel, Rizki Rachiq, et sa directrice exécutive Vanessa Dorimain.

Éducation

Une pétition pour l’éducation sexuelle en Ontario

TORONTO — Des centaines de médecins, d’infirmières et de travailleurs sociaux de l’Ontario demandent au gouvernement progressiste-conservateur de reconsidérer l’idée d’abroger et de remplacer le programme d’éducation sexuelle réformé par les libéraux.

Une pétition signée par près de 1800 professionnels de la santé a été déposée mardi à l’Assemblée législative par la chef du Nouveau Parti démocratique, Andrea Horwath. Les signataires plaident que la décision des conservateurs mettrait en péril la santé des élèves ontariens.

Actualités

Matériel scolaire: 153 millions $ aux parents

Le recours judiciaire mis en branle par une Jonquiéroise, qui réclamait le remboursement des frais imposés aux parents pour l’achat de matériel scolaire, est terminé. Le juge Carl Lachance, de la Cour supérieure, a donné son aval à une suggestion commune soumise par les procureurs des deux parties au début du mois de mai. Les 68 commissions scolaires de la province devront donc verser 153,5 millions $ aux parents.

La démarche juridique a été entreprise par Daisye Marcil en 2013. Évoquant le principe de gratuité qui se trouve à la base de la Loi sur l’instruction publique, elle soutenait que les parents n’avaient pas à payer pour certains articles demandés par les commissions scolaires et que celles-ci refilaient aux familles la facture de matériel qui aurait dû être fourni. En juin 2017, le tribunal a entériné la requête en recours collectif ,et le dossier a pu cheminer devant la cour. 

Au départ, plus de 300 millions $ étaient réclamés. L’entente conclue entre les commissions scolaires et les parents de quelque 2240 élèves fréquentant des écoles publiques québécoises, entérinée par le juge Lachance en mai, totalisait 153,5 millions $.

Concrètement, après le paiement des honoraires d’avocats, établis à 18 millions $, les taxes et les frais de financement, les familles devraient recevoir autour de 24,30 $ par année par enfant qui a fréquenté un établissement entre 2008 et 2017. Comme l’indique le procureur des commissions scolaires, Me Bernard Jacob, quelques délais sont à prévoir avant l’envoi des chèques. 

« Tout ce qui reste à faire, c’est mettre en oeuvre la transaction approuvée par le juge. Un deuxième avis public devrait être publié cet automne, et les commissions scolaires devraient envoyer l’argent au printemps 2019 », prévoit l’avocat du cabinet Morency.

Satisfaits

Le cabinet de Me Jacob représentait 63 des 68 commissions scolaires intimées. Les CS de Montréal étaient représentées par Malaythip Phommasak, de la direction des services juridiques du Comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal. Le procureur estime que le dossier connaît une issue raisonnable, dans les circonstances.

« Le premier chiffre qui est sorti était basé sur l’acceptation de toutes les réclamations des parents par le juge. C’est un compromis acceptable concernant l’ampleur du dossier. C’est un jugement raisonnable. Quand on compare le dossier à d’autres qui ont fait jurisprudence, on a été drôlement efficaces. Ça aurait facilement pu prendre dix ans », note-t-il.

Les sommes seront déboursées par les commissions scolaires francophones et anglophones à même leurs surplus ou par emprunts. Déjà, il est question d’un recours contre leurs assureurs pour obtenir remboursement.

L’avocat des commissions scolaires précise que les représentations faites devant le tribunal auront eu pour effet de forcer le gouvernement à agir concernant les coûts imposés aux parents pour l’achat de matériel.

« Tout ça a permis à M. Proulx (ministre de l’Éducation) d’émettre une directive sur les frais chargés aux parents », fait-il valoir. L’an dernier, Québec a annoncé le versement de 100 $ par enfant d’âge scolaire par année pour l’acquisition de fournitures.

Éducation

TÉLUQ: un tuteur sur cinq a perdu son emploi depuis 2016

Depuis l’automne 2016, 20 % des tuteurs de l’Université TÉLUQ ont perdu leur emploi à la suite du contrat octroyé à l’institut MATCI de Montréal et à l’engagement de professeurs contractuels à l’interne. Des diplômés universitaires se retrouvent aujourd’hui avec un salaire proche du bien-être social alors qu’ils sont titulaires d’un doctorat. Les pertes salariales ont également engendré pour certains tuteurs des dépressions et des problèmes de santé.

Marie-France Cyr a contacté Le Soleil pour raconter son histoire. Titulaire d’un doctorat en communication,  Mme Cyr a perdu 75 % de son salaire lorsque TÉLUQ a supprimé, sans aucune explication et sans égard à son ancienneté, son tutorat en communication et en relations publiques auprès des étudiants pour le donner à des professeurs contractuels et à des sous-traitants de MATCI.

Lire aussi : Le DG de l’Université TÉLUQ relevé de ses fonctions

«Je gagnais entre 60 000 et 70 000 $ par année. Maintenant, je ne travaille plus qu’une demi-journée par semaine pour encadrer des étudiants en français et en littérature, et je vais me retrouver avec un salaire annuel de 14 000 $», confie Mme Cyr, qui détient également un baccalauréat en études littéraires. Je vais devoir demander l’aide alimentaire parce que je n’ai pas droit au chômage, et je suis dans l’obligation de vendre mon condo.» 

Tutrice depuis 1989, Mme Cyr se situe à un échelon salarial assez élevé comme c’est le cas pour la majorité des tuteurs dont la moyenne d’âge est de 52 ans et la moyenne d’ancienneté de 14 ans. Son travail consiste à encadrer les étudiants durant leur session de cours. 

«On accueille les étudiants par téléphone ou par courriel pour répondre à leurs questions en début de session. On corrige les travaux et on explique le cours quand c’est nécessaire», explique-t-elle.

Un encadrement déficitaire

Selon la présidente du syndicat des tuteurs et tutrices de la TÉLUQ, Nancy Turgeon, un tuteur donne 3 h en service à chaque étudiant contre 1 h pour les nouveaux professeurs contractuels. «L’étudiant a besoin d’un encadrement personnalisé, et nous ça fait 40 ans qu’on fait ça. MATCI, on n’a même pas d’information sur la manière dont les élèves sont encadrés», déplore-t-elle.

Contrairement aux tuteurs, les nouveaux professeurs contractuels doivent aussi accorder une partie de leur temps à la recherche et à la mise à jour des cours. «Cela représente 20 à 30 % de leur travail, donc ils ont moins de temps pour aider les étudiants», affirme Mme Cyr.

Lorsqu’il y a un nouveau cours, les tuteurs doivent postuler comme si c’était la première fois qu’ils travaillaient pour la TÉLUQ. Une aberration pour Mme Cyr, qui se sent traitée comme si son expérience et ses diplômes ne valaient rien aux yeux de la TÉLUQ.

Rappelons que le directeur général de l’Université TÉLUQ a été suspendu temporairement vendredi par la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Hélène David, à la suite du rapport de l’enquête sur la gestion des contrats de la TÉLUQ.

Un nouveau directeur général sera nommé, lundi, lors d’une réunion extraordinaire C.A. de la TÉLUQ en fin d’après-midi.

Actualités

CPE: nouvelle application mobile pour les parents

Amigest Technologie inc. va mettre au point une application mobile qui va permettre aux parents de confirmer la présence de leurs enfants par SMS à la garderie.

En effet, certaines garderies qui utilisent le tableau intelligent et les porte-clés à puce d’Amigest Technologie inc. refusent d’activer la fonction SMS qui permet aux parents d’être informés si jamais leur enfant n’est pas à la garderie un matin.

Affaires

Rentrée scolaire: les parents magasinent tôt pour réduire le stress

MONTRÉAL — Pendant que les enfants profitent des vacances d’été, de nombreux parents canadiens adoptent une série de stratégies pour contribuer à réduire le stress que représente la rentrée scolaire.

Selon un sondage mené par Ebates.ca, les trois quarts des parents effectuent tôt leurs achats de la rentrée, dont 21 % en juin ou en juillet pour éviter la cohue de dernière minute.

En outre, 89 % d’entre eux sont d’avis que la rentrée s’avère «plaisante» si leurs achats ont été réalisés tôt.

Étant donné que les dépenses constituent le principal facteur de stress pour les parents, la majorité de ceux-ci, 80 %, recherchent les bonnes affaires pour économiser sur leur magasinage de la rentrée; 61 % établissent un budget, et 42 % magasinent en ligne pour se simplifier la vie.

Par ailleurs, pas moins de 94 % des parents canadiens disent inclure leurs enfants dans le processus de magasinage, notamment en les laissant choisir des articles, à 68 %.

Éducation

Pas un sou pour la CSD et la CSPO

Pour la première fois depuis plusieurs années, les deux plus importantes commissions scolaires francophones de l’Outaouais essuient des refus de la part du ministère de l’Éducation pour toutes leurs demandes d’ajouts d’espaces, a appris Le Droit.

Les commissions scolaires des Draveurs (CSD) et des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), dont la clientèle est en croissance dans plusieurs secteurs, ont récemment reçu des avis de la part de Québec les avisant que l’ensemble des projets qu’elles avaient soumis, d’une valeur de plusieurs millions $, n’ont pas été retenus. 

En mai, le gouvernement avait annoncé l’octroi d’une somme de 608 millions $ uniquement pour la construction et l’agrandissement d’établissements scolaires partout en province.

Dans le cas de la CSD, il s’agissait d’une demande pour une nouvelle école primaire dans le secteur Bellevue ainsi qu’un projet d’agrandissement du centre de formation professionnelle Compétences Outaouais.

Du côté de la CSPO, les projets étaient la construction d’une autre école primaire dans le secteur ouest (Aylmer), l’agrandissement de l’école primaire Parc-de-la-Montagne et l’agrandissement de l’immeuble Sainte-Cécile de l’école au-Cœur-des-Collines, à La Pêche.

Frustration et déception

Le commissaire de la CSPO Réjean Desjardins a justement fait une sortie en règle mercredi contre le ministère de l’Éducation, s’estimant amèrement déçu que le projet de l’école au Coeur-des-Collines se bute à un refus pour une quatrième année consécutive. 

« Les années se suivent et malheureusement, se ressemblent. L’école primaire Ste-Cécile existe. Elle n’a pas disparu et n’est pas sur le point de fermer ses portes. Alors, si le gouvernement veut vraiment prouver qu’il n’oublie pas les régions éloignées, il doit se pencher sur notre dossier et en faire une priorité », lance-t-il. 

M. Desjardins rappelle que les deux édifices, qui datent des années 60, « souffrent d’un manque d’espace adéquat pour les élèves et ont un grand besoin de rénovations et surtout d’un gymnase. »

Au sujet des refus de Québec sur toute la ligne pour les projets soumis, le président de la CSPO, Mario Crevier, n’a pas caché une certaine déception.

« Je m’attendais à plus que ça de notre côté. La croissance est incroyable, les besoins sont là », affirme-t-il.

Son homologue à la CSD, Claude Beaulieu, ne baisse pas les bras et dit que ce n’est que partie remise.

« Le projet n’était peut-être pas encore assez mûr, mais on va revenir à la charge, on va déposer une autre demande. Selon ce que je comprends, d’autres régions étaient en difficulté, Montréal a par exemple eu une grosse part du gâteau », dit-il.

Le ministère de l’Éducation défend ses décisions en disant qu’il a reçu 170 demandes et qu’il devait « prioriser les projets en fonction des besoins les plus criants » et respecter l’enveloppe budgétaire accordée.

Dans le dossier de l’école au-Cœur-des-Collines, le porte-parole du ministère Bryan St-Louis affirme qu’il s’agit plutôt du deuxième refus de Québec. Il ajoute que si le projet n’a pas obtenu le feu vert, c’est qu’un besoin minimal d’ajout de quatre classes doit être démontré d’ici cinq ans, selon les règles. Or, dit-il, selon les prévisions de la clientèle, le besoin dans ce secteur sera nul en 2018-2019 et l’équivalent d’une classe sera disponible dès 2021-2022.

Projets retenus

Les investissements du ministère pour l’ajout d’espaces en 2018 en Outaouais concernaient donc la Commission scolaire Western Québec avec l’agrandissement de l’école Pierre Elliott Trudeau (7,6 M$), qui fera partie du programme Lab-école ; ainsi que la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) avec l’agrandissement de l’école Maria-Goretti à Thurso (4 M$), tous des projets annoncés au printemps dernier. À la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais (CHSBO), aucune demande n’avait été soumise.

Encore fâché que Québec ait dit non à une nouvelle école dans le secteur Buckingham, le président de la CSCV Éric Antoine soutient cependant « que ça va être fou ce qui va être fait en termes de campagne marketing pour se faire entendre bientôt ».

Par l’entremise de son attachée de presse Isabelle Marier St-Onge, la ministre Vallée a réagi en disant avoir toujours soutenu les projets présentés par toutes les commissions scolaires de la région. Elle précise que c’est le ministère (de l’Éducation) qui a le dernier mot et qui prend ses décisions.

Science

Québec investit 2 M$ pour mieux connaître les bélugas

Dans le but de mettre à jour ses données sur la modélisation du trafic maritime et des déplacements des mammifères marins dans l’estuaire du Saint-Laurent et le Saguenay, le gouvernement du Québec investit dans la création d’un nouveau programme scientifique qui sera basé à l’Université du Québec en Outaouais.

L’investissement s’étale sur période de cinq ans, où le programme sera supervisé par le Dr Clément Chion, responsable du programme scientifique à l’UQO. 

Parmi les sujets qui seront étudiés, il y a l’impact des bruits des différents types de bateaux sur les bélugas. 

«Le gouvernement du Québec est hautement préoccupé par la protection de l’habitat du béluga du Saint-Laurent. Le programme financé aujourd’hui permettra d’acquérir de meilleures connaissances sur cette population faunique en situation précaire et de déterminer les mesures à prendre afin de favoriser son rétablissement», a ajouté le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs Luc Blanchette. 

Pour sa part, le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D’Amour, indique que la fragilité des bélugas fait partie des défis qui incombent à la nouvelle Stratégie maritime du gouvernement du Québec. Le nouveau programme scientifique pourra compter sur le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), ainsi que l’Institut Maurice-Lamontagne de Pêches et Océans Canada (MPO), qui agiront à titre de partenaires.

Objectifs du programme

  • Évaluer l’impact de la Stratégie maritime du Québec sur les mammifères marins et en particulier sur le béluga du Saint-Laurent; 
  • Déterminer l’efficacité, les coûts et les bénéfices de différentes pratiques ou innovations technologiques visant à atténuer ou à éviter ces impacts; 
  • Alimenter les processus décisionnels en communiquant les résultats du programme scientifique qui tient compte des contraintes opérationnelles et de sécurité de la navigation.

Éducation

Pressions pour une nouvelle école primaire dans le district Bellevue

Le besoin est de plus en plus criant pour la construction d’une école primaire dans le district de Bellevue, au nord de l’autoroute 50, plaide le conseiller municipal Pierre Lanthier.

La Commission scolaire des Draveurs (CSD) est toujours en attente de nouvelles la part de Québec au sujet de sa demande pour l’ajout d’un établissement de 400 élèves. L’école serait érigée au sud du chemin de Chambord, là où le promoteur CDM Construction projette de développer un nouveau quartier résidentiel de quelque 1200 portes. L’entrepreneur Claude Montreuil a accepté de donner une parcelle de terrain à la CSD.