Actualités

L’intimidation commence à la maison, dit une nouvelle étude

MONTRÉAL — Les enfants à qui des parents hostiles infligent de mauvais traitements sont ensuite plus susceptibles de devenir des intimidateurs ou des intimidés, démontre une nouvelle étude internationale à laquelle a participé un chercheur de l’Université Concordia.

«Les mauvais traitements, c’est la façon dont je m’adresse et la façon dont je vais faire une intervention auprès d’un enfant, en utilisant le sarcasme, le mépris, le dénigrement, a expliqué Éric Morissette, de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal. On appelle ça communément “de petites violences”».

L’étude publiée par le Journal of Youth and Adolescence est l’œuvre de chercheurs de l’université américaine Florida Atlantic et de l’université suédoise Uppsala, en collaboration avec le professeur Daniel J. Dickson de Concordia.

Ils ont suivi pendant trois ans quelque 1400 adolescents âgés de 13 à 15 ans. Ils ont constaté que l’humiliation et le dénigrement qui leur sont infligés par leurs parents sont source de colère, de difficultés à gérer les émotions, d’hostilité et d’agressivité verbale et physique — ce qui augmente ensuite le risque qu’ils soient auteurs ou victimes d’intimidation.

Ils risquent aussi de devenir des intimidateurs-victimes, à savoir des intimidateurs qui sont eux-mêmes victimisés par d’autres intimidateurs. Des études indiquent que ces intimidateurs-victimes ont le plus grand risque de problèmes de santé mentale, de troubles de comportement et de pensées suicidaires, comparativement à ceux qui sont «uniquement» des victimes ou des intimidateurs.

L’importance des mots

Les conclusions de cette étude ne sont pas étonnantes, puisque l’enfant qui est systématiquement humilié ou dénigré à la maison pourra avoir deux réactions, ajoute Éric Morissette.

«Si je viens d’un milieu où j’ai été victimisé par les adultes qui m’entourent et mon tempérament a fait que j’ai continué à camper ce rôle-là à l’école [sans rien dire] et sans que mes parents m’équipent pour me défendre, [...] je finis par me convaincre que c’est normal et que c’est mon rôle à moi, a-t-il dit. Et on a l’autre qui dit, “heille je vois comment on agresse, donc je vais agresser à mon tour”.»

Le message véhiculé par cette nouvelle étude s’adresse donc directement aux parents : faites attention à ce que vous dites, chaque mot a son importance, et si vous vous échappez, comme ça arrive tôt ou tard à n’importe quel parent, récupérez ça au plus vite.

«Et excusez-vous. Un enfant qui voit un adulte s’excuser apprend que c’est normal de faire des erreurs et il apprend comment récupérer une erreur», conseille M. Morissette.

Éducation

Québec alloue 35 millions $ pour rénover l'école secondaire Mont-Bleu

Gravement endommagée par un incendie lors du passage de la tornade en septembre dernier, l’école secondaire Mont-Bleu sera rénovée « au goût du jour », un projet de 35 millions $ dont la facture sera entièrement assumée par le gouvernement du Québec.

Le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, en a fait l’annonce vendredi, sur le terrain derrière l’établissement sinistré du boulevard de la Cité-des-Jeunes.

« Je suis très confiant que cette décision-là est la meilleure, parce que c’est ce que voulait la communauté, c’est ce que voulait la commission scolaire, et c’est le scénario qui a été jugé le plus recevable par le gouvernement », a mentionné M. Lacombe.

« Si tout se déroule selon les plans », la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) prévoit que les élèves pourront réintégrer l’école en 2021, a indiqué le ministre.

« La somme de 35 millions $ va couvrir l’ensemble des travaux et même plus, donc pas seulement les dommages en tant que tels qui ont été causés par la tornade, mais ça va aussi, par exemple, servir à couvrir des mises à niveau de certains éléments à l’intérieur du bâtiment », a expliqué M. Lacombe, en précisant que les travaux feront en sorte que l’école n’aura « pas besoin de travaux pour plusieurs années ensuite ».

« On peut tous regarder vers l’avant », s’est réjoui le président de la CSPO, Mario Crevier. Selon ce dernier, la rénovation était « la meilleure décision à prendre », puisqu’elle permet une réouverture plus rapide.

Une démolition suivie d’une nouvelle construction sur le même site aurait coûté 118 millions $, et les travaux auraient duré « au moins trois ans », a fait savoir M.Crevier.

Éducation

André Fortin veut une ouverture d'école secondaire en 2021

Le député de Pontiac, André Fortin, s’engage à faire tous les efforts nécessaires pour que la nouvelle école secondaire 040 de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) puisse ouvrir ses portes à la rentrée 2021, et non l’année suivante comme anticipé.

Il y a quelques jours, la CSPO a annoncé que le nouvel établissement de 810 places devant être érigé près du centre aquatique Paul-Pelletier ne pourrait « vraisemblablement » pas ouvrir ses portes avant 2022, soit deux ans plus tard que l’échéancier initial, « pour des raisons hors de son contrôle ».

Éducation

L’avenir de l’école secondaire Mont-Bleu bientôt connu

Le sort de l’école secondaire Mont-Bleu devrait être scellé ce vendredi, alors que le gouvernement du Québec doit annoncer «un investissement» pour l’établissement ayant été gravement endommagé par un incendie lors du passage de la tornade du 21 septembre dernier.

Le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, doit faire l’annonce en avant-midi au nom de son collègue ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, sur le terrain de l’école du boulevard de la Cité-des-Jeunes.

Éducation

Avenir de Mont-Bleu: un «investissement» annoncé vendredi

Un «investissement pour l’école secondaire Mont-Bleu» sera annoncé vendredi par le gouvernement du Québec.

Le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, doit faire l’annonce en avant-midi au nom de son collègue ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, sur le terrain de l’école ayant été gravement endommagée par un incendie lors du passage de la tornade du 21 septembre dernier.

La Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) a déjà déterminé qu’elle favorisait une rénovation de l’école, mais la décision revient au ministère, qui avait récemment promis une réponse «avant les vacances estivales».

En attendant de connaître l’avenir de leur école, les élèves de Mont-Bleu sont accueillis au centre Asticou. Le gouvernement fédéral est prêt à ce que les élèves y restent «aussi longtemps» qu’il le faudra.

Éducation

Le projet d’école secondaire à Aylmer «vraisemblablement» retardé

Le poids du manque d’espace s’alourdit à la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO). L’ouverture de l’école secondaire 040 sera «vraisemblablement» retardée à 2022, soit deux ans plus tard que l’échéancier initialement prévu.

La CSPO a diffusé un communiqué, vendredi, pour signaler que «des raisons hors de son contrôle» la forcent à annuler l’appel d’offres pour la construction de l’école secondaire de 810 places devant être érigée à proximité du centre aquatique Paul-Pelletier.

«Des exigences administratives ont forcé le promoteur du projet [domiciliaire] La Croisée à effectuer des tests de sol supplémentaires, obligeant ainsi la CSPO à suspendre temporairement la poursuite de son projet de nouvelle école située sur le terrain adjacent», explique la CSPO.

Le président de la commission scolaire, Mario Crevier, a indiqué en entrevue avoir appris la mauvaise nouvelle mardi. Il explique que les exigences environnementales que doit respecter le promoteur retarderont l’ouverture de la rue sur laquelle sera construite l’école, ce qui a contraint la CSPO à annuler l’appel d’offres pour les travaux de construction.

À l’heure actuelle, la CSPO ignore à quel moment elle pourra relancer l’appel d’offres. «La suspension des travaux en cours retardera vraisemblablement l’ouverture de la nouvelle école secondaire dans le secteur Aylmer à septembre 2022», a fait savoir la commission scolaire.

Puisque les travaux de construction doivent s’échelonner sur deux ans, M. Crevier note qu’il y a encore une petite chance que l’école soit prête pour 2021, tout en soulignant qu’il est «plus plausible» que l’ouverture n’ait lieu qu’en 2022. La CSPO visait au départ 2020 pour l’ouverture de l’école 040.

Débordement 

Les dirigeants de la CSPO «évaluent diverses options pour remédier aux défis que pose ce revirement de situation inattendu», car un «important surplus d’élèves» est prévu à l’école secondaire Grande-Rivière. Déjà, «plusieurs scénarios sont à l’étude» pour qu’il y ait de la place pour tout le monde.

Dès la prochaine rentrée, une vingtaine de classes modulaires seront utilisées à l’école secondaire Grande-Rivière. «On est près de la limite», reconnaît M. Crevier. L’établissement de la rue Broad comptera 1985 élèves en septembre prochain, et franchira le cap des 2000 l’année suivante, a indiqué le président de la CSPO.

L’échéancier pour l’ouverture de l’autre école secondaire de 810 places dans le Plateau — la 041 — demeure pour sa part inchangé, alors que la CSPO vise toujours l’automne 2021.

Dans le secteur Hull, quelques classes modulaires sont aussi utilisées à l’école secondaire de l’Île. D’autres locaux modulaires ont été commandés afin d’y aménager des laboratoires pour les élèves de l’école secondaire Mont-Bleu, installés au centre Asticou depuis décembre en raison de l’incendie qui a gravement endommagé leur établissement lors du passage de la tornade de septembre dernier.

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CHRONOLOGIE

  • Juin 2014 La CSPO demande à Québec le financement pour une nouvelle école secondaire dans le Plateau.
  • Août 2015 La CSPO décide de demander deux écoles secondaires d’environ 800 places chacune, au lieu d’une seule de 1600 places. La présidente de la CSPO de l’époque, Johanne Légaré, affirme que le besoin est de 1600 places « d’ici 2019 ».
  • Août 2016 Le ministère de l’Éducation alloue près de 65 millions $ à la CSPO pour la construction de deux écoles secondaires. Il est alors évoqué que dans un monde idéal, ces écoles ouvriraient en 2019 ou en 2020.
  • Novembre 2018 Le président de la CSPO, Mario Crevier, indique qu’il y a encore « des chances » que l’école 040 soit prête pour la rentrée 2020, mais que cet échéancier n’est toujours « pas certain ».
  • Juillet 2019 La CSPO annonce qu’une situation « hors de son contrôle » retardera « vraisemblablement » l’ouverture de l’école 040 à 2022.

Éducation

Le cowboy Jérôme Dupras obtient une chaire de recherche en économie écologique

Déjà bien connu pour son rôle de bassiste du groupe Les Cowboys fringants et son statut de militant, le professeur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) Jérôme Dupras vient d’ajouter une corde à son arc. Il est désormais titulaire d’une nouvelle chaire de recherche en économie écologique.

Chercheur à l’Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT) de l’UQO, M. Dupras s’est joint en 2014 au département des sciences naturelles de l’établissement, où il a fondé le Laboratoire d’économie écologique.

Une nouvelle étape de sa carrière s’inscrit maintenant avec l’obtention de la Chaire de recherche du Canada en économie écologique, dont la création est assortie d’un financement de 600 000$ sur cinq ans.

Le recteur de l’UQO, Denis Harrisson, a salué jeudi l’engagement de M. Dupras à faire une place aux enjeux environnement dans l’économie.

«C’est la première chaire de recherche du Canada qui va s’intéresser à ce sujet qu’on trouve toujours polarisé, parce qu’on essaye toujours d’opposer l’écologie à l’économie, comme si c’était deux extrémités d’un pôle et que c’était irréconciliable, a souligné M. Harrisson. Les travaux de Jérôme Dupras, jusqu’à présent, tendent à nous montrer que quand on s’intéresse au problème du développement durable et au problème environnemental, on s’intéresse aussi à l’économie et qu’il est possible de concilier les deux, mais il faut en faire la démonstration scientifique.»

Comptant déjà une trentaine de publications scientifiques à son actif, le principal intéressé note pour sa part qu’avec l’obtention de la chaire de recherche, il souhaite «partager ce message-là, qu’on peut réconcilier économie et environnement en pensant à nos enfants».

«Avant d’être un écologiste, je suis un père de famille, a-t-il souligné. Je pense à mes enfants, je pense au monde qu’on leur lègue.»

La chaire de recherche en économie écologique concentrera ses travaux sur trois grands axes. Le premier vise une «modélisation socioécologique» du lien intime qui unit l’environnement aux activités humaines.

Le deuxième axe est celui de la théorie économique. «Quand il y a des débats publics […], on a souvent tendance à confronter environnement et économie, a mentionné M. Dupras. […] Malheureusement, cette lecture économique est très biaisée. Elle est basée sur des paradigmes d’une économie qui, à mon sens et au sens de plusieurs de mes collègues, est d’une autre époque.»

Le dernier axe abordera la gouvernance environnementale, dans l’objectif de «prendre des modèles plutôt techniques et des approches théoriques et en faire quelque chose de digeste et applicable, qu’on peut transformer en programmes et en politiques publiques», a expliqué le chercheur.

La «mission première» de la chaire sera de faire connaître les résultats des recherches. «Tout ça est désincarné si on n’est pas capable de toucher nos concitoyens», expose M. Dupras, qui espère donner de nouveaux «éclairages» sur diverses questions de société. La dimension touchant la gouvernance environnementale sera donc «très, très importante», assure-t-il en soulignant que «dans une dynamique d’effondrement climatique», il s’agit d’«un enjeu jusque dans notre cour arrière».

«Il faut être réaliste, mais aussi optimiste, ajoute-t-il. On peut changer le monde, on l’a déjà fait dans le passé. La science, ce n’est pas le monopole du savoir, mais c’est un allié fantastique.»

Éducation

Budget de la CSCV: de l’argent neuf pour les services aux élèves

Les élus de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) ont adopté, mercredi soir, un budget de fonctionnement 2019-2020 de 89,4 millions $. En vertu du nouveau système de taux unique de taxation scolaire, celui-ci est fixé à 0,127 81 $ par tranche de 100 $ d’évaluation foncière pour l’année à venir.

Il s’agit d’un quatrième budget équilibré consécutif pour la CSCV, a tenu à rappeler le président de la commission scolaire, Éric Antoine, lors de la séance des commissaires tenue à Buckingham.

Au final, près de 7 millions de dollars supplémentaires sont injectés dans les coffres de la CSCV pour la prochaine année scolaire, en comparaison avec 2018-2019 quand le budget se chiffrait à 82,6 millions de dollars.

Ces sommes serviront à bonifier les services aux élèves. Parmi les faits saillants figurant au budget de fonctionnement et d’investissement, on retrouve l’ajout de plus de 300 heures en heures pour l’embauche de techniciens en éducation spécialisée et de préposés aux élèves handicapés qui seront appelés à œuvrer dans des classes transit et TSE. Cette mesure coûtera plus d’un demi-million de dollars, a précisé le directeur général de la commission scolaire, Daniel Bellemare. Un plancher de services pour les heures TES sera implanté dans l’ensemble des écoles du territoire. L’ajout de classes d’aide et l’embauche d’un professionnel pour l’éducation à la sexualité sont également parmi les nouveaux services prévus. Des enveloppes supplémentaires ont aussi été réservées pour le maintien des bâtiments.

« Il y a des montants incroyables qui sont réinjectés dans éducation, chose que nous attendions depuis très longtemps. [...] Maintenant, on peut déployer une plus grande envergure de services que nous n’étions pas capables d’offrir auparavant. Nous étions déjà sur une bonne lancée au niveau de notre taux de diplomation et de notre taux de décrochage. Maintenant, avec ces services-là, je ne peux même pas m’imaginer à quel point on va pouvoir répondre aux besoins dans nos écoles pour nos élèves », s’est réjoui Éric Antoine.

Le vice-président de la CSCV, Sylvain Tremblay, a pour sa part indiqué qu’il s’agissait d’un « beau jour pour l’éducation au Québec », soulignant que les nombreuses années de compression étaient désormais derrière le rétroviseur.

« Cette année, je pense qu’on peut dire, avec les réinvestissements qui ont été faits, que finalement nous allons récupérer. Nous avons de l’argent neuf pour les services aux élèves, nous avons de l’argent neuf pour les immeubles et l’entretien et pour des mesures concrètes dans les écoles. J’espère juste, et je tiens à le dire publiquement, qu’on ne retournera jamais dans ces années de coupures qui se sont faites sur le dos de nos élèves. C’était indécent », a-t-il déclaré.

Éducation

Violence envers les enseignants: une tendance à la hausse

Crachats, coups, gifles, morsures, objets lancés ou encore des propos très grossiers : la violence dont sont victimes les enseignants de la part d’élèves est une triste réalité de plus en plus commune à l’intérieur des murs des écoles.

Depuis quelques années, la tendance est à la hausse pour le nombre de cas signalés par le corps professoral. L’Outaouais ne fait pas exception à la règle.

Éducation

La CSPO pointée du doigt par les profs

Le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais (SEO) saisit mal pourquoi la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) fait la source oreille et ne crée pas un formulaire spécifique aux événements à caractère violent avec des élèves, comme c’est le cas dans d’autres commissions scolaires.

À la CSPO, le formulaire à remplir lorsqu’un enseignant est la cible de violence physique ou verbale de la part d’un élève s’intitule Rapport d’accident de travail, tandis qu’on le nomme Déclaration d’événement accidentel ou à caractère violent aux commissions scolaires des Draveurs (CSD) et au Coeur-des-Vallées (CSCV).

Éducation

Élèves violents: des questions à se poser en amont

Qu’est-ce que cette violence des écoliers envers les enseignants peut bien cacher et que peut-on faire en amont pour l’atténuer? Voilà l’une des questions cruciales à se poser, selon la professeure au Département de l’éducation de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Mylène Leroux.

«Il faudrait creuser plus loin. C’est un sujet qui doit susciter un questionnement au niveau de la société et du système en général. Qu’est-ce qu’on peut faire pour la diminuer (la violence) à la source? Si on ne s’intéresse pas à des éléments tels que le manque de soutien dans une école, on ne règlera pas la violence à court terme», affirme celle qui se spécialise entre autres dans la résilience des enseignants.

Éducation

Avenir de Mont-Bleu: une réponse du ministère «avant les vacances estivales»

Le ministère de l’Éducation devrait statuer sur l’avenir de l’école secondaire Mont-Bleu «avant les vacances estivales».

Alors que la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) penche davantage en faveur d’une rénovation de l’école ayant été gravement endommagée par l’incendie s’étant déclaré lors du passage de la tornade du 21 septembre dernier, la décision finale revient au ministère de l’Éducation.

Le président de la CSPO, Mario Crevier, a récemment indiqué que si Québec choisit l’option d’une rénovation, les élèves actuellement accueillis au centre Asticou pourraient probablement retrouver leur école dès la rentrée 2020.

Au cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, on indique que «le dossier progresse bien au ministère».

«Nous espérons effectivement pouvoir prendre une décision avant les vacances estivales», a fait savoir l’attaché de presse du ministre, Francis Bouchard, qui précise que cela ne fait «pas spécifiquement référence à la fin de l’année scolaire, qui se termine [ce vendredi]».

La députée de Hull à l’Assemblée nationale, Maryse Gaudreault, avait écrit au ministre Roberge, la semaine dernière, afin de lui demander de «faire connaître [sa] décision d’ici la fin des classes».

Tout en reconnaissant que cela ne change rien pour la prochaine rentrée qui se fera au centre Asticou, Mme Gaudreault estime qu’il est important que les élèves, les parents et le personnel soient informés rapidement de la suite des choses.

«Ça prend des actions, mais surtout des orientations, dit-elle. Les élèves vont continuer à aller au centre Asticou au mois de septembre, mais ce serait le fun de savoir si c’est pour un an ou si c’est pour trois ans. […] Je pense que si le ministre avait pris sa décision avant la fin des classes, ça aurait donné un beau signal qu’on prend la situation au sérieux.»

Le député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus, assure pour sa part que peu importe l’option qui sera retenue par le ministère de l’Éducation, le centre Asticou restera disponible «aussi longtemps» qu’il le faudra pour accueillir les élèves de Mont-Bleu.

Politique

Le ministère de l’Éducation ignore combien d’enfants lui échappent

EXCLUSIF / Le ministère de l’Éducation ignore combien d’enfants au Québec ne fréquentent pas l’école, vingt mois après avoir obtenu le pouvoir de faire ce type de vérifications.

L’ex-ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a fait adopter en novembre 2017 le projet de loi 144 qui resserre l’obligation de fréquentation scolaire. L’objectif était qu’aucun adulte n’entrave le droit à l’éducation des enfants de 6 à 16 ans.

La nouvelle loi donne depuis ce jour un pouvoir d’enquête aux fonctionnaires, afin qu’ils comparent la liste d’enfants qui ont une carte d’assurance-maladie au Québec avec la liste de ceux qui ont un code permanent délivré par le ministère de l’Éducation. 

À l’époque, le ministre Proulx disait vouloir sortir ces enfants de «l’ombre» et demandait au ministère de l’Éducation d’«arrêter de ne pas voir au-delà des enfants que les parents ont bien voulu inscrire à l’école». 

Force est de constater que près de deux ans plus tard, l’objectif n’est pas atteint. Même si le processus est «en cours», le ministère de l’Éducation n’a pas encore en main la liste de ces enfants qui passent entre les mailles du filet. 

Une «entente de communication de renseignements personnels» a été conclue le 12 juillet 2018 entre l’ex-ministre Sébastien Proulx et la Régie de l’assurance-maladie du Québec, indique Bryan St-Louis, porte-parole du ministère de l’Éducation. 

Données à comparer

Depuis ce temps, le ministère a demandé la collaboration de l’Institut de la statistique du Québec «afin de bénéficier de l’expertise de cet organisme en matière d’appariement de fichiers de renseignements personnels». «L’appariement des données de ces fichiers est en cours et vise à obtenir une liste d’enfants qui se trouvent potentiellement en défaut de fréquentation scolaire», ajoute M. St-Louis. 

Lorsque le ministère aura l’information en main, il a l’intention de communiquer avec les commissions scolaires concernées afin de «régulariser la situation des enfants concernés». Aucune échéance n’a toutefois été avancée pour mener à bien cette opération. 

Rappelons que depuis 2017, le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) a le pouvoir d’intervenir auprès des familles qui n’offrent pas d’enseignement à leurs enfants. Le DPJ peut considérer la non-fréquentation scolaire comme de la négligence. 

École à la maison

Un des objectifs du projet de loi 144 était de mieux encadrer l’école à la maison. À l’époque, le ministre Proulx était d’avis que l’école à la maison ne devait pas devenir «un raccourci, un faux-fuyant et une échappatoire». Ce printemps, l’actuel ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a signifié son intention de faire adopter un règlement qui est encore plus exigeant envers les parents qui choisissent d’enseigner eux-mêmes à leurs enfants. 

Depuis deux ans, le nombre de familles qui régularisent leur situation et s’inscrivent auprès de leur commission scolaire lorsqu’elles font l’école à la maison a bondi. À l’automne 2017, le ministère évaluait à un peu plus de 1000 le nombre d’enfants scolarisés à la maison, alors qu’en date du 7 mai 2019, le ministère de l’Éducation avait en main 5370 dossiers d’enfants recevant un enseignement à la maison. 

Mais comme le ministère n’a pas encore la liste des enfants qui ne sont inscrits ni à l’école publique, ni à l’école privée, ni en enseignement à la maison, il est difficile d’avoir le portrait complet de la situation. 

Assurer la scolarisation de tous les enfants fait partie des engagements internationaux du Québec. Dans un rapport publié en 2015, le Protecteur du citoyen s’inquiétait également de ne pas savoir combien d’enfants ne sont pas inscrits auprès des autorités scolaires. «L’absence du regard d’un tiers ou d’une forme d’évaluation et de suivi extérieur à la famille, surtout pour les enfants jamais inscrits ni connus des autorités scolaires, peut nuire à la détection de situations préjudiciables au développement de ces enfants», écrivait le Protecteur du citoyen.

Éducation

Maternelles 4 ans: le plan de match gardé secret

Le plan de match détaillé du gouvernement Legault dans le dossier des maternelles 4 ans demeure un secret bien gardé.

Si on se fie aux réponses obtenues par La Presse canadienne, à la suite de demandes écrites formulées en vertu de la loi d’accès à l’information, le ministère de l’Éducation tient à rester bien discret sur sa démarche visant à implanter un réseau universel de maternelles 4 ans sur tout le territoire du Québec d’ici cinq ans.

De l’ensemble des informations transmises au cours des derniers jours, on trouve des documents largement caviardés, de la correspondance sans intérêt public et des documents déjà rendus publics.

Surtout, le ministère a refusé de transmettre plusieurs informations requises, invoquant divers motifs.

Dans certains cas, le ministère dirigé par Jean-François Roberge s’est opposé parce qu’il s’agissait de «documents du cabinet du ministre», dans d’autres cas, parce qu’ils étaient «produits pour son compte».

Ou encore, des documents ne pouvaient être acheminés supposément parce qu’il s’agissait «d’analyses, de recommandations et d’avis effectués dans le cadre d’un processus décisionnel en cours», écrit la responsable de l’accès aux documents du ministère dans sa réponse.

Ces réponses ont été fournies deux mois après l’envoi des demandes, donc bien après la limite légale fixée à 30 jours maximum.

Questionné au sujet du délai déraisonnable, la semaine dernière, le ministre Jean-François Roberge avait déclaré qu’il n’avait «rien à cacher» et que les réponses seraient fournies rapidement.

La demande d’accès visait à mieux comprendre la position gouvernementale dans ce dossier d’actualité.

L’idée consistait à consulter tout document - études, avis d’experts, analyses, rapports, sondages internes, etc. - pouvant justifier la position du gouvernement sur, notamment, la pertinence de doter le Québec d’un tel réseau, l’évaluation des coûts d’implantation, la planification du déploiement, l’arrimage prévu avec le réseau des Centres de la petite enfance (CPE), l’intérêt des parents pour un tel service, la faisabilité du projet et l’évaluation de la disponibilité du personnel requis (enseignants et professionnels).

Engagement

La création, d’ici cinq ans, d’un réseau universel de prématernelles quatre ans figurait parmi les principaux engagements de la Coalition avenir Québec (CAQ) durant la dernière campagne électorale, en vue de mieux détecter les troubles d’apprentissage chez l’enfant.

Depuis l’élection de la CAQ en octobre, les partis d’opposition remettent en question ce choix, jugeant que le projet est mal ficelé, coûteux, et susceptible de nuire au développement des CPE.

Le coût estimé, par les caquistes, de chaque nouvelle classe de maternelle 4 ans est passé de 122 400 $, en campagne électorale, à 800 000 $, soit six fois plus, une fois au pouvoir.

En campagne électorale, la CAQ prévoyait que 90 % des enfants de 4 ans fréquenteraient les nouvelles prématernelles, un scénario révisé à la baisse depuis, alors qu’on vise désormais 50 %.

Pressé, le gouvernement va de l’avant, même si la loi devant encadrer le déploiement du réseau n’est toujours pas adoptée. Le ministre Roberge a déposé son projet de loi 5 en février, et l’étude détaillée devrait se faire seulement à l’automne.

D’ici là, le ministre Roberge promet que les bambins de 4 ans pourront fréquenter l’une des 250 nouvelles classes promises pour la rentrée de cet automne. On ne sait toujours pas combien d’enfants y seront inscrits.

On compte actuellement 394 classes de maternelles 4 ans en milieu défavorisé. Avec l’ajout des 250 classes annoncées, pour tous les milieux, on devrait en compter 644, au total, avant la fin de l’année. Le premier ministre François Legault en veut 5000 d’ici la fin de son premier mandat.

Ce sont les commissions scolaires — des organisations que le gouvernement s’est engagé à abolir — qui seront chargées d’offrir le nouveau service préscolaire.

La consultation menée au printemps autour du projet de loi a permis de cerner certains enjeux qui risquent de compliquer les choses, dont la difficulté de recruter des enseignants et des professionnels (orthophonistes, psychoéducateurs, etc.) et le manque d’offre de locaux, notamment.

Dans le dernier budget, on a réservé 436 millions $ pour déployer 3400 classes d’ici cinq ans, ce qui exclut cependant la construction de locaux.

En parallèle, pour s’assurer que les classes ne seront pas vides, le ministère mènera d’ici le mois d’août une campagne de promotion des maternelles 4 ans auprès des parents de jeunes enfants, tant dans les médias traditionnels que sur des plateformes Web comme Facebook et Google. Le coût : 70 000 $.

Éducation

Le recteur de l’UQO veut rester «attaché à l’éducation supérieure»

Même s’il quittera son poste de recteur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) en janvier prochain, Denis Harrisson souhaite rester «attaché à l’éducation supérieure».

M. Harrisson s’est adressé aux médias, mardi, pour expliquer sa décision de ne pas solliciter un second mandat à la tête de l’UQO, qu’il avait annoncée la veille au conseil d’établissement de l’établissement.

«C’est une décision personnelle, c’est une décision que j’ai prise avec les membres de ma famille, a-t-il indiqué. Vous savez, l’engagement auprès de l’UQO, pour un recteur, c’est un engagement de cinq ans, c’est prévu dans la loi. [...] C’est une tâche assez accaparante et je pense que c’est le secret le moins bien gardé dans Gatineau-Ottawa, j’ai 66 ans. J’en aurai 67 au terme du premier mandat et ça m’amène à 72 ans si je termine [un] deuxième mandat.»

Compte tenu de l’ampleur de la tâche, l’âge est donc «ce qui a pesé le plus» dans la balance, admet le recteur, qui évoque aussi d’autres facteurs.

«Je ne vous cacherai pas qu’il y a des tensions, a-t-il mentionné. Une université, c’est quand même un lieu de discussions et de débats, il y a des controverses et il y a ça qui a pesé aussi dans la balance, en fonction de l’âge que j’aurai à la fin de mon mandat de cinq ans.»

Son départ du poste de recteur de l’UQO ne devrait toutefois pas rimer avec retraite. «Je souhaite rester attaché à l’éducation supérieure, et évidemment, j’ai des projets et ce sera à définir dans le courant de l’automne», a-t-il dit, sans vouloir donner davantage de détails sur ses ambitions.

Se disant «fier des réalisations de l’UQO» au cours des dernières années, M. Harrisson affirme qu’il «laisse une université en bonne santé financière» avec la conviction «que les réalisations qui sont en chantier actuellement vont se réaliser dans les prochains mois, dans les prochaines années».

Le mandat de M. Harrisson prendra fin le 30 janvier prochain, et le principal intéressé n’entend pas ralentir le rythme d’ici là.

«Ça viendra assez vite et ces six mois-là, je compte évidemment les consacrer à la consolidation des différents projets», a-t-il mentionné.

Le recteur aimerait notamment obtenir une réponse positive pour la création d’un baccalauréat en kinésiologie avant la fin de son mandat, dans l’espoir que le programme puisse accueillir ses premiers étudiants à l’automne 2020. Il croit également que l’UQO réussira prochainement à offrir le programme préparatoire pour les finissants du cégep qui étudieront à la future faculté satellite de médecine de l’Université McGill à Gatineau.

Le futur recteur ou la future rectrice devra pour sa part continuer à travailler sur le développement de programmes et sur le projet de consolidation des activités gatinoises de l’UQO au pavillon Alexandre-Taché, a souligné M. Harrisson.

Éducation

Harrisson ne sollicite pas un second mandat à l'UQO

C’est confirmé: le recteur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) Denis Harrisson ne sollicite pas de second mandat à la tête de l’institution et quittera ses fonctions en janvier 2020.

Après avoir entretenu le suspense sur la question ces derniers jours, le principal intéressé a annoncé la nouvelle aux membres du conseil d’administration de l’UQO lundi.

Il a confirmé ses intentions dans un message acheminé à la communauté universitaire en début de soirée.

«Cette décision très difficile a été prise au terme d’une mûre réflexion échelonnée sur plusieurs semaines incluant des discussions avec ma famille», écrit-il entre autres.

L’homme de 66 ans ajoute qu’il avertira la présidente de l’Université du Québec, Johanne Jean, afin qu’on puisse procéder à un appel de candidatures et à la formation d’un comité de sélection pour entamer le recrutement du prochain recteur ou de la prochaine rectrice.

«J’ai passé l’essentiel de ma vie professionnelle à l’université, un milieu que j’ai habité et affectionné plus que tout autre pour sa créativité et sa forte capacité à se régénérer, ainsi que pour ses valeurs de liberté et de partage. L’université compose le terreau idéal pour l’innovation, l’avancement du savoir et des connaissances ainsi que la réalisation des projets les plus inspirants pour les étudiants et les étudiantes. Ce fut, et c’est encore, un immense plaisir et un grand honneur que de servir la communauté universitaire de l’UQO sur nos campus à Gatineau et à Saint-Jérôme, ainsi qu’à Ripon et à Sainte-Thérèse», ajoute M. Harrisson dans son message.

Ce dernier est arrivé en poste en janvier 2015, succédant à Jean Vaillancourt.

Il occupait auparavant les fonctions de vice-recteur à l’enseignement et à la recherche.

Détenteur d’un doctorat en sociologie, il a été professeur au Département de relations industrielles de l’UQO de 1991 à 2003, avant d’être professeur titulaire à l’UQAM et directeur du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) de 2003 à 2009. 

Il a entre autres aussi été membre expert sur l’innovation sociale de la Commission européenne en 2013.

Rappelant qu’il reste encore plus de six mois à son mandat de cinq ans, le recteur de l’UQO précise qu’il compte se «consacrer à la consolidation des projets qui nous permettront d’enrichir l’expérience étudiante, de développer l’UQO et de la faire rayonner».

Pas plus tard que la semaine dernière, Denis Harrisson affirmait au Droit qu’il n’avait pas encore décidé s’il solliciterait un renouvellement de mandat jusqu’en 2025.

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Recteur de l'UQO: Partira, partira pas?

Un document interne reproduisant une résolution présentée au conseil d’administration ce lundi s’était mis à circuler, et celui-ci laissait toutefois planer un doute sur les intentions réelles du recteur.

On y mentionnait que « monsieur Denis Harrisson ne souhaite pas solliciter de renouvellement de mandat » et qu’un « comité de sélection doit être constitué par l’UQO pour procéder à la désignation d’un recteur ».

L’UQO a déploré la situation, parlant de fuite d’un document hautement confidentiel et indiquant que le passage du projet de résolution indiquant que M. Harrisson n’avait pas l’intention de solliciter un deuxième mandat «n’aurait jamais dû se retrouver là».

Le campus unifié (pavillon Alexandre-Taché), la bonification de l'éventail de programmes et la possible offre de l’année de formation préparatoire pour la future faculté satellite de médecine de l’Université McGill de Gatineau sont au nombre des projets sur la table actuellement à l'UQO.

Un point de presse au sujet de la décision de M. Harrisson doit avoir lieu mardi matin.

Éducation

Québec investit 43,5 millions $ pour quatre écoles en Outaouais

Des centaines de nouvelles places pour des élèves du primaire verront le jour en Outaouais au cours des prochaines années, alors que Québec injecte 43,5 millions $ pour construire une première école primaire à L’Ange-Gardien, préparer le dossier de construction d’un autre établissement dans le secteur Aylmer et pour réaliser deux agrandissements.

Le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, a annoncé lundi après-midi que la municipalité de L’Ange-Gardien accueillera sa toute première école grâce à un financement de 16,2 millions $ alloué à la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV).

Le président de la CSCV, Éric Antoine, a fait savoir que cet établissement comptera 12 groupes de niveau primaire, deux de maternelle 5 ans et deux autres de prématernelle 4 ans.

Selon M. Antoine, l’école pourrait ouvrir pour la rentrée 2021, sinon pour 2022.

Trois projets à la CSPO

Les trois autres projets annoncés lundi concernent la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO).

Québec octroie un peu plus de 3 millions $ pour préparer la construction d’une nouvelle école primaire en sol gatinois, dans le secteur Aylmer.

« C’est une nouvelle façon de faire […] pour faire en sorte qu’on puisse aller de l’avant avec davantage de projets, a expliqué le ministre Lacombe. Il y a 28 projets à l’échelle québécoise qui sont financés cette année de cette façon-là, donc on donne 10 % de l’enveloppe pour s’assurer qu’on puisse faire les plans et devis, par exemple, [et] qu’on puisse progresser en attendant la part […] plus complète du financement. »

Le président de la CSPO, Mario Crevier, a indiqué que cette école – la 037 – devrait être érigée dans les environs de la future école secondaire du chemin Vanier, près du centre aquatique Paul-Pelletier.

Dans le secteur Hull, l’école du Parc-de-la-Montagne sera agrandie grâce à un investissement de 11,9 millions $. Cette somme permettra l’ajout de 12 locaux et d’un gymnase. M. Crevier souhaite que les travaux soient réalisés le plus vite possible, « probablement » pour la rentrée 2021.

Dans la municipalité de La Pêche, l’école au Coeur-des-Collines sera aussi agrandie grâce à un montant de 12,3 millions $ pour l’ajout de dix classes et d’un gymnase. 

Les parents des élèves de cette école avaient à maintes reprises, ces dernières années, dénoncé l’état de cette école primaire séparée en deux immeubles.

Le député de Gatineau, Robert Bussière, avait lui-même souhaité que Québec investisse pour une nouvelle école lorsqu’il était maire de La Pêche. 

La municipalité s’était à l’époque engagée à céder gratuitement un terrain pour l’école et à payer 600 000 $ pour qu’elle ait un gymnase double.

En 2016, M. Bussière s’était dit « sérieusement déçu » que Québec n’ait pas répondu favorablement à la demande de construction d’une nouvelle école primaire à La Pêche.

Maintenant qu’il représente les couleurs du gouvernement caquiste, M. Bussière estime que l’agrandissement de l’immeuble Sainte-Cécile est « un beau projet ». 

« Je ne peux pas dire que ça va satisfaire l’ensemble de la population, parce qu’il […] y en a qui réclamaient une nouvelle école », a-t-il reconnu, en précisant que « la croissance n’était pas nécessairement là pour justifier une nouvelle école ».

Éducation

Arrestation controversée d'un étudiant noir à l'Université d'Ottawa [VIDÉO]

L’arrestation d’un étudiant noir par le service de protection de l’Université d’Ottawa (Ud’O) mercredi a provoqué d’importants remous dans l’établissement d’enseignement supérieur.

Jamal Boyce, un élu de l’Association des étudiant-e-s en études des conflits et des droits humains de l’Ud’O, a raconté en détail sur Twitter avoir été interpellé par des gardes de sécurité alors qu’il circulait sur sa planche à roulettes.

Les employés du service de la protection de l’Ud’O lui ont demandé des cartes d’identité. M. Boyce soutient qu’il n’avait pas son portefeuille sur lui, mais qu’il leur a répondu que sa carte étudiante se trouvait dans son bureau situé sur le campus.

Toujours selon le témoignage publié en ligne par l’étudiant, les gardes ont insisté pour que Jamal Boyce s’identifie et, devant l’absence de pièces d’identité, lui ont passé les menottes et l’ont arrêté pour s’être trouvé sans permission sur le terrain de l’institution.

« Je leur ai demandé pourquoi et de quelle façon j’empiétais sur la propriété de l’Université. J’ai été clair que j’étais sur le campus pour me rendre à mon bureau, écrit M. Boyce. On m’a forcé à rester assis à l’extérieur pendant deux heures, le temps que la police arrive. »

Le Service de police d’Ottawa a confirmé s’être rendu sur le campus mercredi, à la demande des agents de sécurité de l’Ud’O puisqu’un étudiant qui ne respectait pas certaines règles de l’établissement refusait de s’identifier. Le jeune homme a été arrêté avant d’être libéré sans condition, explique le constable Charles Benoit.

« Ce n’est pas le premier incident de racisme flagrant que je vis. Ce n’était pas seulement humiliant, c’était de la violence physique, mentale et émotionnelle. Cette expérience me laisse croire qu’en tant qu’étudiant noir, on ne fait pas partie de la “communauté” de l’Université d’Ottawa », ajoute l’étudiant.

Sur Twitter, l’étudiant a également partagé une vidéo des secondes précédant son arrestation qui a contribué à susciter l’indignation.

Éducation

Recteur de l'UQO: Partira, partira pas?

À quatre jours d’une importante rencontre du conseil d’administration de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) où il doit préciser ses intentions pour l’avenir, le recteur, Denis Harrisson, affirme au Droit n’avoir toujours pas décidé s’il allait solliciter un renouvellement de mandat à la tête de l’institution.

«Je garde le suspense, ma décision n’est toujours pas prise», a affirmé le recteur, précisant qu’il allait d’abord informer comme il se doit les membres du conseil d’administration de son choix de prolonger ou non son rectorat. Le premier mandat de M. Harrisson se termine en janvier 2020.

Un document interne reproduisant une résolution qui doit être présentée au conseil d’administration de lundi prochain qui s’est mis à circuler, mercredi, et dont Le Droit a obtenu copie, laisse toutefois planer un doute sur les intentions réelles du recteur Harrisson.

Il est inscrit dans le projet de résolution que «monsieur Denis Harrisson ne souhaite pas solliciter de renouvellement de mandat» et qu’un «comité de sélection doit être constitué par l’UQO pour procéder à la désignation d’un recteur».

Le directeur des communications de l’UQO, Gilles Mailloux, n’a pas caché son mécontentement devant cette fuite d’un document hautement confidentiel. «On déplore le fait que des membres du conseil d’administration ou des membres du syndicat qui reçoivent des documents confidentiels en fassent la diffusion avant même que ce soit débattu par le conseil», a-t-il affirmé.

M. Mailloux ajoute que le passage du projet de résolution indiquant que M. Harrisson n’a pas l’intention de solliciter un deuxième mandat à titre de recteur «n’aurait jamais dû se retrouver là». Selon lui, il s’agit d’une «erreur» qui a été corrigée et qui n’apparaît plus dans la nouvelle mouture du projet de résolution. «Le recteur n’a toujours pas pris sa décision, elle lui appartient et il l’annoncera d’abord au conseil d’administration lundi soir prochain», a-t-il ajouté.

Quant à la formation d’un comité de sélection, M. Mailloux précise qu’il s’agit d’un processus normal lorsqu’arrive la fin du mandat d’un recteur. Que le recteur souhaite renouveler son mandat ou non, ce comité doit être constitué, conformément aux règles de régie interne de l’université.

En rencontre éditoriale avec Le Droit, plus tôt cette année, le recteur Harrisson affirmait poursuivre sa réflexion quant à la prolongation de son mandat à la tête de l’université. Il évoquait son âge [il aurait 72 ans à la fin d’un 2e mandat], mais il affirmait aussi être emballé par la progression de certains dossiers importants pour l’institution comme la mise en place de nouveaux programmes d’enseignement, la réalisation du campus unifié et le positionnement de l’Université à l’international.

Francophonie

Un autre pas vers l’avant pour l’Université de l’Ontario français

L’Université de l’Ontario français (UOF) annonce la nomination d’une deuxième cohorte de professeurs associés.

Bien qu’il s’agisse d’un statut bénévole, les 22 nouveaux professeurs associés viendront contribuer à la poursuite de la mise en œuvre des programmes d’études et de la recherche de l’UOF.

Les premiers créneaux d’excellence transdisciplinaires de l’UOF porteront sur la culture numérique, l’environnement urbain, la pluralité humaine et l’économie mondialisée.

Deux professeurs de l’Université d’Ottawa, soit Linda Cardinal et Joël Beddows, font partie de cette cohorte.

«L’UOF est bien plus qu’une nouvelle université; il s’agit d’un projet de société. Ses animateurs cherchent à y arrimer la transmission d’un savoir de langue française, le cosmopolitisme qui confère à Toronto sa spécificité et le potentiel immense des nouvelles technologies comme outils pédagogiques et ce, au sein de tous ses projets. À titre d’artiste-chercheur franco-ontarien, cette affiliation est des plus naturelles », a décrit M. Beddows.

La liste complète des 22 nouveaux professeurs associés est disponible sur le site web de l’UOF.

Éducation

CSPO: prioriser la fratrie avant le lieu de résidence

Un total de 636 citoyens ont apposé leur signature sur une pétition visant à prioriser la fratrie lorsque la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) doit déplacer des élèves dans une autre école en raison de surplus.

La pétition a officiellement été déposée au conseil des commissaires de la CSPO mercredi soir, au centre Mgr-Lucien-Beaudoin, dans le secteur Hull. Les signataires exigent que la fratrie soit priorisée avant le lieu de résidence afin que les enfants d’une même famille côtoient la même école.

Éducation

Élèves autistes: Roberge promet des moyens additionnels

MONTRÉAL — Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, s’est dit touché par sa visite de l’école l’Étincelle, lundi matin à Montréal.

C’est cette école offrant des services aux jeunes élèves autistes, qui a récemment fait la manchette lorsque Radio-Canada a révélé que des enfants y étaient mis dans un placard pour les calmer lors de situations de crise.

Le ministre s’est dit malgré tout rassuré par le fait qu’à court terme, des travaux d’aménagement seront effectués dès cet été et que le nombre d’élèves sera diminué pour la rentrée de septembre.

Il a reconnu à l’issue de sa visite que l’environnement actuel de l’école l’Étincelle n’est pas adapté à la clientèle qu’elle doit desservir, pas plus qu’elle ne répond aux besoins des professionnels qui y oeuvrent.

Au-delà des mesures à court terme, le ministre Roberge a admis qu’à moyen terme, il faudra soit une école entièrement rénovée et adaptée, soit la construction d’une nouvelle école dédiée.

Aussi en dehors de Montréal

Plus encore, le ministre a promis des ressources aux commissions scolaires en dehors de Montréal qui en feront la demande pour desservir cette clientèle. De nombreux parents de l’extérieur n’ont d’autre choix que de s’attacher aux services dans la métropole, ceux-ci n’étant pas disponibles dans leurs régions.

Jean-François Roberge a invité les commissions scolaires à lui envoyer des demandes en ce sens, promettant qu’elles seront «agréablement surprises par l’ouverture du gouvernement».

Éducation

Une commission Parent 2.0?

Les gains obtenus en éducation grâce à la commission Parent des années 1960 se sont «effrités», si bien que le Québec se trouve désormais sur une «pente glissante», estime Québec solidaire (QS), qui considère le moment venu de refaire l’exercice.

La formation politique de gauche souhaite rassembler tous les partis représentés à l’Assemblée nationale, ainsi que les acteurs du réseau, autour d’une commission Parent 2.0 pour que le Québec se dote d’une vision globale en éducation, a appris La Presse canadienne.

Actuellement, les décisions tant sur les contenus d’enseignement que sur les méthodes d’évaluation et l’organisation du quotidien se prennent à la pièce, a déploré en entrevue la porte-parole de QS en éducation, Christine Labrie.

«Le système d’éducation craque de partout en ce moment», signale-t-elle, en mettant au défi le ministre caquiste de l’Éducation, Jean-François Roberge, d’accepter sa proposition et d’instaurer une commission d’enquête, qui pourrait devenir son legs politique.

Présidée par Monseigneur Alphonse-Marie Parent en 1961, la commission Parent a été l’un des piliers de la Révolution tranquille. Son but premier était la démocratisation et la hausse du taux de scolarisation.

Véritable force de changement, le rapport Parent de 1963-64 a notamment recommandé la création du ministère de l’Éducation et des cégeps, la scolarisation obligatoire jusqu’à 16 ans, la formation poussée des enseignants et l’accès facilité aux universités.

Surtout, il a promu l’égalité des chances, souligne Mme Labrie, qui estime ce concept malmené depuis des années avec l’arrivée entre autres des programmes particuliers. En 2016, le Conseil supérieur de l’éducation a décrété que l’école québécoise est la plus inégalitaire au pays.

Assise dans son bureau du parlement, Christine Labrie confie qu’elle a beaucoup réfléchi à cette question, d’abord en tant que citoyenne et mère de trois enfants, puis à titre de députée de Sherbrooke.

«Ce qu’on avait réussi à construire dans les années 1960-70 en implantant les recommandations du rapport Parent, ça s’est effrité au fil des années, et c’est pour ça qu’on est dû pour une nouvelle réflexion qui va tenir compte de la réalité d’aujourd’hui.»

Pour étayer son propos, Mme Labrie évoque la nouvelle loi qui encadre les frais scolaires, mais qui laisse le coût des programmes particuliers (sports-études, arts-études) libres d’augmenter. «Il y a vraiment une pente glissante qu’on vient d’entamer parce qu’on vient d’écrire dans la Loi sur l’instruction publique que c’est permis de charger des frais aux parents pour des programmes particuliers. La multiplication des programmes particuliers met des barrières à l’accès. (...) Notre principal outil d’égalité des chances, (c’est) l’éducation. Si on nous dit qu’on n’est pas en train d’atteindre l’égalité des chances avec notre système d’éducation, comment va-t-on s’y prendre?»

Manque de données

Les forums, colloques et états généraux, dont les derniers remontent à 1995 sous Jacques Parizeau, n’ont pas suffi, insiste la députée et doctorante en études des femmes. «Tout le monde repart en se disant: «Ah oui, c’était extraordinaire, on a fait de belles réflexions», et après ça le gouvernement dit: «C’était bien intéressant» et il ne le fait pas, tu sais.»

Ce n’est pas mieux d’avoir un gouvernement qui pense avoir trouvé toutes les solutions, d’après elle. Avant de forcer l’adoption de projets de loi sur la maternelle 4 ans et l’abolition des commissions scolaires, le gouvernement Legault devrait se donner un «véhicule» de «l’ampleur» d’une commission d’enquête, plaide-t-elle, afin d’examiner des questions telles que:

  • la composition des classes;
  • les conditions de travail des enseignants;
  • l’accès aux services professionnels;
  • le financement des écoles privées;
  • l’école en région.

La commission qu’elle s’imagine serait non partisane et prendrait environ deux ans pour faire le tour du Québec et émettre des recommandations, qui seraient contraignantes. Car le Québec manque également cruellement de données, selon Québec solidaire, qui note que le ministère de l’Éducation n’a même pas documenté le phénomène des programmes particuliers.

«Combien coûtent nos programmes particuliers? Quel pourcentage des élèves les fréquentent? Comment ça a évolué dans le temps (...) Ce serait quand même plus mobilisant (...) d’arriver à des constats qui sont fondés sur des données, (...) après ça, on pourrait agir de manière concertée, (...) au lieu d’avoir toujours des acteurs du réseau qui se braquent parce qu’on n’a pas pris en compte leurs priorités», clame-t-elle.

Selon Christine Labrie, le ministre Roberge se heurte actuellement à «des levées de boucliers sur à peu près tout ce qu’il a proposé en éducation et c’est très difficile pour lui». Elle lui soumet qu’il n’est pas trop tard pour prendre du recul.

Éducation

Éviter le «mode séduction»: conseils de mode mal reçus à l'UQO [VIDÉO]

Devant des critiques formulées notamment par des membres du corps professoral, l’Université du Québec en Outaouais (UQO) a décidé de retirer une vidéo de sa chaîne YouTube.

La vidéo s’intitulait Les conseils de style gagnants et comprenait des réponses de la styliste Marie-Claude Pichette à la question « Y a-t-il une façon de se vêtir lorsqu’on sert une clientèle étudiante ?».

Mme Pichette y recommande aux professeurs d’éviter des vêtements de « mode séduction », donc « les décolletés plongeants, la bretelle spaghetti, les pantalons trop taille basse et la minijupe ».

La trésorière du Syndicat des professeurs de l’UQO (SPUQO), Louise Briand, soutient que ces conseils visent surtout les femmes, un propos qui fait écho à plusieurs commentaires sur les médias sociaux par d’autres membres de la communauté universitaire.

Éducation

La CSPO préfère la rénovation pour l'école secondaire Mont-Bleu

La Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) privilégie le scénario d’une rénovation pour l’école secondaire Mont-Bleu.

Le directeur général de la CSPO a envoyé une lettre au gouvernement du Québec à la mi-mai pour lui signifier cette préférence.

Le contenu de cette missive a été dévoilé mercredi matin par Radio-Canada. Interrogés par Le Droit, le président de la CSPO, Mario Crevier et le commissaire Alain Gauthier ont confirmé que l’option de la rénovation est plutôt unanime au sein de la CSPO, tant chez les élus scolaires que dans l’administration.

Rappelons qu’un incendie a ravagé l’école secondaire Mont-Bleu après le passage des tornades en septembre dernier et que les activités de l’établissement ont été relocalisées temporairement au centre Asticou.

Au début de l’hiver, la commission scolaire a entrepris une évaluation des coûts et des avantages de différents scénarios pour l’avenir de l’école secondaire. La démolition et la reconstruction de l’école, ainsi que l’achat des locaux au centre Asticou étaient notamment à l’étude.

Le directeur général de la CSPO, Jean-Claude Bouchard, ne souhaitait pas commenter le contenu de sa lettre, mercredi. Selon lui, il aurait été préférable d’attendre avant de parler publiquement de la position de la CSPO dans ce dossier.

« Depuis le début, nous avons une belle collaboration et on travaille en synergie de façon soutenue, explique M. Bouchard. On ne veut pas mettre de la pression publiquement parce que ça ne ferait pas avancer le dossier, même que ça pourrait avoir l’effet contraire. »

Avantages multiples

Sans dévoiler de chiffres, le commissaire Alain Gauthier soutient que la rénovation serait « moins cher, de façon flagrante » que les autres scénarios analysés.

Au-delà du coût, l’avantage pour la CSPO est que l’école serait prête plus rapidement, ce qui ferait le bonheur du personnel et du corps étudiant de l’établissement qui doit parcourir de longues distances entre les différentes classes aménagées au centre Asticou.

Le délai nécessaire plus court pour rouvrir l’école aurait comme bénéfice secondaire d’aider la commission scolaire dans sa gestion des bassins d’élèves, alors que la population étudiante sur son territoire est en croissance constante, selon M. Gauthier.

Le président Mario Crevier a indiqué au Droit que, si le ministère de l’Éducation choisit la rénovation, les élèves pourraient très bien retrouver leur école au début de l’année scolaire 2020-2021. Pour ce faire, la décision du gouvernement provincial devrait toutefois être annoncée rapidement puisque la première étape d’éventuels travaux de rénovation serait la réfection du toit ce qui peut difficilement être réalisé durant l’hiver.

Actualités

La santé mentale des étudiants sous la loupe

PRIMEUR / La santé psychologique de milliers d’étudiants des cégeps et des universités de Sherbrooke se retrouve sous la loupe du Centre RBC d’expertise universitaire en santé mentale de l’Université de Sherbrooke. Le centre veut entre autres recenser les initiatives qui améliorent le bien-être des jeunes.

« On le voit de plus en plus dans les médias, il y a de plus en plus d’enjeux d’anxiété et de stress chez les étudiants », rappelle la directrice du Centre RBC, Julie Lane, aussi professeure à l’Université de Sherbrooke.

Éducation

850 postes de plus dans les écoles du Québec pour aider les élèves vulnérables

D’ici la fin de l’année 2019, les écoles du Québec pourront compter sur 850 personnes de plus pour aider les élèves vulnérables, qu’ils soient en difficulté d’apprentissage ou doués.

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a annoncé mardi l’ajout pour la rentrée de septembre de 650 postes d’enseignants, de professionnels ou d’employés de soutien qui pourront venir en aide aux enfants qui ont un trouble d’opposition, du spectre de l’autisme, un déficit d’attention, de la dyslexie ou toute autre forme de difficulté d’apprentissage.

Ces personnes aideront les jeunes qui sont intégrés dans des classes régulières du primaire et du secondaire, de même que ceux qui fréquentent les centres d’éducation aux adultes. Pour les régions éloignées, le ministre prévoit le déploiement de trois cliniques mobiles de services professionnels, à l’est, à l’ouest et au nord du Québec. 

«C’est fini, les déserts de services. Ce n’est pas parce qu’on est en région, ce n’est pas parce qu’on est dans une petite école avec 80 élèves, 100 élèves dans une seule école que les enseignants seront laissés à eux-mêmes», dit-il. 

À ce nombre s’ajoutent 200 ressources professionnelles qui travailleront dans 150 classes spécialisées. Le ministre est d’avis que certains enfants ne peuvent tout simplement pas poursuivre leur parcours en classe régulière. Il pense par exemple aux autistes non verbaux ou aux jeunes qui présentent des troubles sévères. «C’est terminé, l’intégration à tout prix. On veut l’intégration réussie», dit-il. 

Certaines de ces classes spécialisées pourraient également accueillir des élèves qui dépassent largement les attentes. «Ça peut aussi être des classes spécialisées pour des jeunes qui ont une douance, parce qu’il faut penser à ces jeunes-là, qui, eux aussi, ont des besoins particuliers» et sont à risque de décrocher, ajoute M. Roberge. 

Pénurie de main-d’oeuvre

Même s’il existe une pénurie de main-d’oeuvre et qu’il est parfois difficile de convaincre des orthophonistes et des psychoéducateurs de travailler dans les écoles publiques au lieu de le faire en cabinet privé, le ministre Roberge est confiant que tous les nouveaux postes seront pourvus d’ici la fin de l’automne. «Ce n’est pas tellement une question de salaire dans le réseau privé versus le réseau public. C’est une question de précarité et de devoir travailler dans plusieurs écoles». Selon lui, l’argent qui est sur la table permettra de créer des postes plus alléchants dans le réseau public. 

L’investissement total et récurrent de 70 millions $ par année était déjà prévu au budget présenté en mars. C’est la ventilation de ces sommes qui a été annoncée mardi par le ministre Roberge. 

La Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE) applaudit cet ajout de ressources, mais reste sceptique. «On va vraiment se réjouir quand on va voir que ces ressources-là sont protégées et feront partie du financement de base des écoles», commente la présidente sortante Johanne Pomerleau. 

La FPPE calcule qu’il manque 2000 professionnels par rapport à l’année 2016-2017 dans les différentes écoles du Québec. «Le gouvernement a de très bonnes intentions, mais en envoyant l’argent directement dans les écoles, les planchers de service vont être mouvants et vont confondre toutes les catégories de professionnels», s’inquiète Mme Pomerleau. Elle fait valoir que si une école préconise l’ajout d’un psychologue, alors que certains de ses élèves n’ont pas accès à une orthophoniste, un problème persiste. La FPPE réclame un seuil minimal de 5 professionnels en service direct aux élèves (excluant les orthopédagogues) par 1000 élèves, un seuil qui n’est pas encore atteint. 

L’organisation syndicale s’inquiète aussi de la façon dont seront déployées les cliniques mobiles dans les régions éloignées et espère qu’il s’agit d’une solution temporaire. 

Entre 2015 et 2017, les écoles ont supprimé 370 postes de professionnels dans la foulée de l’atteinte de l’équilibre budgétaire. L’automne dernier, le ministre Roberge avait indiqué au Soleil qu’il fallait que ce yo-yo cesse et que la courbe des professionnels scolaire soit «ascendante tout le long du mandat». 

Éducation

Leland, 4 ans, et Miko, 10 ans: deux surdoués cosmiques

Leland s’intéresse aux exoplanètes, ces planètes qui sont hors de notre système solaire, il a tout juste 4 ans. Puis Miko, qui compte 10 bougies, sait tout ce qu’il y a à savoir sur la physique quantique.

C’est que Leland et Miko sont surdoués. Leland qui doit entrer à la maternelle dans deux ans sait déjà tout ce qu’on y apprend, et bien plus. Puis Miko termine cette année ses mathématiques de deuxième secondaire, puis son anglais de cinquième secondaire.

«Pour Leland, ça a commencé à 18 mois, il pointait toujours la Lune. Il voulait connaître toutes les planètes et quand il avait deux ans, il les connaissait déjà toutes. Après ça, à deux ans et demi, il connaissait toutes les lunes de chaque planète. C’est pour ça qu’il est rendu en dehors du système solaire. Une fois que le sujet est appris, c’est au prochain. Si on lui pose trop souvent la question sur quelque chose qu’il connaît, il va commencer à trouver ça plate. Ils n’ont pas de tolérance à la répétition», explique la mère de Leland, Isabelle Girard.

Leland et Miko ont donc trouvé leur place au club d’astronomie Véga de Cap-Rouge, où ils peuvent étudier des sujets de leur niveau et même les présenter lors de concours scientifiques. Le club est motivant pour eux, et surtout, il ne tient pas compte de leur âge. Les activités leur permettent de se concentrer et de retrouver les défis qu’ils n’ont pas avec la matière scolaire à apprendre. 

«Le club, c’est facile, mais des fois ce sont des sujets plus complexes comme l’astrophysique. Jusqu’à maintenant, j’ai parlé de trois sujets, les lasers, la gravité artificielle et la vitesse de lumière. Trois choses qui sont dans Star Trek, mon émission préférée. J’aime la complexité de la chose», partage Miko.

«Comme parents, on se rend compte qu’on n’a plus aucune ressource pour leur apprendre des choses, ils nous dépassent sur plein de sujets. À part le club d’astronomie, on n’a pas trouvé grand-chose qui permet à Miko d’apprendre. Le club Véga est très ouvert. Miko a souvent été invité à aller dans les cours avec les adultes qui ont des sujets plus poussés. Ils passent par-dessus l’âge», indique le père de Miko, Jake Poulin.

Votre enfant est trop jeune...

La commission scolaire reconnaît qu’il n’y a pas de procédure adaptée pour des profils comme Miko ou Leland, il est bien sûr rare de voir des élèves sauter quatre années scolaires! 

Éducation

TFO entre les murs de La Cité

Auparavant installé dans des bureaux du centre-ville de la capitale, le Groupe Média TFO vient de déménager ses pénates dans un lieu qui lui semblait tout naturel à Ottawa : La Cité.

« Nous avons développé cette idée, Lise Bourgeois (présidente-directrice générale de La Cité) et moi, il y a de cela huit ou neuf ans, de venir ici pour justement profiter de l’énergie et du dynamisme du campus, avec 5000 étudiants. En plus, il y a des programmes reliés à notre domaine. C’était un rêve qui avait plein de sens pour nous. Ç’a aura pris un peu de temps, mais voilà que ça se réalise et on en est enchantés », affirme le président et chef de la direction du diffuseur public, Glen O’Farrell.

Éducation

Maternelle 4 ans : la FAE suggère de surseoir à l'adoption du projet de loi

Le gouvernement Legault doit reporter l'implantation de la maternelle 4 ans universelle partout au Québec. C'est ce que recommande la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), dans un mémoire qui sera déposé jeudi à la commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi 5, visant la mise en place des services préscolaires aux enfants de 4 ans. Le document a été obtenu par La Presse canadienne avant son dépôt.

La FAE, qui représente 44 000 enseignants, rappelle que les maternelles 4 ans ont d'abord vu le jour à l'origine pour aider les enfants en milieu défavorisé et que leur déploiement dans ces milieux prioritaires n'est même pas complété.

Elle déplore donc que les modifications au projet de loi biffent le concept d'élève de 4 ans «vivant en milieu défavorisé».

Le syndicat reconnaît les bienfaits des mesures budgétaires énoncées par le gouvernement caquiste pour 2019-2020 à l'attention des clientèles défavorisées, mais il craint que les mesures d'accompagnement pour ces jeunes soient «diluées ou dispersées» dans tous les milieux avec la maternelle 4 ans universelle.

L'«intervention ciblée» auprès des populations défavorisées doit demeurer «prioritaire» pour le «développement d'une société plus juste et plus égalitaire», estime la FAE, qui demande donc au gouvernement de «surseoir à l'adoption du projet de loi 5».

«La maternelle 4 ans temps plein dans les milieux défavorisés est un projet de société que l'on se doit de chérir et de préserver, peut-on lire. À ce compte, nous demandons au ministre et au gouvernement de déployer, d'ici 2023-2024, une offre de services de maternelles 4 ans à temps plein dans toutes les écoles de milieux défavorisés.»

L'implantation universelle de la maternelle 4 ans est un des engagements principaux de la Coalition avenir Québec (CAQ) en campagne électorale, mais il suscite la controverse. Il rencontre la résistance des trois partis d'opposition au Parlement et de plusieurs syndicats, notamment pour son coût évalué à plus de 2 milliards $, alors qu'il existe déjà un réseau de Centres de la petite enfance (CPE) dont l'expansion n'est même pas complétée.