Éducation

L’école du Cheval-Blanc officiellement inaugurée

Ouverte depuis le début de l’année scolaire, la nouvelle école du Cheval-Blanc a été officiellement inaugurée lundi.

La campagne électorale provinciale déclenchée à la fin du mois d’août, la Commission scolaire des Draveurs (CSD) a attendu l’élection du nouveau gouvernement pour inviter les élus à assister à l’événement.

C’est une rare école construite sur trois étages qui a été dévoilée au public, lundi. Le président de la CSD, Claude Beaulieu, explique que cette construction en hauteur était nécessaire en raison de la rareté des espaces pour accueillir de nouveaux établissements scolaires.

M. Beaulieu souligne également que c’est un bâtiment qui se démarque par sa luminosité en raison des grandes fenêtres qu’on retrouve dans la plupart des salles de classe.

Le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, s’est également dit impressionné par la beauté des locaux. Il souligne par ailleurs que son gouvernement compte investir dans les écoles québécoises au cours du prochain mandat.

«Un bel établissement, ça favorise l’apprentissage. De savoir que des élèves vont fréquenter une si belle école, ça me rend très optimiste, dit M. Lacombe au sujet de l’école du Cheval-Blanc. Je pense que nos écoles et notre système d’éducation manquent d’amour. Je pense que la réussite de nos enfants, c’est une priorité du gouvernement du Québec, maintenant. Je pense qu’on peut juste faire mieux.»

Si le terrain a forcé les architectes à dessiner une école un peu différente des autres, son emplacement en valait certainement le coup, croit le président de la CSD. C’est environ 70% des élèves qui sont considérés comme des marcheurs, donc, qui habitent dans un rayon de 1,2 km de l’école. «C’était un gros défi parce que, dans les plans d’aménagement des municipalités, il n’y a pas toujours des emplacements pour les écoles. Ici, la municipalité a accepté de nous céder un parc pour construire l’école.»

«Je pense qu’on a ici un bon exemple type d’école de quartier», ajoute le ministre Mathieu Lacombe.

Éducation

Services de garde: un coup de pouce pour les familles

Près de 1700 nouvelles places subventionnées en service de garde seront créées au Québec, dont 156 en Outaouais, « là où il y a des besoins ». Ce développement devra se poursuivre au fil des ans même si le gouvernement prévoit ouvrir des classes de prématernelle pour les enfants de quatre ans, affirme le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe.

Le ministre Lacombe a annoncé lundi que le gouvernement créera 1691 nouvelles places subventionnées en installations, soit 1207 dans les centres de la petite enfance (CPE) et 484 dans des garderies subventionnées. Ces places seront réparties dans 11 régions différentes.

L’Outaouais reçoit 9 % de ces nouvelles places. L’annonce a d’ailleurs eu lieu dans les locaux du CPE gatinois Au pays de Cornemuse, qui vient d’obtenir l’aval du ministère pour ouvrir une nouvelle installation de 78 places. La directrice du CPE, Line Kelly, a fait savoir que ces places devraient être disponibles en 2020 dans le secteur du chemin Vanier, entre le boulevard des Allumettières et le chemin Pink.

Les autres places régionales ont été accordées au Centre éducatif La Passerelle (52 places), au CPE La Ribambelle (15 places), à la Garderie éducative Enfantastique (dix places) et à la garderie Petits créatifs (une place).

Mathieu Lacombe a souligné que malgré cet ajout de 170 places, les besoins ne sont « définitivement » pas tous comblés. « En ce moment au ministère de la Famille, il y a 13 000 places qui dorment sur une tablette, des projets qui datent parfois d’il y a dix ans », a-t-il mentionné. Pendant de temps, « plusieurs dizaines de milliers » de noms d’enfants se trouvent sur la liste d’attente centralisée dans l’espoir d’obtenir une place subventionnée.

Développement chirurgical

Le ministre note toutefois que le développement ne se fait plus « de façon sauvage » comme à une certaine époque. « On est vraiment dans un développement qui est rendu presque chirurgical, dit-il. On est capable de voir exactement où sont situées les poches où sont situés les besoins. Même à l’intérieur d’une région, on est capable de sous-catégoriser. »

En parallèle, le gouvernement planche sur son projet de créer des places de prématernelle pour les enfants de quatre ans. Tout en souhaitant « que tout le monde puisse envoyer son enfant dans un service de garde éducatif », M. Lacombe souligne que le déploiement de classes de prématernelle va générer « un déplacement de clientèle ». « Il y a des parents qui vont faire le choix d’envoyer leurs enfants à la prématernelle, ça va venir libérer des places subventionnées que […] de nouveaux enfants vont pouvoir occuper », a-t-il exposé.

Le défi est toutefois de taille dans une région comme l’Outaouais, où la croissance démographique génère déjà un manque d’espace dans plusieurs écoles. « Il faut construire, ça c’est clair », a mentionné le ministre Lacombe, en rappelant que le plan de match sera élaboré par son homologue à l’Éducation, Jean-François Roberge. « C’est certain qu’il y a un défi là, […], mais en même temps, nous, on fait le pari que c’est la meilleure chose, c’est le plus beau projet qu’on peut avoir. »

Actualités

Une application pour réduire le temps d’attente au service de garde

Les parents dont les enfants fréquentent le service de garde de l’école primaire La Maisonnée peuvent maintenant attendre moins longtemps lorsqu’ils vont les récupérer en fin de journée. Dans le cadre d’un projet pilote, l’école du boulevard Mi-Vallon teste actuellement l’application HopHop, qui permet d’aviser les responsables du service lorsqu’ils quittent le boulot en direction de La Maisonnée. Celle-ci est la première école de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) à offrir ce service aux parents.

Ces derniers ont d’abord pu expérimenter l’application gratuitement avant de s’abonner officiellement, ce qui coûte 20 $ par année. 

Le service de garde l’Arche de Noé de la Maisonnée compte environ 80 parents inscrits à l’application et il accueille 230 enfants en fin de journée. L’école primaire est l’une des deux écoles les plus populeuses de la commission scolaire. En fin de journée, les abords du service de garde devenaient souvent très congestionnés, racontent Dominique Martel et Sophie Croteau, respectivement éducatrice à l’accueil et éducatrice classe principale à l’Arche de Noé.

HopHop permet aux parents d’aviser le service de garde lorsqu’ils quittent le travail pour se rendre à l’école. Avertie grâce à l’application qui fonctionne avec un GPS, Dominique Martel appelle l’enfant pour qu’il s’habille. « L’enfant se prépare pendant que le parent est en route. Les parents, quand ils arrivent, c’est merveilleux », explique Mme Martel, en soulignant que le système n’est pas infaillible : un enfant peut tout de même flâner en attendant ou perdre une mitaine en chemin... Le système, pour lequel elle a été formée, lui a demandé un peu d’adaptation : elle doit gérer à la fois les enfants dont les parents ont téléchargé HopHop et ceux qui ne l’utilisent pas. Elle souligne que l’application est sécuritaire et qu’elle sait quelles personnes sont autorisées à venir chercher l’enfant. 

« Quand le parent s’inscrit, il envoie une photo du parent et de l’enfant », note Mme Croteau. L’application compte huit minutes de préparation, mais celle-ci peut être ajustée en fonction des saisons. 

Ottawa

Réimaginer l’expansion du Château Laurier

Des étudiants en architecture de l’université Carleton ont exposé leurs designs pour le projet controversé d’expansion du Château Laurier ce week-end.

Tout le monde pouvait se rendre au Centre communautaire d’Hintonburg samedi et dimanche, grâce à un partenariat avec Patrimoine Ottawa, pour consulter les idées de ces futurs architectes pour mettre en valeur le Château Laurier et ses environs.

Éducation

Politique contre les violences sexuelles: des éloges et des critiques pour l’UQO

Adoptée un mois avant la fin du délai prescrit par le gouvernement, la nouvelle Politique de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) pour prévenir et combattre les violences à caractère sexuel est accueillie de façon mi-figue mi-raisin par les principaux syndicats de l’établissement.

La politique, qui a reçu le sceau d’approbation du conseil d’administration lundi soir après une vaste consultation et des dizaines de rencontres entre divers groupes de travail, résulte du projet de loi 151, adopté en décembre 2017 par le précédent gouvernement. Annoncée quelques mois plus tôt, la Stratégie d’intervention pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel en enseignement supérieur 2017-2022 était accompagnée d’un budget de 23 millions $. Québec avait alors exigé que chaque institution se dote d’une politique au plus tard le 1er janvier 2019.

Éducation

Plus de 250 élèves du primaire déplacés

Plus de 250 élèves de l’édifice Renaud de l’école primaire du Nouveau-Monde à Gatineau sont déplacés à l’école polyvalente Le Carrefour au minimum jusqu’à la fin de la semaine en raison de fuites d’eau et d’une très faible quantité d’amiante découverte dans des murs d’un local du bâtiment érigé en 1958.

Les écoliers concernés par ce déménagement temporaire sont en 3e, 4e, 5e et 6e année. 

La Commission scolaire des Draveurs (CSD) a fait le point sur la situation mardi, quatre jours après le dégât d’eau survenu vendredi dernier. 

L’organisation affirme qu’elle a opté pour un tel plan « par souci de prudence ». Les élèves concernés doivent se rendre malgré tout à l’école du Nouveau-Monde. 

Un service de navette matin et soir a été mis en place entre l’institution et la polyvalente Le Carrefour. 

Pour des raisons de sécurité, les écoliers devront dîner sur place et avoir un repas froid. Le service de garde est relocalisé à l’édifice St-Rosaire. 

Ce déplacement devrait être d’une durée de 48 heures puisque vendredi est une journée pédagogique. 

Si tout se déroule comme prévu, la situation devrait revenir à la normale dès lundi.

La CSD affirme que « toutes les mesures sont prises afin d’assurer la santé et la sécurité de tous » et qu’elle collabore avec les firmes spécialisées dans ce type de sinistre.

La Capitale

Pères Maristes: le ministre de l’Éducation ouvre une enquête

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a ouvert mardi une enquête sur le dossier du séminaire des Pères Maristes, qui se voit forcé de garder dans son établissement des élèves qui ont plaidé coupable à des accusations de nature sexuelle.

En mêlée de presse à l’Assemblée nationale, M. Roberge a dénoncé le précédent gouvernement libéral, qui selon lui aurait dû déclencher une enquête sur les événements survenus à l’école privée de Québec avant que le dossier se retrouve devant les tribunaux.

«C’est devenu une question juridique, et on est un peu empêtré là-dedans parce qu’il semble que la direction ne peut pas agir», a-t-il indiqué.

«On dit, nous, depuis des années que ça prend un protecteur de l’élève qui soit neutre, qui soit capable d’intervenir autant dans le réseau public que dans les réseaux privés, avec la tête froide. Il n’y a pas ça en ce moment», a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, la direction du séminaire se désolait d’être dans une «impasse», étant donné qu’en vertu d’un jugement la Cour supérieure, elle ne peut expulser les élèves.

Plaider coupable

La semaine dernière, plusieurs médias rapportaient que deux élèves de l’école privée de Québec avaient plaidé coupable de leurre informatique, pour avoir partagé des photos intimes d’adolescentes. Selon «Le Soleil», un autre élève avait déjà reconnu sa culpabilité, mais il ne fréquente plus l’école.

Dans son communiqué, le directeur général, François Sylvain, a exclu la possibilité d’aller en appel de la décision du tribunal, et a affirmé que l’école allait se conformer à cette ordonnance.

À la mi-août, l’école avait décidé d’expulser les élèves visés par l’enquête policière concernant l’échange de photos explicites de trois jeunes filles. La décision touchait trois garçons, car trois des familles impliquées avaient volontairement accepté d’assurer la scolarisation de leur enfant dans une autre école.

Ordonnance de la cour

Le 23 août dernier, le juge Daniel Dumais a toutefois ordonné au Séminaire des Pères Maristes de réintégrer les trois élèves dans l’établissement secondaire à temps pour la rentrée.

Le juge Dumais plaidait qu’en les excluant, l’établissement causerait un préjudice puisque sa proposition de changer les élèves d’école «implique de déraciner l’élève d’un environnement éducatif devenu familier, de mettre de côté une certaine routine, des amitiés, un sentiment d’appartenance plus ou moins présent, des relations avec les professeurs et animateurs, etc.»

Cette réintégration a toutefois plusieurs conditions pour les trois élèves. Ils doivent notamment respecter les règles de vie de l’école, éviter tout contact avec les victimes présumées, et faire preuve de discrétion. Ils se voient également interdire l’utilisation d’un téléphone cellulaire ou d’une tablette sans l’autorisation du personnel de l’école - sauf en cas d’urgence.

«Une fois de plus, nous souhaitons réitérer que ce genre de comportements n’a pas sa place dans notre établissement. Bien que nous déplorions la tournure des événements, l’école entend se conformer aux décisions des tribunaux», a indiqué le directeur général, François Sylvain.

M. Sylvain avait aussi interpellé le ministre de l’Éducation du Québec. «Nous souhaitons qu’il puisse nous éclairer en pareilles circonstances et encore plus au moment où les tribunaux viennent dicter la conduite d’un établissement d’enseignement privé», a-t-il soutenu.

Éducation

Rentrée sans heurt à Asticou pour les élèves de Mont-Bleu

Plusieurs élèves de l’école secondaire Mont-Bleu étaient un peu « perdus » dans les corridors du Centre Asticou, lundi matin, mais ils avaient aussi un sourire qui laissait transparaître leur bonheur d’avoir finalement, en cette troisième rentrée de l’année scolaire, une place juste pour eux.

La tornade du 21 septembre dernier les a laissés sans école. Après deux semaines de congé forcé, ils ont dû conjuguer, comme leurs homologues de l’école secondaire de l’Île, avec un double horaire. Tout ça est maintenant derrière les quelque 1500 élèves de Mont-Bleu, qui ont eu leurs premiers cours, lundi, dans la portion du Centre Asticou qui leur est prêtée par le gouvernement fédéral jusqu’à au moins la fin de l’année scolaire.

« On s’est perdu parce que c’est vraiment vaste, c’est immense et c’est éparpillé », a indiqué Myriam Laprise, une élève de cinquième secondaire qui souligne que la rentrée au Centre Asticou a été « bien organisée » afin que tous sachent où aller.

Le directeur de l’école secondaire Mont-Bleu, Pierre Ménard, estime aussi que cette rentrée s’est bien déroulée, même si « personne n’avait prévu un embouteillage » sur le boulevard de la Cité-des-Jeunes. Le grand nombre d’autobus et de voitures qui roulaient en direction Centre Asticou a même forcé les policiers à diriger la circulation, ce qui a causé certains retards.

Éducation

Chassin reverra le modèle de financement des cégeps

Pour revoir le modèle de financement des cégeps, le gouvernement caquiste fait appel à Youri Chassin, qui veut, chemin faisant, casser son image de ténor dogmatique de la droite.

Le gouvernement veut changer la façon de financer les cégeps, afin notamment d’assurer leur pérennité en région et de répondre aux besoins du marché du travail, dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre.

À lre aussi: Mince surplus au Cégep de Sherbrooke

Ce dossier a été confié au député de Saint-Jérôme et adjoint parlementaire du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Youri Chassin.

Le financement des cégeps surgit soudainement comme priorité pour la Coalition avenir Québec (CAQ), après une campagne électorale de 39 jours où il n’en a été nullement question, pas plus que dans le discours d’ouverture du premier ministre, mercredi.

La CAQ se trouve ainsi à répondre à une demande de longue date du réseau, qui, outre la modification de la distribution entre les cégeps, réclame une augmentation de 140 millions $ du budget global.

À l’heure actuelle, les cégeps sont subventionnés proportionnellement au nombre d’étudiants qui les fréquentent, ce qui désavantage les établissements de petite taille.

La baisse du nombre de cégépiens - et leur tendance à prendre plus de temps qu’auparavant pour terminer leurs études - entraînent également une perte financière pour les cégeps.

En entrevue à La Presse canadienne dans son bureau de l’Assemblée nationale, la première accordée à un média national depuis son élection, M. Chassin, l’ex-directeur de la recherche à l’Institut économique de Montréal - un groupe de réflexion de droite - a indiqué qu’il entamera prochainement une tournée des cégeps en région.

Il ne promet pas d’augmenter le financement des cégeps, mais dit vouloir s’inspirer du rapport du comité d’experts mis en place par l’ex-ministre libérale de l’Enseignement supérieur, Hélène David. Ce rapport, qui sera bientôt achevé, constituera la «pierre d’assise des discussions qu’on aura», a-t-il affirmé.

«Ma première mission, c’est de me concentrer sur les cégeps pour comprendre leur réalité terrain, parce qu’il y a évidemment, d’un point de vue d’un ministère, une façon de financer les établissements collégiaux qui peut être appelée à être transformée», a déclaré M. Chassin, sans fixer d’échéance.

«On ne parle pas tant du niveau (de financement), mais de la façon (de financer)», a-t-il précisé.

L’été dernier, la CAQ s’était engagée à valoriser les parcours de formation professionnelle et technique, et donner davantage d’autonomie aux cégeps pour qu’ils développent des programmes adaptés.

La formation politique proposait de rehausser le financement de base afin de réduire la proportion des sommes allouées en fonction du nombre d’étudiants.

Au service de l’entreprise privée

À l’instar de son chef, le député Chassin avance que les établissements d’enseignement supérieur peuvent travailler davantage au service de l’entreprise privée.

«En ce qui a trait à la pénurie de main-d’oeuvre, il y a un certain nombre d’entreprises qui expriment des besoins que les cégeps sont tout à fait à même de combler, à partir du moment où ils ont les bons outils, les bons moyens», a-t-il dit.

Le Québec doit également favoriser davantage l’arrimage entre la recherche universitaire et les entreprises innovantes, d’après lui, même si la recherche universitaire n’a pas que pour but de servir aux entreprises, «bien entendu».

Le réseau collégial est «particulièrement intéressant pour les régions», a complété l’élu, se gardant bien de critiquer les cégeps comme l’avait pourtant fait son chef, François Legault, en octobre 2011.

«Si on avait à rebâtir le système d’éducation, je pense qu’on ne devrait pas avoir de cégeps», avait dit M. Legault devant 300 jeunes à Longueuil, selon ce qu’avait rapporté Le Journal de Québec.

«Je pense que c’est quelque chose qu’il ne faut pas éventuellement exclure (l’abolition des cégeps) parce que, comme le disent parfois certains parents, c’est une maudite belle place pour apprendre à fumer de la drogue et puis à décrocher», avait-il ajouté.

50 nuances de Chassin

Entré en fonction depuis peu, dans un bureau encore dénudé, M. Chassin dit vouloir faire mentir ses détracteurs, qui le «caricaturent» en fonction de ses positions passées, identifiées à la droite. Il ne croit pas avoir été exclu du conseil des ministres en raison de ces positions.

L’économiste de formation et homme d’idées s’est déjà prononcé en faveur de la privatisation de la SAQ et d’Hydro-Québec, ainsi que de l’abolition des commissions scolaires, du Fonds vert et de la gestion de l’offre, et contre l’éolien, les subventions pour véhicules électriques et le nationalisme économique.

Son arrivée au ministère de l’Éducation le 8 novembre dernier a semé l’inquiétude parmi les syndicats d’enseignement, qui y voient «un très mauvais présage», attribuant à M. Chassin une vision mercantile et compétitive de l’enseignement supérieur.

Ses interlocuteurs dans les cégeps et les universités rencontreront plutôt quelqu’un de «nuancé», un ancien leader étudiant qui n’est pas «rigide», en somme, un «joueur d’équipe», promet-il.

«Oui, mes convictions m’habitent encore. Est-ce que c’est possible d’évoluer? Bien entendu. Est-ce que je suis là pour porter un agenda secret comme on le laisse croire (...) Bien sûr que non.

«Mes déclarations? Évidemment qu’il peut y avoir des nuances, évidemment qu’il peut y avoir des ralliements», a-t-il ajouté.

«Je suis tout à fait capable de travailler avec d’autres personnes qui ont des idées différentes, d’être en dialogue, de me laisser convaincre aussi.

«Je suis, je pense, et c’est ça mon message un peu, un gars raisonnable qui est prêt à travailler en dialogue avec les autres», a-t-il conclu.

Éducation

École secondaire Mont-Bleu 3.0

« Je souhaite une belle troisième rentrée aux élèves et au personnel de l’école Mont-Bleu », a lancé, un peu à la blague, le président de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), Mario Crevier, dimanche à la fin de son allocution, durant l’inauguration des nouveaux locaux de l’établissement secondaire.

À compter de lundi matin, les activités de l’école secondaire Mont-Bleu se tiendront au sein du Centre Asticou, également sur le boulevard de la Cité-des-Jeunes à moins de trois kilomètres de l’école sinistrée.