Jean-René Carrière, nouveau maire de Saint-André-Avellin

Du sang neuf à Saint-André-Avellin et un balayage à Lac-Simon

Après un peu plus de cinq heures de dépouillement, c’est finalement Jean-René Carrière qui a été déclaré nouveau maire de Saint-André-Avellin, en début de nuit, lundi.

M. Carrière, un paramédic de profession qui a, entre autres, été conseiller municipal à Chénéville de 2005 à 2009, succède ainsi à Thérèse Whissell qui s’est retirée de la vie politique après avoir passé 12 ans comme mairesse de la municipalité.

Le nouveau premier magistrat de Saint-André-Avellin a recueilli 53 % des suffrages, lui qui bataillait dans une lutte à cinq avec Daniel Cooke, Yves Destroimaisons, Richard Parent et Léopold St-Laurent. Au final, 56 % des Avellinois se sont déplacés aux urnes dimanche.

M. Carrière entend respecter son programme électoral à la lettre, a-t-il affirmé au Droit, quelques heures après l’annonce de sa victoire.

« Le message est clair que ce que je propose cadre avec le désir des citoyens », a-t-il dit.

Celui-ci souhaite notamment concentrer ses efforts sur la réfection et l’entretien des routes. « Pendant trop longtemps, nous avons laissé aller nos chemins. Maintenant, on en a pour des années à reprendre le temps perdu. L’entretien des routes, c’est des dépenses récurrentes qui devraient être prévues à tous les budgets pour s’assurer de garder le contrôle », mentionne le maire Carrière, qui projette d’élaborer un calendrier pour les travaux d’asphaltage.

Le maintien des acquis du CLSC de la Petite-Nation, la promotion du développement résidentiel et commercial à Saint-André-Avellin et l’avenir de la mairie et de la caserne du village, deux bâtiments aux multiples problèmes, seront aussi au coeur de son mandat. 

Balayage à Lac-Simon

Toujours dans la MRC de Papineau, c’est littéralement un balayage qui est survenu à Lac-Simon, municipalité qui a fait les manchettes à plusieurs reprises, ces dernières années, en raison notamment de la discorde au conseil. L’équipe du maire sortant Jacques Maillé s’est fait montrer la porte par les électeurs, alors que Jean-Paul Descoeurs a remporté la mairie avec 55 % d’appuis. Les six candidats indépendants au poste de conseiller ont aussi raflé tous les sièges disponibles face aux candidats de M. Maillé.

« Pendant notre porte à porte, ce qu’on entendait, c’est que les gens ne pouvaient pas s’exprimer. La population sentait que c’était une équipe qui décidait pour elle et non pour les citoyens. Les gens en avaient soupé du système d’équipe. Ce que je veux ramener dans les prochains mois, c’est l’harmonie à l’intérieur de la municipalité », a commenté M. Descoeurs, lundi, promettant du même souffle que les citoyens auraient une place prépondérante sur les comités municipaux.

Sur sa page Facebook, l’équipe Jacques Maillé a réagi aux résultats du scrutin par le biais d’une publication. « Notre seul souhait est que le nouveau conseil municipal soit inclusif pour tous les citoyens de Lac-Simon (y compris les domaines et terrains de camping) et qu’il n’oublie pas que le lac Simon est le moteur économique des villages avoisinants et que freiner la villégiature et le développement signerait la mort du lac », a écrit l’organisation.