Statistique Canada fait valoir que ses pratiques n'ont pas changé depuis 2001.

Données «gonflées» du Recensement 2016: Statistique Canada réagit

À la suite des critiques formulées par le Bloc Québécois et du professeur Charles Castonguay lui reprochant de « gonfler » les données sur le français au Québec, Statistique Canada a réagi en indiquant qu'elle n'avait pas changé ses méthodes de traitement des données sur la langue dans le cadre du Recensement 2016.
« La mesure des pratiques linguistiques n'a pas changé depuis 2001. Les données qui sont rendues publiques sont présentées de façon cohérente d'un recensement à l'autre. Ceci permet aux Canadiens de faire leurs propres analyses en fonction des critères qu'ils privilégient et qui leur conviennent » a indiqué dans un courriel Guillaume Bérubé, gestionnaire des relations médias à Statistique Canada.
La semaine dernière, Mario Beaulieu, porte-parole des langues officielles du Bloc Québécois, en compagnie du professeur Charles Castonguay, avait reproché à Statistique Canada d'avoir « gonflé » les données sur le français au Québec, ne permettant pas d'avoir un portrait juste de la situation.
Le porte-parole de Statistique Canada a ajouté que « l'analyse des données linguistiques par Statistique Canada s'adapte aux besoins en information des utilisateurs et aux réalités émergentes, par exemple, la diversité accrue des pratiques et des caractéristiques linguistiques de la population, l'accroissement du nombre de Canadiens ayant plus d'une langue maternelle ou parlant plus d'une langue à la maison ».
Par ailleurs, dans les diffusions officielles des données linguistiques du recensement, Statistique Canada indique qu'elle « n'utilise plus les notions de francophone et d'anglophone parce que ces concepts ne font pas l'unanimité, que leur définition varie d'un secteur de compétence à l'autre et que leur interprétation est en constante évolution ».
« Cette approche découle de nombreuses consultations auprès des utilisateurs des données linguistiques menées partout au Canada », a noté le porte-parole de Statistique Canada.