Dix nouvelles accusations d’agression sexuelle ont été déposées mercredi au palais de justice d’Ottawa contre le Dr Vincent Nadon.

Dix nouvelles présumées victimes du Dr Nadon

Dix nouvelles accusations d’agression sexuelle ont été déposées mercredi au palais de justice d’Ottawa contre le Dr Vincent Nadon.

Ces accusations sont liées à des incidents mettant en cause dix nouvelles présumées victimes, selon l’Unité de lutte contre les agressions sexuelles et la violence faite aux enfants du Service de police d’Ottawa (SPO). Il 

L’homme de 56 ans qui vit à Chelsea et qui pratiquait la médecine à la Clinique de services de santé de l’Université d’Ottawa, sur la rue Rideau, fait déjà face à une accusation d’agression sexuelle et à une accusation de voyeurisme par la production illégale d’une vidéo.

Le SPO avait procédé à l’arrestation du Dr Nadon au mois de janvier après avoir reçu une plainte d’une femme qui avait eu un rendez-vous avec le médecin plus tôt dans le mois. Selon la police, la plaignante a soupçonné qu’on l’a filmée sans son accord et à son insu durant l’examen médical. 

Le Dr Nadon avait été inculpé le 18 janvier, mais il avait été libéré le 23 janvier et ordonné à la détention à domicile alors que la police poursuivait son enquête dans ce dossier. 

Depuis la divulgation de cette affaire, des patientes du médecin ont communiqué avec la police, d’où le dépôt des nouvelles accusations. Les actes allégués reprochés au médecin remontent jusqu’à 1995, selon l’acte d’accusation.

Le médecin a de nouveau été arrêté par la police d’Ottawa chez lui, mercredi. Il est apparu devant le tribunal par vidéoconférence mercredi après-midi, puis libéré sous de strictes conditions. Le suspect s’est notamment vu interdire de communiquer avec les présumées victimes ainsi qu’avec ses anciennes patientes et des membres du personnel de l’Université d’Ottawa. Il ne pourra utiliser un ordinateur, sauf en présence de sa femme. Le tribunal lui a aussi interdit d’utiliser de l’équipement électronique lui permettant d’enregistrer et stocker de l’information. Son frère et sa femme se sont encore une fois portés garants des conditions de libération.

La police d’Ottawa craint qu’il y ait d’autres victimes. Toute personne ayant des renseignements concernant ce dossier est priée d’appeler la ligne-info de l’Unité de lutte contre les agressions sexuelles et la violence faite aux enfants du SPO au 613-236-1222, poste 5944, d’envoyer un courriel au mcm@ottawapolice.ca ou en communiquant avec Échec au crime au 1-800-222-8477.

Le dossier doit revenir en cour à Ottawa le 14 mars.