Discussions sur l'avenir des terres en friche

Yves Soucy
Yves Soucy
Le Droit
La problématique des terres en friche et le morcellement des terrains ont été au coeur des discussions lors du colloque sur l'avenir de l'agriculture dans la municipalité de L'Ange-Gardien.
La quarantaine de citoyens et d'intervenants du milieu agricole qui ont participé aux différents ateliers ont retenu ces deux priorités sur lesquelles les élus municipaux devront se pencher au cours des prochaines années.
Les participants se sont notamment questionnés si la municipalité devrait légiférer pour empêcher les terres de devenir en friche en favorisant des moyens tels l'entraide de même que le partage de ressources et d'équipements pour maintenir les terres en culture.
Les intervenants ont longuement discuté également sur la nécessité de morceler les grandes superficies de terrains pour mieux les adapter aux besoins.
L'agriculture telle qu'on la connaît est en perte de vitesse. Au lieu de laisser des grandes superficies en friche, les participants ont proposé que, selon le type d'entreprise qui veut s'établir, il serait important que les élus étudient la possibilité de permettre le fractionnement des terres en plus petite unité pour permettre d'autres types d'agriculture qui demandent seulement des petites superficies, que ce soit pour la culture ou l'élevage.
« On ne s'est pas entendu sur les superficies qui seraient permises, mais au moins les discussions ont permis d'ouvrir le débat pour analyser le dossier en profondeur », a indiqué Jean-Pierre Valiquette, directeur du service de l'urbanisme et du développement durable à L'Ange-Gardien.
Le rôle de la municipalité versus la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) et de l'Union des producteurs agricoles (UPA) a également été débattu.
D'autres questions ont aussi alimenté les réflexions. PAr exemple, est-ce qu'on devrait donner plus de pouvoir aux municipalités pour gérer la zone agricole ? Est-ce que l'UPA et la CPTAQ devraient être plus souples dans leur réglementation et avoir une meilleure écoute considérant l'évolution de l'agriculture dans la région ?
La réglementation sur l'utilisation des pesticides et des engrais chimiques de même que la possibilité de créer un marché public pour vendre les produits locaux directement aux consommateurs, ont aussi fait l'objet de discussions.
Le comité agricole fera le suivi du colloque pour prioriser les actions concrètes qui seront incluses dans le plan d'actions triennal qui sera soumis au conseil municipal.