D'hier à aujourd'hui

Le 174, boulevard Maisonneuve à Hull

Sur l’image d’archives, l’un des fondateurs du bâtiment sis au 174, boulevard Maisonneuve, Ernest Laroche, pose fièrement avec la carcasse d’un ours noir, abattu durant une chasse automnale.

Ce qui retient notre attention, ce sont toutefois les détails qui entourent M. Laroche. Par exemple, les maisons allumettes qui ont été remplacées par une franchise d’une chaîne bien connue de restauration rapide. La route n’était également pas encore pavée, ce qui serait surprenant de nos jours, surtout pour une artère aussi achalandée que le boulevard Maisonneuve.

Dans le bâtiment à la brique rouge, on retrouvait déjà dans les années 20 une taverne. C’est toujours le cas aujourd’hui alors que Le Whip occupe le premier étage. L’édifice a connu une année plutôt rocambolesque en 1953 avec un incendie dans un appartement du troisième étage, en juillet, et une double tentative de meurtre après une dispute entre actionnaires, en novembre.

D'hier à aujourd'hui

L’église baptiste évangélique de la Lièvre

Construite en 1886 par la communauté baptiste de Buckingham, l’église baptiste évangélique de la Lièvre devait servir à attirer un pasteur.

Cet objectif sera atteint cinq ans plus tard lorsque le révérend George Richardson choisit de s’établir à Buckingham, ce qui met un terme à une demie-décennie de services par les pasteurs de congrégations voisines. Depuis sa construction, l’église demeure sise au 117, rue MacLaren Ouest, à quelques pas de l’ancien presbytère de l’église baptiste de la Lièvre.

Ce dernier bâtiment a toutefois changé de vocation, converti en logement au cours du 20e siècle. L’église a également connu une certaine transformation en voyant sa façade briquetée peinte en rouge. Les deux édifices sont inclus dans l’inventaire du patrimoine bâti de l’Outaouais.

D'hier à aujourd'hui

Le Monument commémoratif de guerre du Canada

C’est après un processus qui a duré plusieurs années que le Monument commémoratif de guerre du Canada a été dévoilé à Ottawa en 1939.

Plusieurs réclamaient la construction d’un cénotaphe dès la fin de la Première Guerre mondiale afin de rendre hommage aux soldats qui ont servi durant ce violent conflit.

Un concours international — ouvert aux architectes et artistes résidents ou originaires d’un pays du Commonwealth — a été lancé en 1939, et remporté par le sculpteur anglais Vernon March.

Malgré le décès de ce dernier en 1930, le projet a pu être terminé grâce au travail de ses six frères et sœurs qui ont terminé le moule pour les personnages représentés sur ce monument, dans lequel du bronze a été coulé.

La sculpture a été exposée à Londres pendant que Sydney March (frère de Vernon) supervisait la construction du piédestal et de l’arcade de granit du monument, à Ottawa.

En 2000, on a ajouté la tombe d’un soldat inconnu au cénotaphe. La dépouille provenait d’un cimetière français, près de la crête de Vimy.

Le Monument commémoratif de guerre a malheureusement été au centre de l’actualité après la mort du caporal Nathan Cirillo durant une attaque terroriste, au pied de l’œuvre.

D'hier à aujourd'hui

Le Centre national des arts

Outre la présence de l’embarcation baptisée Korab, peu de choses ont changé au centre-ville d’Ottawa, autour du canal Rideau.

Rares transformations, à l’exception peut-être du Centre national des arts (CNA) qui a changé de visage au cours des dernières années. Après avoir conclu des travaux pour réaménager la salle Southam, en 2016, le CNA a entamé la réfection de l’agrandissement de son bâtiment.

Le béton demeure le matériau principal pour la majorité des façades extérieures de l’édifice important de la capitale nationale. Toutefois, l’entrée principale du CNA qui donnait alors sur le canal a été déplacée de l’autre côté de la bâtisse, soit sur la rue Elgin. À ce nouvel atrium, on a greffé du bois, de la pierre et de grandes baies vitrées. Ce nouveau visage pour le CNA peut être observé à partir du canal Rideau, même si l’entrée principale ne se trouve plus face au cours d’eau.